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 Information sur la ville de Villers-en-Arthies

Villers-en-Arthies est une commune française, située dans le département du Val-d'Oise et la région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Villersois(es).

La commune est édifiée sur les hauteurs de la forêt d'Arthies, et composée d'un village et de cinq hameaux : les Mares, Villeneuve, le Tremblay, la Goulée et Chaudray et d'une extension (au lieu-dit « Saint Léger »).

Le nom provient du bas latin villare, ferme.

Dès septembre 768, le village est cité dans une charte de Pépin le Bref où le roi fait un don à l'abbaye de Saint-Denis. On le retrouve en 832 dans une charte de Louis le Débonnaire, dit aussi le Pieux, fils de Charlemagne. Une chapelle et une ferme au milieu des bois sous le vocable de Saint-Léger-des-Bois est évoquée dans un acte de 1060 qui fit du lieu une paroisse.

Les Le Tirant furent les seigneurs de Villers du début du XIVe siècle (voire plus tôt) jusqu'en 1763, date à laquelle la seigneurie fut vendue par Jean Achille René Romain Le Tirant à Pierre Louis René Cahouet ; Ce dernier revend le château et les terres en 1778 à Jean Louis Loiseau de Berenger. Pierre-Victor Roger de Gadancourt en devint le nouveau propriétaire en 1782, l'ayant acquit pour son fils aîné, Alexandre François Roger de Berville, comte de Villers, conseiller au parlement de Paris, qui lui succèda en 1806. Il est à l'origine de la famille Roger de Villers, ayant choisi d'adopter le nom de sa résidence.

Au XVIIe siècle, de nombreuses personnalités séjournent au village, afin de rendre visite à Christophe Ozanne (1633-1713), cultivateur du hameau de Chaudray, et surtout guérisseur renommé. Madame de Sévigné dressa de lui un portrait flatteur.

En 1790, lors du premier recensement, on comptait 480 habitants dans le village, nombre qui augmenta jusqu'en 1882 avant de décliner, le village étant victime comme tant d'autres de l'exode rural. En 1962, 44% des maisons de la commune étaient des résidences secondaires. L'école failli fermer dans les années 1960. Sauvée par une politique d'adaptation aux nouveaux besoins (cantine, garderie...), la plupart des maisons du village sont redevenues des résidences principales et la population augmente de nouveau.

L'église Saint-Martin édifiée sur un plan en croix latine remonte au XIIe siècle, mais fut remaniée au XVe siècle, puis après la Seconde Guerre mondiale. Elle fut en effet atteinte par un bombardement en 1944 et dût être restaurée. La nef est flanquée d'un unique bas-côté de même hauteur, le portail flamboyant avec tympan orné de fers à cheval est entouré d'une archivolte sculptée. La tour-clocher élevée au-dessus du croisillon sud est unique de par ce fait dans le Vexin français. Elle est percé d'étroites baies en tiers-point ; sa cloche fondue en 1688 provient du château de Marly-le-Roi où elle sonnait les quart d'heures. L'abside à sept pans est voûtée de bois.

Le château est édifié au point le plus élevé du village et date du début du XVIIe siècle. Le corps de logis central est flanqué de deux hauts pavillons en saillie à comble d'ardoise. La grille d'entrée fermant la cour d'honneur est surmontée des armoiries en fer forgé d'Alexandre François Roger de Villers. L'aile gauche du château est édifiée sur les fondations d'un ancien rendez-vous de chasse ; il en subsiste la vieille tour dite de la Reine Blanche. Dans le parc d'une superficie de 28 ha, subsistent une glacière, et le temple du « Vrai Bonheur », édifice de style grec élevé en 1790 par le comte de Villers en l'honneur de Catherine de Vernay, sa première épouse disparue, morte en couches en lui laissant un petit garçon. Le temple porte en fronton l'inscription : « Optimæ Conjugi » (A la meilleure des épouses). L'allée de tilleuls de l'entrée fut plantée en 1610.

Un dimanche à la campagne (1984) de Bertrand Tavernier fut tourné à Villers. [3]


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