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Information sur la ville de Vannes
Vannes, (Gwened en breton et Vann en gallo) est une ville, chef-lieu du Morbihan (« petite mer » en breton, nom venant du golfe éponyme), un des cinq départements français constituant la Bretagne. Ses habitants sont appelés Vannetai(se)s en français.
« Par leur marine considérable, leur supériorité nautique bien reconnue et leurs relations commerciales avec l'île de Bretagne, les Vénètes étaient devenus un peuple très puissant, dont l'autorité s'étendait au loin sur tout le littoral de la Gaule et de la Bretagne insulaire. Ils possédaient un petit nombre de ports situés sur cette mer ouverte et orageuse à de grandes distances les uns des autres et rendaient tributaires presque tous les navigateurs obligés de passer dans leurs eaux. »
' La Guerre des Gaules, III, 8, Jules César
Da'm buhez = À ma vie
De 1790 à 1982, Vannes est le chef-lieu du canton de Vannes-Est, et depuis 1982 est le chef-lieu de trois cantons :
À partir des chiffres de 2005, il ne s'agit plus de recensements mais d'estimations.
Les statistiques relatives à la population, en l'année 1999, étaient les suivantes [3]:
La ville est la deuxième plus peuplée du département après Lorient et la 7e de Bretagne (sur 1 498).
Les Vénètes sont deux peuples antiques homonymes dont l'un habitait le sud de l'Aremorica (celtique Veneti). Ces Vénètes, puissante et influente puissance maritime et commerciale, comme plus tard le seront Venise ou Saint-Malo, avaient une forte organisation et étaient dotés d'un sénat et avaient notamment une flotte importante pour commercer avec les îles Britanniques et l'Italie.
Jules César dans La Guerre des Gaules ne cite aucune capitale pour les Vénètes, cependant Ptolémée au IIe siècle après J.-C. cite Dariorigum (ou Darioritum ou Dartorigum) comme étant la capitale des Vénètes. Elle aurait été auparavant nommée Venetia. Venetia devient Dariorigum sous l'empire romain, puis Vannes.
Vannes aurait été fondé il y a plus de 2 000 ans et se serait nommé Darioritum sous l'époque gallo-romaine. mais son identité et nom actuel provient plus des Vénètes, peuple gaulois armoricain qui occupait vraisemblablement les territoires entre la Laïta, à l'ouest et la Vilaine à l'est (soit à peu près l'actuel département du Morbihan). À ce qu'en dit Jules César, le peuple vénète imposait son hégémonie sur les autres peuples de la fédération armoricaine. Ce peuple de marins contrôlait nombre d'îles et de presqu'îles, et surtout le commerce vers l'île de Bretagne (aujourd'hui la Grande-Bretagne) et les Sorlingues (les îles Cassitérides).
Les recherches archéologiques n'ont pu mettre en évidence aucune occupation vénète antérieure à l'arrivée des Romains sur le site de Vannes, mais le quartier de la cathédrale n'a pas encore fait l'objet de fouilles et ce site aurait été le plus propice à l'établissement d'un retranchement. En l'état actuel des connaissances, il faut donc voir les Romains comme promoteurs de la ville nouvelle de Darioritum sur la colline de Boismoreau (actuel quartier Saintt-Patern) peu après leur victoire. Elle se couvre bientôt des bâtiments et des monuments nécessaires à toute capitale de cité : forum avec basilique, temples, villas, etc.
À la fin du IIIe siècle, comme partout au nord-ouest de la Gaule, la désorganisation administrative, militaire et commerciale de l'empire romain, mais beaucoup plus sûrement les agressions de pirates (Frisons ') et de bandes incontrôlées (les Bagaudes) contraignirent les habitants gallo-romains à se réfugier derrière une muraille imposante faite en urgence absolue avec les éléments réutilisés des monuments publics démolis pour l'occasion, sans doute les seuls en dur et donc pouvant livrer des matériaux utiles en quantité. Cette première enceinte construite sur un petit éperon rocheux bordé d'un lacet marin, face au centre ancien de Darioritum (40 ha), forme le cadre rétréci de la ville (5,5 ha) pour plus de mille ans, jusque vers l'an 1380.
Aux IIIe et IVe siècles, comme beaucoup de métropoles régionales, Darioritum change son nom et prend celui du peuple dont elle est la capitale. Ces mutations toponymiques sont intervenues à une époque où la solidité de l'empire romain s'effondrait. On observe alors, entre autres éléments significatifs, une renaissance des antiques divinités gauloises locales dans les sculptures religieuses et les inscriptions dédicatoires. Le changement de nom de cité relève sans doute un phénomène du même ordre, lié à une résurgence des vieux sentiments d'appartenance ethnique des tribus gauloises.
Au cours de la première moitié du VIe siècle, des Bretons du royaume de Cornouaille menés par un chef du nom de Waroch s'emparent de l'ouest du Vannetais, mais pas de la ville de Vannes qui devient une enclave gallo-franque. Les territoires sous son contrôle prennent le nom de Bro-Waroch (qui évoluera en Broërec) c'est-à-dire en français « pays de Waroch ». En 567, le Broërec se détache de la Cornouaille pour constituer une principauté indépendante aux mains d'un fils de Waroch, le comte Canao, qui s'était débarrassé de ses frères. Un d'entre eux, Macliau, survit et devient avec l'aide de l'évêque Félix de Nantes, le premier évêque breton de Vannes. Canao est tué au combat par les Francs lors de la révolte de Chramme contre Clotaire. Macliau quitte alors sa charge épiscopale pour assumer celle de comte et meurt en tentant de contrôler la Cornouaille contre son héritier légitime en 577. Un autre Waroch, peut-être son fils, lui succède. Ce Waroch II prend enfin la ville de Vannes en 578 et inflige à l'armée de Chilpéric venu à la rescousse une sévère défaite près de la Vilaine, qu'il ne sait pas exploiter diplomatiquement. Il en profite cependant pour mener de nombreuses incursions dans le Rennais et le Nantais francs, notamment à la saison des vendanges. Exaspéré, le roi des Francs Gontran envoie en 590 une armée punitive menée par Beppolen et Ebrachaire dont la rivalité (ainsi que la ruse de Waroch II) provoqua la défaite finale, même si Ebrachaire put reprendre brièvement Vannes aux Bretons. C'est à cette occasion que l'évêque Regalis assura se trouver « sous le joug très sévère des Bretons » ce qui laisse entendre que les Vannetais ne s'estimaient pas encore Bretons, à moins que ce n'ait été une prudente déclaration de fidélité en un temps d'occupation militaire.
Au début du VIIIe siècle, la ville et son pays sont dirigés par un certain comte Ogier, peut-être gallo-franc. Il fit son intendant d'un Vannetais nommé Emilion qui deviendra saint en Aquitaine.
En 753, les roi des Francs Pépin le Bref vainc les Bretons et prend Vannes. Pour contenir les Bretons, il organise une zone-tampon sous administration militaire, la Marche de Bretagne composée du Vannetais, du Nantais, du Rennais et d'un bout du Maine et dont le plus célèbre titulaire (préfet ou comte de la Marche) fut le fameux Roland de Roncevaux (mort en 778). Vannes en a été la capitale avec pour préfet le comte d'origine austrasienne Gui (=Wido), puis ses successeurs les Widonides. En 799, Gui et les comtes sous son commandement, dont son frère le comte de Vannes Frodoald (=Hrodolt) soumet les rois bretons. Guy II, probable neveu du premier Gui, tient le comté de Vannes à partir de 813. L'empereur Louis le Débonnaire réunit en septembre 818 son armée à Vannes (alors souvent appelée Veneda ou Venedia) avant de la lancer à l'assaut des forces du roi Murman (=Morvan) qui l'avait défié.
Lors de la guerre de Succession de Bretagne la ville se donne paisiblement à Jean de Montfort lors de sa chevauchée de 1341, puis à Charles de Blois l'année suivante quand Montfort est fait prisonnier à Nantes. Robert d'Artois, Jeanne la Flamme et les troupes anglaises d'Édouard III la prennent d'assaut en août 1342 pour la perdre peu après. D'Artois meurt en octobre des blessures qu'il reçoit en tentant de reprendre Vannes. Piqué au vif, le roi d'Angleterre Édouard III vient lui-même diriger sa guerre et assiège la ville en décembre avec 12 500 soldats. En janvier, le roi de France Philippe VI approche avec 50 000 hommes. Vannes est sauvée du choc par les deux légats du pape Clément VI qui obtiennent une trêve de 3 ans conclue à Malestroit le 19 janvier 1343. Malgré les serments, les troupes anglaises entrent dans la ville en septembre 1343. Elle reste Montfort. Blois prisonnier y est soigné avant d'être envoyé à la tour de Londres. À partir de 1362, le fils de Jean de Montfort (Jean IV) en fait sa résidence habituelle. C'est de là qu'il part pour vaincre et tuer au combat son compétiteur Charles de Blois à la bataille d'Auray en 1364.
De retour de son dernier exil en Angleterre en 1379, Jean IV choisit Vannes pour capitale, en double la surface par une nouvelle enceinte, y construit son château de l'Hermine et y installe le siège de la cour et du conseil ducal. Les États s'y réunissent 19 fois, la Chambre des comptes y est créée et y siège jusqu'en 1491-1499 ainsi que le parlement de Bretagne qui devient souverain en 1485 (il reste à Vannes jusqu'en 1553, date à laquelle Nantes et Rennes se le disputent) : Vannes est la première capitale de l'État breton et le siège de son administration supérieure. La ville reste pourtant de taille modeste.
En 1675, des troubles éclatent en Bretagne: c'est la révolte des Bonnets rouges ou révolte du Papier timbré. En représailles aux émeutes rennaises, Louis XIV déplace le siège du parlement de Bretagne de Rennes à Vannes.
Le retour du Parlement (les Rennais l'appellent l'« exil ») à Vannes de 1675 à 1689 provoquera un tel afflux de population que son urbanisme en sera transformé.
Lors de l'immigration des Bretons en Bretagne, Vannes constituait un îlot gallo-romain, qui influença localement le breton par un petit nombre d'emprunts au roman.
Par la suite, elle se bretonnisa à la fin du haut Moyen Âge et demeura longtemps un bastion du breton alors que Saint-Brieuc par exemple, basculait au français et influençait progressivement ses environs.
Si on l'estime en terme d'emploi, l'économie du pays vannetais est surtout basée sur le tertiaire. L'industrie est essentiellement un tissus de PMI, les secteurs les plus importants étant l'agroalimentaire (160 entreprise, 1 900 salariés), la production de produits intermédiaire (390 entreprises, 4 000 salariés) et le nautisme (90 entreprise, 500 emplois)[4]. Parmi les entreprises importantes on peut citer :
Arrive ensuite la construction et finalement l'agriculture et les produits de la mer.
La recherche est essentiellement publique, via l'université de Bretagne-Sud, néanmoins quelques PME de recherche se sont développées en biochimie (Archimex) et en informatique.
Du fait de son statut de chef-lieu de département et de canton, Vannes concentre les administrations :
Depuis décembre 2006 le maire est François Goulard .
Ses prédécesseurs furent :
Vannes est classée ville d'art et d'histoire.
Autres lieux touristiques :
Les lycées de Vannes sont les suivants :
L'université de Bretagne-Sud (UBS), créée en février 1995, est située entre plusieurs villes du département : Vannes, Lorient et Pontivy. les formations présentes sur Vannes sont :
On peut également remarquer la présence d'établissements de recherche regroupant différents laboratoires, le centre de recherche Yves Coppens, situé sur le campus universitaire de Tohannic, à l'est de Vannes.
Vannes est jumelée avec trois villes :
Elle entretient des relations (« partenariats ») avec :
Mouillages, presqu'ile de Conleau, près de Vannes
Lavoir, remparts de Vannes
Lavoir, remparts de Vannes
Maison à colombage, place Henri-IV, Vannes intramuros
Le Corbeau des mers, sloop langoustier de 14 mètres (classé monument historique)
Origine du texte :Wikipédia Licence publiée sous licence GNU FDL La liste des auteurs est disponible sur cette page. La version originale est disponible sur cette page.
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