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 Information sur la ville de Thouaré-sur-Loire

Thouaré-sur-Loire (Tarvieg en breton) est une commune française, située dans le département de la Loire-Atlantique et la région du Pays de la Loire.

Ses habitants sont appelés les thouaréens. et thouaréennes .

Les origines de Thouaré sont confuses. Selon certaines hypothèses la fondation de la cité serait due à un légionnaire romain du nom de Taurus ou Tauraicus qui aurait installé une riche villa. Ou bien elle serait due à un dieu celtique célébré dans cette partie de la Gaule : Taur. Une chose est sûre : les peuplements humains sont fixés très tôt à cet endroit du fait de la présence de la Loire, voie de communication privilégiée. Cette présence est attestée par les découvertes de silex taillés et d'épées en bronze à Bellevue (Sainte-Luce-sur-Loire).

Le nom de Thouaré apparaît la première fois dans la chartre de Louis le Gros en 1123. Son orthographe différe selon les rédacteurs successifs : Thoaré, Thoyré, Touaré, Thoaret, Thoairé, puis enfin Thouaré.

Vers le XIIIe siècle, les pouvoirs civils et religieux se concentraient autour du château de la Motte également appelé château de la Tour. Le seigneur du lieu «fondateur de la Paroisse» exerçait les droits de haute, moyenne et basse justice sur ses sujets.

Ses seigneurs furent successivement :

A noter, durant cette période, la venue du roi Charles IX et de la cour qui allaient à Nantes, acclamés par les Thouaréens. Il séjourna au château de Thouaré où il fut reçu par Claude de Bretagne.

Durant les troubles révolutionnaires, Thouaré (hormis quelques victimes dont le prêtre constitutionnel Giron) fut dans l'ensemble épargnée par les massacres et les destructions.

De plus elle fut nommée chef-lieu du canton, titre quelle conservera jusqu'en 1803 : la ville fut l'objet d'une attention particulière par le nouveau régime qui y maintient des forces armées, tel que la canonnière « le Duguay-Trouin » pour veiller à la sécurité des patriotes et interdire le franchissement aux brigands de la rive Sud.

Mais les Thouaréens ne sont pas acquis aux idées nouvelles, comme le souligne le rapport du 30 messidor an VII, du commissaire du Directoire exécutif : Louis Marchais. Seulement 15 hommes sur les 110 en état de porter les armes, sont disposés à la République. Toutefois, la Municipalité se retirera à Nantes, à cause de L'insécurité croissante

Grâce à Napoléon, le pays retrouva la paix et les thouaréens furent dans l'ensemble favorable à l'Empire et ils le montrèrent. Notamment lors de sa visite à Thouaré, le 11 août 1808, pour laquelle fut dressé un arc de triomphe au chemin nantais, où les thouaréens l'acclamèrent. Ou encore lors de la fête de la naissance et du baptême du roi de Rome, où un feu de joie fut allumé et du vin donné au public.

En 1815, lors de la chute de Napoléon, la France fut occupée par les puissances étrangères. Thouaré fut occupée plusieurs semaines par un détachement de Saxons.

En 1832, les demoiselles du Guiny (nées au château de la Hillière) furent impliquées dans le soulèvement organisé par la duchesse de Berry, en vue de faire monter sur le trône de France, le duc de Bordeaux.

La seconde moitié du XIXe siècle fut riche en transformations considérables, qui modifièrent la physionomie de la ville et l'ouvrit au reste de la région :

La Guerre de 1870 toucha très peu Thouaré, seul subsiste les traces des fortifications édifiées sur les côteaux de Gobert et d'Auray.

La Première Guerre mondiale et la Seconde Guerre mondiale furent plus meurtrières, surtout la première qui vit la mort de 43 habitants de Thouaré. Les ponts de Thouaré (ainsi que ceux de Mauves et de Oudon) furent dynamités trois fois, le 19 juin 1940 par l'armée française, le 18 juin 1944 par l'aviation britannique (bombardement qui fît 2 morts, 18 blessés dans un état grave et 8 maisons détruites).

À partir des années 1950, Thouaré évolue fortement : sa population va quadrupler en 40 ans et l'organisation de son territoire va être modifiée, notamment avec l'implantation de nombreux lotissements.

Après plus de quinze années de controverse sur le projet de reconstruction et son futur emplacement, le 14 juillet 1856, le conseil municipal se dit favorable à la reconstruction de l'église au lieu-dit des Basses Noues. Puis M. Senot de la Londe (propriétaire du château de la Picauderie) fait don d'un terrain de 70 mètres sur 50 situés au lieu-dit désigné. Les travaux débutent en 1861 et en 1863, l'église de Thouaré est inaugurée en 1863, en même temps que la nouvelle place.

Construite dans un style néo-gothique, propre aux églises de la région, elle est dédiée à saint Vincent. Elle possède un clocher terminé en pointes octogonales en ardoise, à noter la présence des quatre autres petites pointes triangulaires. En dessous, on aperçoit une fenêtre à meneaux en arcs plein cintre, comme le reste des vitraux, indiquant l'endroit où résident les trois cloches ayant un son et un nom différents :

Encore en dessous, se trouve les contreforts qui descendent jusqu'au bas de l'église, du moins jusqu'à une sorte de porche protégeant un tympan soutenue par deux colonnettes à chapiteaux néo-gothique aux motifs floraux. Le tympan montre Jésus entourés des symboles des quatre évangélistes: le lion pour Saint Marc, le b'uf pour saint Luc, l'aigle pour saint Jean et l'ange pour saint Matthieu. Sur l'un des contreforts est apposé une plaque rappelant le nom des donateurs et le montant de leur participation : la commune a donné 39 200 francs, les habitants, 7 500 francs et l'État et la Fabrique ont tout deux donné 3 000 Francs.

Le plan de l'église est traditionnel mais simplifié : il n'y a pas de bas-côtés, ni de travées, ni de chapelles rayonnantes. De plus les chapelles orientées sont très sommaires : elles sont composées d'un simple autel surmonté d'une statue (de la Vierge à gauche et de Saint Joseph à droite) et encore d'un vitrail. Tout au long de la nef central sont accrochées treize bas-reliefs représentant les 13 moments de la passion du Christ.

L'abside et le ch'ur sont très joliment travaillés avec leurs effets d'arcs brisés pleins soutenus par des culs-de-lampes sculptés, créant une légèreté toute particulière.

Le vitrail central représente le Messie présentant son sacré-c'ur. Les colonnes qui soutiennent le grand arc brisé central ont des chapiteaux néo-gothiques à motif floral. Les clefs de voûte sont joliment sculptées ; particulièrement la clef de voûte de la croisée du transept représentant une «sainte face».

À noter la présence d'une fresque de 6m sur 3m50 dans le transept gauche. Elle commémore le voyage que fit Notre Dame de Boulogne, sur la Loire, le 4 juin 1944. Elle fut peinte par Paul Lemasson, élève de l'école supérieure des Beaux-Arts de Paris et prix de Rome. Bénie le 8 septembre 1946, la fresque représente quelques portraits de Thouaréens, notamment la plupart de ceux qui disparurent durant la guerre.

Enfin, l'église possède une statue de saint Vincent en calcaire et haute de 170 cm rappelant le nom de l'église. En 1884, est acquit une bannière représentant Saint Vincent, entouré de sarments et de grappes de vigne sur fond de velours rouge. Les broderies sont faites de fils d'or et d'argent.

Cet oratoire se trouvait initialement au carrefour des Noues (devenu place de la république). Il fut transféré en 1863, à l'intersection des routes de Mauves et Bellevue, à cause de la construction de l'église Saint-Vincent. Jusque dans les années 1950, les Thouaréens s'y rendait régulièrement en procession. Il est en forme de petit temple, avec des pilastres, un fronton triangulaire et son arc en plein cintre. À noter la présence d'une grille ouvragée et de mosaïques. La vierge des Noues a récemment fait l'objet d'une restauration qui s'est terminée en novembre 2005.

Située sur le chemin qui mène de la Pamprie à la Robinière, la Croix Bertrand ne fut pas le premier calvaire érigé à cet emplacement, d'où l'appellation qui lui fut donné de « nouvelle Croix ». La Croix Bertrand doit son nom à son fondateur, Dominique Bertrand qui fit érigé le calvaire en 1705, sous le règne de Louis XIV. En 1944, la croix de bois qui existait au début du siècle fut remplacée par le calvaire actuel.

Le château de la Picauderie est vaste domaine d'un peu moins de 2 hectares situé près de la Loire, en face de l'ancien port de Thouaré.

Avant le XVIIIe siècle existait déjà une demeure importante, on en retrouve les vestige a l'est de la propriété : tels q'un four à pain parfaitement conservés. Ayant appartenu successivement aux Proust puis aux D'Avoyne, le domaine de la Picauderie devient, dans des circonstances mal connu, la propriété des Barbier : maîtres de forges dans la région de Châteaubriant et négociants nantais. Comme touts les gens de leur catégorie sociale, les Barbier entretenaient d'étroite relation avec la ville, c'est sûrement ce qui les a incités à construire une belle demeure néo-classique, dans cette propriété.

Edifié par l'architecte nantais Jean-baptiste Ceineray en 1773 : le château est du plus pur style néo-classique. Le domaine passa ensuite par mariage à la famille de Monti puis aux Sénot de la Londe et enfin au Tinguy et actuellement Mitard. Ceineray, a édifié ce château, situé dans un parc bien boisée, c'est une folie typique du XVIIIe siècle.

La Picauderie est totalement symétrique, elle possède un avant corps avec des pilastres à refends, surmontés d'un fronton triangulaire avec oculus. La porte central, avec un perron, est un arc en plein-cintre avec un claveau. Le toit est pentu d'où la présence de chien assit aux arcs surbaissé. On aperçoit, sur tout le reste du bâtiment, des fenêtres rectangulaire à petits carreaux, qui, combiné au lignes régulières, donne un effet d'élégance à l'ensemble. Les pilastres de l'angle du Château sont eux aussi à refends. À noter la présence d'un entablement accentuant les côté géométrique.

Au Nord-Ouest de la propriété, l'ancien « temple de l'amitié », témoignant de la filiation Néo-classique, a été réaménagé et transformé en chapelle. De plus, en bordure de Loire, on trouve des « vide-bouteilles ». Ce sont des constructions caractéristiques qui témoignent de l'époque où les armateurs négociants, vivaient à l'aise. À l'intérieur du Château deux peintures, représentant la culture du sucre à Saint-Domingue, montre que cette fortune provient de l'esclavage.

Situé au Nord-Ouest de la commune, sur les côteaux dominants la Loire, le château de la Hillière est un château de style Néo-classique.

Les origines de la Hillière sont confuses. Seul reste les vestiges aménagés des antiques demeures seigneuriales édifiées aux environs du XIVe siècle. On sait également que les Fleuriot, premier propriétaire connut et maître de la monnaie à Nantes, possédait une résidence Renaissance, comme l'atteste la découverte d'une pierre portant le millésime du XVIe siècle.

Le domaine passa ensuite aux Sorin puis à la famille Du Guiny, ce sont ces derniers (en particulier François Marie Du Guiny) qui édifièrent le château actuel. Durant la Révolution, la Hillière, ainsi que tout son mobilier, terrains et métairies, furent vendus comme bien national. Passant aux Metois puis changeant souvent de propriétaire, le domaine est occupé depuis 1952 par la communauté des frères de Saint Gabriel.

Dans un parc de 8 hectares au milieu de jardins aménagés, se dresse le château. L'avant n'est pas traditionnel puisqu'il s'agit d'un demi-cercle, sur lequel est situé le perron circulaire menant à l'entrée. Elle est entouré de deux petites colonnes ioniques à fut lisse soutenant un entablement suivi d'un fronton triangulaire dépourvue des habituelle armoiries.

Le rez-de-chaussée est l'étage noble, car il possède les plus grande fenêtre rectangulaire. Le 1er étage en possède de plus petite, indiquant la partie privée du château. Le toit possède des chiens assit. Petite particularité le soubassement de la demeure possède des lucarnes indiquant la présence d'une cave ou d'un sous-sol. Les pilastres d'angles sont à refends.

Le domaine possède une petite chapelle dédiée à la Vierge (restaurée par les frères de Saint Gabriel) qui fut, après la destruction de la chapelle d'Auray, le centre religieux du Haut Thouaré. A l'intérieur, la chapelle est divisée en deux parties, le ch'ur occupant un tiers est séparé par une « sainte table » de l'endroit réservé aux fidèles. Deux vitraux ogivales portant le motif central « A.M » (Ave Maria) l'éclairent, en plus de l'ouverture situé au dessus de la porte. Sur le bas de l'autel de marbre noir est visible un agneau entouré de rayons, de plus il est surmonté d'une statue de la Vierge en pierre blanche. La partie arrière prend la forme d'une voûte peinte en bleu et parsemé d'étoiles d'or.

Les origines du château, probablement édifié à l'emplacement d'une villa gallo-romaine, remontent au Xe siècle. Le château eût une grande influence dans la vie locale jusqu'à la Révolution. Il a appartenu à différentes familles. La plus célèbre propriétaire fut Anne Descartes, demi-s'ur du célèbre philosophe. Passant aux Césard, puis aux Mathieu, le domaine fut racheté en 1882 par la famille de Vienne qui le possède toujours.

La façade Est du Château présente un style mêlant des élément Renaissance, comme la tour-lanterne à dôme, et d'autres issus du Moyen Âge, tel que le créneaux, ou la fenêtre à double meneaux datant de la seconde moitié du XIXe siècle, de tuffeau et de pierre, elle est encadré d'un galbe plein, sur lequel apparaît les armes des familles de Vienne et Boucher d'Argis, propriétaires du domaine.

Le château fut profondément remanié au XIXe siècle, surtout la façade Sud, qui ne possède plus aucune particularité architecturale. La particularité du château de Thouaré est qu'il possède un pigeonnier (ou fuie) datant du XVe siècle, privilège de la noblesse. Composée de tuffeau et pierre, il possède 1189 boulins ou niches destinés à accueillir les pigeons. La toiture à une forme de dôme, elle est surmontée d'une tourelle ouvragée percée de trous, pour laissé entrer et sortir les pigeons. À son sommet, une sculpture de pigeon rappelle la fonction de l'édifice

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