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Information sur la ville de Sarcelles
Sarcelles est une commune française, située dans le département du Val-d'Oise et la région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Sarcellois(es).
Ville emblématique de la banlieue parisienne, elle vit s'édifier le premier grand ensemble français de 1955 à 1970. Elle est devenue en l'an 2000 sous-préfecture du département du Val-d'Oise.
Sarcelles est une ville de la banlieue nord de Paris, située à environ 15 km de la capitale. L'agglomération est constituée de deux parties distinctes : le vieux Sarcelles, dit Sarcelles-village, édifié au bord du Petit Rosne et regroupé autour de l'église, et le grand ensemble contemporain, première expression des villes nouvelles, édifié dans les années 1950 un kilomètre plus au sud. La ville s'étend sur 4,6 km du nord au sud et 3,1 km d'est en ouest.
Le « village » est constitué d'un habitat continu bas, majoritairement du XIXe siècle et du début du XXe siècle, entrecoupé d'immeubles plus récents. Au nord, s'étend un important quartier pavillonaire, « Les Chardonnerettes ». À l'Est, se situe une grande zone d'activité le long de la RN16, deux petits quartiers pavillonaires (« le Haut du Roi » et « le Mont de Gif ») ainsi que quelques cultures céréalières qui résistent à l'urbanisation. Au sud, se situe le quartier de Sarcelles-Lochères, la ville nouvelle des années 1950, constituée de tours et d'immeubles de quatre étages. Ce quartier reste clairement séparé du reste de l'agglomération, aucune trame urbaine cohérente ne le liant aux autres quartiers. Un parc et des équipements sportifs séparent en effet les deux. Près de deux-cents hectares ne sont pas bâtis, ce qui représente près de 30% de la surface de la commune.
Sarcelles présente ainsi tous les éléments constitutifs d'un paysage urbain, faisant cohabiter des zones rurales avec des quartiers pavillonaires et une importante zone d'habitat collectif dense [1].
La commune est devenue un chef-lieu d'arrondissement du Val-d'Oise depuis 2000, en remplacement de Montmorency. Elle est également membre de la communauté d'agglomération Val de France depuis 1997.
La ville est limitrophe des communes de : Montmagny, Groslay, Saint-Brice-sous-Forêt, Écouen, Villiers-le-Bel, Arnouville-lès-Gonesse et Garges-lès-Gonesse dans le département du Val-d'Oise ainsi que Stains et Pierrefitte-sur-Seine dans le département voisin de la Seine-Saint-Denis.
Sarcelles est divisé en huit quartiers distincts (population 1999/part de la population totale de la ville) :
Le nom de la ville proviendrait de l'anthroponyme gallo-romain Cercellus ou peut-être de « Cercella », cité en 862 : fabrique de cerceaux pour tonneaux.
L'occupation du site remonte probablement au paléolithique, des chasseurs-cueilleurs fréquentant alors la vallée du Petit Rosne. Une occupation humaine est attestée entre le Ier siècle et le Ve siècle de notre ère par la découverte d'un établissement thermal romain au lieu-dit « le Haut du Roi ».
Pillé par les Huns, le village retrouve une prospérité relative à partir du VIIe siècle, devenu la seigneurie de l'abbaye de Saint-Denis. Des seigneurs vassaux des Montmorency organisent des campagnes d'essartage et provoquent le développement économique du village. Durant la guerre de Cent Ans, Sarcelles est occupé par les Anglais de 1420 à 1436, puis est détruit par les Huguenots en 1567 lors de leur retrait après la bataille de Saint-Denis. Propriété des Popincourt au milieu du XVe siècle, elle était la possession des Neufbourg et fut érigée en marquisat en 1629. La propriété passa en 1685 au marquis d'Hautefort qui y fonda un hôpital.
En 1729, lorsque l'archevêque de Paris révoque le curé de Sarcelles, l'auteur pamphlétaire Nicolas Jouin écrira une suite de harangues qui eurent un tel succès qu'elles donnèrent naissance à un genre littéraire : la sarcellade, du nom du village [2] [3] [4].
En 1870 et 1871, le village est occupé par les Prussiens qui le laissent en ruines.
Au XIXe siècle, Sarcelles, comme de nombreuses communes environnantes, vit essentiellement de la viticulture. La vigne occupe alors la quasi-totalité de la surface cultivable. Mais suite à l'épidémie de Phylloxéra de 1879 qui décima les vignes, les sarcellois se reconvertissent dans les cultures légumières au tout début du XXe siècle, en particulier dans la culture des petits-pois qui nécessitaient une abondante main d''uvre estivale, les « cueilleux ». Au cours des mois de récolte (juin-juillet), la population est multipliée par deux passant en 1902 par exemple de 2380 à 4800 habitants. La récolte était alors expédiée vers les halles de Paris par wagons entiers par sacs de 50 Kg. L'arboriculture est également importante, les poiriers en particulier, les vergers s'étendant alors sur plusieurs communes de la plaine de France et de la vallée de Montmorency après le conflit de 1870. Durant l'année 1892, le village est victime d'une épidémie de choléra.
Dans les années 1930, la culture légumière est prédominante : sur 350 ha de terres cultivables, 96 ha sont occupés par les cultures de petits-pois, 65 ha par les choux-fleurs. Durant le XXe siècle, Sarcelles perd peu à peu son caractère rural avec l'implantation de diverses industries : une cotonnerie, une fonderie d'aluminium,une fabrique de rubis synthétiques, une autre de tuiles, une de briques, de dentelles en fil d'or, ou encore de toiles. L'activité de briquetier fut très présente à Sarcelles de la Révolution française à la fin de la Seconde Guerre mondiale grace à la nature argileuse du sous-sol. Deux familles ont dominé localement cette activité : les Censier durant plus d'un siècle et les Bastin.
Mais c'est après la Seconde Guerre mondiale que l'histoire de Sarcelles s'accélère. Dans un contexte national de pénurie de logements amplifiée par un solde naturel très positif (« baby boom ») et dans le même temps une immigration massive (avec notamment les rapatriés d'Algérie dont une partie non négligeable s'installera à Sarcelles), un grand ensemble, de plusieurs dizaines de milliers de logements, dit de première génération (caractérisé par urbanisme de longues barres horizontales, sans recherche architecturale, le long des rails implantés pour les grues de chantier) s'installera ex-nihilo au milieu des champs de la bourgade sarcelloise.
On doit la conception de la cité aux architectes français Jacques Henri Labourdette et Roger Boileau, qui ont 'uvré entre 1955 et 1970. Longtemps symbole du mal-être qui frapperait les grands ensembles (et provoquerait la « sarcellite »), il semblerait aujourd'hui que le grand ensemble de Sarcelles jouisse d'un relatif succès en matière de mixité ethnique et de violence urbaine, se démarquant des grands ensembles dégradés des communes de la banlieue est parisienne. D'importantes communautés antillaises, nord-africaines, noires-africaines et juives vivent aujourd'hui à Sarcelles.
Après avoir fêté en 2005 le cinquantenaire de la création du quartier de Lochères [5], la municipalité engage la rénovation du grand ensemble, en commençant par le quartier des Sablons, le premier édifié au cours des années 1950.
Sarcelles a connu un développement très rapide qui la classe dans la catégorie des villes-champignons : ne comptant qu'environ 8 000 habitants au début des années 1950, elle en avait 35 800 en 1962 et dépassait 50 000 avant la fin des années 1960, devenant la deuxième plus grande ville du Val-d'Oise derrière Argenteuil. La ville occupe le 78e rang national en population. Son taux de natalité est de 20,29/1000 et son taux de mortalité de 6,40/1000. Sarcelles est une ville jeune : 34,9% de la population a moins de 20 ans, 42,4% moins de 25 ans et 13,6% a plus de 60 ans.
Seuls 21,5% des ménages sont composés par une personne seule, le nombre moyen de personnes par ménage est de 3,15, ce qui est supérieur à la moyenne nationale.
La ville est un chef-lieu d'arrondissement du Val-d'Oise depuis l'an 2000. La sous-préfecture a emménagé à Sarcelles quatre ans plus tard, en avril 2004. C'est par l'impulsion de Jean-Pierre Chevènement, alors Ministre de l'Intérieur, et de son conseiller Jean-Yves Autexier (Maire-adjoint à Sarcelles d'Henri Canacos, maire PCF jusqu'en 1982) que le déménagement de la sous-préfecture a été possible. Cette première depuis la Libération corrige ainsi une « erreur » de l'histoire datant de la création du département du Val-d'Oise. Le décret no 2000-186 portant transfert du chef-lieu de l'arrondissement de Montmorency à Sarcelles (Val-d'Oise) fut signé le 3 mars 2000 par Lionel Jospin, Jean-Pierre Chevènement et Christian Sautter.
La ville est par ailleurs membre depuis 1997 de la communauté d'agglomération Val de France, regroupant Sarcelles, Garges-lès-Gonesse, Villiers-le-Bel et Arnouville-lès-Gonesse.
Sarcelles est divisée en deux cantons :
À l'élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu très majoritairement les suffrages se placer sur les deux principaux candidats, en tête Ségolène Royal avec 37,35% (national : 25,87%), suivi de Nicolas Sarkozy avec 33,98% (national : 31,18%), puis François Bayrou avec 12,95% et Jean-Marie Le Pen avec 6,90%, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 3,5%. Le second tour a vu arriver en tête Ségolène Royal avec 53,27%, Nicolas Sarkozy totalisant 46,73% des suffrages sarcellois, chiffres inverses aux résultats nationaux avec un taux d'abstention de 18,19%, légèrement supérieur à la moyenne nationale de 16,03% [8].
Le taux de criminalité de la circonscription de police de Sarcelles (incluant Saint-Brice-sous-Forêt et Villiers-le-Bel[12]) est de 107,37 actes pour 1000 habitants (crimes et délits, chiffres 2005) ce qui en fait l'un des trois plus élevé du Val-d'Oise derrière Enghien-les-Bains (137,75) et Cergy-Pontoise (110,62), largement supérieur aux moyennes nationale (83/1000) et départementale (88,15/1000). Le taux de résolution des affaires par les services de police est de 25,34%, l'un des plus faible du département [13].
Sarcelles comptait 2651 entreprises au 31/12/2004. 86% de ces établissements comptaient moins de cinq salariés [14].
La parc industriel de l'Escouvrier comptait en l'an 2000 sur une surface de soixante hactares 80 entreprises offrant 3 000 emplois.
Le taux de chômage (1999) s'élève à 20,9%, soit 8 points de plus que la moyenne nationale. La ville compte 1954 bénéficiaires du RMI au 31 décembre 2004 [15]. Le revenu moyen par ménage est de 17 854 '/an.
Sarcelles-Lochères fut l'un des premiers quartiers classés dans la liste des zones franches urbaines par la loi du 14 novembre 1996 afin de promouvoir le développement des quartiers dits « sensibles ». La ZFU de Garges - Sarcelles (Lochères) est la plus vaste de France [16]. Entres autres entreprises, l'Agence Nationale pour le Chèque-Vacances (ANCV) y possède dorénavant son siège social [17].
La ville est desservie par :
ainsi que par plusieurs lignes de bus:
Le tramway Saint-Denis - Garges-Sarcelles est un projet de tramway sur pneus qui empruntera la route nationale 16. Sa mise en service aurait lieu fin 2009-début 2010 [18] [19].
Aucune autoroute ne dessert la ville. Seule la Route nationale 16 (Paris-Chantilly) la relie directement à la capitale en la traversant du sud au nord. La route départementale 125 la traverse d'ouest en est et constitue une importe liaison locale reliant Sarcelles-village au quartier de Lochères mais également un axe intra-départemental du Val-d'Oise (Montmorency-Garges-lès-Gonesse-Dugny-Le Bourget).
Cette dernière voie devrait être soulagée à moyen terme par la réalisation du boulevard intercommunal du Parisis, reliant Argenteuil à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, ce dernier situé à moins de quinze kilomètres de Sarcelles et constituant un important pôle d'emploi.
Église de Saint-Pierre-Saint-Paul, classée monument historique. Édifiée à partir de 1115 sur l'emplacement d'un temple romain, l'église remplace une construction du Ve siècle environ dont la structure a été retrouvée sous le ch'ur actuel. Incendiée au XVIe siècle par les Huguenots, l'édifice a été largement restaurée ensuite. La dernière grande campagne remonte à 1876. Le clocher surmonté d'une flèche de pierre entourée de 4 pyramidions constitue la partie la plus ancienne de l'église ; il possède des fenêtres en plein cintre. La façade occidentale Renaissance à colonnes corinthiennes est l''uvre de Jean Bullant ; le « F » couronné qui décore les voussures du portail est un hommage à François Ier. La rose au Ier étage est encadrée de colonnes, la nef et les bas-côté du XVIe siècle sont décorés de liernes et de tiercerons. Le ch'ur gothique carré date du XIIIe siècle, les chapiteaux sont à figures. L'église abrite une dalle funéraire aux effigies de Jehan Soudain et sa femme, gravée en 1582.
La tour Hugues Capet (lycée de la Tourelle) est faussement réputée avoir été un rendez-vous de chasse de ce roi. Elle possède des murs épais de 70 à 80 cm.
Le manoir de Miraville (rue de la Résistance) est édifié à l'emplacement du château de Richebourg, incendié en 1567 par les Protestants. En 1942, le manoir, reconstruit au XIXe siècle, est transformé en hôtel, puis racheté par la commune qui y installe l'hôtel de ville.
L'église assyro-chaldéenne Saint-Thomas-Apôtre, la plus grande d'Europe, a été consacrée en février 2004.
Le marché de Sarcelles-Lochères (les mardi, vendredi et dimanche matin) est réputé dans toute la région. Il attire une foule cosmopolite de plus de 10 000 visiteurs chaque dimanche.
La maison du patrimoine (1 rue des Piliers) est installée depuis septembre 2000 dans la maison Grimaud, nom de son ancien propriétaire, et édifiée au XIXe siècle à Sarcelles-Village. Animée par une association (« Sarcelles et son histoire »), elle présente l'histoire de la ville à travers une collection permanente d'objets et de costumes anciens se rapportant au passé agricole et de nombreuses expositions temporaires thématiques. On peut citer : le 60ème anniversaire de la libération de Sarcelles, les briqueteries disparues... Le parc est ouvert au public depuis le printemps 2005 et propose un parcours botanique (ouvert le lundi de 14h à 17 h; mercredi de 10h à 12h et de 14h à 17h et samedi de 10h à 12h, entrée gratuite).
Le musée naval de Sarcelles (bd du Général-de-Gaulle - Sarcelles-Village), également animé par une association, présente le passé maritime de la France depuis Colbert à travers des objets, maquettes de bateaux, posters, photos, etc. (ouvert le samedi de 14h à 18h, entrée gratuite).
La ville possède :
L'Espace Jeunesse à destination des enfants de moins de 14 ans met 3500 livres à leur disposition. S'y ajoute un espace musique, situé 1 place de Navarre, mettant à disposition plus de 7000 CD.
Dans la ville existe:
La ville de Sarcelles s'est engagée dans un travail de collecte de la mémoire des sarcellois : la mémoire de la libération des sarcellois là où ils vivaient pendant cette période de guerre [22]. Ces textes publics permettront de mieux comprendre le quotidien des français pendant cette période douloureuse. Il sera également possible de lire l'histoire de Sarcelles pendant cette période.
Cinquante-cinq établissements scolaires dispensent l'enseignement à Sarcelles dont cinq privées [23]. Il faut y ajouter deux établissements spécialisés : un institut médical éducatif et un I.U.T.
Sarcelles possède un important centre sportif accompagné de plusieurs gymnases et autres équipements sportifs à travers la commune :
- une piscine olympique (la seule du Val-d'Oise), comportant trois bassins - des terrains de tennis couverts - des terrains de football - la maison du rugby - un espace de tir à l'arc - un terrain de baseball
Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Sarcelles.
Origine du texte :Wikipédia Licence publiée sous licence GNU FDL La liste des auteurs est disponible sur cette page. La version originale est disponible sur cette page.
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