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Information sur la ville de Saint-Lô
Saint-Lô (aussi orthographiée Saint-Laud) est une commune française d'environ 20 000 habitants, située dans le département de la Manche et la région Basse-Normandie.
Bien qu'elle ne soit que la deuxième plus grande ville de la Manche après Cherbourg, elle demeure la préfecture et le chef-lieu du département. Elle est également chef-lieu d'un arrondissement et de deux cantons (Saint-Lô-Est - Saint-Lô-Ouest).
Ses habitants sont appelés Saint-Lois(es), Laudois(es), Laudien(ne)s ou Laudinien(ne)s[1].
Ville martyre de la Seconde Guerre mondiale, Saint-Lô fut décorée de la Légion d'honneur en 1948 et reçut le surnom de capitale des ruines de la part de Mgr Bernard Jacqueline, ancien nonce apostolique et historien érudit.
Saint-Lô est situé dans le centre de la Manche, au milieu du bocage saint-lois. Le centre-ville se situe sur un éperon rocheux en schiste appartenant au massif armoricain qui domine la Vire. Elle est au confluent de la Dollée et du Torteron, deux rivières maintenant souterraines (on parle toujours de la rue Torteron et du vallon de la Dollée).
La cité, anciennement appelé Briovère, « le pont sur la Vire » en langue celtique, est née sur un éperon rocheux au confluent de la Vire, la Dollée et le Torteron, dans le Cotentin. Ce c'ur historique de la ville est devenu « L'Enclos », un site bien adapté à la défense passive.
En 1964, elle absorba deux villages voisins, Sainte-Croix-de-Saint-Lô et Saint-Thomas-de-Saint-Lô.
Saint-Lô bénéficie du climat doux océanique caractérisé par des hivers doux et des étés tempérés.
Elle compte une pluviométrie annuelle moyenne de 800 à 900 ml/an. Les pluies sont assez fréquentes tout au long de l'année mais plus abondantes en automne et en hiver, en liaison avec les perturbations venant de l'océan Atlantique. Rarement intenses, elles tombent souvent sous forme de bruine (crachin).
La température moyenne est de 10°C[2]
Saint-Lô est situé au centre du département de la Manche et constitue donc un n'ud de communication entre le Nord-Cotentin et le Sud-Manche.
Saint-lô se situant à mi-chemin de l'axe Coutances-Bayeux ( D972), une rocade a été mise en service dans les années 80 pour permettre le désengorgement de la ville par le sud.
Plus récemment, pour désenclaver le port de Cherbourg, la région et le département ont décidé la construction d'une 2×2 voies, la route nationale 174. Elle constitue un maillon de la route européenne E03 et permet une liaison directe vers Rennes et l'Europe du sud par l'échangeur de Guilberville. Aujourd'hui le tronçon sud relie Saint-Lô directement à l'autoroute A84, permettant un accès autoroutier vers Caen et Rennes. La mise en service du tronçon nord actuellement en travaux permettra quand à lui un accès vers Cherbourg et l'Angleterre via la Route nationale 13. La construction de la 2×2 voies a permis l'extension de la petite rocade sud vers l'ouest et sa mutation en véritable périphérique urbain. Elle a également permis la création et l'extension de nouvelles zones d'activités qui contribue fortement à l'essor actuel de l'agglomération.
Saint-Lô dispose d'une gare ferroviaire avec, en majorité, des liaisons passagers en direction de Caen via Lison et de Rennes via Dol de Bretagne. Suite à l'électrification de la section ferroviaire Lison-Saint-Lô, une ligne de train directe Saint-Lô / Paris Saint-Lazare pourrait être testée durant 2 ans, avec un aller-retour quotidien.
On compte également une ligne désaffectée vers Condé-sur-Vire. Cette section est sous le projet d'un vélo-rail jouxtant le chemin du halage longeant la Vire.
Le transport urbain est assuré par les Transports urbains Saint-Lô Agneaux (TUSA), crée en 1980. Le réseau est composé de quatre lignes avec 15 bus, pour un total de 38km. En 2003, la société a enregistré plus de 740 000 voyages [4].
Malgré son statut de préfecture, pas d'aérodrome présent dans les environs de la commune. L'aérodrome la plus proche est celui de Lessay, pour un aéroport, il faut rejoindre celui de Carpiquet aux environs de Caen, de Maupertuis à Cherbourg ou celui de Rennes
Le fleuve ne permet plus de transport fluviale sur la Vire, même si cela a existé durant quelques années avec des gabares qui assuraient le transport de la tangue.
Saint-Lô a longtemps été un centre important de l'économie normande. Elle a ainsi attiré la convoitise des peuples voisins, notamment des Anglais, ayant pour conséquence des nombreuses invasions successives. Elle a perdu sa position dominante vers la fin du XIXe siècle car elle n'a pas su profiter de la première révolution industrielle qui a au contraire beaucoup touchée la population majoritairement paysanne. La politique de décentralisation permet cependant à la ville de revenir au premier plan.
Il existe une forme d'habitat dès l'époque gallo-romaine. La cité s'appelait alors Briovère (ou Briovera), « le pont sur la Vire » en langue celtique. Occupée par la tribu gauloise des Unelles du Cotentin, la ville fut conquise par les Romains dirigés par Quintus Titurius Sabinus en -56, après la défaite de leur chef Viridovix au Mont Castre [5]. Les Romains installent alors des domaines dans les alentours comme à Canisy, Marigny, Tessy-sur-Vire.
Puis, la région fut le théâtre des diverses invasions saxonnes pendant le IIIe siècle. Les Francs n'y établirent qu'un pouvoir administratif, Briovère ayant néanmoins le droit de battre de la monnaie. L'historien Claude Fauchet prétend que « le Coutentin, du temps mesme de nos rois Mérovingiens, estoit habité par les Sesnes (Saxons), pirates, et semble avoir esté abandonné par les Charliens, comme variable et trop esloigné de la correction de nos rois, aux Normands et autres escumeurs de mer... »
Le christianisme se développe assez tardivement ; on ne compte que quatre évêques de Coutances avant 511. Après la mort de l'évêque Laud de Coutances, il est béatifié et fut particulièrement honoré à Briovère, qui aurait abrité son tombeau. Un pèlerinage y était effectué et la ville pris alors le nom de Saint-Laud.
Les Bretons dirigés par le duc Salomon, commencèrent à occuper la côte ouest du Cotentin à partir de 836. Devant leurs avancées, en août 867, Charles II le Chauve donna alors à Salomon le Comitatus Constantiensis, territoire sur lequel il n'avait guère d'influence.
En 889, les Vikings remontent la Vire et assiègent Saint-Lô. Protégée par des remparts solides construits un siècle auparavant par Charlemagne, la ville ne se rend pas. Les assaillants coupèrent alors l'approvisionnement en eau, ayant pour conséquence la reddition des habitants. Les Vikings massacrent les habitants, dont l'évêque de Coutances, puis rasent la ville. Le siège du diocèse fut se transporter à Rouen. C'est seulement en 1025 que l'évêque Herbert décide de remonter les murailles de Saint-Lô et de rétablir le siège épiscopal.
Puis, sous Geoffroy de Montbray, la ville connaît un bel essor économique, profitant de l'expédition des normands en Sicile. Robert Guiscard, un proche de Geoffroy, ramena d'Apulie et de Calabre un important butin (c'est grâce à ce trésor que Geoffroy fit rebâtir en 1056 la cathédrale de Coutances). Saint-Lô est réputée pour ses orfèvreries et même Mathilde de Flandre, la femme de Guillaume le Conquérant commanda deux candélabres pour l'abbaye aux Dames. La population de la région participa à la conquête de l'Angleterre.
À la mort d'Henri Ier Beauclerc en 1135, Étienne de Blois, comte de Mortain et Geoffroy d'Anjou se disputent la légitimité du royaume. Saint-Lô se range aux cotés d'Étienne mais fut prise en 1139 par l'armée des Plantagenêt en seulement trois jours. L'archevêque de Cantorbéry Thomas Becket passe à Saint-Lô et on lui dédia une église dont il ne reste aucune trace hormis le nom de la rue Saint-Thomas. En 1204, Saint-Lô se soumet à Philippe-Auguste et devient française. Pendant cette période de paix, la ville prospéra : on fit construire l'hôtel-Dieu sur les bords de la ville et une partie de l'église Notre-Dame. Saint Louis vient dans la cité à deux reprises, en 1256 et 1269. Saint-Lô est alors la troisième ville de Normandie derrière Rouen et Caen. Elle est spécialisée :
Le 24 septembre 1351, le roi Jean le Bon crée un atelier monétaire mais ne reçoit le droit de frapper sous la lettre « S » qu'en 1389. En janvier 1538, la lettre « C » lui est attribuée. La ville fut dépossédée de son titre monétaire en 1693, au profit de Caen.
Puis c'est le retour des conflits avec la Guerre de Cent Ans. Geoffroy d'Harcourt, chevalier possédant des franchises dans le Nord-Cotentin, trahit le roi de France et prête hommage à Édouard III. En réaction, les barons Percy, Bacon et La Roche-Tesson sont décapités à Paris et leurs têtes seront exposées à Saint-Lô pendant deux ans. Les Anglais débarquent à Saint-Vaast-la-Hougue le 12 juillet 1346 puis se dirige vers Saint-Lô le 22. Jean Froissart la décrit « la grosse ville de Saint-Leu en Constentin,... pour le temps estoit durement riche et marchande »[8]. La ville fut alors de nouveau pillée. Puis la ville fut frappée par la grande peste en 1347.
La ville de Saint-Lô est reconquise en 1378 par Charles VI mais elle est perdue le 12 mars 1418. Dans cette période de troubles politiques, les petits seigneurs ne savent plus à qui soutenir. Et les Français reprennent Saint-Lô pour le compte de Charles VII le 12 septembre 1449. Le roi confirmant le statut de duché de Normandie, c'est au tour du duc de Bretagne de vouloir occuper la Manche, mais Saint-Lô repousse victorieusement une attaque en 1467 en décimant une partie des troupes bretonnes enfermées par surprise dans la rue Torteron. Le 9 novembre 1469, l'anneau ducal est brisé et la Normandie est définitivement intégrée au royaume de France.
La période de paix est de retour mais le Cotentin perd de son importance. On notera la venue de François Ier en 1532, qui fut acclamé devant la porte du Neufbourg. Au XVIe siècle, le protestantisme gagne la Manche. Saint-Lô possèdent une église réformée dès 1555 et les premiers livres imprimés seront des ouvrages protestants. Les huguenots, tenants Saint-Lô et Carentan, allèrent piller Coutances en 1562 et se saisirent de l'évêque Artus de Cossé-Brissac qui fut traîné dans la ville de Saint-Lô sur un âne. Mais alors que l'édit de pacification d'Amboise avait incité la ville à se soumettre à Charles IX, en février 1574, les protestants normands font de Saint-Lô leur quartier général. Les troupes conduites par le Maréchal de Matignon assiègent la ville le 1er mai et passent à l'assaut dix jours après. On compte plus de 500 morts dont le chef Colombières, seigneur de Bricqueville mais le grand capitaine protestant Gabriel Ier de Montgomery s'échappa par la porte de la Dollée. La ville est cédée à Jacques II de Matignon qui fait construire la citadelle. La révolte des va-nu-pieds secoua un peu la région en 1636, lorsque le gouvernement voulait étendre la gabelle au Cotentin.
La région prospéra surtout dans la fabrication de bas de laine dits « d'estame ». En 1678, les reliques de Saint Laud sont ramenées à Notre-Dame. La route royale entre Paris et Cherbourg, construite vers 1761, passa à Saint-Lô, facilitant le commerce. La Révolution française de 1789 bouleverse le découpage administratif de la France et le chef lieu du département fut temporairement fixé à Coutances entre 1794 et 1796. Saint-Lô prend le nom républicain de « Rocher de la Liberté » et un arbre est planté sur le champ de mars, aménagé par les sans emploi en 1970. La ville est relativement épargné pendant le régime de la Terreur et on ne compte que quelque heurts avec les chouans.
La période napoléonienne voit la création du Haras national (voir plus bas). En 1827, Marie Thérèse de France, duchesse d'Angoulême, passe par Saint-Lô et elle est frappé par la beauté du paysage. Elle projeta alors de faire venir la mer jusqu'à Saint-Lô en rendant navigable la Vire. La création du canal de Vire et Taute en 1833 permit d'établir la liaison entre Carentan et Saint-Lô. Puis, par ordonnance du 10 juillet 1935, la Vire est classé navigable. Le baron Alfred Mosselman[9] construit un port à Saint-Lô en recrutant près de 250 détenus militaires et prisonniers espagnols. Un chantier de bateaux est crée et le trafic passe de 50 tonneaux en 1841 à plus de 132 en 1846. Mosselman lance alors des chalands et introduit sur la voie navigable la traction par les chevaux en aménageant des voies de halage. Plusieurs marchandises sont transitées mais principalement la tangue et la chaux provenant des carrières dePont-Hébert et de Cavigny. Il fait ainsi passer la production de chaux de 1233 tonnes en 1841 à 30 000 en 1858. En 1867, la papeterie de Valvire[10] est construite près du déversoir et fabriqua du papier d'emballage. Elle fut détruite par un incendie en 1930 et de l'usine il ne reste plus que la cheminée.
Saint-Lô fut écartée du tracé de la ligne ferroviaire Paris-Cherbourg car ses habitants, ayant peur du progrès industriel, refusèrent un tracé les reliant à Paris. Elle ne sera rattaché qu'en 1860 au réseau ferré. Au XIXe siècle, Saint-Lô, au c'ur d'une riche région d'élevage, s'impose comme une grande place pour les foires aux animaux mais la peur de la population rurale vis-à-vis de la révolution industrielle bloque son développement. Le trafic fluvial ne voit transiter plus que 53 000 tonnes de marchandises dont seulement 6% de denrées. On constate également une fuite dans le canal et la Vire est déclassée en 1926. La région subit un important exode rural et subit les pertes humaines de la guerre de 1870 et de la première Guerre mondiale. La papeterie de Valvire brûle dans les années trente et ne sera jamais reconstruite. La démographie du département est très négative à partir de 1850. La ville aborde la deuxième guerre mondiale dans une situation déclinante.
La France est envahie en 1940 et la 7e division de Panzers, commandés par Rommel, rentre en Basse-Normandie. L'objectif étant la prise du port de Cherbourg, le centre manchois est épargné et Saint-Lô se rendra dans la nuit du 17 juin 1940. Pendant l'occupation, la statue de la Laitière normande, réalisé par Arthur Le Duc est déboulonnée et fondue pour en faire des canons, malgré une opposition des élus locaux. En mars 1943, les Allemands décident de creuser un souterrain sous le rocher pour y installer un hôpital militaire. Des ouvriers issus du STO seront requis jusqu'en juin 1944. À cette date, le souterrain accueillera les malades de l'hôtel-Dieu situé juste en face et une partie de la population saint-loise[11]. Un soldat allemand est abattu en janvier 1944 et plusieurs Saint-Lois sont arrêtés ; Cinéma, théâtre et bars sont fermés, les postes de TSF confisqués et le couvre feu est avancé à 20 heures.
Les Américains décidèrent de bombarder la ville, située à un carrefour stratégique mais de relative importance, dans la nuit 6 au 7 juin 1944. Il fallait empêcher les renforts allemands stationnés en Bretagne de pouvoir remonter sur le front. Des tracts d'avertissement largués la veille furent dispersés par le vent sur les communes voisines. Saint-Lô est rasé à 95% par l'aviation. Plus de 200 prisonniers dont 76 patriotes périrent enfermés (de nos jours, seule subsiste la porte de l'édifice). On compte plus d'un millier de morts.
Alors que le haut commandement avait fixé la prise de la préfecture 9 jours après le débarquement, la bataille des haies ralentit fortement la progression américaine. De plus, de fortes intempéries, qui ont eu lieu autour du 9 juillet, transforment les terres en champs boueux.
La conquête de Saint-Lô fut confiée au XIXe corps de la première armée américaine, placé sous le commandement du général Corlett. Le 15 juillet 1944, elle regroupe :
En face, deux corps d'armée allemande sont sur le front de Saint-Lô : la 352e division d'infanterie commandée par le général Krais et la 3e division du 2e corps de parachutistes commandée par le général Eugen Meindl.
La 29e division attaqua le secteur Nord-Est de Saint-Lô près de la Madeleine. Un bataillon dirigé par le major Bingham, dit le « bataillon perdu », se retrouvera isolé pendant toute une journée sans munitions et avec peu de nourriture. On comptait 25 blessés et seulement trois infirmiers alors que les forces allemandes étaient toute proches. Des avions ont même dû larguer des poches de plasma. La colline de Martinville était, quant à elle, arrosée continuellement par l'artillerie allemande. Le 17 juillet, le 3e bataillon du général Thomas D. Howie rejoint vers 4h30 le bataillon perdu. Caché sous la végétation, le 3e bataillon avait pour ordre de ne pas riposter aux tirs ennemis et de ne se servir que de la baïonnette. Si la jonction était réussie, un obus de mortier éclata près du Major, le touchant mortellement. La position fut alors lourdement attaquée, empêchant un quelconque mouvement de la journée.
Le 17 juillet, le capitaine Puntenney demanda l'appui de l'artillerie et de l'aviation pour disperser les troupes allemandes. Les GI, à court de munitions, prirent tout de même le carrefour de la Madeleine grâce à un dépôt de mines, abandonné des Allemands. Le 115e, quant à lui, contourna la Luzerne pour se déployer dans le bas de la vallée de la Dollée. Le 18 juillet, une compagnie du 116e rétablit la jonction avec la position de la Madeleine et les Allemands se replient à l'Ouest vers Rampan. Un groupe d'opération est placé sous la direction du général Norman D. Cota pour former la Task Force C. Vers 15 heures, les blindés longent la route d'Isigny, suivis des rangs de soldats. Ils arrivèrent à Saint-Lô par le quartier de la bascule, près de l'église Sainte-Croix. L'armée se regroupa sur la place du Champ-de-Mars et contrôla les points stratégiques de l'est de Saint-Lô (route de Carentan, route de Torigni, route de Bayeux) vers 18 heures. Surpris par la rapidité, les Allemands n'opposèrent que peu de résistance. Repliée sur le versant d'Agneaux, l'artillerie allemande pilonne les carrefours saint-lois, notamment celui de la Bascule, blessant plusieurs officiers dont le général Cotta. Ainsi, le major Glover S. Johns, commandant le 1er bataillon du 115e décida d'installer le poste de commandement dans le cimetière, dans le sous-sol du caveau funéraire de la famille Blanchet. On déposa la dépouille du major Howie sur les restes du clocher de Sainte-Croix pour rendre hommage à son courage, lui qui s'était promis d'être le premier soldat à entrer dans la ville. Le lendemain, les soldats arpentèrent les rues pour débusquer les tireurs embusqués allemands, qui tentèrent sans succès une contre-attaque dans la nuit de 20. À 4h40, la 29e division laisse la ville au contrôle de la 35e division.
Détruite en quasi-totalité (97%), Saint-Lô reçut le surnom peu enviable de Capitale des ruines, une expression popularisée par Samuel Beckett dans un reportage pour la BBC. L'église Notre-Dame située sur les remparts porte encore aujourd'hui les stigmates des bombardements et des affrontements sanglants qui eurent lieu.
La population revient timidement dans la ville. On dénombre 180 habitants le 12 août 1944 mais les autorités américaines décident de ne pas délivrer d'autorisation de résidence et de tickets de ravitaillement. Commence un long travail de déblaiement, notamment des cadavres des habitants et des soldats qui durera jusqu'au 15 octobre. Cependant, les responsables hésitèrent à reconstruire Saint-Lô ; en effet, certains avaient la volonté de laisser les ruines comme un témoignage de cité martyre et de reconstruire plus loin un nouveau Saint-Lô. La population refusa, préférant réhabiter sa ville.
En avril 1945, le ministre de la reconstruction Raoul Dautry préconisa la construction de baraques provisoire en bois. Ces baraques sont construites grâce à la générosité des dons. Ainsi, l'association du Don suisse débloqua un crédit de 620 000 francs suisses pour construire des habitations et un centre social. Le 10 octobre 1949, la Suisse offre un lingot d'or à la ville qui rapportera 649 490 francs. On compte en 1948 dix cités, parfois composées de plus de 70 maisons. Les baraques étaient livrées en kit et il suffisait de les monter sur place. Chacune avait des spécificités différentes selon leur origine (suédoise, finlandaise, suisse, française, américaine, canadienne).
La Croix-Rouge irlandaise[12] participa à la construction d'un hôpital constitué de 25 bâtiments (situé au niveau du lycée Pasteur) et débarqua 174 tonnes de matériel. L'hôpital fut inauguré le dimanche 7 avril 1946 et l'équipe médicale irlandaise quitta Saint-Lô au début de janvier 1947. Cet hôpital, composé de baraques en bois, fonctionna jusqu'en 1956.
En 1948, il faut à présent reconstruire en dur Saint-Lô. André Hilt, architecte en chef de la reconstruction, propose de conserver la trame générale de la ville en l'adaptant aux besoins modernes. Le président Vincent Auriol pose la première pierre quatre tout juste après le débarquement.
Les Américains, à l'origine du bombardement, décident de construire un hôpital moderne. Les plans sont réalisés par l'architecte Paul Nelson[13], décidé à construire un bâtiment de style contemporain. Situé route de Villedieu, les travaux commencent dès 1949. Il n'est achevé que le 10 mai 1956. Une mosaïque monumentale est réalisée par Fernand Léger, qui rend hommage à la paix et à l'amitié franco-française : deux mains se tendent vers le Cotentin symbolisé par une branche de pommier en fleur.
Le 29 novembre 1949, le journaliste Frédéric Pottecher[14] soumet l'hypothèse de ne pas déplacer la préfecture de la Manche à Saint-Lô. Il faut dire que pendant la reconstruction, celle-ci est placée temporairement à Coutances. L'ensemble de la population réagit et une pétition recueillie plus de 2 400 signatures : Dans le journal le Réveil, un article cite
« Revenez donc à Saint-Lô, Monsieur! Pas pour l'enterrement, mais pour voir la préfecture, les chantiers, les plans, le cran des sinistrés. Vous verrez avec quelle ardeur les Saint-Lois sauront vous botter les fesses »
. La préfecture reviendra à Saint-Lô en 1953 dans des nouveaux locaux.
Saint-Lô est reconstruit. Le style dominant fut un néo-régionalisme fonctionnaliste, où le béton domine. Si ce choix, dicté par les circonstances et les problèmes immédiats du logement des Saint-Lois, laisse des regrets aujourd'hui, il fait de Saint-Lô, à une plus petite échelle que Le Havre ou Lorient, l'un des témoignages les plus frappants de la période de la Reconstruction. La commune profite de l'essor économique des Trente glorieuses et la population s'accroit de 30% entre 1968 et 1975. On construit des quartiers d'immeuble dans le vallon de la Dollée et du val Saint-Jean. Le théâtre est quant à lui inauguré en 1963. La ville continue son expansion en absorbant les deux communes voisines (Sainte-Croix-de-Saint-Lô et Saint-Thomas-de-Saint-Lô). La place de l'hôtel de ville est complètement réaménagée dans les années 90. La ville organise à l'occasion du cinquantième anniversaire du débarquement une grande manifestation. Les bords de la Vire sont réaménagés avec la réhabilitation du chemin du halage et la création d'une plage verte, place du quai à Tangue. Une gabarre a été reconstruite et sillonne d'ailleurs le cours d'eau, comme pour se souvenir de l'ancienne activité fluviale. En 2004, la zone du Boisjugan, composée de champs, est urbanisée avec la création d'habitations dans un cadre de préservation d'espaces vert et d'un grand centre aquatique.
Pour la période révolutionnaire, la destruction de la plupart des archives ne permet pas d'aboutir à un résultat définitif.
En 1944, le conseil municipal est suspendu et une délégation municipale, présidé par Georges Lavalley, est chargée d'administrer provisoirement la ville.
Nombre retenu à partir de 1962 : Population sans doubles comptes
Blason de la ville de Saint-Lô :
« De gueules à la licorne saillante d'argent, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or. » La licorne symbolise la pureté de la Vierge Marie à laquelle la ville fut consacrée. Les fleurs de lys ont été accordées par le roi Louis XI pour remercier Saint-Lô de sa fidélité à la couronne de France.
On retrouve aussi, à la place du chef de France, un canton d'azur à l'étoile d'argent.
La ville, carrefour entre Caen, Cherbourg et Rennes a une vocation naturelle de place de marché au centre du bocage manchois. Ville d'artisans et de commerce, qui doit une partie de sa prospérité à son statut de préfecture, elle n'a connu qu'une industrialisation tardive et tente d'affirmer aujourd'hui sa place dans l'industrie agroalimentaire régionale. Malgré cela, le pays saint-lois est devenu l'un des bassins les moins industriels de la région. Son taux de chômage de 6,7 % cache aussi un exode des jeunes travailleurs vers la région de Caen et Rennes. [32]
L'entrée en service de la Route nationale 174 a permis de désenclaver le centre Manche et de créer une nouvelle zone industrielle (ZAC Neptune).
La ville de Saint-Lô est trés orientée vers les services, ainsi depuis la chute de Moulinex, l'Hôpital Mémorial France États-Unis est devenu le premier employeur de la ville. Il existe beaucoup d'emplois dans les administrations liées à son statut de préfecture.
Sa situation au c'ur du bocage lui permet d'accueillir des services liés historiquement à l'agriculture : On peut noter la présence d'un des sièges du Crédit Agricole de Normandie, mais également l'assureur Groupama bien visible du rond-point du Major Howie et la Mutualité Sociale Agricole.
Enfin, de nombreux commerces se sont développés le long du périphérique.
La ville accueille des activités liées à l'élevage de bovins et de chevaux. Chaque semaine, un marché aux bestiaux se déroule dans le foirail installé près des Ronchettes.
La ville dispose également du Centre de Promotion de l'élevage, situé à coté du haras, qui accueille chaque année au mois d'août le concours hippique du Normandy Horse Show.
Le Pôle agro-alimentaire a été développé depuis 1990 dans le but d'accueuillir des entreprises de ce secteur, de multiples organismes publics ou para-publics ont ainsi été créés:
Pour l'instant, le seul succès dans le domaine agro-alimentaire est la réussite de l'entreprise France Kébab[33] qui a obtenu de nombreux prix en 2007.
L'antenne de Saint-lô est un élement de l'IUT Cherbourg Manche et propose sur ce site les formations suivantes :
Des remparts subsistent sur trois des quatre côtés de l'Enclos. Côté sud, le désastre de 1944 a eu l'effet paradoxal d'en dégager la base, où avaient poussé des maisons, rue du Torteron. La tour des Beaux-Regards, qui offre un panorama sur la Vire au sud-ouest et la tour de la Poudrière, impressionnant vestige militaire, sont les deux éléments les plus remarquables des remparts.
L'église paroissiale et ancienne collégiale Notre Dame (XIIIe, XIVe, XVe, XVIe, XVIIe et XXe siècles) est considérée à juste titre comme le symbole de la ville. Cette église dédiée à Notre Dame a pour origine la paroisse du château de Saint-Lô sur le mont Briovère : la paroisse de « l'Enclos » dont le patron était le seigneur du château, à savoir l'évêque de Coutances.
Avec l'activité des foires, de l'activité drapière et du pèlerinage à Notre Dame du Pilier, les bourgeois de Saint-Lô contribuèrent à l'agrandissement et à l'embellissement progressif de leur église paroissiale. La nef de cinq travées barlongues date du premier tiers du XIVe siècle ainsi que ses collatéraux immédiats ; les corbeilles de feuillage des chapiteaux sont très caractéristique de l'époque. La tour nord date aussi du XIVe et la tour sud date de 1464, d'après une inscription. Il n'y a pas de transept et le ch'ur est à quatre travées ; le sanctuaire est fermé de six colonnes. L'église possèdent d'anciens vitraux, déposés pendant la période de bombardements, qui datent du XVe siècle dont le vitrail royal qui selon la tradition aurait été offert par Louis XI vers 1470. Il présente le couronnement de la Vierge et l'histoire de saint Crépin et saint Crépinien. La tour sud, carrée à la base, devient octogonale. Les deux tours furent complétées de flèches au XVIIe siècle et donna à l'édifice un faux air de cathédrale qui était la fierté des Saint-Lois et qui rivalisait avec la cathédrale de Coutances. Une petite chaire extérieure est présente. Décrite et croquée par Victor Hugo[36], elle servait à plus à haranguer les foules qu'à délivrer le sermon religieux. Elle est composée d'une cuve à cinq panneau de décor flamboyant surmontée d'une flèche à crochets de feuilles de fougères.
Mis à part le pillage de l'église en 1562 par les protestants, l'édifice ne subit pas de dégradations majeures avant 1944. Au 18 juillet, après les féroces combats de la Libération, l'édifice était détruit à près de 50 % : nef découverte de sa couverture et de ses voûtes, façade effondrée suite au bombardement de la tour Nord par l'artillerie allemande. Seuls la tour Sud sans sa flèche, le ch'ur et les bas côtés restaient debout à peu près intacts.
La restauration de l'église (1944-1974) fut longue et difficile en raison d'un changement dans le parti pris de restauration au cours du chantier. Après les premiers travaux d'urgence, l'architecte des Monuments historiques Louis Barbier prépare un projet de reconstruction à l'identique de la façade ouest en récupérant la plus grande partie des pierres taillées d'origine. Mais en 1947, il est remplacé par Yves-Marie Froidevaux, qui propose en 1953 le principe de garder la ruine de la façade ouest et d'en faire un mémorial contre la guerre. Ce projet sera combattu localement. Cependant, pour des raisons financières et par lassitude, le conseil municipal finit par donner son accord. Un mur pignon aveugle « cicatrisant » en schiste vert du Nord-Cotentin est construit en retrait de la façade disparue. Confronté à des difficultés imprévues (la taille de la pierre) le chantier ne sera achevé qu'en 1972 avec l'installation de trois portes historiées en bronze atténuant ainsi la sévérité de l'ensemble qui fait regretter la disparition de la façade historique.
L'église restaurée reçut sa nouvelle dédicace à l'occasion du 30e anniversaire de la Libération. En 1994, à l'occasion du 50e anniversaire, l'artiste peintre Bruno Dufour-Coppolani [37] dressa une toile peinte provisoire à l'emplacement de la façade disparue. L'intérieur fut en revanche restauré avec un très grand soin.
La vénérable statue de Notre Dame du Pilier, en mille morceaux lors du désastre, fut sauvée et placée au fond du sanctuaire. L'orgue date de 1968. Le buffet n'a aucun intérêt mais l'instrument réharmonisé par Alfred Kern est excellent.
L'église Notre-Dame est donc devenue le mémorial de la destruction de la ville de Saint-Lô : la restitution à l'identique de son ancienne façade à deux tours et flèches serait le symbole de paix et de réconciliation dont l'ancienne « capitale des ruines » aurait besoin pour son identité future.
Chaire extérieure
L'église abbatiale Sainte-Croix, construite au XIIIe siècle, a été profondément remaniée par ses rénovations successives, notamment au XIXe siècle. Lors de la seconde guerre mondiale, le clocher (situé latéralement) s'est effondré et c'est sur ses ruines qu'on a déposé le corps du général Howie ; un nouveau clocher a été reconstruit en 1957 sur le parvis dans un style moderne.
On peut voir le porche ancien, où est représenté le paganisme enchaîné sur le tympan, orné d'un bas-relief représentant le miracle opéré par saint Laud sur une femme aveugle. On peut voir à l'intérieur des chapiteaux romans sculptés : la pesée de l'âme, le Christ en croix, l'orfèvre au travail.
À l'intérieur, le maître autel mesure près de 4 mètres de long et 2,25 de hauteur ; de part et d'autres du tabernacle, il y a un retable aux douze apôtres comme en mouvement. L'autel de la Vierge, situé sur le bas côté est, lui, un bel exemple des autels polychrome du XIXe siècle : les bas reliefs sont la reproduction en plus petit de ceux de la cathédrale de Soissons réalisés par Viollet-le-Duc. Ces deux autels ont été restaurés en 2006 pour un coût de 23 601 euro [38].
Sur la place de l'église est érigé le monument départemental à la mémoire des victimes de la guerre d'Algérie et d'Indochine, inauguré en 2005.
En 1806, Napoléon Ier dote Saint-Lô d'un dépôt d'étalon par le décret impérial du 4 juillet 1806.[39] Dès son origine, le dépôt fut installé sur des bâtiments et terrains désaffecter de l'ancienne abbaye Sainte-Croix (3 ha d'abord loués puis possédés à partir du 22 septembre 1807). Le haras recruta alors des reproducteurs issus du Haras du Pin. En 1826, le dépôt de remonte militaire s'installe dans les locaux que le Haras lui cède ; la plupart des étalons quittent le haras pour fournir la cavalerie Le 28 mai 1874, la loi Boscher permet de surveiller les dotations des régiments et permet de doter le haras de plus de 230 chevaux. Le 28 juin 1881, le conseil municipal décide de transférer le haras au bord de la route de Bayeux.
Ainsi, les bâtiments actuels de haras datent de 1884 (pose de la première pierre le 11 juin 1884) et le transfert est fini trois ans plus tard. Lors de la première guerre mondiale, cinq juments sur six seront réquisitionnées, mais aucun étalon. Les palefreniers combattirent au front et des prisonniers allemands creusèrent un étang.
En 1939, le vieux haras hébergea l'effectif du Haras de Strasbourg (40 étalons et personnel) au moment de la percée allemande. Puis, en 1944, cinquante chevaux furent tués par les bombardements et d'autres étalons furent dérobés par les soldats allemands en fuite [40]. Le vieux haras fut détruit et réclamé par la ville ; ainsi, ne subsiste du bâtiment que le nom de la rue du Vieux Haras. Le nouveau haras fut reconstruit ; le général de Gaulle offrit au sultan du Maroc Bois de Rose, un pur-sang anglais stationnant depuis deux ans au haras. Puis le haras se développa progressivement dans le domaine de la reproduction, en investissant dans un centre d'insémination artificielle, un centre de congélation de semence et une unité de transfert d'embryon. Ainsi, la circonscription de Saint-Lô a la plus forte densité d'élevage des dépôts de France.
Remaniée en 1990, la place est toute en bitume noir éclairé par des spots au sol. La nuit elle ressemble à une piste d'aéroport.
On peut apercevoir en haut de la place la statue de la laitière [41]. Arthur Le Duc (1848 - 1918) présente en 1887 le plâtre d'une statue, une femme normande marquée par le travail difficile de la terre, sa kanne sur l'épaule. Quelques années plus tard, le bronze arrive à Saint-Lô. Il est posé sur un socle rond, entouré d'un bassin, sur la place des Beaux-Regards devant l'église Notre-Dame. Elle déménagea un peu plus loin lorsqu'on installa le Poilu de la grande guerre. Puis, elle fut déboulonée et fondu le 8 février 1942 par les Allemands pour construire des canons. En janvier 1984, André Leplanquais, un commercant saint-lois, souhaita créer une nouvelle réplique de cette statue. Une collecte de fond suscita des dons importants de la part des habitants. Une fois l'argent réuni, le sculpteur Louis Derbré refaçonna la statue d'après des plans originaux. Plusieurs fois déplacée, on peut la retrouver près des escaliers de la place. Le socle et le bassin en granit sont d'origine.
Juste à coté se trouve la porte de la prison, vestiges des bombardements de 1944. Une urne contenant des cendres de déportés est placée au pied de la porte. Mémorial en l'honneur des victimes de la répression nazie, elle est devenu le monument départemental de la Résistance.
On peut également observer sur la place le beffroi qui semble jaillir du c'ur de la cité. Construit en 1954, on y faisait autrefois sécher les tuyaux des pompiers. Rénové en 1990, il est le symbole de la reconstruction de la ville. Une girouette en forme de Licorne et une table d'orientation se trouvent au sommet duquel on peut admirer toute la région. Auparavant ouvert au public par l'office de tourisme, son accès est désormais interdit.
Situé au bord de la Vire, le château appartient aux descendants du mémorialiste saint-lois du XVIIe siècle Luc Duchemin. La chapelle Sainte-Pernelle est l''uvre d'un seigneur de la Vaucelle Jean Boucart, confesseur de Louis XI et fondateur de la bibliothèque paroissiale de Saint-Lô qui fut pour l'époque la deuxième bibliothèque de Normandie par son importance.
Trois rois résidèrent à la Vaucelle : Édouard III en 1346, au début de la guerre de Cent Ans car le roi trouvait la ville non sûre, François Ier lors de sa visite en 1532 et Charles IX.
Construit par l'architecte Eugène Leseney, le Centre culturel Jean Lurçat est situé sur la place du champ de mars, en face de l'église Sainte-Croix.
Il abrite depuis 1989 le musée des Beaux-Arts où l'on retrouve les collections de la ville : des écrits et croquis de Jean Follain, toiles de Corot, Guillaume Fouace, Eugène Boudin. Sont exposés également la tenture des Amours de Gombault et Macé (XVIe), composée de huit tapisseries provenant des Ateliers de Bruges.[42]
La ferme de Boisjugan est une ferme du XVIIe siècle qui fut en activité jusqu'en 1970.
Convertie en musée, elle retrace l'histoire et l'ethnographie de l'agriculture dans le bocage normand depuis le XVIIIe en présentant les pratiques agricoles, l'élevage du cheval et de la vache. Les lieux typiques y sont reconstruits (atelier, écurie, étable, beurrerie).[43]
La chapelle Madeleine est située juste à côté du haras national, sur la route de Bayeux. Elle est le vestige d'une ancienne léproserie du XIVe siècle. Elle fut classée monument historique en 1974 et fut restaurée entre 1988 et 1994.
Un mémorial est inauguré en mai 1995 en l'honneur des soldats des 29e et 35e qui ont libéré Saint-Lô en 1944. Des photos, des plaques commémoratives, des tableaux et des drapeaux y sont exposés.[44]
La commune est une ville fleurie ayant obtenu trois fleurs au concours des villes et villages fleuris[45].
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