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Information sur la ville de Saint-Dyé-sur-Loire
Saint-Dyé-sur-Loire est une commune française, située dans le département de Loir-et-Cher et la région Centre.
Situé sur la rive gauche de la Loire entre la Beauce et la Sologne, à 15 km au Sud-est de Blois, Saint Dyé est un petit village historique, des XVIe et XVIIe siècles, chargé d'histoire au travers de ses ruelles, ses vieilles maisons, ses puits, ses fortifications, son port fluvial qui accueillait les matériaux nécéssaires à la construction du château de Chambord.
Au Ve siècle, DEODAT et son compagnon BAUDEMER (ou BAUDEMAIRE) quittent le monastère de Chabris sur Cher pour mener une vie érémitique. Déodat s'installe au lieudit l'Ecuelle près de Saint Dyé, son compagnon se serait retiré dans une île en face de Saint Dyé. Diverses légendes entourent la vie de Déodat. Il aurait reçu la visite de Clovis qui lui aurait donné terre, or et argent pour l'aider dans sa tache de missionnaire.
L'ermite qui sa grotte pour fonder un petit couvent. Il meurt vers l'an 530. Une première chapelle est édifiée sur sa sépulture. Le sarcophage sera plus tard transporté dans une hypogée. Les pèlerins affluent et le bourg se développe. Puis les normands remontent la Loire, détruisent le monastère dans la seconde moitié du IXe siècle. C'est dans le dernier quart de ce siècle que se reconstruit le monastère et une nouvelle église plus vaste que l'ancienne.
C'est vers la même époque que les reliques de Baudemir (ou Baudemaire ou Baudemer) sont transférées auprès de celle de Saint Dyé.
Au XIe siècle, le monastère de Saint Dyé devient prieuré de l'abbaye de Pontlevoy, mais il conserve son pèlerinage. L'église est alors érigée en paroisse. Les fouilles réalisées en 1962-1963 ont permis de reconnaître le martyrium, le tombeau de Saint Bomer et l'abside de l'église caroligienne. L'on reviendra plus loin sur l'histoire de l'église. Le bourg se développe. Dès le XIIIe siècle, il se protège en s'entourant de murs et de tours de défense qui lui seront fort utiles pendant la guerre de Cent Ans. Les ponts sont coupés à Muides, le ravitaillement des Orléanais assiégés se fait jusqu'à Saint Dyé qui ne tarde pas à connaître l'occupation anglaise. A la fin du XVe siècle, Louis XI, fervent amateur de pèlerinage, va jusqu'à Saint Dyé après Cléry. Il offre une chasse pour abriter les reliques exhumées de Saint Dyé. Etape sur la route de Tours à Orléans, la ville est traversée par les convois funèbres de Louis XI, Charles VIII et Anne de Bretagne.
Les personnages illustres ne traversent certes pas tous Saint Dyé « les pieds les premiers ». François Ier vient à Saint Dyé en juin 1523. D'Artagnan raconte dans sa mémoire les mésaventures qui lui sont arrivées dans cette ville de Saint Dyé. La légende locale dit qu'il fut enfermé dans la chambre des bedeaux (ancienne sacristie). C'est à tort qu'Alexandre Dumas situera ces épisodes plus tard à Meung sur Loire.
Le 23 août 1653, La Fontaine prend gîte à Saint Dyé. Madame de Sévigné, descendant la Loire, y fait halte. Au XVIIIe siècle, Stanislas Leczinski, fuyant les marais malsains de Chambord, habite Saint Dyé en 1727 avant de prendre gîte à Ménars. Le Maréchal de Saxe installe ici un hôpital militaire, mais aussi une maison où il passait des moments fort galants et dépourvus de tous soucis de pèlerinage. Saint Dyé, ville de pèlerinage, ville fortifiée, devient un port qui prendra de l'importance avec la construction de Chambord. Une grande partie des pierres destinées à la construction du château, passe en effet par le port de Saint Dyé.
Nombreux sont ceux qui, 'uvrant à la « grande entreprise », logent à Saint Dyé où existe une hostellerie relativement importante. La prospérité dura jusqu'au 1er juin 1773. A cette date fut ouverte sur la rive droite la route de Paris vers l'Espagne. Saint Dyé ne se remettra pas de ce coup fatal. A la veille de la révolution, c'est une ville pauvre et morose. Elle aurait traversée la tourmente révolutionnaire de la même façon que les bourgs environnants, si l'arrivée d'une nouveau curé le 15 mai 1791, n'avait apporté à ce moment-là , une certaine originalité. Ce génovéfain abandonna son nom de LEROY, peut compatible avec sa qualité de curé constitutionnel, par celui de LERAY.
Le citoyen curé Leray, est peut-être plus ardent patriote que son évêque Grégoire. En 1793, l'église devient le temple de la divine raison ; l'on supprime alors dans le ch'ur une Descente de Croix pour placer une profession de foi peu conforme à l'époque et sur laquelle on peut lire :
« Liberté, égalité et indivisibilité de la république française ou la mort ».
D'autres inscriptions de la même veine ont disparu de l'église. Le XIXe siècle ne redonnera pas à Saint Dyé son lustre d'antan. Fin XVIIIe siècle, l'industrie du coton à domicile permet de maintenir la population. Au 1er janvier 1779, la manufacture emploie 2100 ouvriers. On y fabrique des couvertures mais aussi des étoffes de coton « unies et cannelées » qui jouissent d'une grande renommée. Cette industrie décline au XIXe siècle. En 1815, la manufacture ne compte plus que 50 à 60 personnes. Elle ferme en 1875.
Dès lors, Saint Dyé devient un village que l'on pourrait qualifier de tranquille si sa rue principale n'était troublée par la circulation de la départementale 951. De 1782 à 1962, la ville est passée de 1600 à 511 habitants. L'église correspond maintenant à une commune d'une autre échelle.
L'église de Saint-Dyé-sur-Loire, classée monument historique depuis le 2 Avril 1931, domine le vieux bourg. L'église actuelle a été érigée aux XVème et XVIème siècles.
Son histoire A la fin du Vème siècle, un moine, Déodat ou Dié, vint vivre en ermite au bord de la Loire avec un diacre, Beaudemire. Déodat vécut dans une grotte au chevet de l'église et son compagnon sur une île de la Loire. Clovis vint le consulter, lui donna des terres et de l'argent avec lequel il construisit un monastère. A sa mort, on élève une petite église pour abriter son tombeau. Les Normands dévastèrent cet ensemble vers 860. Sous Charles le Chauve, une église fut reconstruite. Les bases de cet édifice carolingien furent utilisées pour construire au XVème siècle une nouvelle église, remaniée durant le XVIème siècle.
A l'extérieur Le portail en tiers point est séparé en deux par un pilier formant une croix et décoré de niches. Au-dessus, on remarque les amorces d'une tribune à balustrades soudées aux contreforts qui encadrent la façade. La galerie n'existe plus. Les murs nord et sud présentent à intervalles réguliers des contreforts, deux d'entres eux portent une gargouille.
A l'intérieur - le sarcophage de Saint-Dié en grès rose d'Anjou. Son tombeau a d'abord été conservé dans la grotte, avant d'être glissé dans le ch'ur de la première église. Emplacement qu'il conserve encore aujourd'hui. L'église fut pendant longtemps un lieu de pèlerinage sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle. On octroyait à « l'anneau de Saint-Dié » la guérison des maux oculaires. - le tombeau de Saint-Beaudemire est indiqué dans la Chapelle de Saint-André par une plaque. - la Chapelle de la Sainte-Vierge (dans le transept nord) et la Chapelle de Saint-André (dans le transept sud). - le maître-autel de 1877 est en pierre de Chauvigny avec des incrustations de marbres italiens sur le devant et 2 scènes sculptées relatant l'entrevue de Dié et de Clovis sur le côté opposé. - le retable du XVIIème siècle présente un décor néo-grecque avec colonnes, corniche, architrave' - les marmousets, petites figures symboliques du XVIème siècle, qui racontent les principaux évènements de la vie de Saint-Dié. - une inscription révolutionnaire de 1793, dans l'abside, derrière un tableau.
Etape sur la route de Tours à Orléans, la ville est traversée par les convois funèbres de Louis XI, Charles VIII et Anne de Bretagne. Les personnages illustres ne traversent certes pas tous Saint Dyé « les pieds les premiers ». François Ier vient à Saint Dyé en juin 1523. D'Artagnan raconte dans sa mémoire les mésaventures qui lui sont arrivées dans cette ville de Saint Dyé. La légende locale dit qu'il fut enfermé dans la chambre des bedeaux (ancienne sacristie). C'est à tort qu'Alexandre Dumas situera ces épisodes plus tard à Meung sur Loire.
Le 23 août 1653, La Fontaine prend gîte à Saint Dyé. Madame de Sévigné, descendant la Loire, y fait halte. Au XVIIIe siècle, Stanislas Leczinski, fuyant les marais malsains de Chambord, habite Saint Dyé en 1727 avant de prendre gîte à Ménars. Le Maréchal de Saxe installe ici un hôpital militaire, mais aussi une maison où il passait des moments fort galants et dépourvus de tous soucis de pèlerinage. Saint Dyé, ville de pèlerinage, ville fortifiée, devient un port qui prendra de l'importance avec la construction de Chambord. Une grande partie des pierres destinées à la construction du château, passe en effet par le port de Saint Dyé. On parle aussi de visites de Molière et de Jeanne d'Arc qui y fit un passage durant sa remontée de la Loire sur la route qui partait de Chinon et qui devait la mener vers la victoire d'Orleans contre l'ennemi Anglais.
Maison de la Loire et du Loir-et-cher: Inaugurée en 1987 et installée dans un ancien relais de poste du XVIIème siècle, la Maison de la Loire du Loir et Cher est une association de loi 1901.
Agréée « Association de Protection de la Nature et de l'Environnement », elle propose des actions de découverte et de sensibilisation contribuant à une meilleure connaissance du fleuve Loire, de son patrimoine et de son environnement : - à l'attention des enfants : animations pour les scolaires, pour les Centres de Loisirs, et organisation de stages pendant les vacances scolaires, - à l'attention des locaux, familles, touristes : des sorties naturalistes, des visites guidées, des conférences etc.Véritable lieu d'informations, la Maison de la Loire du Loir et Cher offre aussi différents espaces d'expositions : - des expositions permanentes sur la marine de Loire, le commerce fluvial, les bateaux, les ports, ou la pêche en Loire, - des expositions temporaires pour connaître l'environnement ligérien.
Origine du texte :Wikipédia Licence publiée sous licence GNU FDL La liste des auteurs est disponible sur cette page. La version originale est disponible sur cette page.
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