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 Information sur la ville de Paris

Paris est une ville française, capitale de la France et le chef-lieu de la région d'Île-de-France. Cette ville est construite sur une boucle de la Seine, au centre du bassin parisien, entre les confluents de la Marne et de la Seine en amont, et de l'Oise et de la Seine en aval. Ses habitants sont appelés les Parisiens.

La position de Paris à un carrefour entre les itinéraires commerciaux terrestres et fluviaux au c'ur d'une riche région agricole en a fait une des principales villes de France au cours du Xe siècle, avec des palais royaux, de riches abbayes et une cathédrale ; au cours du XIIe siècle Paris est devenu un des premiers centres en Europe pour l'enseignement et les arts.

Connue dans le monde entier pour ses monuments et sa vie artistique et culturelle, Paris est aussi une ville importante dans l'histoire mondiale, un centre politique et économique majeur, son animation et ses grands musées en faisant une attraction pour plus de 30 millions de visiteurs étrangers par an [1], ainsi qu'un point de convergence pour les transports internationaux. Paris est souvent considérée, avec Londres, comme la capitale mondiale de la mode et du luxe.

En 2005, la population de la ville de Paris était de 2 153 600 habitants d'après l'estimation de l'Insee[2] au sein de ses limites administratives. Néanmoins, la ville s'est largement agrandie au-delà de ses frontières au cours du XXe siècle. Son aire urbaine, qui inclut l'agglomération et la couronne périurbaine, comprenait 11,1 millions d'habitants en 1999[3].

L'agglomération parisienne est, avec celle de Moscou et de Londres, une des plus importantes d'Europe. En nombre d'habitants, elle est aujourd'hui très largement dépassée par des mégalopoles asiatiques ou latino-américaines.

La devise de Paris est « Fluctuat nec mergitur » (« Il est battu par les flots sans être submergé »). Elle évoque le Scilicet, navire également représenté sur le blason de la ville et symbole de la puissante corporation des Nautes ou des Marchands de l'eau, gérante de la municipalité au Moyen Âge.

La patronne de la ville est sainte Geneviève, qui aurait écarté Attila et les Huns de la ville au Ve siècle par ses prières. Sa châsse se trouve aujourd'hui à l'église Saint-Étienne-du-Mont.

On peut également consulter des cartes anciennes de Paris sur le site Gallica [1].

Paris tire son nom du peuple gaulois des Parisii (un Parisius, des Parisii). Le mot Paris est en fait la transformation, avec le temps, du latin Civitas Parisiorum (la Cité des Parisii), désignation qui l'a emporté sur Lutetia (Lutèce). Paris a aussi donné son nom aux alentours, le Parisis, qu'on retrouve dans le nom des villes de Cormeilles-en-Parisis et de Fontenay-en-Parisis.

L'origine du nom des Parisii n'est pas connue avec certitude. Il pourrait dériver du mot gaulois kwar (carrière), par référence aux nombreuses carrières de la région parisienne.

Le site de Paris est occupé par l'homme depuis au moins 40 000 ans, comme en témoignent les outils en pierre taillée retrouvés hors contexte lors des différents travaux de terrassement en bord de Seine.

Les plus spectaculaires découvertes archéologiques in situ ont été faites dans le 12e arrondissement, où ont été mis au jour en 1991 les vestiges parmi les plus anciens de l'occupation humaine permanente sur le territoire de Paris. Les fouilles sur la ZAC de Bercy, ont permis la découverte des traces d'un village de la période chasséenne (entre 4000 et 3800 av. J.-C.), établi sur la rive gauche de l'ancien bras de la Seine, dévoilant un mobilier archéologique exceptionnel : plusieurs grandes pirogues de bois, poteries, arcs et flèches, outils en os et en pierre.

D'autres découvertes ont été faites entre le 14e arrondissement, et le 13e arrondissement, où on a trouvé des aqueducs.

Le flou le plus total existe entre cette occupation préhistorique du site et la période gallo-romaine. Seule certitude, et encore, les Parisii, peuple gaulois, étaient les maîtres des lieux quand les troupes de César sillonnèrent le pays. Certains évoquent des dates entre -250 et -200 pour la fondation du Paris des Parisii, sans grands arguments à faire valoir. En 52 av. J.-C., lorsque Labienus, lieutenant de Jules César, prit Paris, elle était appelée Lutetia (traduit plus tard en français par Lutèce) par les Romains. Le rôle de capitale de la Gaule était alors dévolu à Lugdunum (Lyon). On ne connaît pas aujourd'hui avec certitude l'emplacement de la cité gauloise. On a longtemps pensé qu'elle se trouvait dans l'île de la Cité mais cette hypothèse est aujourd'hui très discutée (cette dernière ayant été complètement fouillée lors du chantier du métro). La cité gauloise a très bien pu se situer dans l'île Saint-Louis ou dans une autre île aujourd'hui rattachée à la rive gauche et qui se trouvait en face de l'île Saint-Louis (delta formé par l'embouchure de la Bièvre). Une hypothèse très discutée actuellement est de placer le village gaulois d'origine non loin du mont Valérien à Saint-Cloud.

La cité romaine a été construite au Ier siècle av. J.-C. sur la rive gauche. On pense qu'elle s'étendait approximativement du boulevard Saint-Germain au Val-de-Grâce et de la rue Descartes au jardin du Luxembourg. Lutèce était construite autour de la rue Saint-Jacques (qui en était le cardo) selon un plan organisé en rues perpendiculaires. Le centre de la ville est fixé par les architectes romains au niveau actuel des 172 et 174 de la rue Saint-Jacques. Le forum s'étendait de la rue Saint-Jacques au boulevard Saint-Michel et de la rue Cujas à la rue Malebranche. Des thermes étaient construits à l'angle du boulevard Saint-Germain et du boulevard Saint-Michel, ainsi qu'à proximité de l'actuel Collège de France, à l'angle de la rue des Écoles et de la rue Jean-de-Beauvais. Un théâtre se trouvait à l'angle de la rue de l'École de médecine et du boulevard Saint-Michel, à l'emplacement actuel de la rue Racine. À l'est de la ville, une rivière aujourd'hui canalisée, la Bièvre, contournait la montagne Sainte-Geneviève en passant au niveau du Jardin des Plantes. La rivière traversait à cette époque le 13e arrondissement pour se jeter dans la Seine au niveau de l'île de la Cité et de l'île Saint-Louis. Les Arènes de Lutèce étaient construites à l'est de la ville, à proximité de la Bièvre. Un cimetière (la nécropole Saint-Jacques) est implanté au sud de la ville, à l'emplacement de l'abbaye de Port-Royal.

Paris prend son nom actuel au IVe siècle et Clovis, Mérovingien et roi des Francs, s'y établit pour en faire sa capitale en 508, suite à sa victoire sur les Romains. Dès le VIe siècle, on note la présence d'un lieu de culte implanté sur la rive droite : l'église Saint-Gervais (aujourd'hui située derrière l'Hôtel de ville). Au IXe siècle, des enceintes furent édifiées sur la rive droite pour protéger les paroisses de Saint-Gervais et Saint-Germain-l'Auxerrois (aujourd'hui situées près du Louvre). L'enceinte de Saint-Gervais devait se situer approximativement au niveau des rues des Barres, de Rivoli, et de la Tacherie. La rive gauche fut entièrement détruite par les Normands en 885.

Quand la couronne échut aux Capétiens, en 987, Paris était une des deux grandes villes de leur domaine personnel (avec Orléans). Leur ancêtre Eudes s'illustra en la défendant face aux Vikings. Hugues Capet fixa sa résidence dans l'Île de la Cité.

Les premières agglomérations de la rive droite datent du XIe siècle. Il s'agit alors de Saint-Martin-des-Champs (aujourd'hui rue Réaumur), Saint-Germain-l'Auxerrois, et Saint-Gervais. Les rois se fixèrent progressivement à Paris à partir de Louis VI (1108-1137), et plus encore de Philippe Auguste (1179-1223). La cour s'y fixant, Paris devint bientôt définitivement la capitale du royaume. La rive gauche de la ville ne fut véritablement reconstruite qu'au XIIe siècle. À la même époque, la rive droite était constituée de quatre quartiers : le quartier de Grève (Saint-Gervais), le Châtelet, les Halles et Saint-Germain-l'Auxerrois. Le quartier de Grève s'étendait alors jusqu'à l'église Saint-Merri.

L'enceinte construite par Philippe-Auguste allait de la rue Étienne-Marcel à la rue de l'Estrapade, et du Louvre aux Fossés-Saint-Bernard. Par la suite, Paris s'étendit surtout sur la rive droite. Au XIVe siècle, l'enceinte de Charles V (1371-1380) englobait l'ensemble des 3e et 4e arrondissements et s'étend du Pont Royal à la Porte Saint-Denis (emplacement de l'actuelle rue d'Aboukir).

À la fin du XVIe siècle et au début du XVIIe siècle, Henri IV, qui selon la légende trouvait que « Paris vaut bien une messe », construisit les premiers ensembles architecturaux modernes avec la place des Vosges et hors du périmètre d'alors de la ville, l'hôpital Saint-Louis. Son successeur, Louis XIII, étendit l'enceinte de Charles V sur la rive droite pour englober l'équivalent des quatre premiers arrondissements. Louis XIV, quant à lui, détruisit cette enceinte pour construire sur son emplacement les premiers grands boulevards. Au XVIIIe siècle, l'enceinte des Fermiers généraux « mura » les onze premiers arrondissements actuels. La ville construite ne s'étendait pourtant alors que sur la superficie couverte aujourd'hui par les six premiers arrondissements, le jardin du Luxembourg marquant la frontière de la ville.

C'est à Paris, à l'endroit où la rue Saint-Antoine rejoint l'actuelle place de la Bastille, que débuta la Révolution française le 14 juillet 1789, avec le soulèvement des ébénistes du faubourg Saint-Antoine et la prise de la Bastille. La Commune de Paris joua alors un rôle de radicalisation. Les policiers de Paris, sous l'autorité de la Mairie, s'employèrent sous la Terreur à incarcérer tout ce que la ville comptait encore de nobles, de riches bourgeois, de prêtres et d'intellectuels en général. C'est pourquoi le maire de Paris est aujourd'hui le seul de France à être privé de tout pouvoir de police.

Napoléon, après avoir longuement hésité entre Lyon et Paris (Lyon, capitale des Gaules, face à Paris et sa « populace »), décide d'y établir la capitale de son Empire, non sans réticences. Il en fait la capitale de l'Europe, devant Rome, deuxième ville de l'Empire, et Amsterdam, troisième.

Sous la monarchie de Juillet, la ville accélère son rythme de croissance pour atteindre le mur des Fermiers Généraux.

Avec Georges Eugène Haussmann et le Second Empire, Paris s'engagea, sur le modèle de Londres, dans de gigantesques travaux de modernisation. Cette transformation développa le réseau des égouts et donna à Paris de larges avenues palliant les problèmes importants de circulation ainsi que de somptueux monuments tels que l'Opéra Garnier, le Louvre tel que nous le connaissons actuellement et le Palais des Tuileries, enfin de nombreux parcs et jardins (Monceau, Buttes-Chaumont, Montsouris). Le Paris d'aujourd'hui est donc avant tout celui de Napoléon III et d'Haussmann.

Le 1er janvier 1860, onze communes périphériques furent entièrement annexées et d'autres perdirent une partie de leur territoire au profit de Paris (voir Arrondissements de Paris et Anciennes communes de Paris). La capitale française passa de douze à vingt arrondissements et de 3 288 à 7 088 hectares.

Du 26 mars au 22 mai 1871, Paris fut le siège d'un pouvoir insurrectionnel : la Commune de Paris qui s'opposait au Gouvernement provisoire de Versailles, conduit par Adolphe Thiers. C'est à cette époque qu'est construite la dernière enceinte de Paris, sur l'emplacement actuel du boulevard périphérique.

Au XIXe et XXe siècles, Paris a accueilli de nombreuses expositions universelles qui toutes laissèrent leurs marques dans la capitale. La tour Eiffel fut construite pour celle de 1889 (centenaire de la Révolution française, le métropolitain, métro parisien fut inauguré à l'occasion de celle de 1900 ainsi que le Grand Palais et le Petit Palais et le pont Alexandre-III, celle de 1937, le palais de Chaillot.

En 1910, une crue de la Seine provoqua l'une des plus graves inondations de Paris.

Les Années folles (1920-1930) furent l'apogée de l'influence culturelle de Paris dans le monde. C'est en effet à cette époque que la ville lumière héberge les artistes tel que Picasso, Matisse, Braque ou Fernand Léger.

L'armée allemande occupa Paris pendant la Seconde Guerre mondiale, de 1940 à 1944. À l'approche des troupes alliées arrivant de Normandie, une rébellion éclata le 19 août 1944. Le 25 août, à l'arrivée de la deuxième division blindée du général Leclerc, le commandant de la garnison, le général Dietrich von Choltitz, capitula sans exécuter les ordres de Hitler qui lui enjoignaient de détruire la ville, sur l'intervention de Pierre Taittinger. Seul le central téléphonique militaire de la rue Saint-Armand fut détruit.

En 1956, Paris se lia à Rome dans un jumelage exclusif.

En mai 1968, les étudiants parisiens furent les premiers à déclencher des émeutes dans le quartier latin. Un Comité pour le maintien des occupations (CMDO) fut créé à la Sorbonne à l'initiative de l'Internationale situationniste.

En 1976, l'État accorde pour la première fois une municipalité autonome à la capitale. Jacques Chirac est alors élu maire de Paris. Devenu président de la République, il est remplacé en 1995 par Jean Tiberi auquel succède Bertrand Delanoë en 2001. Bertrand Delanoë se démarque surtout de ses prédécesseurs par sa volonté affichée de réduire la place de l'automobile dans la capitale au profit des transports en commun (avec des voies de bus en site propre) et des taxis.

Paris a organisé les Jeux Olympiques en 1900 et en 1924. Elle a été candidate malheureuse à l'organisation des Jeux d'été de 1992, 2008 et 2012 (Paris 2012)), finalement revenus à Barcelone, Pékin et Londres respectivement.

La Défense, qui ne fait pas partie de Paris mais du département 92 (Hauts-de-Seine), est le premier quartier d'affaires en Europe avec 3 millions de m² de bureaux, 1 500 entreprises dont 14 des 20 premières entreprises nationales et 15 des 50 multinationales. Elle compte 150 000 salariés et 20 000 habitants ainsi que plus de 110 000 m² de commerces dans le centre commercial des Quatre Temps (plus de 200 boutiques, cinémas, restaurants')

Au sens de la CCIP[4], le pôle Paris-La Défense comprend Puteaux, Courbevoie, Nanterre, Colombes, La Garenne-Colombes, Levallois, Neuilly, Suresnes, Rueil-Malmaison, et les arrondissements 1, 2, 8, 9, 16 et 17 de Paris.

En décembre 2005, l'organisme qui gère actuellement la Défense (l'EPAD) annonça le projet de relance de la Défense pour 2015, avec notamment « un geste architectural fort » : une tour de 400 mètres de haut faisant l'objet d'un grand concours international. Le projet comprend aussi de nouveaux gratte-ciels compris entre 200 et 350 mètres, soit au total 850 000 m² de bureaux dont 500 000 neufs et 350 000 m² de bureaux reconstruits.

Le projet prévoit aussi la création d'une salle de spectacle de plus de 5 000 places, et de nouveaux transports en commun avec le prolongement de Éole jusqu'à La Défense que l'EPAD pourrait financer en grande partie.

Selon les estimations de l'Insee, la population de la ville de Paris est de 2 142 800 habitants[2] au 1er janvier 2004 (troisième ville de l'Union européenne), pour une superficie de 10 540 hectares, soit une densité de 20 408 habitants par km². En 1999, l'agglomération définie par l'Insee comprend 396 communes et totalise 9 644 507 habitants[5]. Toujours en 1999, son aire urbaine, incluant des communes situées dans une zone d'influence forte de la capitale, atteint 11 174 743 habitants[3], ce qui en fait la 23e aire urbaine du monde.

Vers 1800, Paris comptait déjà environ 500 000 habitants. Au cours du XIXe siècle, sa population augmenta considérablement grâce à l'arrivée massive d'habitants de toutes les régions de France : c'est l'exode rural. Elle dépasse le million d'habitants dès les années 1840. Le 16 juin 1859, une loi annexa à Paris plusieurs communes voisines, étendant ainsi les limites de la commune jusqu'à la ligne de fortifications qui entoure la ville et ses faubourgs. Furent ainsi rattachées à Paris les communes de Belleville, Grenelle, Vaugirard et La Villette dans leur totalité, d'Auteuil, Les Batignolles-Monceau, Bercy, La Chapelle-Saint-Denis, Charonne, Montmartre et Passy en majeure partie (les parties de ces communes situées à l'extérieur des fortifications étant rattachées aux communes voisines), ainsi que des quartiers d'Aubervilliers, Bagnolet, Gentilly, Issy, Ivry, Montrouge, Neuilly, Pantin, Le Pré-Saint-Gervais, Saint-Mandé, Saint-Ouen et Vanves. Cette loi prend effet le 1er janvier 1860, et marque la continuité d'une série de grands travaux, dirigés par Haussmann - préfet de la Seine de 1853 à 1870 -, pour moderniser la ville et reconstruire les quartiers les plus insalubres (par exemple l'actuel 8e arrondissement, qui était alors le plus délabré de la ville, et qui devint l'un des quartiers les plus huppés). Le quartier Montparnasse connut une vie culturelle intense durant la Belle Époque.

L'annexion des faubourgs apporta à Paris près de 500 000 nouveaux habitants, et la croissance continua de façon ininterrompue jusqu'au début du XXe siècle. À la veille de la Première Guerre mondiale, Paris avait près de 2 900 000 habitants. Dans les décennies suivantes, en raison de la régression démographique, très touchée par les deux guerres mondiales et par une forte chute de la natalité (inférieure à la mortalité dès 1935), et aussi parce que la ville surpeuplée n'a plus la place pour accueillir de nouveaux habitants, la population stagna puis baisse légèrement. Cette stagnation masquait en réalité le début d'une importante dédensification. Les arrondissements centraux, où les densités de population atteignaient 80 000 habitants par km² à la fin du XIXe siècle, commencèrent à se dépeupler au profit des arrondissements périphériques. Dans le même temps, la banlieue commença à s'étendre et à se densifier de plus en plus rapidement, poursuivant la croissance de l'agglomération qui ne pouvait plus se faire au centre.

Après la Seconde Guerre mondiale, la population tomba à 2 725 374 habitants (recensement de 1946). Elle connaît une nouvelle reprise (2 850 189 habitants en 1954) grâce à la croissance économique et démographique propre à toute la France. Cependant, dès la fin des années 1950, le phénomène de saturation se manifeste à nouveau. Paris surpeuplée recommença à se vider à partir du centre vers la périphérie. De nombreux programmes immobiliers transforment des appartements en bureaux, contribuant à cette baisse de la population, qui est particulièrement rapide dans les années 1960 et 1970. La population passe de 2 790 091 en 1962 à 2 299 830 en 1975. La baisse, ininterrompue, s'est cependant fortement ralentie depuis 1980 environ, et les prévisions qui annonçaient moins de deux millions d'habitants n'ont pas été vérifiées. Les estimations de l'Insee pour le 1er janvier 2004 donnent pour la première fois depuis un demi-siècle un accroissement de la population de Paris intra-muros, conformément à une tendance au repeuplement du centre observé déjà dans d'autres métropoles, comme Londres et New York.

Les recensements français, de par la loi, ne posent aucune question concernant l'appartenance ethnique ou religieuse, mais recueillent des informations au sujet du pays natal. Il est ainsi possible de déterminer que la zone métropolitaine de Paris est une des plus multiculturelle en Europe : au recensement de 1999, 19.4% de sa population totale étaient née à l'extérieur de la France métropolitaine [6]. Selon ce même recensement, 4.2% de la population de la zone métropolitaine de Paris étaient des immigrés récents (c'est-à-dire les gens qui ont émigré en France entre les recensements de 1990 et 1999), dans leur majorité de Chine et du continent Africain [7].

La première vague de migration internationale vers Paris a commencé dès 1820 avec l'arrivée des paysans allemands fuyant la crise agricole. Plusieurs vagues d'immigration ont ensuite suivi sans interruption jusqu'à nos jours : Italiens et juifs d'Europe centrale pendant le XIXe siècle ; Russes après la révolution de 1917 ; habitants des colonies pendant la Première Guerre mondiale et plus tard ; Polonais entre les deux guerres mondiales ; Espagnols, Portugais et Africains du Nord des années 1950 aux années 1970 ; Juifs séfarades après l'indépendance des pays d'Afrique du Nord ; Africains et Asiatiques depuis lors [8].

Les données concernant l'Antiquité et le Haut Moyen Âge sont insuffisantes (de quelques milliers à quelques dizaines de milliers d'habitants).

Pour des données sur l'agglomération et l'aire urbaine de Paris, se reporter à l'article sur l'agglomération parisienne.

Depuis la loi du 10 juillet 1964 sur la réorganisation de la région parisienne, entrée complètement en vigueur le 1er janvier 1968, la ville de Paris est à la fois un département et une commune. Auparavant - depuis 1790 -, Paris était le chef-lieu du département de la Seine.

Contrairement aux autres métropoles françaises, il n'existe pas d'intercommunalité entre Paris et sa banlieue. Il faut en effet préciser que le territoire de la Ville de Paris ne couvre que le centre de la métropole, contrairement aux autres grandes métropoles internationales.

Le département de la Ville de Paris n'a pas d'autre subdivision que la seule commune qui le compose. La commune est divisée en 20 arrondissements municipaux, créés lors de sa dernière extension territoriale, en 1860, en remplacement des 12 arrondissements qui existaient auparavant - depuis le 11 octobre 1795.

Le statut de la ville a changé plusieurs fois :

Les élections municipales se déroulent par arrondissement. Chaque arrondissement élit ses conseillers d'arrondissement (517 au total), dont une partie devient ensuite conseillers de Paris. Les conseils d'arrondissement élisent les maires d'arrondissement une semaine après le scrutin.

Le conseil de Paris ayant simultanément les attributions d'un conseil municipal (à la tête de la commune) et d'un conseil général (à la tête du département), il n'y a pas de cantons, et pas d'élections cantonales à Paris.

Cependant, dans des buts statistiques, en particulier dans les nomenclatures de l'Insee décrivant le découpage administratif de la France, les arrondissements de Paris sont souvent considérés comme des cantons.

Maires de Paris depuis 1977 :

Pour les maires plus anciens, voyez la Liste des maires de Paris.

Pour les présidents du conseil municipal, voyez la Liste des présidents du conseil municipal de Paris.

Nombre de conseillers élus par arrondissement :

À la différence de la plupart des principales régions urbaines de France telles que Lille et Lyon, il n'existe aucune entité intercommunale gérant la région urbaine de Paris, aucun conseil intercommunal ne traitant les problèmes du noyau urbain dense de la région dans son ensemble. La dichotomie opérée entre la ville de Paris et ses banlieues, et le rejet de longue date en périphérie des activités et populations peu désirables en centre-ville est en effet devenu un véritable problème contemporain, et est considéré comme étant pour beaucoup une des principales cause d'un malaise social telles que les émeutes de 2005 dans les banlieues.

Une résultante directe de ces événements a été des propositions pour qu'une structure métropolitaine plus efficace recouvant la ville de Paris et certaines de ses banlieues soit enfin mise en 'uvre, partant d'une idée socialiste d'une « conférence métropolitaine » ou à l'idée de la droite d'un « Grand Paris » plus intégré.

Au c'ur du bassin parisien, vaste plaine sédimentaire, Paris est implantée sur la Seine, où se situent deux îles qui constituent le c'ur historique de la ville :

De là, la ville s'étend sur les deux rives du fleuve : Paris intra muros, délimité en 1860 par les fortifications, est aujourd'hui séparé de la banlieue par le boulevard périphérique, une voie rapide urbaine circulaire d'une longueur de 35 km. Les accès routiers à la ville se font par les portes de Paris ou indirectement par les autoroutes et routes nationales qui rejoignent le boulevard périphérique.

À l'extérieur de cette limite, Paris s'étend également sur des extensions accueillant l'héliport (15e arrondissement) et surtout deux grands espaces boisés, aménagés par Haussmann sur des communes voisines avant d'être rattachés à Paris (dans leur totalité depuis 1929) :

La ville est traversée par la Seine qui forme un arc de cercle, entrant dans la ville par le sud-est, remontant vers le centre, puis redescendant pour sortir au sud-ouest. De ce fait, la rive droite (partie de la ville située au nord du fleuve), est environ deux fois plus étendue que la rive gauche (partie située au sud).

Plus de trente ponts permettent de franchir la Seine dans Paris (Liste des ponts de Paris).

De part et d'autre du fleuve, plusieurs reliefs forment de petites collines :

Les autres cours d'eau qui traversent la ville sont :

Le point zéro des routes de France, point de repère situé devant Notre-Dame de Paris et matérialisé sur une dalle, a les coordonnées géographiques 48,85341°N, 2,34880°E (sur l'ellipsoïde WGS84), soit (0452230,5411365) dans le système de repérage UTM fuseau 31.

Paris a un climat de type océanique dégradé : l'influence océanique est prépondérante se traduisant par des étés relativement frais (18°C en moyenne), des hivers doux (6°C en moyenne) avec des pluies fréquentes en toute saison et un temps changeant, mais avec des pluies plus faibles (641 mm) que sur les côtes et quelques pointes de température au c'ur de l'hiver ou de l'été.

L'ensoleillement est d'environ 1 800 heures par an (1 595 heures dans les monts d'Arrée, 2 917 heures à Toulon). Le nombre de jours de brouillard est faible : en moyenne il y en a 11 jours par an.

Le vent est généralement modéré (50 jours avec des rafales supérieures à 50 km/h). Il est souvent de secteur Ouest/Sud-Ouest.

Les 641 mm pluies sont réparties de manière très égale sur toute l'année puisque les valeurs extrêmes sont en février de 45,4 mm et en mai de 62 mm. Paris connait en moyenne 112 jours de pluie.

Les chutes de neige sont rares (16 jours par an en moyenne) ; la neige tient rarement plus d'une journée dans Paris intra-muros. Conséquence de l'urbanisation importante de l'agglomération, la température dans Paris peut-être de 4°C plus élevée que dans les banlieues les plus lointaines durant la nuit et au lever du soleil.

Paris est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris. Elle gère de nombreuses écoles de formation. D'après le classement du groupe immobilier Knight Frank et Citi Private Bank, Paris est la neuvième ville la plus chère du monde en ce qui concerne les prix de l'immobilier (12 600 euros par mètre carré dans les quartiers les plus chics)[9].

L'enseignement supérieur regroupe en Île de France 600 000 étudiants en 2004[10] dont environ 50 000 dans les écoles d'ingénieur et de commerce.

On retient symboliquement 1200 comme date de fondation de l'Université de Paris, lorsque le roi de France Philippe Auguste accorde un statut particulier à la corporation (maîtres et élèves), en l'affranchissant de la justice et de la police publiques, ses membres relevant de la justice ecclésiastique. L'Université vit essentiellement à cette époque sur la Rive Gauche de la Seine, autour de la Montagne Sainte-Geneviève, grâce à l'installation de collèges (résidences de maîtres et d'élèves où se déroule également l'essentiel de l'enseignement), organisés en faculté. Paris devient rapidement à l'époque l'un des premiers centres intellectuels d'Europe. Le quartier des érudits, encore surnommé quartier Latin, reste le siège de plusieurs universités et écoles, dont la prestigieuse Sorbonne, dont l'origine remonte à 1257.

L'Université de Paris est constituée au XIXe siècle siècle de 6 facultés : droit, médecine, pharmacie, littérature, théologie et science. Au XXe siècle siècle le nombre d'étudiants croît fortement : après la révolte des étudiants de Mai 1968, dont la Sorbonne est l'épicentre, l'Université de Paris est réorganisée en treize établissements autonomes (Paris-I à Paris-XIII), établis à Paris et dans la proche banlieue, chacun spécialisé dans un domaine relativement délimité : Paris-II pour le droit, Paris-V pour la médecine, Paris-VI et Paris-VII pour les sciences, etc. En 1991 trois autres facultés sont créées à Cergy-Pontoise - Évry, à Marne-la-Vallée et à Versailles ' Saint-Quentin-en-Yvelines. Ces réorganisations se traduisent aussi par un redéploiement dans les arrondissements périphériques ou en banlieue de facultés autrefois concentrées dans le centre de Paris.

L'enseignement supérieur est dispensé également par des écoles qui ne sont pas gérées par les Universités auxquelles on accède, pour les plus recherchées, par un concours après une ou deux années de préparation. Paris rassemble la plupart des grandes écoles qui dispensent les formations les plus recherchées, malgré une volonté de décentralisation (l'acte le plus symbolique dans ce domaine étant le déménagement de l'ENA à Strasbourg) et la montée en puissance de certaines écoles de commerce situées en Province.

Les Grandes Écoles de l'agglomération parisienne les plus connues sont :

Dans l'enseignement secondaire les lycées Louis-le-Grand, Henri-IV et le lycée international de Saint-Germain-en-Laye ont une envergure nationale voire internationale.

Paris dispose d'un système de transports à la mesure de la taille de l'agglomération et de son rôle de capitale de la France.

Le réseau de transports en commun de l'agglomération parisienne est particulièrement développé. Le métro est son représentant le plus emblématique. Durant les dernières décennies, la croissance de l'offre a porté sur l'amélioration de la desserte de la banlieue avec, entre autre, la création des RER. Aujourd'hui le STIF, qui assure la coordination et le financement des transports en commun en Île de France, investit dans la création d'un réseau de tramway et la mise en site propre des lignes de bus.

Le métro parisien est entré en exploitation en 1900 et comporte aujourd'hui 16 lignes. Il se caractérise par un gabarit relativement faible et une desserte de qualité (très fine) dans Paris - la distance entre stations est inférieure le plus souvent à 500 m - qui interdit en revanche son extension jusqu'aux banlieues éloignées. Aujourd'hui les aménagements portent sur des prolongements vers la proche banlieue : 5 prolongements représentant environ 10 km sont planifiés pour 2012[11]. Une ligne entièrement automatisée (14) est entrée en service en 1998.

Les 5 lignes de RER sont des lignes au gabarit ferroviaires desservant à la fois la banlieue et le centre de Paris. Elles ont été progressivement réalisées à partir des années 1970 en connectant des lignes de banlieue entre elles. La ligne de RER A détient le record mondial de passagers transportés.

Une quinzaine de lignes de chemin de fer de banlieue (transilien) aboutissent dans les grandes gares parisiennes en cul de sac (Gare du Nord, Gare Saint-Lazare, Gare de l'Est, Gare Montparnasse, Gare de Lyon) et viennent compléter la desserte lourde de la banlieue assurée par le RER.

Le développement des transports parisiens se heurte aujourd'hui à des problèmes de financement aigus liés au ralentissement de l'économie française, aux dettes contractées dans le cadre des travaux précédents et à l'alourdissement des procédures. Dans ce contexte le tramway est apparu comme un mode de transport idéal pour assurer la desserte transversale qui manque en banlieue (les lignes du Transilien étant plutôt radiales) : il nécessite des investissements relativement modérés et dispose d'une capacité intermédiaire entre le bus et les moyens de transport lourd (métro, trains). Deux lignes sont en exploitation (4 lignes fin 2006 avec les lignes T3 et T4) ; 5 nouvelles lignes ainsi que 6 prolongements sont planifiés ou en cours de construction, le tout représentant environ 75 km.

L'agglomération parisienne dispose d'un réseau de lignes de bus important gérés en partie par la RATP (Paris et proche banlieue), en partie par des sociétés de transporteurs regroupés au sein du groupement OPTILE.

¹L'exploitation des lignes A et B est partagée entre la SNCF et la RATP

Le réseau routier comporte environ 800 km d'autoroutes en Île-de-France. On distingue une dizaine de radiales : les principales étant l'Autoroute du Soleil (Dijon, Lyon, Marseille), du Nord (Lille), de Normandie (Rouen, Caen, Le Havre), de l'Est (Reims, Nancy, Strasbourg), et l'Aquitaine (Nantes, Bordeaux, Rennes) ainsi que des autoroutes concentriques : le périphérique entoure le Paris historique, l'A 86, la proche banlieue et la Francilienne en cours de bouclage est située à une dizaine de km plus à l'extérieur.

Paris dispose de 6 grandes gares de chemin de fer terminus assurant à la fois un trafic grandes lignes et banlieue. Chaque gare dessert à la fois une portion de la banlieue et est point de départ de grandes lignes vers la France et l'étranger. Le trafic grandes lignes (environ 50 millions de passagers en 2004 toutes gares confondues) s'est considérablement développé avec les TGV qui partent de la gare de Lyon, de la gare Montparnasse, de la gare du Nord et en 2007 de la gare de l'Est. La gare Saint-Lazare est la première gare pour le nombre de trains en partance (banlieue et grandes lignes) alors que la gare du Nord est la première pour le trafic.

Paris possède 3 aéroports qui ont accueilli en 2005 plus de 78 millions de passagers et 1,86 millions de tonnes de fret. Paris-le Bourget, historiquement le premier aéroport, trop proche du centre-ville est aujourd'hui réservé à l'aviation d'affaires. Orly créé après la dernière guerre est dédié au trafic intérieur épargné par les TGV et à la desserte de l'Europe du Sud et de l'Afrique du Nord (25 millions de passagers). L'aéroport Paris-Charles de Gaulle (54 millions passagers), le plus récent (1974), reçoit aujourd'hui l'essentiel du trafic international et du fret.

L'aéroport de Beauvais-Tillé (2 millions de passagers en 2005) qui est bien plus éloigné, est utilisé par les compagnies à bas coût desservant Paris.

Fluctuat nec mergitur : un fait central de l'urbanisme parisien est que la capitale française, depuis dix siècles, a toujours joué un rôle de premier plan sur le plan politique ou économique. La plupart des souverains français depuis le Moyen Âge ont tenu à laisser leur marque sur une ville qui, contrairement à d'autres métropoles européennes comme Londres en 1666 ou Lisbonne en 1755, n'a jamais été détruite.

De cette permanence résulte une accumulation unique de monuments et une tradition urbanistique et architecturale qui fait le « cachet » de Paris : alignement des immeubles le long d'avenues bordées d'arbres, hauteur égale sous l'influence des règlements d'urbanisme, façades rythmées par les ornements du deuxième étage et le balcon filant du cinquième'

Tout en conservant l'empreinte du passé le plus ancien dans le tracé de ses rues, Paris a élaboré au cours des siècles un style homogène et a su moderniser ses infrastructures, malgré les crises des deux derniers siècles et les incertitudes actuelles.

Trois des monuments parisiens les plus célèbres sont la cathédrale Notre-Dame de Paris du XIIe siècle édifiée sur l'Île de la Cité, la Tour Eiffel, témoins de l'art du XIXe siècle, et l'Arc de triomphe, bâti pour Napoléon Ier. Le Tour Eiffel était une construction « provisoire » érigée par Gustave Eiffel pour l'exposition universelle de 1889 mais la tour ne fut jamais démantelée et est devenu un symbole de Paris. Elle est visible de la plupart des parties de la ville de même que la Tour Montparnasse ou la basilique du Sacré-C'ur au sommet de la colline de Montmartre. Cette dernière est un des lieux emblématiques de Paris et accueille de nombreux visiteurs, en particulier autour de la place du Tertre où se tiennent des peintres et caricaturistes.

L'axe historique est une ligne de monuments, d'édifices et de voies de communication alignés sur une ligne droite du centre de la ville en direction de l'ouest : la ligne des monuments commence à la statue de Louis XIV dans la cour du palais du Louvre et se poursuit à travers les jardins des Tuileries, la place de la Concorde, les Champs-Élysées et l'Arc de triomphe au centre de la Place Charles-de-Gaulle (ancienne place de l'Étoile). À partir des années 1960, l'axe monumental fut prolongé plus à l'ouest au quartier d'affaires de la Défense, dominé depuis 1989 par la Grande Arche cubique de la Défense ; ce quartier accueille la plupart des gratte-ciel les plus élevés de l'agglomération parisienne.

L'hôtel national des Invalides est le lieu de sépulture de nombreux grands militaires français, y compris Napoléon Ier, et le Panthéon est le temple civil où plusieurs des hommes et femmes illustres de la France sont enterrées. L'ancienne prison de Conciergerie fut le lieu de détention de membres illustres de l'Ancien Régime avant leurs exécution pendant la Révolution française. Un autre symbole de la Révolution sont les deux statues de la liberté situées sur l'île des Cygnes sur la Seine et dans le jardin du Luxembourg. Une grande version de ces statues a été envoyée comme cadeau de la France aux États-Unis en 1886 et se dresse maintenant dans le port de New York.

Le Palais Garnier construit à la fin du Second Empire, abrite l'opéra de Paris, alors que l'ancien palais du Louvre accueille depuis la Révolution un des musées les plus célèbres au Monde. La Sorbonne est l'ensemble le plus célèbre de l'université de Paris et est édifiée au centre du Quartier latin. Hormis Notre-Dame de Paris, il existe de nombreux autres chefs-d''uvre religieux comprenant la Sainte-Chapelle, édifice gothique du XIIIe siècle ou encore et l'église de la Madeleine.

Les quais de Seine du Pont de Sully au Pont de Bir-Hakeim constituent un des plus beaux paysages fluviaux urbain et sont d'ailleurs classés à l'inventaire du patrimoine mondial de l'UNESCO. Le pont Neuf, à l'extrémité occidentale de l'île de la Cité est le plus vieux pont de Paris, datant de la fin du XVIe siècle. Le pont Alexandre-III, édifié lors de l'exposition universelle de 1900, constitue un exemple de l'art de la fin du XIXe siècle.

L'architecture contemporaine à Paris est illustrée par le Centre Pompidou, édifice des années 1970 qui abrite le musée national d'Art moderne ainsi qu'une importante bibliothèque publique librement accessible, ou encore par les importantes réalisations voulues par le président François Mitterrand, la bibliothèque nationale de France dans le nouveau quartier de Paris Rive Gauche en plein développement, l'opéra Bastille et probablement le plus célèbre, la pyramide du Louvre, 'uvre de l'architecte Ieoh Ming Pei érigée dans la cour du Louvre.

Voir aussi :

Deux des jardins les plus célèbres et anciens de Paris sont le jardin des Tuileries, créé au XVIe siècle pour le palais éponyme, aujourd'hui disparu, sur la rive droite de la Seine à proximité du Louvre, et sur la rive gauche le jardin du Luxembourg, un autre jardin autrefois privé appartenant à un château construit pour Marie de Médicis en 1612. Le jardin des Plantes, créé par Guy de La Brosse, le médecin de Louis XIII, pour la culture des plantes médicinales, fut le premier jardin public de Paris.

La plupart des autres grands jardins de Paris sont des créations du Second Empire : les parcs autrefois extra-muros de Montsouris, des Buttes-Chaumont et le parc Monceau (autrefois connu sous le nom de « folie de Chartres »), sont des créations de Jean-Charles Alphand, ingénieur de Napoléon III. Un autre projet exécuté sous les ordres de baron Haussmann était le réaménagement du bois de Boulogne, à l'ouest de Paris ; le bois de Vincennes, à son opposé oriental, a reçu un traitement similaire durant les années suivantes.

Les dernières créations dans le paysage des parcs de Paris sont le parc de la Villette, construit par l'architecte Bernard Tschumi à l'emplacement des anciens abattoirs de Paris durant les années 1980, le parc de Bercy et celui de Belleville aménagés durant les années 1990, et plus récemment des jardins familiaux ou éducatifs créés à la périphérie de la ville le long de l'ancienne ligne ferroviaire circulaire de « petite Ceinture ».

Les principaux parcs et espaces verts de la ville :

Les principaux cimetières parisiens étaient situés à la périphérie de la ville à leur création sur ordre de Napoléon Ier en 1804. Plusieurs églises de Paris possédaient également leurs propres cimetières, mais à la fin du XVIIIe siècle, il fut décidé de les fermer pour des questions de salubrité. Supprimés en 1786, tous les ossements contenus dans les cimetières paroissiaux ont été transférés dans d'anciennes carrières souterraines en dehors des portes méridionales de Paris, lieu devenu depuis la place Denfert-Rochereau dans le 14e arrondissement. Ces carrières sont connus de nos jours comme les Catacombes de Paris.

Bien que l'extension de Paris ait aujourd'hui encore entouré tous ses anciens cimetières, ceux-ci sont devenus des oasis de tranquillité très appréciés dans une ville trépidante. Plusieurs des figures historiques de Paris ont trouvé le repos dans le cimetière du Père Lachaise. Les autres cimetières majeurs sont le cimetière de Montmartre, le cimetière du Montparnasse, le cimetière de Passy et les catacombes de Paris.

De nouveaux cimetières hors-les-murs ont été créés en début du XXe siècle : les plus grands sont le cimetière parisien de Saint-Ouen, le cimetière parisien de Bobigny-Pantin, le cimetière parisien d'Ivry et le cimetière parisien de Bagneux.

Paris est jumelée avec une seule ville : Rome, depuis 1956. (fr) « Seule Paris est digne de Rome ; seule Rome est digne de Paris » (it) « Solo Parigi è degna di Roma; solo Roma è degna di Parigi »

La capitale française a également signé des pactes d'amitié et de coopération avec d'autres grandes villes du monde[13] :

Paris est un centre culturel de premier plan. Destination touristique visitée chaque année par quelque 26 millions de touristes étrangers, Paris propose notamment plus de 150 musées, tels Le Louvre, et des sites exceptionnels, comme les Champs-Élysées ou la tour Eiffel. Capitale mondiale des salons et conférences (5% de l'activité mondiale des congrès sur près de 600 000 mètres carrés), de la mode et du luxe, de la gastronomie et de l'amour, Paris propose également un choix important en matière de spectacles, théâtres ou opéras notamment, et présente à un public particulièrement cinéphile un choix sans égal de films en provenance du monde entier.

Le caractère festif de la ville semble à nouveau à l'honneur depuis les opérations récentes de Paris-Plage ou Nuit Blanche.

Les principaux quartiers pour les sorties nocturnes sont :

À Las Vegas, un casino a reconstitué à une échelle 1:2 la tour Eiffel, l'arc de triomphe et l'Opéra Garnier.

Les cafés sont rapidement devenus une partie intégrale de culture française de par leur aspect, en particulier à partir de l'ouverture sur la rive gauche du café Procope en 1689 et du café Régence au Palais-Royal un an auparavant. Les cafés dans les jardins de ce dernier lieu sont devenus particulièrement populaires au cours du XVIIIe siècle, et peuvent être considérés comme les premières « terrasses de café » à Paris. Celles-ci ne connurent pas d'expansion jusqu'à ce que les trottoirs et les boulevards aient commencé à apparaître au milieu du XIXe siècle.

La réputation culinaire de Paris trouve ses fondations dans les origines diversifiées de ses habitants. Avec l'arrivée du chemin de fer au milieu du XIXe siècle et la révolution industrielle qui suivit, de nombreux provinciaux sont arrivés dans la capitale, apportant avec eux toute la diversité gastronomique des différentes régions de France, et créé de nombreux restaurants de spécialités locales. « Chez Jenny» est un exemple typique d'un restaurant spécialisé dans la cuisine Alsacienne, et « Aux Lyonnais » est un autre exemple caractéristique de cuisine régionale de ville évoquée. Naturellement l'immigration de régions bien plus éloignées a apporté une encore plus grande diversité culinaire, et aujourd'hui, en plus d'un grand nombre d'établissements de cuisine du Maghreb ou d'Asie, on peut trouver à Paris la cuisine de pratiquement la Terre entière.

Les hôtels étaient un autre résultat de l'expansion des voyages et du tourisme, particulièrement à la fin du XIXe siècle avec les expositions universelles. Parmi les plus luxueux de ces derniers, l'Hôtel Ritz est apparu sur la place Vendôme de 1898, et Hôtel de Crillon a ouvert ses portes sur le côté nord de la place de la Concorde en 1909.

À Paris sont localisés les sièges de plusieurs organisations internationales. On peut citer :

Chanel, Louis Vuitton, Hermès, Givenchy, Dior, Cartier' autant de noms prestigieux qui confèrent à la capitale française son image de capitale mondiale de la mode et du luxe. On dit d'ailleurs que la véritable consécration pour un créateur est le premier défilé à Paris. La ville, face à la concurrence des grandes villes américaines comme Los Angeles ou New York ou les nouvelles mégalopoles asiatiques, a su rester un foyer d'inspiration pour la mode.

La place Vendôme est le c'ur de la joaillerie mondiale, tandis que l'avenue Montaigne et les Champs-Élysées sont des lieux privilégiés de ces grands noms du luxe ou de la mode.

Paris est donc aussi la capitale du 'shopping' et des magasins, avec des enseignes mythiques et présentes partout dans le monde, les Galeries Lafayette ou le Printemps.

Paris est une ville dont l'histoire est très marquée par le sport. Du jeu de paume dès le XIIe siècle au football au XXIe siècle, en passant par les courses hippiques et le cyclisme au XIXe siècle, Paris a toujours connu les joies du sport depuis au moins un millénaire.

Les principaux clubs de sport de Paris sont le Paris Saint-Germain (football), le Paris Basket Racing (basket-ball) et le Stade français, club de rugby à XV.

Le Parc des Princes est un stade édifié en 1897 au sud-ouest de Paris et reconstruit en 1972. Son club résident actuel est le Paris Saint-Germain.

Le Palais omnisports de Paris-Bercy est un vaste espace modulable clos de l'est parisien qui accueille de nombreuses compétitions sportives, mais fait également office de salle de spectacles et reçoit diverses manifestations : concerts, patinoire...

Le Stade de France de 80 000 places fut édifié à Saint-Denis en proche banlieue nord pour la Coupe du monde de football de 1998 et est utilisé toute l'année pour les matchs à domicile de l'équipe de France de rugby durant le Tournoi des six nations et parfois pour de grands matchs de l'équipe de rugby du Stade français.

Paris a également accueilli les Jeux Olympiques en 1900 et 1924 mais fut une candidate malheureuse à ceux de 2012. Elle fut par ailleurs la ville d'accueil de matchs de la Coupes du Monde de Football en 1938 et 1998.

Bien que le point de départ et l'itinéraire du célèbre Tour de France change chaque année, l'étape finale s'achève toujours à Paris et, depuis 1975, la course finit sur les Champs-Élysées. Le tennis est un autre sport populaire à Paris et dans l'ensemble de la France. Les Internationaux de France de Roland-Garros, tenus chaque année sur la terre battue du stade Roland-Garros à proximité du bois de Boulogne, sont l'un des quatre événements du Grand chelem du tennis professionnel.

On appelle souvent Paris la « Ville lumière ». L'origine de cette expression est incertaine : certains la situent à la création de l'éclairage public par Gabriel Nicolas de La Reynie, au XVIIe siècle.

Paris est surnommée familièrement « Paname ». Ce terme dérive sans doute de la ville de Panamá, signifiant « énorme », et est attesté en 1903[14]. Il a donné lieu à de nombreuses chansons.

« Parigot » (féminin : parigote ou parigotte[15]) est un terme d'argot qui désigne un Parisien. Ce terme est généralement considéré comme péjoratif, ou au moins moqueur. L'expression « Parigot, tête de veau » (usuellement complétable par « Parisien, tête de chien ») est méprisante.

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