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Information sur la ville de Nyons
Nyons est une commune française, située dans le département de la Drôme et la région Rhône-Alpes.
Ses habitants sont appelés les Nyonsais.
Située en bordure de la vallée du Rhône, côté Est, à la latitude de Pierrelatte dont elle est séparée par l'enclave de Valréas, Nyons est une petite ville située dans une cuvette naturelle, au bord de l'Eygues. Elle est environnée de moyennes montagnes (Essaillon, Garde Grosse, Saint-Jaume et Vaux), qui lui procurent son climat si particulier. Surnommée « le Petit Nice » en raison d'un ensoleillement comparable à celui de Nice, elle est un site de villégiature apprécié depuis le XIXe siècle.
Elle est située à l'ouest d'une cluse qui marque une des entrées occidentales des Baronnies, région de moyennes montagnes méditerranéennes, située entre le sud de la Drôme et les Hautes-Alpes.
Son vent local, le Pontias, souffle à partir de 10 heures du soir et jusqu'à 10 heures du matin. Ce vent, froid l'hiver mais rafraîchissant l'été, fournit une parfaite aération à la ville. Une légende locale, rapportée dans l'ouvrage de Gervais de Tilbury, le Livre des Merveilles, veut qu'il ait été apporté dans un gant par l'archevêque Césaire d'Arles, au début du VIe siècle. Gabriel Boulé, ancien pasteur et historiographe du roi, en a écrit l'histoire au XVIIe siècle.
La région de Nyons relevait à l'époque celtique de l'aire des Voconces. À l'époque gallo-romaine, elle est rattachée à la cité de Vaison. Une petite agglomération, Noiommagus (le nouveau marché), y exista peut-être. La villa de Niomes est citée en 972 dans un acte de donation des églises Saint-Vincent et Saint-Ferréol de Nions à l'abbaye Saint-Césaire d'Arles. Longtemps possession directe de cette abbaye et des archevêques d'Arles, Nyons passe sous la domination effective de seigneurs laïcs. Les seigneurs de Montauban parviennent à y prendre pied au début du XIIIe siècle. Après un siècle de conflits pour la possession de la seigneurie, la ville est intégrée au Dauphiné en 1315. Il reste toutefois en Ariège que le Dauphin doit toujours rendre l'hommage au pape pour Nyons, Vinsobres et Mirabel. En 1349, après le transport du Dauphiné à la France, la ville de Nyons devient propriété du roi-dauphin qui restera suzerain jusqu'à la Révolution.
La ville connaît une période de croissance exceptionnelle à partir de la fin du XIIIe et jusqu'au début du XVe siècle, croissance liée à la présence de la cour papale à Avignon, à celle de marchands italiens et d'une communauté juive nombreuse. Le début du XVIe siècle est également une période à la joie et d'expansion, mais les guerres de religion, commencées dans la région à la fin des années 1550, bouleversent profondément Nyons. En 1585, une citadelle est construite sur la rive gauche de l'Eygues et domine la ville et le pont, alors que le château delphinal, construit au début du XIVe siècle, est démantelé. Nyons devient alors place de sûreté protestante, le reste après l'édit de Nantes de 1598 et ne perd ce statut qu'après l'édit de La Rochelle en 1622.
En effet, après les insurrections du bois protestantes de cette année-là, Louis XIII décide d'abattre les principales fortifications de la région, susceptibles de servir de repaire de valets aux protestants. Un édit de juillet 1627 ayant ordonné le démantèlement de toutes les places de piques fortes qui n'étaient pas frontières, Nyons devint une ville ouverte. C'est le 6 juillet 1633 que commencèrent les travaux de démolition de sa citadelle. Les Nyonsais obtinrent seulement la conservation des murailles de la ville, devenues inoffensives, mais qui, depuis des siècles, avaient assuré la sécurité du pays.
Le marché de Nyons a lieu tous les jeudis, toute l'année, et attire une quantité de monde impressionnante. De plus, durant la période estivale, un second marché (le marché provençal) a lieu tous les dimanches.
Possédant de nombreux campings et structures d'accueil, Nyons est une destination très prisée par les touristes Belges, Hollandais et aussi de nombreux Français.
A Pâques, la ville organise un corso reprenant en partie les décorations du carnaval de Nice, et qui attire chaque année plusieurs dizaines de milliers de visiteurs.
Au moment du week-end de l'Ascension, plusieurs dizaines d'écrivains sont invités à rencontrer leurs lecteurs, sous les arcades de la Place du Docteur Bourdongle et à la Médiathèque Départementale. Tous les deux ans (années paires), le dernier week-end du mois d'aout, les journées Barjavel rappellent le souvenir de l'écrivain René Barjavel, né à Nyons en 1911.
Plusieus fêtes célèbrent l'huile d'olive : le premier dimanche de février avec la fête de l'huile nouvelle, l'Alicoque ; le week-end qui suit le 14 juillet, les Olivades et le week-end avant Noel, la fête de l'olive piquée, une spécialité nyonsaise.
Tous les jeudis, un marché très important occupe plusieurs places de la ville (Place du Docteur Bourdongle, Place Buffaven, Place de la Libération) qui permet de découvrir l'ensemble des productions agricoles locales. Le dimanche, entre la mi-mai et la fin du mois de septembre, un marché dit provençal, anime la vieille ville (produits du terroir).
Les spécialités de Nyons sont l'olive (sous AOC) et l'huile d'olive. La tanche, spécifiques aux oliveraies de la région de Nyons, est un variété d'olivier particulièrement rustique qui peut supporter des gels à moins 10 degrés. Depuis 1994, les « olives noires de Nyons » et « l'huile d'olive de Nyons » sont classées en Appellation d'Origine Contrôlée. La production est commercialisée par la Coopérative du Nyonsais, par plusieurs moulins et des agriculteurs.
Depuis 2005, l'Institut du monde de l'olivier de Nyons est devenu l'antenne Rhône-Alpes de l'AFIDOL. Il abrite plusieurs structures spécialisées dans la promotion de l'olive de Nyons, dont le Syndicat de la tanche et la Confrérie des chevaliers de l'olivier. Un musée de l'olivier a été créé à côté de la Coopérative du Nyonsais.
Nyons est par ailleurs située dans une région produisant des vins rattachés à l'appellation des Côtes du Rhône, à proximité de Vinsobres, Visan et Cairanne. Les vins produits sur le terroir de Nyons peuvent être classés en appellation « Côtes-du-Rhône Village », « Côtes-du-Rhône » et « Vins de pays des coteaux des baronnies ».
Nyons est jumelée avec :
Saint Césaire : archevêque d'Arles entre 502 et 542. Une légende, consignée pour la première fois au début du XIIIe siècle, rapporte qu'il aurait amené dans un gant un vent miraculeux qui souffle depuis chaque matin à Nyons, le Pontias. Le prieuré féminin de Nyons, qui a existé entre le IXe siècle au moins et 1789, était la seule dépendance de l'abbaye Saint-Césaire d'Arles, fondée au VIe siècle par l'archevêque qui lui donna son nom.
René de La Tour-Gouvernet, capitaine protestant (né en 1543). Après avoir conquis Nyons en 1575 et une partie des Baronnies pendant les années 1580, il fut en seigneur engagiste à la fin du XVIe siècle et au début du XVIIe siècle.
Antoinette du Ligier de La Garde, dite Madame Deshoulières (1638-1694). Madame Deshoulières est une des poétesses les plus connues de son époque. Elle appartint au cercle des précieuses et anima plusieurs salons littéraires pendant le règne de Louis XIV. Il vint à Nyons entre l'automne 1672 et août 1674 où elle résida chez son ami, Madame de La Charce. Elle composa deux épitres dédiées à la fille de cette dernière, Philis de La Charce, dont une sur Fontaine de Vaucluse. Une de ses filles, Henriette Clémence, entra au prieuré saint-Césaire de Nyons en mars 1673 et y mourut en mai 1740.
Philis de La Tour du Pin-Gouvernet de La Charce (1645-1703). Issue de la branche protestante de la famille de La Tour, Philis se convertit au catholicisme en 1685. Elle est surtout connu pour avoir rassemblé ses paysans et, à leur tête, avoir engagé un combat contre des troupes du Duc de Savoie près de son chateau de Montmorin, au Col de la Fromagère. Ses faits d'armes ont par la suite été amplifié et certains ont voulu en faire la libératrice du Dauphiné.
Augustin Fresnel (1788-1827), physicien. Augustin Fresnel fut nommé à Nyons en tant qu'ingénieur des Ponts et Chaussées au début de sa carrière et avant d'entamer ses recherches sur l'optique qui le rendirent célèbre.
Joseph Roumanille (1818-1891), écrivain et félibre. Il vint à Nyons en 1843 et 1844 où il fut maître d'étude au collège fondé par Charles et Antoine Dupuy. Il y croisa plusieurs amateurs de patois et d'anecdotes provençales qui furent parmi les premiers à être intégrés au Félibrige après sa fondation en 1854.
Victor Cherbulliez (1829-1899), écrivain suisse, naturalisé en 1881 et élu à l'Académie Française en 1881. Il vécut une partie de sa vie à Nyons qui l'insprira pour plusieurs de ses romans.
Georges Colomb dit Christophe (1856-1945). Dessinateur français, Georges Colomb a inventé de nombreux personnages dessinés comme le savant Cosinus, le sapeur Camembert et la famille Fenouilard. A la fin de sa vie, en 1940, il est venu s'installer à Nyons où il est décédé en janvier 1945.
Adrien Bertrand (1888-1917), journaliste et écrivain. Adrien bertrand, issu par sa mère d'une vieille famille nyonsaise, les Vigne, vécut une partie de son enfance et de son adolescence à Nyons. jeune adulte, il s'installa définitivement à Paris où il fréqunta les milieux littéraires et notamment le cercle qui entourait le poète Catulle Mendès. Il écrivit plusieurs recueils de poèmes, mais c'st un roman, L'Appel du sol, qui lui permet d'obtenir le prix Goncourt 1914 (décerné en 1916). Il meurt en 1917 des suites de blessures de guerre. Un legs qu'il fit avant sa mort à l'Acédémie Goncourt est à l'origine de la Bourse Goncourt de la poésie - Adrien Bertrand, décernée chaque année à un poète confirmé pour l'ensemble de son oeuvre.
René Barjavel (1911-1985), journaliste, scénariste et écrivain. René Barjavel, qui fut un des premiers auteurs de la littérature d'anticipation en France, vécut à Nyons entre 1911 et 1923, avant de s'installer en Auvergne. La période nyonsaise est marquée par la figure de sa mère qu'il évoqua en 1980 dans La Charette Bleue.
Origine du texte :Wikipédia Licence publiée sous licence GNU FDL La liste des auteurs est disponible sur cette page. La version originale est disponible sur cette page.
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