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 Information sur la ville de Noyal-sur-Vilaine

Noyal-sur-Vilaine est une commune française, située dans le département d'Ille-et-Vilaine et la région Bretagne.

La ville est située à quinze kilomètres à l'est de Rennes. La Vilaine en borde les contours au Nord et forme une frontière naturelle avec la commune voisine d'Acigné. La ville est desservie par la voie rapide Rennes-Le Mans. La commune est desservie par la ligne de chemin de fer Le Mans-Rennes.

3 fleurs au concours national des villes et villages fleuris

1 vélo (le plus grand du monde) répertorié dans le guide des records

Brécé, Servon-sur-Vilaine, Domagné et Ossé à l'est, Châteaugiron et Domloup au sud, Cesson-Sévigné au nord-ouest et Acigné au nord.

Le Val Froment, la Rousselais, le Champ Michel, l'Arche de Cuyon, Jussé, l'Hourmel, la Justice, les Motais, Bénazé, la Galaicherie, Tréhourdin, les Feuges, la Chênaie, la Planche au Gaudé, le Pâtis, le Morihannais, la Grange, le Moulin à Vent, Mauny, Posé, Croyal, les Babinais, le Val de Croyal, Launay, la Métrie, la Barbotière, la Bouxerie, Tesnières, la Rebourserie, le Clos de St-Pierre, le Haut Villiers, le Petit Bauchêne, Hidouze, le Bois Orcan, la Thiaulais, Gervis, Bauchêne, la Closerie, La Claraiserie, la Brûlerie, la Berthelais, le Noyer, la Lande Meslier, Hardeux, les Patissiaux, le Gromier, la Grande Barre, le Hil Barras, le Clos Rouault, Comloup, Bonnelèche, Ridouël, Gosne, le Pont d'Acigné, la Moinerie, les Cormiers.

Le nom de Noyal-sur-Vilaine vient, semble-t-il, du latin novale ou novalium (terre récemment défrichée). On trouve la mention de Noal en 1158, Noial en 1185 (à propos d'un procès entre une famille du bourg et les moines du prieuré) et Noyal super Vicenoniam (version latine du nom actuel) en 1294

Le territoire de la paroisse primitive de Noyal-sur-Vilaine est, dit-on, l'une des plus ancienne et des plus vastes de l'ancien évêché de Rennes. Les paroisses de Châteaugiron (le château de Châteaugiron a sans doute été construit sur son territoire) et de Brécé (au XIIe siècle) sont des démembrements de la paroisse primitive de Noyal-sur-Vilaine.

Au XIe siècle, le comte de Rennes Eudes et sa s'ur Adèle, abbesse de l'Abbaye Saint-Georges de Rennes autorisent Geoffroy, fils de Salomon, à construire un château sur le territoire de Noyal (Noyal-sur-Vilaine). Cette paroisse qui dépendait autrefois de l'ancien évêché de Rennes appartient dès 1158 à l'Abbaye Saint-Melaine de Rennes. Les religieux de l'Abbaye Saint-Melaine de Rennes y établissent un prieuré (avant 1152) qui ne cesse d'exister qu'en 1604, date à laquelle, il est occupé par les Jésuites qui en sont expulsés à la Révolution. Au nord du Prieuré, la ferme de la Motte (aujourd'hui reliée par l'Intervalle) doit son nom au Logis de la Motte qui était la maison seigneuriale de Noyal (famille des Chevaigné jusqu'au XVe siècle puis seigneurs de Tizé en Thorigné de 1433 à la Révolution), bâtie sur une motte castrale.

D'autres demeures historiques existent ou on existé sur la commune : c'est ainsi que l'existence d'une motte castrale est attestée à Bénazé depuis le XIIIe siècle et fut surmontée d'un château dont les douves étaient encore visibles au début du siècle dernier. Un manoir du XVIe siècle fut acquis au 17ème par l'ancêtre des propriétaires actuels, la famille Pocquet du Haut Jussé qui comporte plusieurs historiens (dont Barthélémy Pocquet du Haut Jussé, qui fut président de la société archéologique d'Ille-et-Vilaine). De même, le château du Bois Orcan, (voir plus bas les monuments) date du XIVe siècle au XVe siècle.

La commune de Noyal-sur-Vilaine est chef-lieu de canton en 1790 et intègre celui de Châteaugiron en 1801. Aux XIXe siècle et XXe siècle, Noyal-sur-Vilaine perd de nouveau des portions de territoire : la section du Gué au profit de Servon-sur-Vilaine et le Bas-Noyal qui est intégré à Châteaugiron.

Noyal a été dotée en 1984 d'un collège public intercommunal (le collège Jacques Brel, commun avec Acigné et Brécé). Un hospice de vieillards et d'indigents créé au début du XXe siècle est devenu la Maison de Retraite Saint Alexis. Ce sont les seuls établissements publics de Noyal qui avait plus de 3 000 hab. au début du XIXe siècle et était descendue à 2 100 en 1954; la population croît régulièrement depuis, en raison de la proximité de Rennes. Elle a augmenté de 700 hab. entre 1999 et 2004, soit 17 %.

Noyal sur Vilaine a fait partie du District Urbain de Rennes dès la création de celui-ci le 9 Juillet 1970 et adhère en Décembre 2004 à la Communauté de Communes du Pays de Chateaugiron.

Sous l'ancien Régime, la commune a une économie essentiellement rurale. Mais elle donne son nom à un type de toiles réputé les Noyales. Ces toiles, destinées à la voilure des navires, assurent une relative prospérité à toutes les paroisses du secteur. Le déclin est amorcé dès la fin du XVIIIe siècle et se poursuit au XIXe siècle. De nombreux artisans tisserands sont néanmoins encore mentionnés, à cette période, sur tout le territoire et surtout dans la partie sud de la commune au Bas-Noyal. Le travail est réalisé à la ferme dans différentes pièces. Il n'existe pas d'ateliers spécifiques pour le tissage du chanvre.

L'activité est aujourd'hui dominée par des entreprises agro-alimentaires et de transports, notamment la laiterie Triballat (fromages et desserts, 400 salariés) et son annexe Sojasun (à l'origine tourteaux de soja et aliments du bétail, étendu aujourd'hui aux humains) et par deux entreprises de transport, Gautier (900 salariés) et Robin (280 salariés) du groupe breton Le Calvez; s'y ajoutent deux autres transporteurs, Bouin (50 salariés) et LTS (60 salariés). Les autres entreprises de poids sont un centre E.Leclerc (90 salariés), une fabrique d'équipement de levage pour lignes électriques (2MB, 80 salariés), des négoces alimentaires (Team Ouest, 90 salariés, filliale des laiteries Triballat) et de machines agricoles (Claas, 75 salariés).

Noyal-sur-Vilaine est jumelée à une seule ville.

L'église ancienne, remaniée au XVIe siècle siècle comprenait une nef et un collatéral roman. La face sud possédait un porche (XVIe s.) soutenu par quatre colonnes à chapiteaux historiés. Le ch'ur avec son abside à pans coupés avait été reconstruit en 1861 sur les plans de l' architecte Albert Béziers-Lafosse. L'église possédait deux chapelles : au sud celle des seigneurs de Launay-Déelin et au nord celle des seigneurs du Boishamon en Domloup. À l'intérieur, le collatéral était séparé de la nef par cinq arcades romanes reposant sur des piliers rectangulaires. Le ch'ur renfermait l'enfeu et les armoiries des seigneurs de Sévigné en Cesson-Sévigné et de la Motte.

L'Abbaye de Saint-Melaine y possédait un prieuré dès 1152 ; ce prieuré fut cédé aux Jésuites en 1604 et le collège de Rennes en eut la jouissance depuis leur expulsion jusqu'à la Révolution.

Le logis prioral, transformé en école de filles avant de devenir une médiathèque, se trouve au nord de l'église : c'est un manoir de la seconde moitié du XVIe siècle, avec une jolie porte ornée d'une archivolte en accolade à choux frisés et de deux pinacles sculptés ; on lit au-dessus de cette porte et sur les cheminées les armes de François Thomé, évêque de Saint-Malo (1574-1591) et prieur de Noyal ; ces armes sont posées sur une crosse en pal.

Le manoir avait un colombier et un auditoire.

Le bâtiment a été rénové en 2005, reliant ce manoir à un autre bâtiment ancien (la Manoir de la Motte) pour le construction de l'Intervalle servant de médiathèque, Ecole de musique, salle de conférences et de spectacles.

C'est au lieu-dit de la Motte qu'était l'ancienne maison seigneuriale de Noyal. Un aveu de 1747 signale que le manoir de Noyal était près du cimetière de l'église paroissiale, à côté de l'ancienne motte féodale. Au 11e siècle, le seigneur a reçu l'autorisation du comte Eudes (frère du duc Alain) d'édifier un château. En 1350, la seigneurie appartient à Goeffroy de Chevaigné et à son fils en 1397. Au 15e siècle, elle passe par alliance à Armel de Châteaugiron (seigneur de Saint-Jean-de-Laillé), par alliance aux de Saint-Amadour (seigneurs de Tizé) qui l'avait en 1433. Puis, elle repasse à ces derniers (en Thorigné) en 1789. Ayant émigré, les biens de Kéroignant de Trésel (seigneur de Tizé) voit ses biens confisqués comme biens nationaux.

À cette époque, la motte féodale avait déjà disparue. La seigneurie possédait un droit de justice et un droit de quintaine au Chaussix (qui a le sens de chaussée et de four à chaux).

Le Manoir de la Motte a subi une restauration en 2005, faisant disparaître le cellier en appenti et reliant le manoir au Prieuré par un bâtiment contemporain, l'ensemble formant le centre culturel de Noyal;

Belle construction en pierre du XVIe siècle. On remarque le même type de porte ornée d'une archivolte en accolade qu'au Prieuré.

Le manoir du Haut Jussé est ainsi décrit par l'historien Paul Banéat en 1927 (Le Patrimoine Architectural):

«Ancien Manoir du Haut-Jussé, à 2 kil. au sud-ouest du bourg et 400m. au sud de la route (Fin du XVIe s.) Il comprend un rez-de-chaussée et un étage. Sa porte conserve un écusson martelé soutenu par deux quadrupèdes. Le manoir fut vendu en 1680 par les Jamoays aux Pocquet.» La façade porte un beau cadran solaire en calcaire datant de 1765

Le manoir, inscrit à l'inventaire général des Monuments Historiques, appartient toujours à la famille Pocquet.

Ce manoir fait partie des 'uvres majeures de l'architecture manoriale en Ille-et-Vilaine. Il est inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis 1994 (classé MH par arrêté du 10 septembre 1987). Il tire son nom de la famille Orcant qui posséda le manoir jusqu'en 1398. Le logis du XVe siècle est mis au goût du jour, vers 1490, par Julien Thierry, maître des monnaies de Bretagne et argentier du duc François II. Cet homme fortuné a acheté la seigneurie du Boisorcant en 1475 à la famille du Pé, successeurs par alliance des Orcant. Le manoir passa par alliance à la famille d'Angennes, baron puis marquis de Poigny jusqu'en 1660.

Le château du Bois Orcan a retrouvé son authenticité après sa complète restauration entreprise depuis les années 1990 et qui a réhabilité, entre autre, la hauteur d'origine de ses tours et ses lucarnes.. Vous découvrirez dans cette demeure seigneuriale des collections de meubles et d'objets du Moyen-Âge, témoins de l'art de vivre au temps de Charles VIII et d'Anne de Bretagne.

Le parc du Bois Orcan accueille avec bonheur un centre d'exposition d'art contemporain, fruit d'une rencontre entre un propriétaire et un sculpteur.

Le domaine du Bois Orcan présente d'autre part l'Athanor : musée Étienne-Martin (1913-1995), sculpteur français de réputation internationale. Musée intérieur (bois originaux) et parc de sculptures monumentales créé avec l'artiste sur un site de trois hectares : le parc associe donc avec bonheur écrin de verdure et art contemporain.

Prieuré : Archivolte de la porte sculptée du manoir

La porte sculptée du prieuré en 2001

Prieuré : Le manoir en 2006 et sa verrue de béton l'intervalle

Prieuré : le manoir vu du côté de l'entrée de l'intervalle

Le presbytère, vue aérienne

Le lavoir ancien

La maison de retraîte Saint Alexis, ancien hospice de Noyal

Le beffroi, anciennes échoppes au hameau des forges

Le cadran solaire du manoir du Haut Jussé (1765)

Bois Orcan : Vue générale du château avant restauration

Bois Orcan : Le corps principal du château avant restauration

Barthélémy Pocquet Du Haut Jussé

Alexis Geffrault, fondateur de l'Asile de Vieillards de Noyal sur Vilaine, devenue Maison de Retraite Saint Alexis.

François Thomé, évêque de Saint-Malo de 1573 à 1590, chanoine et trésorier de Rennes, abbé de la Vieuville et prieur de Noyal-sur-Vilaine, se distingua par son savoir, dont il se servit pour le bien public. Son érudition le fit choisir pour travailler à la réformation de la coutume de Bretagne tant au sujet des affaires civiles que des affaires écclésiasiques.(Saint-Malo, histoire religieuse Par François Tuloup, 1975)


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