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Information sur la ville de Noves
Noves est une commune française, située dans le département des Bouches-du-Rhône et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Novais.
L'histoire de la commune de Noves est liée à l'histoire du bassin de l'Anguillon, vaste marécage dont l'assainissement a été la préoccupation des autorités (ecclésiastiques, seigneuriales puis municipales) successivement chargées de l'administration de la commune de Noves.
Naissance et organisation. Dès l'Antiquité, le territoire de Noves était un passage privilégié des voies de communication tant Nord-Sud qu'Est-Ouest. Cette situation due au passage à gué de la Durance, en fit un point de rencontre des Celtes venus du Nord, en l'occurrence la tribu des Cavares, avec les Ligures des rives méditerranéennes.
Deux oppida contrôlaient ce passage : l'oppidum du Pieu est l'ancêtre de Noves, puisqu'il vit l'installation des Cavares dès le VIe siècle av. J.-C. Plus tard, avec la Paix romaine, l'habitat s'installe dans la plaine cultivée. Noves comptait alors quatre communautés : Agel, Fontchêne, Le Petit Tarascon et celle du Pieu, cette dernière étant de loin la plus importante.
Les invasions barbares successives contraignirent la population à abandonner progressivement l'habitat des villae pour se réfugier sur la colline du Pieu et sur le rocher dit le Château .
Au Xe siècle l'évêque d'Avignon devient propriétaire de la terre qu'il nomme non pas Noves mais Terre de sainte Marie et de saint Étienne ; le village est alors regroupé au pied du château, dans le quartier de Bourrian et protégé par une première enceinte dont reste peu de vestiges. L'évêque construisit cependant l'église à son emplacement actuel, alors situé nettement en dehors de l'agglomération.
Au XIIe siècle, l'évêque d'Avignon conforte sa propriété sur cette terre et agrandit l'église paroissiale ; le château est cependant élevé sur le rocher éponyme et le village reçoit une enceinte plus importante qui passe par l'actuelle porte de l'horloge. Ce n'est qu'au XIVe siècle que de nouveaux remparts enceindront l'église.
À partir du Moyen Âge, le village sera organisé en quartiers :
Les chapelles Notre-Dame de Pitié et Notre-Dame de Vacquières, ainsi que l'oratoire Saint-Eloi, sont situées en-dehors de l'agglomération.
La peste. Le 6 août 1721 est enregistré, à Noves, le premier décès dû à la peste. Le fléau éclate le 16 août suivant et, en à peine un mois et demi, fauchera 146 des 1228 habitants de Noves.
Les chiffres de Noves paraissent modérés en comparaison des dégâts causés par l'épidémie dans le reste de la Provence. Cela est dû, selon les historiens, au fait que le village avait su prendre rapidement de sages mesures : infirmerie, limitation de la circulation, destruction des cadavres, mise en quarantaine des malades dans des cabanes installées sur le Pieu.
La maladie s'arrêta à Noves dès la fin du mois d'août ; c'est à ce moment que se place le célèbre v'u de la peste prononcé par le bureau de Noves le 1er septembre 1721 et rédigé par acte notarié. Depuis, la procession qui le marque se déroule fidèlement chaque année. Il semble cependant que de nouveaux cas de peste se soient déclarés en septembre mais les registre paroissiaux datent le dernier décès dû à la peste le 26 septembre 1721.
Une anecdote reste cependant célèbre : une rue de Noves (appelée alors rue de Gachon) voit toutes ses maisons infectées. La place manquant au cimetière communal pour inhumer les défunts, on décide alors de murer les deux extrémités de la rue et d'y ouvrir une fosse commune pour y jeter les cadavres : par une échelle, on faisait passer aux survivants de la nourriture et de la chaux vive pour brûler les cadavres. Lorsque les murs furent abattus on trouva la fosse commune recouverte d'une herbe très haute !
Le bassin de l'Anguillon est une vaste plaine de 15.000 hectares limitée par la montagne des Alpilles, par les collines de la Petite Crau et par la Durance. Jadis marécageuse et impropre à la culture, cette région fut habitée par les Ligures. Tant sous leur domination qu'à l'époque romaine, les marécages servaient à la pêche.
En 1175, Geoffroy, évêque d'Avignon et seigneur de Noves, Agel et Verquières, décida d'assurer l'écoulement des eaux des Marais en vue de leur assainissement. Son successeur, L'évêque Bernard obtint du seigneur d'Eyragues en 1257, la vente d'un immense terrain marécageux qui le rendit maître du lit et des rives de l'Anguillon. Il fit alors creuser l'Anguillon, devenu le principal canal d'écoulement des eaux. Après sa mort, l'évêque Zoen fit réaliser des travaux de drainage permettant d'améliorer l'écoulement des eaux.
En 1648, on de nombreux travaux permirent l'écoulement des eaux ainsi que l'agrandissement des canaux naturels, le Grand Anguillon et le Petit Anguillon.
Un décret de Napoléon III du 22 juin 1863 organisa un Syndicat de dessèchement des marais de l'Anguillon, qui se substitua aux associations locales d'entretien des marais.
La vie de la commune de Noves est ponctuée par de nombreux évènements, outre les fêtes officielles. Ces évènements sont liés à l'histoire de Noves :
L'église paroissiale de Noves est consacrée à saint Baudile, patron de la commune ; celui-ci était un légionnaire romain converti au christianisme et qui subit le martyre à Nîmes en 300.
L'emplacement de l'église actuelle était déjà occupé, au IIIe siècle par un lieu de culte paléochrétien. Plus tard, les invasions pousseront les habitants à s'installer sur la colline du Pieu mais une chapelle sera édifiée sur les ruines du sanctuaire gallo-romain, pour préserver le site cultuel. À la fin du Xe siècle, sur ce site primitif, l'évêque d'Avignon ordonna la construction d'une nouvelle église paroissiale dédiée à saint Baudile.
La chapelle des Pénitents blancs fut construite au XIIe siècle par le pape Jean XXII sur l'emplacement d'une ancienne synagogue. Elle fut consacrée à la Vierge Marie sous la dénomination Notre-Dame-d'Enville.
Elle fut le théâtre, le 13 janvier 1325, de la signature du contrat de mariage de Hugues de Sade avec Laure fille d'Audibert de Noves dite La belle Laure .
En mai 1581, monseigneur d'Armagnac, archevêque d'Avignon, attribue la chapelle à la confrérie des Pénitents blancs, nouvellement créée.
À la Révolution française, la commune en devient officiellement propriétaire et ses cloches sont envoyées à Tarascon, avec celles de la chapelle Notre Dame de Vacquières, pour y être fondues et transformées en monnaies.
Désaffectée, la chapelle demeure inoccupée jusqu'en 1950, date à laquelle elle est transformée en lavoirs.
En 1991, le Conseil municipal décide d'installer, dans cette ancienne chapelle, une bibliothèque municipale ; dénommée 'médiathèque municipale Marc-Mielly, elle fut inaugurée le 17 mai 1995.
La colline du Pieu (du celte Puech : le tertre) est le lieu d'installation des premiers habitants, 600 ans avant Jésus-Christ. Elle marque donc l'origine du village de Noves.
Après son abandon un ermitage y est édifié, au XIIIe siècle, par les frères Observantins de l'ordre des Franciscains (la mère de saint Francois d'Assise était originaire de Tarascon). Pendant l'épidémie de peste de 1721 des cabanes furent construites autour de l'ermitage pour recevoir les malades en quarantaine.
L'actuelle chapelle a été construite sur l'emplacement de cet ancien ermitage mais reste rattachée à la tradition Franciscaine : c'est ainsi que lui a été étendue, comme à d'autres églises ou chapelles tenues par les Franciscains, l'indulgence accordée à la chapelle de Saint François d'Assise appelée Portioncule dont la fête est célébrée chaque année le 1er août.
La construction de la chapelle Notre Dame de Pitié a commencé dès l'origine par un modeste ermitage à l'emplacement de l'actuelle sacristie. En 1630, les Franciscains ajoutèrent à ce premier édifice une chapelle qui constitue actuellement la Nef centrale puis, en 1722, suite à la promesse faite le 1er septembre 1721 lors de l'épidémie de la peste, la chapelle du v'u a été édifiée. D'autres éléments furent ajoutés au XIXe siècle.
Principal moulin à farine de l'arrondissement de Noves, le moulin de la Roque est édifié sur la rivière de l'Anguillon. C'est en effet vers 1790 que Charles-Baudile Roux acquiert, au lieu-dit La Roque un ensemble de terres et de constructions d'un ancien moulin à draps sur l'emplacement duquel il édifie un moulin à eau.
À la mort de Charles-Baudile Roux, en 1850, le moulin passe entre les mains de son fils Antoine-Laurent Roux. Le moulin se développe rapidement et devient une des principales entreprises de la commune. Au décès d'Antoine Roux, en 1883, la Société Roux frères réunit, pour l'exploitation du moulin, ses deux fils Eugène Roux et Jules Roux.
La Seconde Guerre mondiale voit le déclin des moulins ruraux, qui s'éteignent rapidement ; le moulin de la Roque continue, lui, de fonctionner et ne cessera son activité qu'en 1950. À cette date, le moulin appartient en indivision aux familles Cruvelier et Roux, descendantes d'Eugène Roux.
Véritable ouvrage d'art, le barrage en pierres construit sur l'Anguillon pour alimenter le moulin est racheté par le Syndicat intercommunal de l'Anguillon en 1977 puis démoli ; le dernier minotier de La Roque, Stanislas Roux, mourra en 1979.
En 1981, les héritiers d'Eugène Roux vendent le moulin ; racheté par une société immobilière américaine, il a été transformé en hôtel de luxe et chambres d'hôtes.
Le village a un motif de gloire : un secret d'amour rattacherait une descendante des anciens châtelains au poète Pétrarque.
La dame aurait porté le nom de Laure de Noves, et serait la fille d'Audibert de Noves.
Née à Avignon en 1308, épousa Hugues de Sade à Noves en 1325. Pétrarque l'ayant aperçue à l'église Sainte Claire d'Avignon, s'éprit d'elle d'une violente passion. Cet amour partagé et platonique, inspira le génie lyrique de Pétrarque (d'un amour pur comme celui de Pétrarque pour Laure, on dit aujourd'hui pétrarquiser).
Laure mourut de la peste à Avignon en 1348.
Origine du texte :Wikipédia Licence publiée sous licence GNU FDL La liste des auteurs est disponible sur cette page. La version originale est disponible sur cette page.
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