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Information sur la ville de Nîmes
Nîmes est une ville du sud-est de la France. Elle est la préfecture du département du Gard, situé dans la région Languedoc-Roussillon. Située sur un axe Avignon/Arles/Marseille - Montpellier/Perpignan, à environ 715 km de Paris, Nîmes a une population permanente d'environ 145 000 habitants, à laquelle s'ajoutent de très nombreux touristes en période estivale. Ses habitants sont appelés Nîmois, Nîmoises. Son nom dérive du latin Nemausus qui devint en occitan médiéval Nimes ou Nemze.
« Posée au carrefour de l'Histoire et des relations humaines » (Christian Liger), la ville de Nîmes a une origine antique. Romaine et hispanique, camarguaise et cévenole, provençale et languedocienne, elle a une culture et une histoire particulièrement riches et reste une ville à forte identité. L'engouement pour le sud-est de la France et l'arrivée en 2001 de la Ligne à grande vitesse Méditerranée, mettant Nîmes à 2h52 de Paris en TGV, donnent un dynamisme nouveau à la commune et contribuent pour une bonne part à son essor démographique et économique. Nîmes a été promue Ville d'Art et d'Histoire.
L'altitude maximum sur les collines nord atteint 215 mètres (116 m. en zone urbaine) et l'altitude minimum est de 21 mètres dans la plaine du Vistre (30 m. en zone urbaine). Nîmes est située dans une « cuvette » ' d'où les importantes chaleurs estivales et les fréquentes inondations ( les plus dramatiques furent celles du 3 octobre 1988) ' entre sept collines (en réalité, seulement trois grandes topographiquement), comme Rome. Cette particularité, ainsi qu'une histoire romaine très marquée, lui valurent l'appellation de « Rome française ». En bordure sud de la garrigue aux portes des Costières, d'un point de vue géographique idéalement située, elle se trouve à 35 km de la mer Méditerranée, à 20 km de la Camargue, à 40 km des Cévennes et à 20 km du Rhône. Elle marque la frontière entre la Provence (son extrémité ouest), et le Languedoc (son extrémité est). Nîmes est, en outre, proche d'autres grandes villes : Arles (27 km), Avignon (44 km), Alès (46 km), Montpellier (52 km), ou encore Orange (65 km), Sète (84 km), Aix-en-Provence (95 km) et Marseille (110 km). Nîmes est la 28e ville la plus étendue de France métropolitaine (161,85 km² ; Arles étant 1re et Paris n'étant que 50e) [6].
Déjà à l'époque romaine, Nemausus était une étape sur la Via Domitia reliant l'Est de la Provincia romana, la Provence d'aujourd'hui, à la Septimanie, devenue ensuite Languedoc.
Aujourd'hui, la ville de Nîmes reste un carrefour important, desservi par :
(certaines de ces dernières sont en cours de déclassification dans le cadre du processus de décentralisation du dernier gouvernement)
43° 49' 59'' N, 4° 21' 00'' E.
La cité gardoise bénéficie d'un climat privilégié avec une température soutenue toute l'année et un ensoleillement exceptionnel. Cependant le mistral tend à relativiser les hivers doux. L'été, sa position topographique (au creux des collines de garrigues) retient parfois de fortes chaleurs.
Ensoleillement : 2 670 heures/an (moyenne nationale : 1973 h/an)
Pluie : 760 mm/an (moyenne nationale : 770 mm/an)
Neige : 3 jours/an (moyenne nationale : 14 j/an)
Orage : 24 j/an (moyenne nationale : 22 j/an)
Brouillard : 11 j/an (moyenne nationale : 40 j/an)
La moyenne des températures est de 6,5° en hiver et de 23,5° (une des plus élevées de France) en été avec en journée des pics réguliers à plus de 35°.
La ville de Nîmes fut créée au sixième siècle avant Jésus-Christ (cependant les occupations préhistoriques lièes à la présence de la source de la Fontaine sont bien antérieures). Son histoire est particulièrement riche ,ancienne et mouvementée. La ville fut une des principales cités de la Gaule romaine, subit fortement les ravages des guerres médiévales, fut un théâtre important des guerres de religion entre Protestants (longtemps majoritaires) et Catholiques entrainant destructions et chaos, fut très influencée par les idées révolutionnaires, connut la révolution industrielle au 19ème siècle qui lui permi de se developper considérablement (notamment le textile depuis le Moyen-âge), fut sévèrement bombardée à la fin la seconde guerre mondiale et fut une cité d'accueil suite à la décolonisation. Actuellement, après une période de fort ralentissement démographique depuis les années 1970, la tendance est à la hausse, 150 000 habitants en 2007 et une orientation vers les bio-technologies et les sciences lui donnant un nouveau souffle et une attractivité certaine.
Le sceau de Nîmes au XIIIe siècle représentait les quatre Consuls, maîtres de la ville. Les armoiries de Nîmes étaient, au Moyen Âge « un simple champ de gueules ». En 1516, François Ier accorda aux consuls les armoiries suivantes : « de gueules, à un taureau d'or passant à dextre ». En 1535, les consuls obtinrent de François Ier de prendre pour blason de la communauté les insignes de la médaille de la colonie romaine : « de gueules, à un palmier de sinople, au tronc duquel est attaché, avec une chaîne d'or, un crocodile passant, aussi de sinople, et une couronne d'or liée d'un ruban de même, posée au premier canton du chef de l'écu. ».
En héraldique, le blasonnement est le suivant : de gueules au palmier terrassé de sinople au fût duquel est attaché par une chaîne d'or en bande un crocodile passant contourné aussi de sinople, colleté d'or, surmonté des inscriptions COL à dextre et NEM à senestre du même, les branches du palmier soutenant au quartier dextre une couronne de lauriers liée d'or.
L'emblème nîmois est donc un crocodile attaché à un palmier, étrange relation entre l'Orient et cette cité réformée. L'explication est liée à la bataille d'Actium, où Octave, pas encore César Auguste, battit la flotte d'Antoine et de Cléopâtre, et assura définitivement son pouvoir sur le bassin méditerranéen et l'Empire. Or Nîmes, ou plutôt Nemausus, eut très rapidement la fabrique d'une monnaie importante (l'As de Nîmes) représentant sur la face l'empereur Auguste et son gendre Agrippa, et sur le revers un crocodile attaché à un palmier couronné de laurier : symbole de l'Égypte vaincue et des deux chefs de guerre vainqueurs. Le revers portait également l'inscription « Col Nem : Colonia Nemausenssis », colonie nîmoise.
Il y eu trois tirages successifs de cette monnaie, qui fut largement répandue dans tout l'Empire. Alors, pourquoi associer Nîmes à cette lointaine victoire d'Actium ' Pendant longtemps, l'explication fut que l'empereur Auguste, pour récompenser ses capitaines fidèles de l'avoir aidé à prendre le pouvoir, leur avait distribué les terres nîmoises : Nîmes aurait été un territoire consacré aux anciens légionnaires du Moyen-Orient, d'où sa richesse et l'opulence de ses villas et de ses lieux publics. D'ailleurs, les inscriptions lapidaires font souvent allusion à de tels soldats. Cependant, les archéologues contemporains considèrent souvent que Nîmes n'aurait été qu'une fabrique de monnaie, sans que sa population ait eu des liens directs avec les batailles d'Égypte.
Reste que la pièce de bronze était bien connue des Nîmois, qui, au fil des siècles, la retrouvaient un peu partout dans leur terre. Les armes de Nîmes, pendant longtemps représentèrent trois consuls en robe. Puis ce fut un taureau d'or. C'est la visite de François Ier qui déclencha le processus. Les consuls nîmois[1] eurent l'idée de lui demander l'autorisation de prendre pour emblème de leur ville le crocodile et le palmier de la monnaie romaine. Le roi accorda l'autorisation officielle en 1536.
Conçu en 1985, le logo actuel de la ville a gardé la symbolique romaine, tout en modernisant le trait de manière plus lisible. Quant au drapeau nîmois, il est composé de deux couleurs disposées côte à côte à la verticale : le rouge et le vert.
Sceau des Consuls
Premier blason de Nîmes
Second blason de Nîmes
Troisième blason de Nîmes
A.E.F. (Arènes-Esplanade-Feuchères), est le projet phare de la Ville, initié sous Jean Bousquet (UDF-RPR-DL), choisi et lancé par l'équipe d'Alain Clary (PS-PC) et repris par celle de Jean-Paul Fournier (UMP-UDF). Il part des Arènes pour aller jusqu'à la gare de Nîmes, pour constituer à terme une des plus grandes places d'Europe.
La Ville entend aussi se pencher sur d'autres quartiers pour rééquilibrer vers l'est une ville qui s'est surtout développée à l'ouest, mais également pour étoffer l'offre de logements, car l'agglomération devrait compter 300 000 habitants dans moins de 10 ans, soit une hausse de sa population de près de 25%. Dans ce but, la Ville a ouvert 200 hectares à la construction. Ce qui semble pour le moment être un maximum : Nîmes ne peut s'étendre indéfiniment. Il faut donc semble-t-il redensifier l'habitat, les constructions éparses dans la garrigue augmentant les déplacements, donc les bouchons et la pollution. De plus, le coût des terrains est désormais trop élevé.
La ville doit donc se replier un peu plus sur elle-même. Pour loger plus de monde sur une surface guère plus grande, le dernier plan local d'urbanisme a autorisé l'ajout d'un étage dans certains quartiers, comme sur l'avenue Jean Jaurès (la plus longue (1,7 km) et la plus large du centre-ville). L'écusson (le vieux centre) est lui aussi densifié, grâce au bénéfice de la loi Malraux : les travaux dans les appartements pourront être défiscalisés, ce qui alimentera le marché en logements refaits à neuf. En revanche, concernant les quartiers sensibles, pour la Ville, il s'agit non pas de densifier, mais de diminuer largement la concentration de logements sociaux et d'améliorer le cadre de vie. Nîmes atteint aujourd'hui 24 à 25% de logements sociaux, mais de façon concentrée. Pour donner un peu d'air à Pissevin ou à Valdegour, de nouveaux lieux comme la Z.A.C. du Saut-du-Lièvre devraient accueillir de 10 à 20% de logements sociaux. Ce qui, pour certains, n'est pas suffisant.
Également, la Ville entend soutenir la vie culturelle, le développement universitaire et l'économie locale, donc l'essor de Nîmes. C'est pourquoi un important projet de campus universitaire au quartier Hoche-Sernam, ainsi que ses alentours (caserne, ancien hôpital...) voit le jour. Finalement, la Ville tend à raccommoder les différentes interventions historiques de la ville, de la Tour Magne à la plaine du Vistre.
Nîmes s'est étendue, après la période romaine, en deux grandes étapes, au XVIIIe siècle, puis au XIXe siècle. D'abord, les Jardins de la Fontaine, l'avenue Jean-Jaurès ou encore les canaux ; ensuite, la zone de la gare et de la préfecture. Vers 1850, l'avenue Feuchères a été construite pour relier le centre-ville à la gare, elle-même bâtie sur des arcades pour être traversable.
Le projet principal actuel (« AEF ») n'est pour certains qu'une concrétisation des volontés du XIXe siècle. Il renoue avec l'idée d'une grande liaison entre la gare et le centre-ville, en conformité avec l'histoire de Nîmes. Ce quartier réaménagé devra être actif, la Ville compte y insérer des pavillons et des kiosques qui accueilleront, entre autres, des commerces. Pour la Ville, l'essor de la cité passe par la mise en réseau des espaces publics, c'est-à-dire des endroits où l'on circule. Une hiérarchie est donc mise en place : d'abord les piétons, qui devraient pouvoir aller de la gare aux arènes sans traverser une rue, ensuite les transports publics, puis les voitures. Mais ces ambitieuses politiques en matière d'urbanisme souffrent depuis trois années de critiques quant à leurs gestions financières, qui à l'image de nombreuses villes du sud-est, ne sont pas toujours transparentes.
Nîmes est la vingtième ville de France par sa population intra-muros : 143 000 habitants. La communauté d'agglomération Nîmes Métropole (23 communes) compte 206 616 habitants.
Cette section composée d'une simple liste devrait être rédigée en un paragraphe synthétique et avec un style encyclopédique.
Nîmes est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Nîmes-Bagnols-Uzès-Le Vigan . Elle gère notamment le port Ardoise.
Taux de chômage : environ 22% (estimation 2006). Le taux de chômage au niveau départemental est de 13,5%. Au niveau national, il est d'environ 9%.
Population active : 57 000 (42,5%, moyenne nationale : 45,5%).
Chômeurs : 12 000.
Taux d'activité entre 20 et 59 ans : 78% (moyenne nationale : 82,5%).
Retraités : 18,5% (moyenne nationale : 18,5%).
Jeunes scolarisés : 25,5% (moyenne nationale : 25%).
Autres personnes sans activité : 13,5% (moyenne nationale : 11,5%).
Agriculteurs : 0,5% (moyenne nationale : 2,4%).
Artisans, commerçants, chefs d'entreprise : 6,6% (moyenne nationale : 6,4%).
Cadres et professions intellectuelles : 12,5% (moyenne nationale : 12,2%).
Professions intermédiaires : 22,4% (moyenne nationale : 22,1%).
Employés : 36,4% (moyenne nationale : 29,9%).
Ouvriers : 21,6% (moyenne nationale : 27,1%).
Revenu moyen par ménage : environ 16 500 '/an. Au niveau national, ce revenu moyen est d'environ 21 000 '/an.
Nombre de redevables d'impôts sur la fortune (I.S.F.) : 680, soit 0,45% de la population totale.
Impôt moyen sur la fortune : 5 590 ' (moyenne nationale : 5 685 ').
Patrimoine moyen des redevables de l'ISF : 1 482 000 ' (moyenne nationale : 1 495 000 ').
Nombre de bénéficiaires du revenu minimum d'insertion (RMI) : 20 995, soit 14% de la population totale (contre 4% au niveau régional et 2% au niveau national)[7].
Sans doute dopée par le succès de son pôle de biotechnologies (un des premiers de France), rajeunie par la création d'un centre universitaire autonome (sans doute le dernier qui sera crée en france afin d'éviter l'emiettement de l'offre universitaire et de son financement), et soutenue par la communauté d'agglomération, Nîmes entend afficher un visage neuf et dynamique depuis l'an 2000.
A travers la reconfiguration urbaine (voir plus haut) et par l'amélioration du cadre de vie, la Ville cherche à attirer des entrepreneurs, et notamment ceux du secteur de la haute technologie. Avec, à ce jour, une vingtaine d'entreprises spécialisées dans les biotechnologies et 450 emplois directs créés, Nîmes a effectivement d'ores et déjà pris un virage high-tech assez inattendu.
Des moyens supplémentaires ont ainsi été récemment déployés : nouvel incubateur à la faculté des Carmes, installation sur la technopole d'un cyclotron fabriquant le fluor 18 capable de détecter les tumeurs cancéreuses, création d'autres filières spécialisées à l'université et à l'École des mines.
L'agglomération a pour sa part décidé de doubler la surface du parc technologique Georges-Besse (+ 25 hectares), où sont situées ces entreprises, pour l'étendre au-delà de l'autoroute d'ici quinze ans. Objectif : doubler, d'ici deux à trois ans, le nombre d'entreprises dédiées aux biotechs.
Hormis sa localisation géographique qui peut apparaître comme des plus enviables (au carrefour des autoroutes et du réseau ferroviaire, au centre de l'arc méditerranéen au sud de la vallée du Rhône), Nîmes semble disposer, d'un argument supplémentaire pour attirer de nouveaux établissements sur des zones d'activité élargies (Grézan, Bouillargues et Mitra, notamment). Domaine le plus convoité : l'agroalimentaire, qui compte pour 25 à 30% de l'économie locale.
La création en décembre 2001 de la communauté d'agglomération Nîmes Métropole, son élargissement (de 14 à 23 communes aujourd'hui) offrent de grandes possibilités de développement. Pour certains, Nîmes a ainsi un grand potentiel à faire valoir, entre Montpellier et Marseille. Cela permet à la ville de bien se placer sur le plan économique et d'obtenir un meilleur aménagement du territoire.
La nouvelle structure permet également d'alléger la fiscalité des entreprises nîmoises. Priorité est aussi donnée au tourisme d'affaires. Un palais des congrès devrait voir le jour pour 2007 dans le secteur de la gare. La mairie espère voir s'y installer de nouveaux hôtels 3 et 4 étoiles.
Même effort pour le tourisme de loisirs. La Ville considère qu'il faut revaloriser son patrimoine, qui aux yeux de tous, est exceptionnel.
C'est sur le label de la Provence, si chère aux Anglo-Saxons, que Nîmes mise notamment. Une façon comme une autre de se démarquer de l'image trop peu payante du Languedoc-Roussillon.
Historiquement et culturellement, le Gard est un département à part, entre Languedoc et Provence, entre Cévennes et Camargue, avec un esprit de résistance (dû à la culture protestante) très fort. Nîmes est le lieu de toutes ces rencontres.
Tout en misant sur le renouveau des arènes et de la Feria, la Ville souhaite instaurer un « pass monuments » commun avec Arles et Avignon, deux villes ayant également un important patrimoine et se situant très près.
Comme au niveau national, le nombre ici très important de bénéficiaires du RMI augmente sensiblement depuis 2002. [7]
Maires de Nîmes de l'après guerre (deuxième guerre mondiale) à aujourd'hui (pour la liste exhaustive des Maires de 1790 à 1945, voir plus bas) :
Nîmes est divisée en sept cantons. Six d'entre eux ont Nîmes pour chef-lieu et sont formés d'une partie de la commune :
Nîmes est le siège de la Cour d'Appel du Gard, de l'Ardèche, du Vaucluse et de la Lozère.
Nîmes est également le siège du Tribunal Administratif du Gard, du Vaucluse et de la Lozère.
Il existe pour certains produits locaux l'appellation d'origine contrôlée « de Nîmes ».
Comme toutes les villes, Nîmes se décline dans ses quartiers, véritables repères géographiques, économiques, sociologiques et politiques à l'influence certaine par l'intermédiaire des Comités de Quartier, qui en comptent 50 à ce jour, regroupés en une active Union réussissant apparemment le tour de force de réunir quartiers chics et populaires sous une même bannière.
Voici une énumération des quartiers les plus connus de la ville :
Les sept collines de Nîmes sont les suivantes : Puech du Teil, Montaury, Mont Duplan, Mont Cavalier, Canteduc, La Croix de Fer, Mont Margarot.
Nîmes est classée ville d'art et d'histoire.
Connue sous le nom de Colonia Nemausa à l'époque romaine, Nîmes possède de nombreux monuments romains : portes, temples ' comme la célèbre « Maison Carrée » ', amphithéâtre, tours et remparts. L'aqueduc du pont du Gard a été construit au premier siècle de l'ère chrétienne pour alimenter la ville en eau depuis une source près d'Uzès. La ville possède également des édifices religieux, hôtels particuliers, places et musées prestigieux.
L'amphithéâtre romain : « Les Arènes »
Construit à la fin du premier siècle après J-C, l'amphithéâtre de Nîmes, l'un des mieux conservé au monde, mesure 133 mètres de long et 101 mètres de large. La façade, haute de 21 mètres, est composée de deux niveaux de 60 arcades chacun. À l'intérieur, près de 25 000 spectateurs pouvaient assister aux combats d'animaux et de gladiateurs. Aujourd'hui, les arènes, lieu de prestige, se transforment régulièrement en une grande salle de spectacle où artistes nationaux et internationaux viennent se produire. Elles constituent de même le c'ur des ferias de Nîmes, où des corridas réunissent des milliers de spectateurs venus du monde entier.
Une légende affirme qu'un tunnel relierait les arènes de Nîmes à celles d'Arles (à 25 km). Ce tunnel traverserait ainsi le Rhône. En réalité, de nombreux tunnels existent sous les arènes, correspondant à un système très perfectionné d'égouts romains.
La Maison Carrée
Construit au Ier siècle après J.-C., ce temple romain, exceptionnel par son état de conservation, dominait le forum de la ville antique. Dédié à Caius et Lucius César, petits-fils et fils adoptifs de l'empereur Auguste, la Maison Carrée est le seul temple du monde antique entièrement conservé (ses façades sont en cours de restauration). La Maison Carrée est entourée d'une colonnade, élevée sur un podium et marquée dans son architecture classique par une influence grecque. Elle appartenait autrefois à un important ensemble immobilier.
Face à la Maison Carrée,en lieu et place de l'ancien théâtre detruit par les flammes en 1952,se trouve le Carré d'Art conçu par l'architecte lord Foster. le Carré d'Art regroupe une bibliothèque de plusieurs milliers d'ouvrages, une audiothèque, une médiathèque et un musée d'art contemporain. La collection réunie comprend près de 370 'uvres et offre un panorama de la création contemporaine des années 1960 à nos jours[8].
Les Jardins de la Fontaine
Aménagés au XVIIIe siècle, les Jardins de la Fontaine constituent l'un des premiers jardins publics d'Europe. Respectant le plan du sanctuaire antique autour de la source fondatrice de la ville (Nemausus), J-Ph. Mareschal et Gabriel Dardailhon ont dessiné (sous l'influence de Le Nôtre) un jardin à la française où sont actuellement rassemblées de nombreuses espèces végétales méditerranéennes. Dans sa partie basse, se dresse le temple de Diane. Certainement associé au sanctuaire impérial, sa fonction exacte reste partiellement inconnue.
La tour Magne domine les jardins de la Fontaine sur le mont Cavalier. Octogonale, la plus haute et la plus prestigieuse des tours de l'enceinte romaine Augustéenne se composait de trois niveaux au-dessus d'un soubassement. Aujourd'hui, le dernier étage a disparu et elle s'élève à 32 mètres au-dessus de son écrin de verdure. Par beau temps, elle constitue un point de vue permettant d'apercevoir le mont Ventoux, les Alpilles, les Cévennes, le mont Aigoual, le pic Saint-Loup et la plaine du Vistre, sans oublier la garrigue avoisinante.
Le Castellum divisorium
Situé dans le quartier du boulevard GAMBETTA, au pied de l'ancien Fort Vauban, devenu université, ce bassin de distribution d'eau arrivant d'Uzès via le Pont du Gard est unique. De ce bassin circulaire (5,90 mètres de diamètre ' 1,40 mètre de profondeur) taillé dans le roc, des canalisations en plomb acheminaient l'eau vers les monuments, les fontaines et les différents quartiers de la cité antique.
La porte d'Auguste
Dite également « porte d'Arles », la Porte Auguste est une porte romaine de la ville, sur la Voie Domitienne qui fut une de ses portes principales et faisait partie des remparts. Sa borne militaire était le point de départ de la Via Domitia de Nîmes à Beaucaire.
La Cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Castor de Nîmes
Edifice roman flanqué d'une tour massive ayant subit les assauts des guerres de religion, l'intérieur a été entiérement remanié au XIXème siècle. On remarquera cependant la chapelle du Rosaire, très bel exemple baroque du XVIIème, un sarcophage paléochrétien et la frise du grand fronton de la façade extérieure, chef-d'oeuvre de sculptute de l'art roman
Le Musée des Beaux-Arts
Construit en 1907 sur les plans de l'architecte nîmois Maximilien Raphel, il a été réaménagé en 1986-1987 par l'architecte Jean-Michel Wilmotte. Le musée abrite, outre de nombreuses peintures françaises, flamandes et hollandaises, des 'uvres italiennes des XVIe siècle et XVIIe siècles, et une collection de peintures françaises des XVIIIe siècle et XIXe siècles.
Le musée du Vieux Nîmes
Il est installé dans l'ancien palais épiscopal qui date de la fin du XVIIe siècle. Les collections présentent la vie à Nîmes depuis la fin du Moyen Âge.
Le musée des Cultures taurines
Inauguré en mai 2002 dans l'ancien bâtiment du Crédit municipal (anciennement « Le Mont de Piété »), ce lieu unique en France permet de découvrir une culture vivante qui perdure depuis l'Antiquité autour du culte du taureau et offre un véritable panel des traditions régionales (très présentes) et internationales.
Le Musée archéologique
Installé dans l'ancien collège des Jésuites (17e), il présente des collections de l'âge du fer à l'époque gallo-romaine : céramiques sigillées, vaisselles en bronze, parures, objets artisanaux, collections d'inscriptions latines et verreries romaines.
Le muséum d'histoire naturelle
Également installé dans l'enceinte du collège des Jésuites, ce musée fut aménagé en 1892. Il abrite de très riches collections relevant des domaines des sciences de la nature, et des sciences de l'homme (il se classe au septième rang national pour la richesse de ses collections).
La chapelle des Jésuites
Datant du XVIIe siècle et classée au titre des monuments historiques, elle accueille aujourd'hui des expositions temporaires et des manifestations culturelles.
La fontaine de Pradier et l'Esplanade.
Monumentale fontaine (1851) au centre de l'Esplanade 'uvre du sculpteur J. Pradier. La figure féminine représente la ville de Nîmes couronnée des arènes et des colonnades de la Maison Carrée, du palais de justice et de l'ancien théâtre. Elle est entourée de personnages allégoriques symbolisant le Gardon, le Rhône, la fontaine d'Eure et la fontaine de Nîmes. L'esplanade est dominée à l'est par la haute flèche de l'église Sainte Perpétue, au nord ouest par la palais de justice avec sa colonnade puis, en arrière, par les imposantes arènes. Au sud, le départ de la très large avenue Feuchères vers la grande gare ( 1842-1844) confère au site un aspect monumental.
La place d'Assas
Place du centre ville avec une importante fontaine. Elle fut imaginée par l'artiste Martial Raysse.
La place du Marché
Place au palmier magistral, animée par la fontaine au crocodile, créée par les artistes Martial Raysse, Silvio et Vito Tongiani. Le crocodile qui se rafraîchit dans l'eau du bassin en marbre et le palmier rappellent les armoiries de la ville. Il s'agit du seul endroit de Nîmes où figure une plaquette de nom écrite en occitan (Plan dau mercat)
La porte de France
Dite porte d'Espagne, elle compte une seule arcade en plein cintre surmontée d'une galerie aveugle décorée de pilastres toscans. Durant l'Antiquité, elle était flanquée de deux tours semi-circulaires. Visible de loin, elle signalait la présence de la Cité et du sanctuaire impérial située au pied de la colline autour de la Source.
Philippe Starck y a aménagé en 1987 un abribus, monumental cube en marbre vert, au dessus duquel on retrouve la figure emblématique du crocodile.
Hôtels particuliers notoires
Édifices religieux notoires
La ville, depuis quelques années, entreprend la création de nouvelles animations et festivités. En effet, Nîmes a depuis longtemps le surnom de « belle endormie ». Cependant, il est manifeste que les fonds alloués aux associations, autrefois très importants pour une ville de cette taille, sont depuis 2002 en forte baisse.
À cette occasion, des corridas, qui se pratiquent officiellement à Nîmes depuis 1853 (il y avait des courses de taureaux depuis bien plus longtemps) sont organisées, avec ou sans mises à mort, dans les arènes romaines. Les rues sont envahies par des peñas (orchestres de rue d'origine espagnole), et des bodegas (bars souvent temporaires) ouvrent au centre ville en caves ou en extérieurs.
La feria de Pentecôte constitue la première fête populaire d'Europe (en terme de fréquentation : entre 700 000 et 1 200 000 personnes) sur trois jours. [8]
Agenda annuel des principales manifestations culturelles et festives :
Cette liste tend à énumérer les lieux culturels fréquemment visités, importants et/ou ayant une certaine influence sur les résidants et/ou les élites de la ville :
Les marchés de Nîmes participent incontestablement à l'animation de la ville. Lieu de vie, lieu de rencontre, lieu d'échange, le marché est considéré ici comme étant indispensable à la cohésion sociale et au développement économique des quartiers.
Ainsi, chaque jour un marché est installé dans un quartier différent de la ville. Marché à thème (fleurs, puces, arts...) ou tout simplement marché pour profiter des produits de saison.
Le principal marché, celui du vieux Nîmes, reste celui des Halles. Ouvert 7 jours sur 7 et 364 jours par an, ses étals exposent effectivement les meilleurs produits régionaux.
Voici donc une liste de ces importants marchés :
Nîmes a construit d'assez importantes infrastructures. En voici la liste :
Il existe de très nombreux clubs sportifs, ci-dessous sont énumérés ceux ayant le plus d'adhérents (ou de supporters) dans chaque discipline et étant assez présents sur la scène locale :
Nîmes devient une vraie ville universitaire autour des sites de Vauban, des Carmes et du nouveau site Hoche, où 10 000 à 12 000 étudiants sont prévus d'ici 2010.
Derrière la fidélisation des jeunes à Nîmes, l'objectif avoué était d'y obtenir la création d'une véritable université de plein exercice. Ce qui a été obtenu en 2006, pour la rentrée universitaire 2007.
L'enseignement supérieur à Nîmes tend à se développer rapidement, suite à une forte volonté politique et à une demande croissante de la part d'une population locale qui ne cesse d'augmenter. À l'heure actuelle, la population étudiante de Nîmes est d'environ 8 000 étudiants, dont près de 5000 au Centre universitaire de formation et de recherche de Nîmes
Voici une liste non exhaustive des personnalités locales qui sont nés à Nîmes, ou d'origine nîmoise, ou qui ont joué un rôle important au sein de la commune.
Aucune de ces personnalités n'est une simple personnalité de passage dans la cité romaine.
Voici une liste non exhaustive des personnalités locales qui sont nés à Nîmes ou dont la famille est tout à fait nîmoise ou qui ont joué un rôle important au sein de la commune.
Aucune de ces personnalités n'est une simple personnalité de passage dans la cité romaine.
Personnalités politiques
Théologiens et religieux
Scientifiques et Philosophes
Source : archives Municipales de Nîmes.
Une convention de parrainage lie la municipalité à la frégate anti-sous-marine Montcalm (Marine nationale française)
Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Nîmes.
Origine du texte :Wikipédia Licence publiée sous licence GNU FDL La liste des auteurs est disponible sur cette page. La version originale est disponible sur cette page.
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