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Information sur la ville de Montrouge
Montrouge est une ville de France, dans la banlieue sud-ouest de Paris (département des Hauts-de-Seine), dont elle est limitrophe.
Sa population, les Montrougiens, en augmentation ces dernières années après une longue période de baisse puis de stagnation, est évaluée à 42 002 habitants selon un recensement complémentaire en 2003.
Dans le passé, Montrouge s'étendait au nord jusqu'à Montparnasse. Plusieurs événements ont ponctué l'évolution de la commune au XIXe siècle :
Montrouge a perdu au cours de son histoire les 2/3 de sa superficie. Aujourd'hui, Montrouge possède un territoire compact (207 ha).
La ville tire son nom du terme Monterubeus (mont Rouge) d'après la couleur rougeâtre du sol. Le nom apparaît pour la première fois en 1194 dans un texte du prieuré Saint-Lazare.
Des moines Guillemites (ou « blancs-manteaux ») s'installent sur ce territoire au XIIIe siècle. Ils sont les seconds de cet ordre à s'installer en France, quelques années après la fondation du prieuré de Louvergny en 1249.
Vers 1640 la plaine de Montrouge devient une réserve à gibier aménagée pour les chasses royales. Montrouge attire les notables à la recherche d'une retraite discrète.
Un château fut construit pour un membre de la famille des marquis de Châteauneuf qui acquiert vers 1600 la seigneurie de Montrouge. Il est probable que le bâtisseur du château soit Charles de l'Aubépine, marquis de Châteauneuf, garde des sceaux sous le cardinal de Richelieu, qui habite le château en 1650 et meurt en 1663. Le château est acquis en 1691 par M. de Morstein. Le château est démoli vers 1815.
Durant la révolution, on prête aux carrières de Montrouge d'avoir servi de cachette pour Condorcet où il aurait passé sa dernière nuit de liberté. Le premier maire de Montrouge fut François Ory (1790) qui était maître carrier de profession.
Sous le Second Empire, les « ateliers catholiques » de Montrouge, dirigés par l'abbé Migne et employant de nombreux jeunes artistes, fournissent les églises de France en matériels de décoration, notamment en peintures à l'huile sur toile. Trois des plus intéressants spécimens de cette production, dans le style de Delacroix, se trouvent encore dans le ch'ur de l'église Saint Jean Baptiste d'Audresselles (Pas-de-Calais).
En 1860 la création du « grand » Paris ampute Montrouge du « Petit Montrouge » qui forme une partie (l'ossature) du XIVe arrondissement de Paris. Seul le « Grand Montrouge » reste. La commune passe de 350 ha à 105 ha.
En 1875 la commune reprend quelques hectares aux communes voisines (Châtillon, Bagneux : quartier du Haut Mesnil notamment). À partir de 1925 la ville connaît un essor industriel important (nombreuses imprimeries, pour la plupart aujourd'hui disparues, moteurs Messier, également disparu, Schlumberger...).
Durant la seconde guerre mondiale, Montrouge est un lieu de résistance héroïque contre l'occupant. La société des Compteurs et le dépôt de la SNCF sont les principaux établissements où se retrouvent de nombreux résistants. Parmi eux :
Montrouge a été la première ville de la région parisienne à être dotée d'un central téléphonique automatique (central Alésia bien connu des surfeurs ADSL de la commune).
Aujourd'hui, les anciennes industries ont disparu ou déménagé
D'autres entreprises résistent :
Cependant, de nombreuses PME sont dynamiques. On note une spécialisation dans le domaine des services, de l'édition, du High-Tech et de la recherche médicale :
De plus en plus d'entreprises, de renommée nationale voire internationale, délaissent leur adresse postale montrougienne et choisissent une adresse Cedex de Paris 14, comme leur offre leur situation sur le Boulevard Romain Rolland :
Montrouge a inauguré le 26 février 2000 le plus grand carillon de la couronne de Paris. C'est à Régis Singer, carillonneur de son état, et à Jean-Louis Voiland, directeur de l'ensemble vocal Stesso Tempo jusqu'en 2002, qu'est revenu l'honneur de jouer des 'uvres classiques, des airs traditionnels ainsi que quelques chansons de variété. Cependant, ce carillon avait déjà retenti symboliquement dans la nuit du 31 décembre 1999 au 1er janvier 2000. Depuis le 10 mars 2000, le carillon se fait entendre deux fois par jour. À midi, Tambour de Jean-Philippe Rameau (arrangement pour carillon et interprétation de Régis Singer). A 19h00, Ballade de Ferdinand Carulli (arrangement pour carillon et interprétation de Jean-Louis Voiland). Installé dans la coursive extérieure du beffroi du centre administratif, illuminé la nuit, ce carillon électrique comprend 27 cloches. Il porte ainsi le nom des maires de Montrouge qui se sont succédé depuis la première municipalité, le 7 février 1790. Cette action a pu se réaliser grâce à la participation financière de trois entreprises montrougiennes qui ont gravé leur logo dans le bronze : Rhône Poulenc Roerer, CNEN EDF et SOFRES. Le carillon de Montrouge couvre deux octaves et demie chromatiques complètes du do 4 au fa 6, à l'exception du ré #4, du fa #4 et du sol #4. L'ancienne cloche de l'horloge a été raccordée et intégrée à l'échelle sonore. Les cloches ont été fondues et accordées par la fonderie Cornille-Havard de Villedieu-les-Poêles (Manche) et installées par l'entreprise Mamias de Gagny (Seine-Saint-Denis).
La toponymie de chaque ville est intéressante car, elle reflète l'hommage d'un conseil municipal, à un moment de son histoire, envers des acteurs locaux, nationaux ou des évènements. Elle laisse aussi en doute des héritages de noms de rues dont l'histoire a des difficultés à se rappeler.
À partir d'une ville, on part et on arrive. Et, quelquefois, ce sont les noms de communes limitrophes ou des axes de directions (rue d'Arcueil, voie d'Arpajon, rue de Bagneux qui est devenue avenue Henri Ginoux, rue de Gentilly) qui sont indiquées.
Montrouge a la particularité de rendre hommage à un grand nombre d'élus locaux passés :
- Les maires (Edmond Champeaux, rue Louis-Lejeune, François Ory, Barthélémy Périer, Louis Rolland, Hipollyte Mulin, Arthur Auger, place Émile-Cresp, avenue Henri Ginoux)
- Les conseillers municipaux (Jules Gueudin mort en 1883).
Et, d'une façon récente, la ville se rappelle de l'époque de l'Ancien Régime, comme le dernier seigneur en 1787, Claude Régnier de Guerchy, lieutenant et diplomate (place de Guerchy) ou du seigneur au XVIIIe siècle, Louis Phelypeaux, duc de la Vallière (allées de la Vallière).
La guerre de 1870 contre l'armée prussienne, eut des répercussions sur la commune du fait de la présence du fort de Montrouge à proximité dans la commune d'Arcueil (avenue du Fort). L'armée prussienne dirigea le feu sur le fort de Montrouge pendant 25 jours. Les pertes furent sensibles ; un quart de l'effectif des sous officiers et soldats fut atteint et l'état-major perdit le lieutenant de vaisseau Saisset, tué par un obus dans la soirée du 16 janvier 1870 (rue Saisset). Le lieutenant de vaisseau, Carvès, fut blessé (rue Carvès).
Le régime politique de la IIIe république suivit. Les édiles de la ville lui accordèrent une faveur particulière notamment en ce qui concerne la fin du XIXe siècle. En effet, cette période est caractérisée par :
Les guerres ont gravé les esprits. C'est pourquoi on retrouve à Montrouge des voies en commémoration de la paix dans son sens absolu (avenue de la Paix) ou en fonction du récipiendaire du prix Nobel de la paix en 1926 (avenue Aristide Briand) :
- de la première guerre mondiale (rue du 11 novembre, rue Henri-Barbusse, avenue de la Marne, avenue de Verdun)
- de la guerre de 1939 à 1945
Le rappel aux conflits se retrouve encore au square des combattants d'Afrique du Nord.
Passer au travers des rues de Montrouge, n'est pas sans éveiller l'évocation de nombreux artistes notamment sur le plan
En raison de l'industrialisation de la commune à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, la base sociale était populaire. Aussi, il existe de nombreuses rues d'hommes politiques de gauche (avenue Aristide Briand, avenue Marx Dormoy, rue Jules Guesde, avenue et place Jean Jaurès, rue Camille Pelletan, rue Gabriel Péri, école et square Renaudel, rue Marcel Sembat, rue Roger Salengro)
La commune de Montrouge félicite le travail de grands personnages dans des domaines très variés comme :
Montrouge garde en mémoire son passé de culture maraîchère (villa des fleurs, villa des jardins, villa des Vergers)
Certaines voies de Montrouge gardent encore leur part de mystère (rue Auber, rue Myrtill Beer, rue Blanche, rue Pierre-Boillaud, rue Sylvine-Candas, rue Chaintron, rue Couprie, rue Marie Debos, rue Delerue, place des États-Unis, rue Gossin, rue Gueudin, rue Guillot, rue des Frères Henri, Villa Henriette, villa Isabelle, villa Joséphine, rue Constant Juif, villa Leblanc, villa Léger, villa Agénor-Logeais, villa Montplaisir, rue du Poitou, villa des Ruelles, rue Saint-Albin, rue Thalheimer)
La mairie, 43 avenue de République abrite un ensemble de 4 statues de pierre monolithe recouverte de peinture blanche. Une sculpture de Auguste Ottin vers 1850 intitulée Molière de 2 m de haut, de 60 cm de large et de 50 cm de profondeur représente l'auteur debout, avec un parchemin, un masque et une couronne de lauriers. Cette statue constitue le pendant d'une statue intitulée Boileau due au sculpteur Hippolyte Maindron. Une sculpture d'Armand Toussaint vers 1850 intitulée Lavoisier de 2 m de haut, de 80 cm de large et de 58 cm de profondeur représente l'homme debout, avec un papier, une mine et une balance. Cette statue constitue le pendant d'une statue intitulée Denis Papin due au sculpteur Carmels. Dans le square de la place des États-Unis, siège la statue La Femme au coquillage. Le sculpteur contemporain, Guillaume Werle a laissé son 'uvre Le Joueur de flûte à l'intérieur du square La Fontaine.
Paul Schmitt a peint Carrière à Montrouge. Ce tableau est accroché dans l'escalier de l'Hôtel de Ville. Il représente un paysage de campagne, sous un ciel nuageux. Au milieu et légèrement décentré sur la droite, s'érige la roue de treuil d'un puits. Cette cage à écureuil était actionnée par deux carriers en flous. L'impression est d'une humanité quasiment absente.
Montrouge a servi de cadre pour des scènes de films :
Origine du texte :Wikipédia Licence publiée sous licence GNU FDL La liste des auteurs est disponible sur cette page. La version originale est disponible sur cette page.
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