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Information sur la ville de Mont-de-Marsan
Mont-de-Marsan (en gascon Lo Moun / Lo Mont de Marsan) est une commune française, située dans le département des Landes et la région Aquitaine. Ses habitants sont appelés les Montois.
L'agglomération de Mont-de-Marsan compte aussi la commune de Saint-Pierre-du-Mont (7518 habitants en 1999).
Mont-de-Marsan est située en limite de la forêt des Landes et à proximité de la région agricole de la Chalosse. Elle est la ville principale du Pays de Marsan. Surnommée « la Ville aux Trois Rivières », elle est construite au confluent de deux rivières, la Douze et le Midou, qui se rejoignent en plein centre-ville pour en former une troisième : la Midouze, un affluent de l'Adour.
Des fouilles ont révélé que la zone située entre les deux rivières avait été occupée de façon intermittente depuis le paléolithique. Les vestiges préhistoriques découverts attestent de la présence d'un groupe sans doute important de cultivateurs néolithiques. On a aussi relevé des témoignages des époques pré-romaine et gallo-romaine ainsi que des vestiges du Bas-Empire et du Haut Moyen Âge.
La fondation officielle de la ville remonte à 1133. Elle est due à Pierre de Lobaner, vicomte du Marsan, du Tursan et du Gabardan, qui décide d'établir un castelnau dans la paroisse de Saint Pierre-du-Mont. Cette paroisse est un prieuré fondé par la puissante Abbaye de Saint-Sever, dont elle dépend tant spirituellement que temporellement. La ville nouvelle empruntera au monastère une partie de son nom.
Pierre de Lobaner choisit, pour l'édification de sa forteresse, l'éperon délimité par la confluence de deux rivières, la Douze et le Midou, afin d'en contrôler le passage et de tirer profit des péages, assurant ainsi de substantiels revenus à sa vicomté. Il établit également un village fortifié sur ce territoire. Un port s'établit plus loin, sur la rive gauche de la Midouze. Il connut un développement rapide grâce à la position stratégique de la ville à la limite de la Haute Lande, de la Chalosse et de l'Armagnac, entre Bayonne et Toulouse, Pau et Bordeaux. La ville prit donc dès le XIIIe siècle un caractère double : port et castelnau.
Un nouveau quartier se développa autour du port. Ce dernier, où s'installa le couvent des Cordeliers en 1260, fut, lui aussi, entouré de murailles percées de portes donnant accès aux routes d'Aire-sur-l'Adour, Saint-Sever et Tartas. Le bourg se développa le long des trois axes et en deux siècles une véritable ville était née.
Suite au mariage d'Aliénor d'Aquitaine avec Henri Plantagenêt, devenu Henri II d'Angleterre en 1154, la ville passa sous la domination anglaise pendant près de trois siècles, jusqu'en 1441. La population trouvait refuge derrière les murailles de la cité durant les troubles liés à la guerre de Cent Ans, pendant que s'élevaient des bastides dans les environs.
Centre commercial important, la ville écoulait vers Bayonne les produits de l'arrière-pays (céréales et vins d'Armagnac notamment) durant tout le Moyen Âge et l'Ancien Régime. Le développement du trafic fluvial assura la prospérité des bateliers, organisés en confrérie. La navigation se faisait sur des barques à fond plat, appelées localement « galupes » (ou « gabares » dans d'autres régions). La ville fut en rivalité quasi constante avec les autres cités commerciales, notamment Dax.
À partir de 1517, le Marsan est rattaché au vaste domaine de la famille d'Albret, qui régnait alors sur la Navarre. Possession de Jeanne d'Albret, puis de son fils Henri IV, Mont-de-Marsan se trouva totalement engagée dans les conflits armés qui, à partir de 1560, opposent en Gascogne catholiques et réformés, et se transforme en place forte. Passant plusieurs fois aux mains des catholiques puis des protestants, les faubourgs de la ville furent détruits ainsi que le couvent des Clarisses, situé depuis le XIIIe siècle près de la porte de Roquefort.
Charles IX passe dans la ville lors de son tour de France royal (1564-1566) en juin 1565, accompagné de la Cour et des Grands du royaume : son frère le duc d'Anjou, Henri de Navarre, les cardinaux de Bourbon et de Lorraine[1].
Les Guerres de Religion achevées, la parure militaire de la ville étant désormais inutile, Louis XIII ordonna en 1622 la démolition du château de Nolibos, contruit en 1344 par Gaston Phébus (vicomte du Marsan) afin de renforcer les défenses de la ville. Seuls restent aujourd'hui un pan de muraille et une maison forte, appelée « donjon Lacataye », ancien poste d'observation. En 1777 fut accordée l'autorisation de démolir les portes de la ville, et en 1810, on abattit les restes du château vieux. Tous ces travaux eurent pour conséquence d'aérer les accès et de faciliter la traversée de la ville.
En 1653, Mont-de-Marsan se rebella, se rangeant du côté de la Fronde.
Le blason de la ville date de 1698. Il figure deux clés d'argent sur fond d'azur.
Pendant la Révolution française, Mont-de-Marsan fut renommée Mont-Marat (voir : Nom des villes françaises sous la Révolution).
Le 4 mars 1790 fut créé le département des Landes suivant un découpage relativement arbitraire englobant des régions hétérogènes (lire article de fond : Territoires et pays des Landes). Le 15 février 1790, un décret de la Constituante faisait de Mont-de-Marsan le chef-lieu de ce département, au détriment de Dax.
Apres 1860 et l'implantation de la forêt des Landes, les activités liées au bois s'ajoutèrent à celles du port. De riches négociants s'installèrent et firent bâtir plusieurs hôtels particuliers sur ce qui est aujourd'hui la place du Commerce. Mais dès le début du XXe siècle cette activité ralentit puis disparut totalement.
Au cours du XIXe siècle, la ville se transforma complètement en se dépouillant de son aspect de ville forte. Les nécessités administratives y provoquèrent la construction de la préfecture, du tribunal, des prisons. On construisit l'église de la Madeleine en 1830 (architecture néo-classique), on refit les ponts et on commença la percée des boulevards. La cité bénéficia du développement du réseau routier et de l'ouverture de voies ferrées.
En 1866, l'annexion des communes de Saint-Jean-d'Août-et-Nonères, Saint-Médard et d'une partie du territoire de Saint-Pierre-du-Mont augmenta considérablement la superficie de la ville. La même année était inauguré le lycée Victor Duruy.
Sous la direction du maire Jean Larrieu, furent réalisés avant-guerre les premiers pavillons du centre hospitalier, des groupes scolaires, l'agrandissement des arènes (édifiées en 1889).
La ville, coupée en deux par la ligne de démarcation lors de la Seconde Guerre mondiale, fut libérée de l'occupation allemande le 21 août 1944.
En 1946, s'installa le Centre d'expériences aériennes militaires (base aérienne 118), donnant un nouvel essor à la cité montoise. La population augmenta rapidement, ce qui permit l'édification de centres commerciaux. Enfin, le secteur agro-alimentaire est aujourd'hui primordial (foie gras, maïs) avec des entreprises telles que Delpeyrat et Maïsadour.
Une politique d'urbanisation à l'horizontale due à la volonté du maire Charles Lamarque-Cando, fondateur des Castors Landais, modifia considérablement l'aspect de la cité à partir de 1962, faisant reculer sans cesse les limites de la forêt de pins au profit de nouveaux quartiers. Un vaste ensemble résidentiel aisé s'étend sur la partie Est de l'agglomération, qui ne cesse de grignoter de nouvelles terres du fait de la rurbanisation.
Le centre-ville souffre quant à lui de dépeuplement, les quartiers populaires du Peyrouat et de Fabres restent relativement défavorisés. L'amélioration de l'aménagement du territoire (meilleure fluidité de la circulation, désenclavement de certaines zones) est l'un des projets phares de la communauté d'agglomération du Marsan.
La population des communes environnantes est presque entièrement dépendante de Mont-de-Marsan. Les PME dans le secteur du bâtiment sont source de valeur ajoutée. Cependant le tourisme (Lire article de fond : Tourisme dans les Landes) et les industries de pointe restent en retrait. Le projet de construction d'une prison d'ici fin 2008 devrait créer 1000 emplois, et le passage prévu de l'autoroute Langon-Pau (A65) devrait d'ici quelques années dynamiser la ville et développer de nouvelles activités.
Mont-de-Marsan est une étape sur la route historique qui part de Vézelay vers Saint-Jacques de Compostelle (via Lemovicensis). Les pèlerins entraient dans la ville en franchissant un pont dont une pile est encore visible au niveau du parc Jean Rameau. Ils avaient alors le choix entre se diriger vers la chapelle du prieuré bénédictin (dépendant de l'abbaye de Saint-Sever, sur l'emplacement actuel de l'église de la Madeleine) et trouver refuge dans les hôpitaux du couvent des Clarisses ou des Cordeliers (aujourd'hui disparus). Ils remontaient ensuite l'actuelle rue Gambetta vers la place Jean Jaurès (Sablar), quittaient la ville par la porte de Saint-Sever (détruite en 1777) et rejoignaient l'Abbaye en passant par Saint Pierre-du-Mont et Benquet.
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Origine du texte :Wikipédia Licence publiée sous licence GNU FDL La liste des auteurs est disponible sur cette page. La version originale est disponible sur cette page.
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