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 Information sur la ville de Mantes-la-Jolie

Mantes-la-Jolie est une commune française du département des Yvelines et de la région Île-de-France, chef-lieu de l'arrondissement éponyme. C'est une ville moyenne industrielle, située sur la rive gauche de la Seine, à 53 km à l'ouest de Paris.

Les habitants en sont les Mantais.

La commune de Mantes-la-Jolie est située au centre d'une agglomération d'environ 80'000 habitants. Son territoire englobe deux îles de la Seine, l'île l'Aumône en totalité, et en partie l'île aux Dames, appelée aussi île de Limay. Elle est limitrophe de Mantes-la-Ville et Buchelay au sud, de Rosny-sur-Seine à l'ouest et, séparées par la Seine, de Limay et Follainville-Dennemont, au nord.

La commune est desservie par la route nationale 13 et par l'autoroute A13 qui passe à proximité immédiate.

Mantes-la-Jolie est un important carrefour ferroviaire, et dispose de deux gares : les gares de Mantes-Station et Mantes-la-Jolie. Quatre lignes électrifiées desservent Mantes : Deux lignes sont en direction de Paris-Saint-Lazare, chacune passant par une rive de la Seine, et deux autres desservent la Haute et la Basse-Normandie. De plus, une liaison directe est assurée vers Paris-Montparnasse via Plaisir-Grignon par la ligne de la vallée de la Mauldre qui se raccorde à Épône.

Deux cours d'eau sont à remarquer : la Seine, qui longe la ville par le nord-est, et la Vaucouleurs qui, si elle ne passe plus dans le territoire actuel de la commune, avait un bras détourné, le Mauru, qui alimentait les tanneries jusqu'au début du XXe siècle, quand le bras reprit son cours naturel.

Bien qu'il n'y ait pas véritablement de division officielle, on distingue généralement, pour des raisons pratiques et historiques, le centre-ville, Gassicourt et le Val-Fourré en tant que secteurs de la ville, d'autant plus que chacun de ces secteurs dispose de services administratifs. Par ailleurs, le Val-Fourré, lors de sa construction, fut divisé en plusieurs quartiers dont les noms rendent hommage à des personnes célèbres, arrangées par thème : les peintres, les médecins, les explorateurs, les aviateurs, les musiciens, les inventeurs, les écrivains et les physiciens.

Il n'y a plus aujourd'hui à proprement parler de lieux-dits, ceux-ci ayant été englobés dans le tissu urbain. Cependant, on les retrouve encore généralement dans la toponymie :

Le nom de « Mantes » viendrait d'un mot gaulois, medunta, le chêne, encore que d'autres étymologies soient proposées. De nombreuses variantes du nom sont également attestées : Medanta, Medonta, Medenta, plus des relatinisations tardives. Ce nom évolua en français sous la forme Mante (avec nombre de variantes au Moyen Âge, dont Maante, avec une diphtongue issue de la disparition du d intervocalique du nom latin), puis progressivement Mantes à partir de la fin du XVIIe siècle, son nom devint sporadiquement Mantes-sur-Seine dès le XVIIe siècle, à l'époque du développement des services postaux, pour éviter toute confusion avec Nantes. Suite à la fusion en 1930 de la ville avec le village de Gassicourt à l'ouest, ce nom devint Mantes-Gassicourt en 1930 (la conservation du nom de Gassicourt dans le nom fut une des conditions de la fusion). Elle a pris son nom actuel en 1953, en reprenant le qualificatif « la jolie », déjà officieusement donné depuis longtemps. Ce qualificatif est souvent - plaisamment - attribué à Henri IV : Dans une lettre adressée à Gabrielle d'Estrées, sa maîtresse, qui résidait à Mantes, le roi lui aurait écrit : « je viens à Mantes, ma jolie ». Mais une autre hypothèse est que ce qualificatif viendrait du site exceptionnel où la ville a été bâtie, représenté par le cadre naturel de la vallée de la Seine.

Sur le site de Mantes existait un port de pêche vers la fin du haut Moyen Âge, mais le nom de la ville plutôt gallo-romain, pourrait lui donner une fondation plus ancienne encore. Vers la fin de l'époque carolingienne, une motte fut établie à proximité afin de défendre l'accès à la Seine et la frontière avec le Vexin Normand. Autour de ce noyau se développa la ville et des édifices religieux.

La ville subit d'importants dommages en 1087 lors de l'attaque de Guillaume le Conquérant pendant de sa campagne de représailles dans le Vexin français. Louis VI concéda ensuite à la ville le statut de commune libre par sa charte de 1110, qui lui octroyait des privilèges. Le roi Philippe Auguste y mourut le 14 juillet 1223.

À cause de son emplacement stratégique sur la Seine et à la frontière de la Normandie, Mantes fut un enjeu majeur pendant la Guerre de Cent Ans et fut très convoitée par les Anglais, mais aussi par Charles le Mauvais et changea de maîtres à de nombreuses reprises. Après la Guerre de Cent Ans, elle connut une période de calme relatif.

À la mort d'Henri III, et pendant les guerres de religion, Mantes fut partisane de la Ligue, mais fut prise par Henri IV, qui y installa son quartier général en vue de la conquête de Paris, qui eut lieu le 22 mars 1594. Par la suite, il vint régulièrement à Mantes passer d'agréables moments avec Gabrielle d'Estrées.

La ville de Mantes déclina au XVIIIe siècle, par le départ progressif d'un grand nombre d'habitants à cause de la proximité de Versailles, les charges toujours plus lourdes représentées par le logement des troupes de passage, la perte de la plupart des privilèges qui avaient été donnés par la charte de 1110, le désintérêt du roi pour une ville qui a perdu son importance stratégique, la baisse des ventes du vin, première ressource de la ville...

À partir du XIXe siècle, la ville connut une expansion importante vers l'ouest, par l'annexion de territoires appartenant autrefois à Mantes-la-Ville, et des résidences cossues commencèrent à être bâties dans les nouveaux quartiers.

Au XXe siècle, la ville s'était tellement agrandie que l'on proposa de la fusionner avec le village de Gassicourt, ce qui fut fait en 1930.

De par son histoire riche, Mantes possède un certain nombre de vestiges et édifices intéressants, même si la plus grande partie de ceux-ci ont disparu avec le temps.

Claude Chastillon, Johann Peeters, Joachim Duviert, Adolphe Maugendre, Jean-Baptiste Corot...

Charles Aznavour, chanteur

(*)Mantes a fusionné avec le village de Gassicourt en 1930.

Les premières opérations d'urbanisme à grande échelle eurent lieu lors du percement de la rue Royale au XVIIIe siècle. La rue Royale était le tronçon intra muros de la grande route de Paris à Rouen. Le chantier fut considérable et nécessita la démolition de nombreuses maisons, car la route traversait en droite ligne la ville, depuis la porte de Rosny jusqu'à la Seine, donnant sur le pont Perronet.

L'urbanisme connut un renouveau après la seconde guerre mondiale. En effet, les bombardements de 1944 causèrent des dégâts considérables dans une grande partie du centre historique. L'architecte Raymond Lopez, nommé architecte de la ville par Jean-Paul David (maire de 1947 à 1977), fut chargé de la phase de reconstruction. Après le déblaiement des ruines, il proposa un nouveau plan pour le centre-ville, basé sur ses conceptions de l'urbanisme.

Au début des années 1960, on procéda à l'assainissement des îlots insalubres situés en bord de Seine, dans le centre historique. Cet assainissement était envisagé déjà depuis les années 1920 mais n'avais jamais été mis à exécution. Le projet, réalisé en plusieurs tranches, amena la démolition totale du secteur connu sous le nom de « bas-quartiers », et le remplacement des îlots par des immeubles de plus grande taille disposés régulièrement.

Au même moment se posa le problème de l'accueil des populations ouvrières et il fut décidé d'utiliser les terrains de l'ancien aéroclub de Gassicourt au lieu-dit du Val Fourré, à l'ouest de la ville pour construire un important complexe de logements. Ce complexe fut divisé en plusieurs quartiers, dont les rues furent nommées d'après des explorateurs, des médecins, des écrivains, des musiciens et des peintres. Un grand centre commercial fut conçu en son milieu. Conçu à l'origine pour être un Mantes 2, ce projet ne vit pas le jour sous sa forme initialement prévue. Il symbolise à lui seul les grands ensembles construits à partir des années 1960 en France.

Le quartier du Val-Fourré a compté jusqu'à 25.000 habitants avant les premières démolitions de tours entamées dès 1992, sous le mandat Paul Picard (maire de 1977 à 1995).

Une densification trop importante de logements dans sa partie Nord (Quartiers des Peintres, Médecins), un quartier excentré et mal relié au centre-ville, peu d'équipements publics en raison du dérapage financier de l'opération, la concentration de populations paupérisées dans un parc constitué presque uniquement de logements sociaux sont autant de raisons ayant abouti à la dérive de ce quartier à partir de la fin des années 1970. Pauvreté économique, difficultés sociales et erreurs urbanistiques eurent comme conséquence les émeutes urbaines de 1991.

Dès 1992, Mantes-la-Jolie devient un site pilote de la politique de la ville. Dès lors, les quartiers du Val-Fourré bénéficient de fonds importants de l'État, puis de l'Europe avec la mise en place du Programme d'Initiative Communautaire Urban (PIC Urban). Ce programme vise par diverses mesures à favoriser le développement économique et social. Ainsi depuis 1992, les programmes successifs aboutirent à la démolition de treize tours d'habitation et de plusieurs immeubles en barres, soit environ 2.000 logements, afin de dédensifier ces quartiers.

Au début des années 2000 a commencé un vaste chantier sur l'ancienne zone d'activités commerciales Henri IV visant à démolir la totalité des entrepôts et autres bâtiments afin de construire un complexe immobilier de standing. Le projet, connu sous le nom du Domaine des bords de Seine, prévoyant à l'origine un certain nombre d'équipements et de logements, a rencontré un certain nombre de problèmes et de changements d'orientation, notamment la réduction du nombre d'équipements et l'augmentation du nombre de logements prévus. Ce projet est sujet à controverse, les opposants invoquant le grand nombre de logements en construction, le caractère répétitif de la construction, mais aussi l'absence de logements sociaux, ce qu'ils considèrent comme une volonté de changer l'électorat.

Infrastructures : patinoire, piscine, bassin d'aviron, stades, salle de judo, terrains de football, de sport en salle' Le bassin d'aviron est internationalement reconnu et des championnats de zone et de France y sont régulièrement organisés.

La ville a été sous-préfecture de Seine-et-Oise de 1800 jusqu'à la création des Yvelines, sauf entre 1926 et 1943.

Gassicourt (en latin Wasi Cortis) était un village rural dont le territoire s'étendait à l'ouest du centre historique de Mantes.

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Mantes-la-Jolie.

Cliquez sur une vignette pour l'agrandir.

L'Hôtel-Dieu (musée)

Palais de Justice

Sainte-Anne de Gassicourt


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