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 Information sur la ville de Lille

50° 38' 13'' N, 3° 3' 47'' E

( Source : {{{10}}} )

Lille est une ville du nord de la France, préfecture et la plus grande ville de la région Nord-Pas-de-Calais et du département du Nord (59).

Son nom en ancien français (L'Isle), comme en flamand (Ryssel) et aujourd'hui en néerlandais (Rijsel), provient d'une île sur la Deûle. Lille et ses environs appartiennent à la région historique de la Flandre romane, anciens territoires du Comté des Flandres mais ne faisant pas partie de l'aire linguistique du flamand, contrairement à Dunkerque : Lille a toujours été une ville de langue romane.

Avec un peu moins de 200 000 habitants (226 000 habitants en comptant la commune associée de Lomme depuis 2002), Lille est la principale commune d'une communauté urbaine qui regroupe plus d'un million d'habitants (avec en particulier les villes de Roubaix, Tourcoing et Villeneuve-d'Ascq). Elle appartient également à une vaste conurbation qui s'étend en Belgique avec les villes de Courtrai, Mouscron et Menin, totalisant plus de 1,7 million d'habitants[1].

Lille et ses environs appartiennent à la région historique de la Flandre romane, c'est-à-dire d'anciens territoires du Comté des Flandres mais ne faisant pas partie de l'aire linguistique du flamand, contrairement à Dunkerque. Ainsi, à l'opposé d'une idée légendaire parfois répandue, Lille n'a donc jamais été une ville de langue flamande, mais de dialectes romans.

La ville de Lille est située aux environs de 20 mètres d'altitude[2] dans un élargissement de la vallée de Deûle. À cet endroit, les derniers affleurements crayeux (Sénonien et Turonien) de la région naturelle du Mélantois plongent à l'ouest sous les Weppes, et, au nord, sous le Bar'ul, deux régions de reliefs modérés développés dans le sable landénien et l'argile yprésienne. La couverture sédimentaire récente (pléistocène) est omniprésente, sous forme de l'ss sur les versants ou d'alluvions en fond de vallées.

La Deûle est une petite rivière au débit faible perdue dans une large vallée, très fortement anthropisée dès le Moyen Âge. Les multiples états de ses canalisations et aménagement, dans un contexte de relief très peu marqué, rendent difficile la perception de son tracé originel.

Le l'ss a alimenté de nombreuses briqueteries qui ont fourni la ville, jusque dans la seconde partie du XXe siècle. La craie, appelée localement pierre de Lezennes a été largement exploitée pour la construction, en carrières souterraines (à la périphérie de Lille, principalement à Loos, au sud, et à Lezennes, au sud-est). Ces anciennes carrières sont matérialisées dans les champs par des ouvertures clôturées (les catiches). La craie, matériau bon marché, était traditionnellement utilisée en mélange avec la brique (créant les rouges-barres).

On rencontre à Lille les principaux traits des climats tempérés océaniques : les amplitudes thermiques saisonnières sont faibles, les précipitations ne sont négligeables en aucune saison.

Le climat de la région est océanique, à hivers doux (températures moyennes de 1°C à 6°C) et à étés frais (températures moyennes de 10°C à 22°C avec moins de quatre journées chaudes à plus de 30°C). Il y a, de fin octobre à début mai, une moyenne d'une soixantaine de jours avec gelées matinales. Les précipitations annuelles avoisinent les 680 millimètres, à peine plus qu'à Toulouse (656 mm), tandis que l'ensoleillement annuel est lui proche de 1600 heures (données du dernier tiers du XXe siècle de la station Lille-Lesquin). Le vent en revanche n'est vraiment sensible que 60 jours dans l'année (plus de 16 m/s à Lille).

Le meilleur mois à Lille est août, le soleil brille près de la moitié du temps et il y a moins de 9 jours de pluie. Le jour le plus chaud fut le 6 août 2003 avec 36,4°. Le jour le plus froid fut le 14 janvier 1982 (-19,5°).

Avec 112,6 mm cumulés sur le mois, avril 2001 fut le mois le plus pluvieux jamais enregistré à Lille ; il faisait suite à un mois de mars 2001 où cette même valeur de 112,6 mm constituait également un record.

La révolution industrielle a largement profité à la ville de Lille et à ses voisines (en particulier Roubaix et Tourcoing). Lille est maintenant située au sud d'une vaste conurbation transfrontalière.

Selon l'atlas Transfrontalier de l'INSEE[3], l'ensemble formé par l'agglomération transfrontalière lilloise comprend environ 1 millions d'habitants côté français et 1,2 millions d'habitants si l'on intègre le semis de villes côté belge. L'agglomération multipolaire dont fait partie Lille est la quatrième agglomération française derrière celles de Paris, Lyon et Marseille, mais si l'on prend en compte l'unité urbaine indépendamment de la frontière, l'agglomération transfrontalière Lille-Roubaix-Tourcoing-Mouscron s'avère plus peuplée que les agglomérations exclusivement françaises de Lyon ou Marseille.

Capitale des Flandres françaises, Lille aurait été fondée, selon la légende, en 640. Elle n'apparaît dans les chartes qu'à partir de 1054. Le site actuel de la ville recèle des traces d'occupation antérieure (préhistoire, époque gallo-romaine).

Au Moyen Âge, la ville se développe grâce à son emplacement privilégié de traversée de la Deûle, et à ses relations avec les autres villes du prospère comté de Flandre. Une foire au drap est fondée au XIIe siècle.

Lille est réunie une première fois au domaine royal de 1304 à 1369, après la bataille de Mons-en-Pévèle. À cette date, elle devient une des trois capitales des possessions du duc de Bourgogne, Philippe II le Hardi. Elle passe en 1477 aux Habsbourg.

Au XVIe siècle, la ville est touchée par les guerres de religion : première répression en 1555, puis guerre des Hurlus (rebelles protestants) (à partir de 1560 ; ils tentent de prendre Lille en 1580 et 1582).

La ville est prise par les armées françaises en 1667, et le rattachement est officialisé en 1668, au traité d'Aix-la-Chapelle. D'Artagnan est gouverneur de la ville. La citadelle Vauban capitule lors de la guerre de Succession d'Espagne (1708) et reste jusqu'en 1713 aux mains de la coalition européenne.

La ville s'industrialise dès le début du XIXe siècle : le blocus continental stimule son industrie textile et la ville passe de 53 000 habitants en 1800 à 200 000 en 1891. En 1896, Gustave Delory est le premier maire socialiste de France.

La ville est occupée par les Allemands d'octobre 1914 à octobre 1918. Durant cette période elle est endeuillée et pour partie détruite par la violente explosion du dépôt de munition dit des dix-huit ponts, dont le bruit sera entendu jusqu'au milieu des Pays-Bas. Tout un quartier est soufflé par l'explosion qui a également été à l'origine d'une importante pollution. Elle est durement touchée par la crise économique de 1929 (un tiers des Lillois est dans la misère en 1935).

Après la Seconde Guerre mondiale, la ville affronte la crise des secteurs économiques qui la faisaient vivre : textile, charbon, métallurgie. À partir des années 1980, elle se tourne vers les services, favorisés par de grands équipements : Euralille, TGV, Tunnel sous la Manche.

Contrairement à la plupart des villes médiévales, Lille ne s'est pas développée de manière circulaire autour d'un hyper-centre. Elle se présente plutôt comme une mosaïque de quartiers, avec chacun une physionomie et un dynamisme propre. Le Vieux-Lille n'est que l'un d'eux, largement excentré vers le nord. La compréhension et la lecture de la trame urbaine nécessitent quelques repères topographiques et historiques.

Lille se compose de dix quartiers :

Les données concernant la population sont issues du recensement de 1999.

Les quartiers défavorisés correspondent particulièrement à un croissant s'étendant au Sud et à l'Ouest de la ville. Les quartiers de Moulins, Faubourg de Béthune et Lille-Sud sont classés zones franches urbaines et hébergeant environ 15% de la population de la ville. Ces quartiers ont tendance à stagner malgré les efforts de la municipalité.

Les quartiers du Vieux-Lille, de Wazemmes et de Saint-Maurice Pellevoisin connaissent une évolution particulièrement positive. Les raisons de ces évolutions sont bien différentes. On peut citer principalement la beauté et la richesse historique pour le Vieux-Lille, la vivacité de la vie associative et artistique pour Wazemmes et la proximité de nouvelles infrastructures commerciales et de transports (Euralille, gare Lille-Europe) pour Saint-Maurice Pellevoisin.

Lille a toujours été relativement prospère et a profité de son activité commerciale puis de son rôle de métropole d'une région fortement industrialisée. Son tissu urbain n'a jamais été figé et des ajouts et des modifications de toutes époques la parsèment. De plus, après sa conquête par Louis XIV, l'imposition d'une identité française s'est en partie réalisée à travers l'architecture. La création d'un nouveau quartier et de bâtiments publics a été accompagnée d'une tendance à la négation des héritages antérieurs. Ceci explique peut-être la propension, jusqu'à une époque récente, à négliger son passé et les héritages architecturaux civils les plus anciens (à l'exception peut-être de l'incontournable Vieille Bourse).

Un des quartiers médiévaux (Saint-Sauveur) n'est plus perçu comme tel, depuis sa destruction et son bétonnage massif au cours des années 1960. Seul quelques bâtiments isolés, parfois exceptionnels (tel l'hospice Gantois transformé en hôtel) témoignent de son passé.

Le quartier du Vieux-Lille, pendant en rive gauche de Saint-Sauveur, longtemps misérable et laissé à l'abandon, a failli subir le même sort, comme le rappelle le détonnant contraste entre l'hospice Comtesse et le palais de Justice. Sauvé grâce à une mobilisation associative, le Vieux-Lille est aujourd'hui restauré et est devenu un secteur de tourisme et de commerces de luxe.

Après la conquête française, Vauban modernise les fortifications et construit la citadelle, dans une zone marécageuse à l'ouest de la ville. Entre l'ancienne ville et la citadelle, un nouveau quartier est créé sur un plan quadrangulaire (avec pour axe principal la rue Royale). On y trouve quelques hôtels particuliers (dont l'immeuble de la Banque de France).

Au cours du XVIIIe siècle, le canal reliant la haute et la basse Deûle est construit entre la citadelle et la ville. Permettant une liaison fluvial facile d'amont en aval via des écluses, il court-circuite les petits canaux urbains qui perdent alors leur raison d'être et semblent, dès lors, subir des problèmes d'envasement et de salubrité. Comblés depuis les années 60, ces canaux du centre ville tendent aujourd'hui à réapparaître dans le cadre des nombreux projets d'urbanisme visant à redonner un certain cachet au centre ville (ex: le quai du Wault).

Lille ne cesse d'acquérir un poids économique et est à l'étroit dans ses fortifications. En 1858, une nouvelle enceinte est construite et la ville s'agrandit vers le sud, en englobant les communes d'Esquermes, de Wazemmes (toutes deux en rive droite de la Deûle) et un espace rural au sud-est (le futur quartier Moulins[4]). L'ancienne fortification méridionale est détruite (il n'en subsiste que la porte de Paris) et est remplacée par le boulevard de la République (bordés d'habitats de rapport et de maisons de maître). À la même époque des percées sont réalisées à travers la ville médiévale (rue Faidherbe, rue Nationale, débouchant sur la Grand'place).

La Nouvelle zone intra-muros est très vite bâtie. Elle est desservie par de grandes artères rectilignes. À côté des anciens noyaux villageois d'Esquermes et de Wazemmes se juxtaposent des secteurs d'habitats bourgeois (sur les axes principaux et dans les anciennes zones humides de la Deûle) et des secteurs industriels et un habitat ouvrier (courées). L'ancien lit de la Deûle est remblayé et, à la même époque, les canaux qui caractérisaient la ville médiévale sont couverts et transformés en égouts. Plus à l'Est, la gare de marchandises Saint-Sauveur se développe à proximité de la porte de Paris.

La croissance urbaine et l'industrialisation profitent aussi aux faubourgs et aux villes limitrophes avec un tissu industriel et ouvrier dense (industrie ferroviaire, sidérurgie, mécanique, textile) mais aussi avec la création de zone résidentielles bourgeoises (à l'ouest de la Citadelle et sur l'axe du Grand Boulevard reliant Lille à Roubaix-Tourcoing). Les faubourgs sont séparés de Lille intra muros par les fortifications et une bande non aedificandus. Pour faciliter la défense de la ville, les constructions y sont interdites ou limitées à des habitations de torchis et bois susceptibles d'être rapidement rasées (quelques exemples subsistent). Cette zone exploitée par les réseaux de communications (chemins de fer puis autoroutes) forme encore aujourd'hui une fracture dans le tissu urbain.

Les fortifications ont été rasées après la première guerre mondiale, à l'exception de la Citadelle et des casernes au nord de la ville. Leurs traces restent pourtant bien présentent à travers la zone non aedificandus qui la ceinturait. Libre d'habitation, elle a permis le passage d'axes de communications (boulevards, autoroutes et périphérique, lignes de chemin de fer), la création de quelques grands ensembles (lesbiscottes) ou d'infrastructures correspondant à son rôle de métropole régionale.

Les communes d'Hellemmes et de Lomme sont intégrées à Lille, respectivement en 1977 et 2000, officiellement pour les dynamiser et favoriser leur équilibre financier. Il est difficile toutefois de ne pas y voir d'arrières pensées électorales : la nombreuse population d'ouvriers et de cheminots de ces deux villes ancrent en effet durablement Lille à gauche (tandis que l'évolution socio-économique des quartiers centraux tend à y réduire le vote socialiste). Ce rattachement a été parfois mal vécu par des habitants, en particulier par des Hellemmois qui revendiquent une identité propre et distincte.

Depuis les années 1990, une volonté est affichée de redynamiser le tissu urbain lillois. Allié à la pression immobilière et à la redécouverte du pittoresque de la vie de quartier lilloise (en particulier de Wazemmes), les actions menées contribuent également à éloigner vers la périphérie les populations les plus populaires.

population provisoire en 2005 : 225 100

Leurs populations s'élevaient, en 1999, à 18 371 pour Hellemmes (population totale) et 27 940 pour Lomme (population sans doubles comptes).

À l'avènement de la commune en 1235, grâce à une charte octroyée par la comtesse Jeanne de Flandre, les mayeurs et les échevins étaient choisis à chaque Toussaint par quatre commissaires désignés par le souverain.

Lille s'est étendue en fusionnant avec des communes voisines, à plusieurs reprises:

Depuis 1970, les différents maires de Lille ont cherché la fusion volontaire et concertée des communes limitrophes. Il s'agit en fait du projet du Grand-Lille, projet qui se base sur un constat simple, et qui sera constamment repris par Augustin Laurent, Pierre Mauroy puis Martine Aubry : Lille, capitale du Nord, ne pèse que 200.000 habitants pour 2.500 hectares. Pour affirmer son rôle de leader, être en capacité de se développer et entraîner dans son sillage l'ensemble de la métropole, Lille doit s'agrandir. En 1966-1967, la proposition d'Augustin Laurent comprend Ronchin, Lezennes, Hellemmes et Lomme, les maires rejetèrent tous la proposition. En 1976, Pierre Mauroy propose une association-fusion à cinq communes voisines : Ronchin, Hellemmes, Lezennes, Mons-en-Baroeul et Villeneuve-d'Ascq. Seule Hellemmes accepte et en avril 1977, le rapprochement est officialisé. Martine Aubry propose une association en 2000 à la ville de Lomme, et le 22 février 2000, le Conseil d'Etat donne le feu vert à l'association. Lille dépasse enfin les 200 000 habitants. Depuis l'aggrandissement semble arrêté, l'absorption de nouvelles communes nécessite désorsmais une ratification par référendum des populations concernées. Lors du processus de fusion association par accord des deux maires en 2000, les maires des 12 communes alentours pour dénoncer l'absence de démocratie participative ont effectué des référendums au sein de leurs communes sur une éventuelle fusion avec Lille. Le taux le plus élevé pour une fusion a été à La Madeleine avec 16% de votes favorables[5].

Sous l'action de Pierre Mauroy dans ces différentes fonctions (ancien maire, sénateur du Nord, président de la communauté urbaine), l'influence de Lille s'est considérablement accrue au sein de l'agglomération puis du département, de la région et au-delà. Accusée de lillo-centrisme par ses détracteurs, Lille est aujourd'hui le siège de nombreuses institutions :

Cependant une confusion existe entre l'influence de Lille et celle de Lille Métropole, celle-ci est renforcée par la volonté de la communauté urbaine de communiquer uniquement sous l'appellation de Lille Métropole (ou seulement Lille) les projets auxquels elle apporte son soutien. On peut citer ainsi :

Il est important de dissocier Lille et Lille Métropole, parce que contrairement aux autres communautés urbaines, la communauté urbaine de Lille, a une spécificité : la ville-phare représente moins de 20% de la population globale.

Lille est divisée en 9 cantons :

Lille est et a été une ville de garnison avec de nombreuses casernes et un hôpital militaire.

Sa célèbre Citadelle de Lille est le siège de plusieurs corps:

Secteur d'activité et physionomie des entreprises (12/2004)

Lille affirme sa vocation industrielle dès le XVIe siècle, particulièrement dans le domaine textile avec ses filatures de coton. Au début du XIXe siècle, Lille profite de l'avènement de la machine à vapeur et des importants gisements de charbon de la région pour développer une industrie textile (Wazemmes, Lille-Moulins) et mécanique (Fives, Hellemmes, Bois blancs).

La crise pétrolière de 1973 s'accompagna dans la région d'une crise charbonnière. Ceci affecta l'industrie mécanique tel Fives Cail (8000 employés sur Fives). À cette première crise vint s'ajouter celle du textile français. Il reste aujourd'hui de nombreuses traces de ce passé récent :

Pour faire face au déclin des activités industrielles, Lille a cherché à développer des activités tertiaires, notamment sous l'impulsion de Pierre Mauroy qui a favorisé la desserte de Lille par le réseau de lignes à grande vitesse et lancé le projet de centre d'affaires Euralille. Lille est sur la voie de cette reconversion depuis maintenant quelques décennies.

Lille est le siège de la Chambre régionale de commerce et d'industrie du Nord-Pas-de-Calais.

Lille est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Lille-Métropole. Elle gère le port fluvial et l'aéroport de Lille-Lesquin ainsi que le CFA.

Lille possède la seconde zone commerçante la plus importante de France après Paris[réf. nécessaire]. Ses zones piétonnes commerçantes sont très appréciées par les touristes qui viennent de plus en plus nombreux chaque années[réf. nécessaire]. La clientèle élitiste du Vieux-Lille y côtoie la population jeune et branchée. Les quartiers plus populaires (rue de Béthune et rue de Wazemmes) ont une nette tendance à s'embourgeoiser ces dernière années, avec l'apparition de magasin de luxe dans ces quartiers.

Lille possède des infrastructures importantes dans ce domaine avec le troisième port[6] fluvial de France, une gare de marchandises, et un réseau autoroutier. Cependant, la situation est contrastée, le trafic fluvial connaît un regain d'activité, alors que le trafic ferroviaire souffre de l'enclavement de la gare de marchandises situé à Saint-sauveur.

À la fin du XIXe siècle, l'essor de la ville amena la création de nombreuses banques de type mutualiste. Aujourd'hui, trois d'entre-elles sont des acteurs majeurs de l'économie régionale. Il s'agit de la Banque Scalbert-Dupont (groupe Crédit mutuel), du Crédit mutuel Nord-Europe (groupe Crédit mutuel) et du Crédit du Nord. Depuis de nombreuses directions régionales se sont implantées à Lille, parfois de façon importante comme le LCL qui a fait bâtir une tour à Euralille, quartier où la Caisse d'épargne inaugurera sa propre tour en 2007.

La société Gras-Savoye[7], fondée à Lille en 1907, est la première entreprise européenne de courtage d'assurance et de réassurance.

Lille cherche à se débarrasser de sa réputation de ville industrielle, par un important travail de remise en valeur de ses quartiers historiques et le retour d'initiatives culturelles, notamment durant la dernière décennie du XXe siècle. A cette époque, la vie culturelle souffraient de la disparition des fêtes de Lille (sorte de carnaval se déroulant traditionnellement au mois de juin) et de la longue fermeture pour travaux du Palais des Beaux-Arts de Lille.

Grâce à la mise en valeur du Vieux-Lille dans les années 1980 et 1990, et celle de la Citadelle au début des années 2000, le patrimoine de la ville s'est retrouvé à la hauteur de l'enjeu. Lille, bénéficiant de son excellente desserte, a alors attiré un nombre croissant de visiteurs, quasi exclusivement pour des séjours courts, grâce à sa réputation de ville jeune et ouverte[réf. nécessaire].

Le lancement du projet Lille 2004, Capitale européenne de la culture, a été un des événements déclencheurs du devenir de Lille comme ville touristique, label qu'elle obtient en 2001. Avec ses 800 000 personnes venues pour l'inauguration de Lille 2004, Lille a su montrer qu'elle pouvait attirer les foules avec un événement de grande ampleur[réf. nécessaire]. La municipalité a voulu prolonger cet élan en transformant l'opération en biennale à thèmes : Lille 2004 a fait venir Shanghai à Lille, en 2006 Lille 3000 importe Bombay, et en 2009 c'est l'Europe orientale et centrale qui seront programmées.

À côté du tourisme culturel, la ville a également développé un important tourisme d'affaires et de salons professionnels. Lille Grand-Palais accueille aujourd'hui de très grands congrès. Un casino doit être inauguré dans le même quartier en 2008.

Trois pôles de compétitivité sont implantés sur Lille : « Nutrition, Santé, Longévité » qui s'appuie sur le site Eurasanté (Bois Blanc), le CHR et l'institut Pasteur, « I Trans » qui s'appuie sur les écoles d'ingénieur de Lille et l'industrie ferroviaire lilloise (mais surtout celles de Valenciennes) et l'Agence européenne du rail située à Euralille, « Industrie du commerce » qui s'appuie sur la culture de la vente à distance du versant Nord Est et de la faculté de Lille 2 commerce à distance (basée aussi à Roubaix), mais dont Martine Aubry souhaite le déménagement sur Lille sur le site Euratechnologie.

Lille dispose d'une situation géographique privilégiée au niveau européen. Un important réseau de transports s'est développé et en fait aujourd'hui un important carrefour européen, particulièrement au niveau routier et ferroviaire et, dans une moindre mesure, portuaire et aéroportuaire.

Au niveau urbain, Lille dispose d'un périphérique et d'un réseau relativement dense de voies rapides reliant la majorité des communes de l'agglomération. Les transports en communs (métro, bus et tramway) sont bien développés mais, comme dans la plupart des métropoles, ont l'inconvénient d'être principalement en « étoile », polarisé autour de Lille.

L'agglomération lilloise bénéficie d'un réseau de transport dense. Deux lignes du VAL, constituant le réseau de métro automatique le plus long au monde (45 km), desservent les principales villes jusqu'à la frontière belge. Deux lignes de tramway (22 km) permettent également de rejoindre Roubaix et Tourcoing depuis les gares de Lille. Enfin, un vaste réseau de bus complète l'offre notamment dans les quartiers comme le Vieux-Lille où il demeure difficile de construire une ligne de métro pour des raisons géologiques. La mairie de Lille a décidé en 2005 de créer des lignes de bus à haute vitesse, les « Citadines ». Ces bus, aux couloirs propres, permettront d'assurer un haut débit de transport à l'instar du système Teor de Rouen, en complétant l'offre du métro. Ces lignes assurent également un maillage plus fin des transports lillois et bénéficient du programme « Clair de Lune », qui assure un service de nuit jusqu'à 0h30.

Lille Métropole Communauté urbaine réfléchit à un projet de tram-train qui utiliserait les lignes ferroviaires de la SNCF pour intensifier les liaisons inter-villes et permettre à la métropole de se doter d'un réseau de transport à la hauteur de ses ambitions.

Avec les gares de Lille-Flandre et Lille-Europe, le c'ur de la métropole lilloise n'est qu'à 38 minutes de Bruxelles, 58 minutes de Paris, et 1 heure 34 de Londres par le TGV ou l'Eurostar. En 2004 le trafic TGV représentait plus de six millions de passagers.

Lille est située au croisement de cinq axes autoroutiers, ce qui est la plus forte densité après Paris :

L'aéroport de Lille - Lesquin est accessible depuis le centre ville en un quart d'heure. Il s'agit du 12e aéroport français en nombre de passagers :

Il s'agit du 3e aéroport de fret français avec près de 55 000 tonnes de fret qui y transitent chaque année.

Le réseau ferroviaire et autoroutier permet de rejoindre les grands aéroports internationaux situé dans les capitales voisines Londres, Bruxelles, Paris et Amsterdam.

Lille est le 3e port fluvial français après celui de Paris et Strasbourg. Le réseau de la Deûle est connecté sur le réseau fluvial régional de plus de 680 km de voies navigables dont 241 km à grand gabarit (part exemple l'axe fluvial Dunkerque-Lille-Valenciennes). La Deûle est ouverte sur l'Europe du nord via la Scarpe et l'Escaut (vers la Belgique et les Pays-Bas), et ouverte sur l'international, via la Lys (vers Dunkerque et Calais).

Le port de Lille est une plateforme multimodale : fluviale, ferroviaire et routière. Il dispose d'un terminal de conteneur qui assure un trafic de plus de 80 000 EVP par an.

Au XVIe siècle Douai accueille des facultés sous l'impulsion des monarques espagnols. Dans la deuxième partie du XIXe siècle, les facultés sont déplacées à Lille afin de concurrencer les facultés catholiques de Lille récemment inaugurées (1875). Les trois facultés catholiques (droit, lettre et science) se fédèrent en 1877 sous le nom d'Université catholique de Lille et s'installe au c'ur du quartier Vauban Esquermes. Toujours présente dans ses locaux historiques, elle comprend aujourd'hui six facultés : lettres et sciences humaines, droit, sciences et techniques, médecine et théologie, économie et gestion. Parallèlement, les facultés publiques sont fédérées pour devenir l'université de Lille, elle s'implante au sein du quartier Lille-Centre où elle rejoint l'antenne lilloise de École nationale supérieure d'arts et métiers, située boulevard Louis XIV. De nombreux bâtiments sont construits pour accueillir les étudiants entre le boulevard Jean-Baptiste Lebas et la rue Jeanne d'Arc. Les événements de mai 1968 entraînent à Lille comme dans le reste du pays, un déménagement de l'université vers la banlieue, et en 1971, l'État crée à partir de l'université trois entités publiques axées chacune autour d'un pôle spécifique :

École centrale de Lille - École nationale supérieure d'arts et métiers - Hautes études d'ingénieur - Université des sciences et technologies de Lille - Institut catholique d'arts et métiers - École polytechnique universitaire de Lille - Institut d'études politiques de Lille

Institut supérieur d'électronique et du numérique - Télécom Lille 1 - École nationale supérieure de chimie de Lille - École pour l'informatique et les nouvelles technologies - École supérieure des techniques industrielles et des textiles - Institut supérieur d'agriculture de Lille - Institut supérieur de technologie - Institut des stratégies et techniques de communication

Edhec Business School - École supérieure des affaires de Lille - École supérieure de commerce de Lille - L'IÉSEG-ISEG -Institut Supérieur Européen de Gestion

École supérieure de journalisme de Lille (ESJ)

Institut d'études politiques de Lille (IEP Lille) }}

De nombreuses statues lilloises érigées au XIXe siècle ont disparu pendant l'occupation allemande entre 1914 et 1918.

La scène lilloise est très active à Lille avec de nombreux groupes qui se produisent dans des salles de concerts comme l'Aéronef de Lille, le Splendid, le Biplan...

La cuisine de la région de Lille subit plusieurs influences : cuisine flamande, cuisine au beurre sous l'influence picarde et normande, cuisine de la mer sous l'influence des côtes de la Mer du Nord ainsi que quelques héritages du voisin anglais :

Traditionnel :

Plus récemment :

En dehors des deux géants mythiques de Lille, Lydéric et Phinaert, chaque quartier de la ville a généralement son propre géant qui parade lors des différentes fêtes de la ville:

La ville de Lille, comme de nombreuses villes françaises, connait en raison de contraintes en terme d'emplacement disponible et de transport, de recours d'association NIMBY, et d'un transfert de compétences des infrastructures sportives des mairies vers la communauté urbaine, un départ des équipes vers les communes limitrophes :

Lille 3000 + Site Web

La tour du Crédit Lyonnais qui enjambe la gare Lille Europe

Convoi de prisonniers français sur la Grand'Place, en 1915

La rue du Molinel de Lille sous la neige

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Lille.

vue satellite officiel de Lille de WikiMapia.


Origine du texte :Wikipédia Licence publiée sous licence GNU FDL La liste des auteurs est disponible sur cette page. La version originale est disponible sur cette page.

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