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 Information sur la ville de Le Havre

Le Havre est une ville du nord-ouest de la France située sur la rive droite de l'estuaire de la Seine. Administrativement, c'est une commune située dans le département de la Seine-Maritime et la région Haute-Normandie. Ses habitants sont les Havrais et les Havraises. C'est la commune la plus peuplée de la région et la plus grande sous-préfecture française. Le Havre est siège d'évêché.

Le Havre a ici le sens ancien de « port ». La ville s'est d'abord appelée Franciscopolis en hommage à François Ier qui prit l'initiative de sa construction, puis Le Havre (ou Le Hable) de Grâce, ce dernier terme venant de la chapelle Notre-Dame-de-Grâce qui existait sur le site avant la fondation de la ville.

Elle est surnommée la Porte Océane. Architecturalement parlant, cette image a été reprise par la « porte » que forme le bâti au bout de l'avenue Foch qui débouche sur la mer. Elle figure en deuxième position dans le classement des ports français, en première position dans le classement des villes normandes, et en deuxième position dans le classement des agglomérations de Haute-Normandie.

La ville a été décorée de la Légion d'honneur le 18 juillet 1949.

L'UNESCO a inscrit le centre-ville du Havre le 15 juillet 2005 au patrimoine mondial de l'humanité en saluant l'« exploitation novatrice du potentiel du béton ». L'espace de 133 hectares représentant selon l'UNESCO « un exemple exceptionnel de l'architecture et de l'urbanisme de l'après-guerre » est un des rares sites contemporains inscrits en Europe.

Le Havre est une sous-préfecture, la plus grande de France, et un chef-lieu de canton comprenant la commune de Sainte-Adresse.

Le Havre se trouve sur la pointe sud-est du Pays de Caux. La ville est enserrée entre le littoral de la Manche à l'ouest l'estuaire de la Seine au sud et la côte, au nord. La Seine a longtemps marqué une frontière naturelle entre la Haute et la Basse-Normandie. Ainsi, Honfleur est, selon l'expression des Havrais, « de l'autre côté de l'eau ». Pour faire face à cette situation d'enclavement relatif, les aménagements se sont multipliés: le plus prestigieux est le Pont de Normandie qui relie les deux rives de la Seine et place Honfleur à seulement un quart d'heure du Havre. Les géographes et les décideurs ont d'ailleurs créé une nouvelle entité autour des deux rives de l'estuaire, gérée par l'agence d'urbanisme de la région du Havre et de l'estuaire de la Seine.

La commune du Havre se compose de deux ensembles naturels séparés par une falaise morte ou « côte » :

En raison de sa situation sur le littoral de la Manche, le climat du Havre est océanique. Les jours sans le moindre vent sont rares, et les vents dominants viennent du sud-ouest. Ils apportent les influences maritimes toute l'année. D'après les relevés de la station météorologique du Cap de la Hève (1970-1999), il y a 24 jours par an où la température descend en dessous de 0°C et 14 où elle s'élève au-dessus de 25°C.

La ville a su garder des espaces verts étendus (environ 700 hectares, soit 35 m² par habitant) : outre plusieurs parcs en ville basse, la forêt de Montgeon est le véritable poumon de la ville. On y trouve des lacs, un camping, une serre tropicale, une volière... Elle est constituée des restes de la grande forêt qui recouvrait tout le pays de Caux pendant la préhistoire. Elle a été acquise par la municipalité en 1902 et aménagée par Michel Bejot entre 1966 et 1971.

Les autres espaces verts sont :

La ville du Havre est une création relativement récente (elle fut fondée le 8 octobre 1517 par François Ier). Elle connut un fort essor démographique grâce au dynamisme de son port. Les bombardements de 1944 marquent une césure importante dans l'histoire de la ville et dans l'esprit de ses habitants. Aujourd'hui, les projets urbains et portuaires se multiplient pour faire face aux défis économiques et sociaux du XXIe siècle.

Quelques vestiges préhistoriques ont été exhumés dans le territoire de l'estuaire et dans la forêt de Montgeon.

Dès l'Antiquité, le trafic fluvial sur la Seine était en relation avec le dynamisme des cités de l'estuaire (port de Caracotinum, ancêtre d'Harfleur). Une voie romaine reliait sans doute Lillebonne (Juliobona) à Sainte-Adresse (Chef de Caux) et passait par le territoire actuel de la commune du Havre. Plusieurs sites archéologiques de la période romaine ont été fouillés par les archéologues dans l'agglomération actuelle. Dans une chapelle de l'abbaye de Graville, le sarcophage de sainte Honorine a été redécouvert en 1867.

Pendant le Haut Moyen Âge, le port de l'Eure (ou Leurre) existait au sud-ouest d'Harfleur, sur la rive maritime de la Seine. Il servait d'abri aux navires qui attendaient la marée permettant d'entrer dans le port d'Harfleur. Le port du Havre, quant à lui, n'existe pas encore. Au XIe siècle, le port de Honfleur est créé, sur la rive sud de l'estuaire de la Seine. Les navires trop chargés ne pouvant pas remonter la Seine, on utilise les avant-ports de Chef-de-Caux, au nord-ouest du Havre actuel, Harfleur et Leurre. L'estuaire ne compte alors que quelques hameaux de pêcheurs et d'agriculteurs : Graville, Ingouville, hameau du Lieu-de-Grâce, Saint-Denis-Chef-de-Caux (ancêtre de Sainte-Adresse), Harfleur. C'est aussi à cette époque que s'organisent les premières paroisses.

Après la guerre de Cent Ans, le renouveau économique et la croissance des échanges transatlantiques font germer le projet d'un nouveau port sur la rive nord de l'estuaire de la Seine. L'ensablement du port d'Harfleur et la crainte d'un débarquement anglais poussent le roi François Ier à fonder le port du Havre et avec lui la ville.

Malgré les difficultés liées au terrain (marécages) et aux tempêtes, le port du Havre accueille ses premiers navires en octobre 1517. Le 8 octobre 1517, François Ier signe la charte de fondation de la ville dont les plans sont confiés d'abord au vice-amiral Guyon le Roy. La « grosse tour » en défend l'entrée. Les armes de la ville sont celles de François Ier : une salamandre. Le roi se déplace lui-même en août 1520 et rend perpétuels les privilèges des Havrais. La fonction militaire est aussi encouragée : Le Havre est un des points de rassemblement de la flotte française pendant les guerres. Les arsenaux se développent et des navires partent pêcher la morue à Terre-Neuve.

Le Nouveau Monde attire les aventuriers et quelques-uns partent du Havre : ainsi, Villegagnon part du Havre pour fonder une colonie au Brésil (Fort-Coligny) en 1555. Aujourd'hui encore, une place des cannibales rappelle ces liens anciens avec le Nouveau Monde. À la fin du XVIe siècle, la contrebande prend son essor et Le Havre voit arriver des produits américains comme des cuirs, du sucre et du tabac. Un des principaux acteurs de ce trafic interlope est un Havrais explorateur et cartographe, Guillaume Le Testu (1509-1573) : un quai au Havre porte toujours son nom.

En 1536, les premiers travaux de construction de la future cathédrale Notre-Dame sont entrepris par Guillaume de Marceilles. En 1541, François Ier confie le projet d'urbanisme et de fortification à l'architecte italien Girolamo Bellarmato. Celui-ci a les pleins pouvoirs et organise le quartier Saint-François selon des normes précises (plan orthogonal, hauteur des maisons limitée').

La Réforme connaît un relatif succès en Normandie : les petits nobles du pays de Caux sont influencés et un temple protestant est construit au Havre dès 1561.

Le 8 mai 1562, les réformés investissent Le Havre. Redoutant une contre-attaque des armées royales, ils se tournent vers les Anglais qui envoient des troupes : 6 000 fantassins et 300 cavaliers commandés par le comte de Warwick. Les occupants construisent le fort Warwick et quatre bastions en vertu du traité d'Hampton Court. Les troupes de Charles IX, commandées par le connétable de Montmorency, attaquent Le Havre et les Anglais sont finalement chassés (juillet 1563). Le fort Warwick est détruit sur les ordres du roi de France.

La fonction de défense du Havre est réaffirmée et la modernisation du port débute au XVIIe siècle, sur ordre du cardinal de Richelieu, gouverneur de la ville : un arsenal est aménagé, les remparts sont renforcés et une forteresse est construite : c'est ici que Mazarin fait emprisonner les princes frondeurs, Longueville, Conti et Condé. À la fin du XVIIIe siècle, la citadelle est abandonnée et n'était plus qu'une simple caserne.

Mais surtout, Le Havre affirme sa vocation maritime et internationale au cours du XVIIe siècle : la compagnie des Indes s'y installe dès 1642. On importe des produits exotiques (sucre, coton, tabac, café, et diverses épices). La traite des Noirs enrichit les négociants havrais, surtout au XVIIIe siècle. Cependant le commerce maritime est soumis aux relations internationales et au contexte européen : les guerres de Louis XIV et de Louis XV interrompent momentanément l'essor du Havre. Les Anglais, puis les Britanniques, bombardent la ville à plusieurs reprises.

En 1749, Madame de Pompadour veut voir la mer : Louis XV choisit Le Havre pour satisfaire le désir de sa maîtresse. C'est une visite ruineuse pour les finances de la ville. L'essor économique du Havre se traduit par un accroissement de sa population (20 000 habitants en 1789) mais aussi par des transformations dans le port et la ville : installation d'une manufacture de tabac dans le quartier Saint-François, expansion des chantiers navals. Lors d'une visite en 1786, Louis XVI approuve le projet d'extension de la ville : c'est Lamandé qui se charge de multiplier par quatre la surface de la ville.

Entre 1789 et 1793, le port du Havre est le deuxième en France, après celui de Nantes. Le commerce triangulaire se poursuit jusqu'à la guerre et l'abolition de la traite. Le port reste toujours un enjeu stratégique à cause du commerce des céréales (ravitaillement de Paris) et de sa proximité avec l'ennemi britannique. L'année 1793 fut difficile pour la France comme pour Le Havre à cause de la guerre, des insurrections fédéralistes et du marasme économique. La Terreur religieuse transforme la cathédrale Notre-Dame en temple de la Raison. La ville acquiert le statut de sous-préfecture par la réforme administrative de l'An VIII. Sous l'empire, Napoléon Ier vient au Havre et ordonne la construction de forts. À cause de la guerre contre la Grande-Bretagne et du blocus, l'activité du port se réduit et celle des corsaires s'accroît. La population du Havre diminue jusqu'à 16 000 habitants.

L'arrêt des guerres révolutionnaires et napoléoniennes permet au commerce de reprendre normalement à mesure que s'éloigne la menace britannique. Le contexte de paix retrouvée et d'essor économique entraîne un afflux important de population. Les Havrais sont vite à l'étroit dans les murailles et de nouveaux quartiers apparaissent. Mais beaucoup d'indigents s'entassent dans le quartier insalubre de Saint-François. Les épidémies de choléra, de typhoïde et de « fièvres » font plusieurs centaines de morts dans les années 1830-1850. L'alcoolisme et la mortalité infantile font des ravages dans les classes les plus pauvres. Quant aux riches négociants havrais, ils sont très minoritaires mais leur nombre augmente ; ils se font construire de belles résidences en dehors des remparts, sur la « Côte ». Mais les fortunes construites rapidement peuvent disparaître aussi vite et provoquer des ruines retentissantes. Tout au long du XIXe siècle, l'aspect cosmopolite de la cité portuaire ne fait que se renforcer : dans les temps de prospérité maritime, la main d''uvre du Pays de Caux est poussée vers Le Havre à cause de la crise du tissage. L'implantation d'une large communauté bretonne (10 % de la population havraise à la fin du XIXe siècle) modifie la vie culturelle du Havre. La réussite économique de la ville attire des entrepreneurs anglo-saxons et nordiques. On rencontre des Italiens, des Polonais puis des Maghrébins sur les quais et dans les usines.

La ville et son port se transforment grâce à de grands travaux d'aménagement, en partie financés par l'État, qui s'étalent tout au long du XIXe siècle, parfois interrompus par les crises politiques ou économiques. Ainsi plusieurs projets sont menés à bien comme la construction d'une bourse et du bassin du commerce dès la première moitié du siècle. L'installation progressive de l'éclairage au gaz à partir de 1836, de l'enlèvement des ordures (1844) et des égouts dénote un souci de modernisation urbaine. Au milieu du siècle, les vieux remparts sont rasés et les communes limitrophes sont annexées : par conséquent, la population de la ville du Havre augmente brusquement.

La période 1850-1914 constitue l'âge d'or du Havre ; en effet, si l'on met de côté quelques années de dépression (guerre de Sécession, guerre franco-prussienne), le commerce explose et la ville s'embellit de constructions édilitaires (grands boulevards, hôtel-de-ville, palais de justice, nouvelle bourse).

Les effets de la révolution industrielle sont de plus en plus visibles au Havre : la première drague à vapeur est utilisée en 1831. Les chantiers de construction navale se développent. Frédéric Sauvage met au point ses premières hélices au Havre en 1833. Le chemin de fer arrive en 1847 et permet de désenclaver Le Havre. Les docks sont construits à la même époque, de même que des magasins généraux. À la veille de la Première Guerre mondiale, Le Havre est le premier port européen pour le café ; il importe quelques 250 000 tonnes de coton et 100 000 tonnes de pétrole.

Le secteur industriel existe, mais reste minoritaire au XIXe siècle : les usines sont en relation avec le trafic portuaire (chantiers navals, raffineries de sucre, fabriques de cordes, etc.). Le secteur bancaire se développe, même s'il demeure largement tributaire de l'extérieur. La ville compte peu de professions libérales et de fonctionnaires. Le nombre d'écoles reste insuffisant jusque dans les années 1870.

Le port est toujours la porte de l'Amérique : il reçoit des produits tropicaux (café, coton). Le cabotage européen apporte du bois, de la houille et du blé d'Europe du Nord, du vin et de l'huile de Méditerranée. L'abolition de la traite des Noirs entraîne peu à peu une modification des trafics. Le Havre reste un point de passage pour les candidats à l'émigration vers les États-Unis. Les voyages transatlantiques deviennent importants dans la deuxième moitié du XIXe siècle. En 1913, sur les 741 000 passagers qui transitent par Le Havre, 150 000 voyagent vers les États-Unis. C'est le début de l'ère des paquebots qui feront la fierté des Havrais.

Depuis les années 1830, Le Havre est une station balnéaire fréquentée par les Parisiens. La création des bains maritimes remonte à cette époque. C'est en 1890 que le boulevard maritime est construit, dominé par la villa maritime. Le casino Marie-Christine (1912) et le palais des Régates (1906) rassemblent la bourgeoisie. La fin du XIXe siècle et la Belle époque annoncent cependant des tensions sociales exacerbées par l'inflation et le chômage. À partir de 1886, l'agitation ouvrière, que soutiennent les socialistes de plus en plus influents, secoue la ville. L'affaire Jules Durand est symptomatique de ce contexte.

Le bilan humain de la Première Guerre mondiale est lourd pour la cité : environ 6 000 morts havrais, pour la plupart des soldats partis au combat. La ville a été épargnée par les destructions massives, car le front se situait beaucoup plus au nord. Plusieurs navires ont néanmoins été torpillés par les sous-marins allemands, dans la rade du Havre. Un des faits notables de la guerre a été l'installation du gouvernement belge à Sainte-Adresse, dans la banlieue du Havre, contraint de fuir l'occupation allemande. La ville servit de base arrière pour l'Entente, notamment pour les navires de guerre britanniques.

La période de l'entre-deux-guerres est marquée par l'arrêt de la croissance démographique, l'agitation sociale et la crise économique. Au sortir de la guerre, l'inflation ruine de nombreux rentiers. La ville est devenue largement ouvrière. Les pénuries et la vie chère provoquent la grande grève de 1922 au cours de laquelle l'état de siège est proclamé. En 1936, l'usine Bréguet du Havre est occupée par les grévistes : c'est le début du mouvement ouvrier sous le Front Populaire. Sur le plan économique, la forte croissance de la deuxième moitié du XIXe siècle semble révolue. Les ports du Nord de l'Europe concurrencent sérieusement Le Havre et les grands travaux d'aménagement portuaire sont ralentis. Cependant, les importations de pétrole continuent d'augmenter et des raffineries voient le jour à l'est du Havre. La crise mondiale de 1929 et les mesures protectionnistes n'encouragent pas le développement du commerce. Seul le secteur du voyage se porte relativement bien, avec 500 000 voyageurs transportés en 1930. Le paquebot Le Normandie part pour New York en 1935. Mais rapidement se profilent les menaces de guerre et le danger nazi.

Les Allemands ont occupé Le Havre à partir du printemps 1940, avec une garnison qui a compté jusqu'à 40 000 soldats. Ils l'ont transformé en base militaire et aménagé la Festung Le Havre, ligne de casemates, blockhaus et batteries d'artilleries. Ce dispositif était intégré au mur de l'Atlantique. Pour les Havrais, la vie quotidienne fut difficile à cause des pénuries, de la censure, des bombardements et de la politique antisémite : ainsi, le maire Léon Meyer est contraint de quitter son poste à cause de ses origines juives ; de nombreux havrais partent. La résistance havraise s'est constituée autour de plusieurs noyaux comme le groupe du lycée du Havre ou encore celui du Vagabond Bien-Aimé. Ces groupes ont participé au renseignement des Britanniques et à des actions de sabotage en vue du débarquement du 6 juin. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Havre subit 132 bombardements planifiés par les alliés; mais les destructions les plus importantes surviennent les 5 et 6 septembre 1944 lorsque les Alliés bombardent le centre-ville et le port pour affaiblir l'occupant ( nom de code du Bombardement Tabula Rasa ). L'objectif était de faciliter le ravitaillement et la progression des troupes alliées débarquées trois mois plus tôt en Basse-Normandie. Le bilan des bombardements est lourd : 5 000 morts, 80 000 sans-abri, 150 hectares rasés, 12 500 immeubles détruits. Le port est détruit et quelques 350 épaves gisent au fond de l'eau. La rade ainsi que l'estuaire étaient minés.

Au printemps 1945, le Ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme confie le projet de reconstruction du centre-ville du Havre à l'atelier Perret. Il souhaite faire table rase des anciennes structures et appliquer les théories du classicisme structurel. Le matériau retenu pour l'édification des bâtiments est le béton et le plan général est une trame orthogonale.

Elles sont dues à la désindustrialisation marquée par la fermeture des ACH par exemple et aux transformations du commerce portuaire. La crise pétrolière explique aussi le marasme industriel depuis le milieu des années 1970. Le Havre est d'ailleurs resté un bastion communiste jusque dans les années 1990. Depuis, la ville s'est engagée dans un processus de reconversion et la municipalité a 'uvré pour la renaissance du Havre en renforçant son image (voir le paragraphe sur l'économie).

Le Havre est la plus grande commune de Normandie par sa population, mais son agglomération n'arrive qu'au deuxième rang après celle de Rouen.

En grande partie détruit pendant la Seconde Guerre mondiale, le centre ville a été reconstruit d'après les plans de l'atelier Perret, dirigé par l'architecte français Auguste Perret. Seuls l'hôtel de ville (1952-1958) et l'église Saint-Joseph (1951-1957) (107 m de hauteur) ont été conçus personnellement par Auguste Perret. Venant féliciter ce travail de reconstruction, l'UNESCO a inscrit le centre-ville du Havre le 15 juillet 2005 au patrimoine mondial de l'humanité en saluant l'« exploitation novatrice du potentiel du béton ». L'espace de 133 hectares représentant selon l'UNESCO « un exemple exceptionnel de l'architecture et de l'urbanisme de l'après-guerre » est un des rares sites contemporains inscrits en Europe, rejoignant ainsi le Parc Güell à Barcelone, les maisons Art nouveau de Victor Horta en Belgique ou encore les anciennes aciéries de Völklingen en Allemagne.

Une autre 'uvre architecturale intéressante du centre-ville est celle de l'Espace Oscar Niemeyer réalisée en 1982 par ce même architecte, et surnommée le Volcan, en raison de la forme du bâtiment.

Face à la reconversion industrielle, la ville a connu d'importantes difficultés économiques. L'une des conséquences est une importante baisse de la population, qui atteignait 219 583 habitants en 1975, et a baissé de 12 % depuis cette date. Dans le même temps, la municipalité a réorganisé le quartier des gares. Ainsi, la gare routière (bus, cars, taxis) a été réaménagée, elle se situe près de la gare ferroviaire (certifiée NF depuis 2005). Côté investissement privé, la société SPB a construit son siège, Novotel y a implanté un hôtel dessiné par l'architecte J.-P. Viguier en 2005 et Matmut a terminé la même année l'immeuble de bureaux qu'il occupera en partie. C'est ainsi toute l'entrée du Havre qui s'est vue transformée.

Dans les années 1990, la municipalité développe et reconvertit les quartiers sud du Havre, avec les aides européennes : transformation des docks en salle de concert (Docks Océane), d'exposition (Docks Café), en musée (ancien Musée Maritime et Portuaire, qui a fermé pour préparer son déménagement au sein de la Cité de la Mer), en casino provisoire (qui occupe définitivement depuis le 1er juin 2006 l'ancien Palais de la Bourse). La nouvelle Chambre de Commerce et d'Industrie, ainsi que le nouveau pôle médical autour de la nouvelle clinique des Ormeaux se trouvent aussi dans ces quartiers.

En octobre 2004, l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) a signé avec la municipalité du Havre la première convention afin de financer la réhabilitation des quartiers de la banlieue. Cette convention financera plus de 340 millions d'euros pour les grands ensembles des quartiers nord, où résident environ 41 000 habitants. Cette enveloppe prolonge le budget du Grand projet de ville (GPV). Elle permettra de démolir et de reconstruire plus de 1 700 logements.

Les autres grands projets pour le IIIe millénaire : le pôle universitaire est en cours d'extension, avec la construction de logements étudiants, d'une nouvelle bibliothèque universitaire et d'un nouveau restaurant universitaire. Le casino, installé dans l'ancien Palais de la Bourse depuis le 1er juin 2006. Les anciens docks doivent être transformés en lieu de commerce et de loisirs (cinémas, bowling, piscine, fosse de plongée). Dans le même quartier, la Cité de la Mer et du Développement Durable s'organisera dans la tour Jean Nouvel. Les quartiers sud portuaires sont soumis au désenclavement et la réhabilitation (notamment par le Pont des Docks, enjambant le bassin Paul Vatine). Des projets de protection de l'environnement des falaises sont en cours ainsi que l'aménagement du fort de Sainte-Adresse en un jardin dans lequel les plantations de tous les continents seront présentées (notamment par le biais d'une serre tropicale).

Évolution démographique

En 1974, création par Mgr Pailler, alors archevêque de Rouen, du diocèse du Havre. Mgr Michel Saudreau en est le premier évêque. L'église Notre-Dame est promue cathédrale.

Maire du Havre :

Depuis le 25 juin 1995, Antoine Rufenacht est maire du Havre, ainsi que président de la CODAH.

Le Havre a connu de nombreuses extensions territoriales en annexant des communes voisines :

Le Havre est divisé en neuf cantons :

Le Havre a obtenu le label « Ville d'Art et d'Histoire » en 2001.

Le Havre possède deux fleurs pour le label du Comité National des Villes et Villages Fleuris, la Clef verte pour le camping de la forêt de Montgeon (4 étoiles)(malheureusement en instance de fermeture) attribuée par l'Office Française de la Fondation pour l'Éducation à l'Environnement en Europe (OFFEEE) et a été désigné en 2003 et 2004 « meilleur site Internet de France » pour le site de la ville avec le label Ville Internet @@@@@.

En 2006, Le Havre accueille la première Biennale d'Art contemporain et invite le sculpteur Jean-Pierre Raynault.

Une édition télévisée locale de France 3 : France 3 Baie de Seine, diffusée chaque soir, repris ensuite sur France 3 Haute Normandie

Le Havre a longtemps été considéré comme un berceau du rock et du blues, pour en savoir plus consultez l'article Rock au Havre. En effet, dans les années 1980, de nombreux groupes se sont multipliés, après un premier développement dynamique dans les années soixante et soixante-dix. L'exemple à suivre est bien évidemment Little Bob. La tradition portuaire faisait que beaucoup de ces formations répétaient dans des hangars inutilisés du port. Un festival de blues, Blues à Gogo a existé durant huit ans, de 1995 à 2002. Il s'y est succédé des centaines d'artistes (Youssou N'Dour, Popa Chubby, Shemekia Copeland, Amadou & Mariam, Patrick Verbeke, Smokey Wilson...) Il était organisé par l'association Coup d'Bleu, dont l'ancien président est désormais à la tête du Café-musiques L'Agora où se produit, entre autres, la nouvelle scène havraise.

Durant ces mêmes années, la Fête de l'Humanité attirait un public nombreux, tandis que dans le même temps, la municipalité organisait Juin dans la rue.

Un festival de musique électronique a eu lieu, mais n'a pas eu le succès espéré. Il n'y eu qu'une édition. En revanche, tous les étés, la tournée du plateau Ricard passe par la plage du Havre.

Actuellement, la tradition musicale se perpétue dans des écoles de musique telles que le Centre d'Expression Vocale Et Musicale (rock) ou le JUPO (dominante jazz), les associations ou des labels comme Papa's Production (la Folie Ordinaire, Mob's et Travaux, Dominique Comont...). L'organisation par le label Papa's Production du festival Ouest Park (deux éditions en 2004 et 2005 avec la venue de la Phaze, The Toasters ou encore les Caméléons), à Harfleur, en est une démonstration.

Le rap a lui aussi fait son apparition sur les scènes havraises. Après le succès de Ness&Cité, primé découverte du Printemps de Bourges 2000, d'autres formations se sont constituées : Bouchées Doubles, Médine ou encore La Boussole, collectif regroupant les membres de ces formations. La majorité de la scène rap havraise est regroupée au sein du label Din Records.

Comme toutes les villes de cette importance, Le Havre voit tourner de nombreux groupes aux styles allant du punk au rock, en passant par le metal, comme par exemple un groupe appelé tout simplement Les Havrais. Constitués de jeunes musiciens, ils sont souvent éphémères. Ils ont toutefois la possibilité de s'exprimer sur scène dans de petits endroits comme la Cafet', le Music Bar ou le pub McDaid's.

Certains groupes se démarquent. Tokyo/Overtones fut la découverte du Printemps de Bourges 2005.

Le Havre abrite deux orchestres : l'Orchestre Symphonique Municipal, dont l'activité, hélas, ne cesse de décroître depuis quelques années et l'Orchestre des Concerts André Caplet, le plus ancien orchestre havrais. Fondé en 1948, il contribua grandement à la renaissance des activités musicales du Havre d'après guerre. Il participa le 25 septembre 2005 au concert inaugural de l'orgue à tuyaux de l'église Saint-Joseph et à sa réouverture après l'achèvement des considérables travaux de restauration de l'édifice.

Plusieurs ensembles vocaux participent à la vie musicale locale et régionale.

Enfin, à l'échelle régionale, le festival Automne en Normandie, organisé par les départements de la Seine-Maritime et de l'Eure et par la Région Haute-Normandie, propose de septembre à novembre, de nombreux concerts dans toute la région, en plus de ses représentations de théâtre et de danse. C'est le festival de tous les arts de la scène.

L'économie havraise se concentre autour de trois grands secteurs économiques :

Bien que développée et diversifiée l'économie locale est essentiellement constituée de sites industriels de groupes internationaux et de PME sous-traitantes de ceux-ci. L'économie havraise est donc éloignée des centres de décisions qui sont localisés pour l'essentiel en région parisienne et dans les grandes métropoles économiques européennes. Cela implique une faible représentation des sièges sociaux dans la ville à l'exception de quelque réussites économiques locales comme le groupe Sidel (devenue filiale de Tetra Pak), du distributeur de Meuble Interior's et de l'armateur Delmas (racheté récemment par le groupe CMA-CGM).

Les principaux employeurs de la zone havraise[1]

Premier port français pour le trafic de conteneurs et premier en terme de valeur des marchandises traitées, Le Havre se place en deuxième position derrière le port de Marseille pour le volume total de marchandises. En ce qui concerne le trafic de conteneurs, Le Havre est le 9e port européen avec 2 150 000 evp par an (chiffres 2004). Marseille est 17e, Rouen 40e, Nantes-Saint-Nazaire 44e. Le port a été développé dès le XVIe siècle (voir l'article sur l'histoire du Havre) et dispose de nombreux atouts géographiques : c'est le port le plus à l'ouest sur la Manche, la mer la plus fréquentée du globe. Port d'estuaire, il a derrière lui un hinterland peuplé et riche (agglomérations de Rouen et de Paris). Il est bien relié par un réseau dense de voies de communication : autoroutes, voie ferrée, canal, fleuve. (voir l'article transport). Le projet Port 2000 doit renforcer la capacité d'accueil des navires en créant de nouveaux quais dans l'estuaire de la Seine. En 2005, la digue de 3,5 km est achevée. L'objectif est de réduire les délais d'attente des porte-conteneurs. En outre, Le Havre est le fondateur de l'Association Internationale Ville & Port qui regroupe désormais une centaine de ports sur les cinq continents. Le port reçoit plus de 34 millions de tonnes de pétrole brut chaque année et peut accueillir des super-tankers de 550 000 tpl' De plus, au milieu des années 1970, le port du Havre a été complété par celui du Havre-Antifer, situé à une trentaine de kilomètres au nord. Ce port devait accueillir les supertankers sur ses terminaux pétroliers. La Chine est le premier partenaire commercial du port ; en décembre 2006 s'est tenue la convention d'affaires industrielles « China Europa 2006 » : elle a accueilli au Havre 300 patrons européens et 200 chefs d'entreprises chinois[2].

Toutes ces activités ne doivent pas faire oublier le petit port de pêche qui se trouve dans le bassin de la Citadelle.

La plupart des industries se situent dans la zone industrialo-portuaire, au nord de l'estuaire et à l'est de la ville du Havre.

Le premier employeur industriel (6 000 salariés en 2003) de la région havraise est la régie Renault sur la commune de Sandouville. En 2001, elle a produit 271 267 véhicules.

Le deuxième secteur important de la zone industrielle est la pétrochimie. En effet, la région havraise concentre plus du tiers de la capacité française de raffinage. Elle assure environ 50 % de la production de plastiques de base et 80 % des additifs et des huiles ; plus de 3 500 chercheurs y travaillent en laboratoires privés et publiques. Les grandes firmes multinationales de l'industrie chimique sont présentes en Basse-Seine. Dans l'agglomération havraise, elles se situent essentiellement sur la commune de Gonfreville L'Orcher : Exxon Mobil, TotalFinaElf, Esso, Hoechst, Chevron Oronite SA ; mais aussi à Sandouville tel Goodyear chemicals Europe. Au total, dans la zone d'emploi du Havre, 28 établissements industriels fabriquent des plastiques.

D'autres industries sont dispersée dans l'agglomération : on peut citer la brûlerie du Havre, qui appartient à Legal-Legoût, située dans le quartier de Dollemard, qui torréfie du café.

L'entreprise Aircelle-groupe Safran est un sous-traitant d'Airbus s'occupant des inverseurs de poussée.

Sidel, implanté à la fois dans la zone industrielle du port du Havre et à Octeville-sur-Mer conçoit et fabrique des machines de soufflage et ligne complète de remplissage de bouteille plastique.

Enfin, nous pouvons noter aussi la présence de Dresser-Rand SA, d'EDF ou encore d'Areva.

La ville a depuis longtemps de nombreuses entreprises tertiaires dont l'activité est en relation avec les activités portuaires : en premier lieu les sociétés d'armateur mais aussi les sociétés d'assurance maritime. Les sièges sociaux de Delmas (entreprise de transports et de communication, 1 200 employés) et de SPB (assurance, 500 collaborateurs) sont venus s'installer récemment à l'entrée de la ville (quai Colbert). Le secteur du transport constitue le premier secteur économique du Havre avec 15,5 % des emplois. L'activité logistique concerne une grande part de la population et l'ISEL forme des ingénieurs dans ce domaine. Enfin, l'université du Havre emploie 460 enseignants-chercheurs.

Pour faire face à la reconversion industrielle, les pouvoirs locaux misent sur le développement des activités touristiques. Ainsi, Le Havre a accueilli 54 paquebots en 2004. La plage a reçu de nouveau le pavillon bleu en 2005 et le classement du centre-ville sur la liste du patrimoine de l'Humanité devrait avoir des retombées en termes de fréquentation.

Le Havre est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie du Havre. Elle gère l'Aéroport du Havre-Octeville.

Depuis longtemps, Le Havre a exploité les atouts de sa situation littorale, mais a aussi souffert de son relatif enclavement (voir le paragraphe sur la situation en début d'article). C'est pourquoi les décideurs locaux (et parmi eux la Chambre de Commerce et d'Industrie) ont amélioré l'accessibilité de l'agglomération et du port : l'autoroute A131 (E05) relie Le Havre à l'autoroute de Normandie par le pont de Tancarville. Ainsi la ville se trouve à une heure de Rouen et deux heures de Paris. Plus récemment, l'autoroute A29 (E44) relie l'agglomération havraise au nord de la France et aboutit au Pont de Normandie.

Le réseau de chemin de fer est aussi développé : les trains Corail de la ligne Paris-Le Havre desservent les gares de Bréauté-Beuzeville, Yvetot, Rouen, Oissel, Val-de-Reuil, Gaillon-Aubevoye, Vernon, Mantes-la-Jolie et Paris Saint-Lazare. Les TER ont été modernisés. Et enfin depuis décembre 2005, une ligne TGV Duplex relie Le Havre à Marseille et dessert les Gares de Rouen, Mantes-la-Jolie, Versailles-Chantier, Massy, et Lyon Part-Dieu.

Aucune liaison ferroviaire directe ne relie Le Havre et Caen, pourtant de nombreux projets - connus sous le nom de Ligne du Sud-Ouest - consistant à relier Le Havre à la rive gauche de la Seine en aval de Rouen, près de l'estuaire du fleuve, ont été étudiés dans la deuxième moitié du XIXème siècle et au début du XXème siècle, mais aucun ne fut réalisé par manque de volonté politique et à la suite de la forte opposition des autorités portuaires rouennaises. Il faut donc passer par Rouen ou utiliser la ligne n°20 des Bus Verts; Pont de Normandie, Honfleur, Trouville-sur-Mer, Deauville et Caen et à partir de cette dernière, tout le Calvados). Les Autocars Gris vers Étretat et Fécamp et, CNA pour les destinations vers la vallée de la Seine et Rouen assurent la desserte inter-urbaine pour le compte du Département de la Seine-Maritime . Enfin, la compagnie AirPlus assure des navettes vers les gares et les aéroports de Paris.

Pour le transport aérien, l'agglomération dispose de l'aéroport du Havre-Octeville.

Les liaisons maritimes transmanche avec Portsmouth dans le sud de l'Angleterre grâce à P&O Ferries se sont arrêtées le 30 septembre 2005 pour être reprises par LD Lines qui en a changé la configuration. Ainsi, il n'y a plus qu'une seule rotation quotidienne, contre trois antérieurement. Une nouvelle liaison journalière estivale pour Newhaven est en service en 2007.

La ville et l'agglomération ont un réseau de transports assez dense. Ce dernier répond à une problématique de rupture entre la ville basse et la ville haute, les deux parties de la ville étant reliées par de longs boulevards, de petites routes sinueuses, de nombreux escaliers, un funiculaire et enfin le tunnel Jenner.

Pendant plus de 75 ans, le Havre disposa d'un réseau de tramways parmi les plus étendus et les plus modernes de France.

Le Havre reste une des dernières grandes villes de France où la circulation automobile est relativement fluide. Les premiers problèmes apparaissent désormais aux heures de bureau car une forte proportion de travailleurs vit en dehors du Havre. Dès lors, de la sortie de la ville à la Breque (gigantesque n'ud routier), le ralentissement est fort.

Il est à noter que les principaux axes de circulation sont payants pour le stationnement. Jusqu'aux débuts des années 2000, Le Havre était une ville épargnée dans ce domaine mais deux vagues successives (la dernière en septembre 2005) ont changé la donne. La municipalité possède aussi de nombreux parkings couverts, tandis que la société VINCI en possède un.

Les bus Océane couvrent la ville basse, la ville haute et l'agglomération grâce à ses quinze lignes et ses deux navettes. La compagnie gère aussi le funiculaire. De même, elle a développé le transport « porte-à-porte » pour les personnes à mobilité réduite. Enfin, récemment, elle a mis en service « Fil'Bus » qui permet à certaines parties de l'agglomération havraise non desservies par les bus, d'être reliées par un service de transport de personnes à la demande, pour le prix d'un transport en bus. Toutes ces infrastructures sont particulièrement fréquentées aux heures de pointe et restent incomplets voir inexistants en soirée. Les premiers problèmes de saturation commencent donc à apparaître. Une nouvelle ligne LER a été réalisée en 2003, desservant plusieurs gares SNCF dans l'agglomération havraise (CODAH), suivant la tarification Bus Océane.

La municipalité cherche à développer l'offre de transport urbain. Un projet de transport en commun en site propre est à l'étude. La solution du tramway a été retenue. Il sera en service en 2012.

Une première ligne relierait la Porte Océane (plage) à la gare, montant ensuite au tunnel Jenner pour se couper en deux : un trajet vers Mont-Gaillard, un second vers Caucriauville. Des prolongements sont envisagés.

Une seconde ligne est à l'étude pour résoudre le problème de saturation de la ligne d'autobus 2 et pour une desserte des quartiers sud.

Le Havre a longtemps été en retard au niveau des pistes cyclables. C'est l'association SABINE qui a permis de faire évoluer les mentalités au sein de la municipalité. Ce fut dans la douleur car des expériences se sont révélées être des échecs, telle celle d'une piste cyclable à double sens mal indiquée dans une rue à sens unique. Pourtant, la municipalité semble désormais réconciliée avec les deux-roues : l'été 2005 a vu fleurir de nombreux travaux d'aménagement de pistes cyclables, avec notamment un raccordement à la Voie Verte, promettant un réseau important et de qualité. Cependant nombre de kilomètres sont implantés au sein même des trottoirs et aboutissent parfois à une quasi-absence de passage pour les piétons !

D'autre part, dans le cadre d'une collaboration appelée Vélocéane, il est possible de louer des vélos à la gare, à la plage et à l'Hôtel de ville dans les agences de bus Océane (en partenariat avec SABINE.)

Quant au port du Havre, il est jumelé avec celui d' Osaka , Japon

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Le Wiktionnaire possède une entrée pour « Le Havre ».

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