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 Information sur la ville de La Pouëze

La Pouëze est située à 24 kilomètres au nord-ouest d'Angers

Pays du Haut-Anjou Segréen

La Pouëze est une commune française, située dans le département de Maine-et-Loire et la région Pays de la Loire.

Elle est composée de onze personnes passionnées par l'histoire de la commune. Elle se réunit tous les mardis après-midi à la mairie pour faire des recherches à partir des archives communales et /ou départementales. Elle a réalisé plusieurs documents, lisibles en mairie, a fait une exposition de son travail en 2001, anime la journée Patrimoine, reçoit des visiteurs et a rédigé tous les textes qui suivent.

La Pouëze est connue depuis le XIe siècle sous les formes de La Poysa qui veut dire Landes(1040), Puzia (1060), Putia (1082. La graphie actuelle La Pouëze apparaît dès 1214. Ce nom vient de l'ancien français qui veut dire terre dépouillée. Il dérive du latin putare, tailler, émonder qui désigne un défrichement de forêt et qui rappelle la proximité de la forêt de Longuenée.

(Une autre explication est avancée. Le mot latin pisum, pois (le légume) peut avoir connu une évolution en poise. En Anjou, le pois qui se prononce poué est plus précisément le haricot sec. Une terre de culture de haricots pourrait en effet expliquer la présence de Sainte Emerance que l'on venait implorer pour que cessent les maux de ventre.)

Les habitants de La Pouëze se nomment les Pouèzéens.

Jehan de la Poëze vivait à la Pouëze en l'an 950. Cette famille en est partie vers l'an 1250. Où vivait-elle ' peut-être dans le castrum Putia sur la motte féodale '

Les nombreux descendants disséminés en Anjou se sont retrouvés vers 2003 dans le village, à la recherche de leurs origines. À la chapelle Sainte-Émérance le comte Jacques de la Poëze a offert et fait fixer une plaque avec leur blason : trois bandes sombres évoquant trois frères morts lors d'une croisade et un message d'amitié y est gravé : Gardons la mémoire du passé pour donner des racines au temps qui vient et la devise de la famille Auxilium ad alta,ce qui signifie Porter secours aux nobles causes.

Cette belle bâtisse a été construite en 1627 comme en témoigne la date sculptée au-dessus de la porte d'entrée principale. Ce sont les travaux de restauration du bâtiment qui ont permis de découvrir cette date car jusqu'à ce jour, on ne connaissait qu'une pierre gravée conservée au presbytère et qui porte l'inscription suivante : « j'ai été posée le 30 mai 1740 par Mr Louis Maugars, prêtre curé, seigneur de cette paroisse ». Cette pierre en tuffeau, bien conservée est maintenant scellée dans le mur de l'escalier menant au premier étage.

Ce presbytère était à l'origine entouré de douves, communiquant par un canal avec le carré d'eau d'Arquenay. Autour du presbytère, s'étendait son domaine avec boulangerie, basse-cour, fuye, étable, écurie, potager, verger, charmille, vigne, garenne, prairie. Le curé devait son titre de seigneur au roi Louis XI qui fonda Sainte-Émérance comme annexe de la cure.

Ce bâtiment a été rénové avec le souci de la restitution à l'identique pour y installer la Mairie, officiellement le 5 décembre 1992.

Le presbytère prit la place de l'ancienne mairie au 45 rue principale dans la maison signalée par une plaque où l'on peut lire : « en souvenir de sa famille qui donna quatre maires à la Pouëze, Francis Bréchet-Lepage a légué sa maison à ses concitoyens reconnaissants - 1934 ».

L'église a été reconstruite en 1838 sur les ruines de l'ancienne dont l'origine remonterait au XIIe siècle. Elle est dédiée à saint Victor.

En 1865, l'église est devenue trop petite. La population a beaucoup augmenté en raison du développement des ardoisières. Elle est agrandie sur le cimetière en y démolissant les trois chapelles.

On refait un ch'ur plus grand en y adjoignant un second transept ce qui lui donne la forme originale d'une croix de lorraine. Cette nouvelle partie massive est de style néo-gothique, les voûtes étant surcroisées d'ogives.

A l'intérieur, dans le second transept à droite, un remarquable vitrail aux riches couleurs est classé. Il est l''uvre de Fournier de Tours. Il représente saint François d'Assise essayant de convertir ' en vain ' le sultan d'Égypte, entouré de personnages enturbannés, de sphinx, d'obélisque.

Le chemin de croix en ardoise a été réalisé par M. Robin, sculpteur angevin.

Le modeste clocher dresse fièrement vers le ciel sa flèche d'ardoise.

À la fin du XVe siècle, Louis XI convoitait l'Anjou (province appartenant à son oncle le roi René) pour agrandir le royaume de France. Il aimait venir y chasser avec son ami Louis de Beaumont, seigneur du Plessis-Macé, tout en surveillant l'héritage.

Au cours d'une partie de chasse en forêt de Longuenée qui s'étendait alors jusqu'au Plessis-Macé, il fut pris de violentes coliques « qui le plièrent en deux et le culbutèrent sur le gazon ». Jean Bourré, son trésorier, seigneur du Plessis-Bourré, qui l'accompagnait, lui conseilla d'invoquer sainte Emérance, qui avait un oratoire à La Pouèze, village tout proche, et qui guérissait des maux de ventre. Il l'implora, il fut guéri et il promit de faire construire une chapelle à la place de l'oratoire. La chapelle fut construite en 1472. Il lui fit faire une belle statue en argent doré y fit transporter des reliques de la sainte.

Longue de 70 pieds sur 26 de large, la chapelle est orientée d'ouest en est. Elle est construite en granit et tuffeau, avec des contreforts massifs contre la poussée des voûtes.

L'entrée à l'ouest est de style gothique tardif. Le portail est couronné d'une belle accolade à chou frisé entre deux montants fleuronnés. La porte sud est gothique flamboyant avec deux anges présentant l'emblème royal.

À l'intérieur, les voûtes gothiques sont de style Plantagenet. On retrouve sur certaines clés de voûtes les trois fleurs de lys des rois capétiens et les armes du dauphin Charles VIII.

C'est une chapelle à nef unique avec une abside et une chapelle latérale à croisée d'ogives.

L'autel conserve son ancien retable en pierre du XVe siècle, flanqué de deux pinacles fuselés avec une bordure de délicates guirlandes de fleurs, de pampres et d'arabesques. Une très belle statue moderne en pierre polychrome de la sainte remplace la statue en argent dorée offerte par Louis XI (de la grandeur d'une petite fille) et fondue à la révolution. Elle représente ste Emérance portant dans son tablier les pierres de sa lapidation.

La porte sacraire, du XVe siècle,est décorée en plis de serviette.

Cet édifice remarquable est classé monument historique depuis 1959 , la porte sacraire et le retable depuis 1979.

Une cérémonie y a lieu chaque année, autour du 23 janvier (Ste Emérance est le 23 janvier). Au cours d'une messe, on vient prier la sainte contre les maux de ventre, les peurs. À l'issue de la cérémonie, les fidèles dégustent la prune à l'eau-de-vie.

Dans une époque plus lointaine des milliers de pélerins accouraient de toutes parts ce jour-là mais on venait aussi en pélerinage lors de catastrophes naturelles.

Sainte Émérance (ou Emerantienne) est une sainte romaine. Elle vivait à Rome à la fin du temps des grandes persécutions, vers l'an 304. Elle était de condition modeste et s'ur de lait de sainte Agnès, martyrisée le 21 janvier. Le 23 janvier, alors qu'elle priait sur la tombe de sa soeur, elle fut lapidée par les soldats romains après avoir montré une bravoure admirable. Elle avait 13 ans. Dès lors, les braves l'invoquèrent pour avoir du courage et les poltrons pour vaincre la peur. Comme la peur est souvent cause de coliques ou maux de ventre, on l'invoqua pour tout dérangement intestinal. La guérison du roi Louis XI renforça cette croyance.

Allons prier sainte Emérance

Qui guérit du mal de panse

(ancien proverbe angevin)

L'église de Pellouailles et la chapelle de Chandemanche à Morannes lui étaient dédiées.

On trouvait sa statue à Chateaupanne, à Cizay, à Varennes sous Montsoreau, à Vern d'Anjou, à la gaucherie aux Dames de Montillier, à St georges du Bois, à Epiré, à Andard, à Brigné, à Chamteussé sur Baconne, à Rochemeunier. Plusieurs de ces statues ont disparu depuis un demi-siècle.

En l'église de Cunault, on trouve l'image de la sainte peinte sur une des colonnes (XV siècle) dont le visage est presque totalement effacé.

A St Macaire du Bois,un tableau évoquait le martyr de la sainte.

A Cheviré le Rouge, un vitrail du XIX siècle lui est dédié.

A Louresse-Rochemenier, St Georges des Bois on tirait la cloche pour éloigner l'orage.

A Champteussé sur Baconne,on invoquait Ste Emerentienne une bougie allumée à la main pour soulager ses maux de ventre.

Le mot Villenière vient du latin Villa Lineris qui en 1123 signifie « village où on cultive le lin ». Au fil du temps, Ville Linières s'est contracté en Villenière.

Au XIIe siècle, le domaine appartenait à l'église de Nantes . Puis il fut la propriété de plusieurs grandes familles avant d'être acquis en 1736 par Jean-Jacques Talour de la Cartrie, maître ordinaire de la chambre des comptes de Bretagne, membre de l'académie d'Angers. À sa mort en 1764, le domaine revint à son fils Toussaint Ambroise qui fit carrière dans les armes. Il s'engagea avec toute sa famille dans la guerre de Vendée. Une de ses s'urs, Céleste Bulkeley, mariée à William Bulkeley émigrant irlandais fut une des fougueuses amazones de Charette à la tête de l'armée vendéenne. De retour de la virée de Galerne, il laissa l'armée vendéenne, réussit à passer en Angleterre à pied avec son jeune fils de quinze ans. Il y écrivit ses mémoires douloureuses. Il revint en 1801, ruiné.

Le domaine fut vendu en 1810 au vicomte Gabriel Amys du Ponceau. C'est lui qui fit restaurer le château puis ajouter deux tourelles carrées aux extrémités de la façade.

Il fit sculpter ses armoiries sur le fronton : d'argent au chevron brisé de gueules (rouge) accompagné de trois feuilles de vigne de sinople (vert) ; et celles de Madame : d'argent à trois coquilles de gueules ; tenant : un lévrier colleté de gueules ; supports : un lion couché, des branches de laurier, une croix de Malte avec colombe, le tout surmonté de la couronne de vicomte.

On retrouve une ressemblance d'architecture avec le château de Montgeoffroy à Mazé (Maine-et-Loire). La longue façade et les bâtiments de service encadrent la cour d'honneur qui s'ouvre sur la grande prairie, traversée d'une avenue jusqu'à la belle grille en fer forgé.

Le château devint la propriété de M. de la Rochebrochard d'Auzay vers 1870. Les Ardoisières d'Angers en firent l'acquisition ensuite pour y loger des cadres et des ouvriers. La commune l'acheta en 1979 et le fit restaurer ainsi que les bâtiments de service par l'intermédiaire de Habitat 49, société d'HLM pour en faire une vingtaine de logements locatifs.

Les Saint-Offange : d'azur au chevron d'argent accompagné de trois molettes d'éperon de même, deux en chef et une en pointe.

Pierre Charles de Terves : d'argent à la croix de gueules cantonnée de quatre mouchetures d'hermine de sable.

Eulalie Victoire Hullin de la Selle, épouse de Terves : de gueules à deux bandes d'argent accostées chacune de trois besants du même, rangés en barres.

En 1597 les terres d'Armaillé et de l'Anjouère étaient la possession des Saint Offange, famille dont trois frères se sont rendus célèbres dans le parti angevin de la Ligue contre les Hugenots ; deux autres furent Abbé de Saint-Maur au Thoureil : Magdelon Alexandre de Saint-Offange puis André de Saint-Offange, au début du XVIIe siècle.

L'ancien manoir d'Armaillé à la Pouëze, puis l'Anjouère furent ensuite les demeures successives de la famille De Terves. Ces demeures étaient des fermes fortifiées avec fossés, ponts-levis.

René de Terves (1672-1715), seigneur de la Lande fut marié deux fois, il eut treize enfants. Son fils Pierre de Terves (1708-1765), seigneur de l'Anjouère et d'Armaillé se maria avec sa cousine Louise Marguerite Modeste de Collasseau de la Machefoliere.

Leur fils, Pierre charles de Terves (1732-1804) se maria avec Eulalie Victoire Hullin de la Selle (1742-1827), ils héritèrent de l'ancien château de la Beuvrière, alors paroisse de Brain-sur-Longuenée, aujourd'hui commune de Grez-Neuville.

Eulalie de Terves vécut la Révolution avec beaucoup de douleurs et de courage. Son frère, son mari et ses fils émigrèrent. Trois de ses fils revinrent dans la chouannerie, deux furent tués au combat. Trois de ses filles furent emprisonnées à la prison de Montreuil-Bellay (49), elles y moururent, dans ses bras, de misère et de mauvais traitements.

Paul Esprit Marie de Richeteau de la Coindrie, époux de Marie Anne Adélaïde de Terves : d'or à un murier de sinople fruité de sable, le chef d'azur chargé de trois étoiles d'or.

Amant Hippolyte Tripier de Lozé, époux de Marie Anne Adélaïde de Richeteau : d'azur au chevron d'or accompagné de trois pieds humains d'argent au chef chargé de trois étoiles de gueules.

Sa fille Marie Anne Adélaïde de Terves épousa Paul Esprit Marie de Richeteau de la Coindrie. Veuve depuis 1818, elle hérita de l'Anjouère en 1827. Leur fille Marie Charlotte Adélaïde de Richeteau épousa Amant Hippolyte Tripier de Lozé. En 1878, leur fils Paul Joseph Hippolyte de Lozé fit construire l'actuel château (architecte Pierre Tendron) ; il fit graver le blason de la famille Tripier de Lozé au-dessus de la porte d'entrée Nord.

En 2006, les terres (278 ha) et l'actuel château de l'Anjouère sont en train de devenir un centre de recherche et d'expérimentation du végétal pour la région du Segréen. Le GEVES (Groupe d'Etude et de contrôle des Variétés et Semences) est un groupement d'intérêt public fondé par l'INRA.

Saint-Barthélémy se trouvait au temps jadis à un carrefour de grandes communications. Les chemins d'Angers à Candé, du Lion d'Angers à Ingrandes et de Bécon à Loiré s'y croisaient. Ces chemins menaient vers le Poitou et la Bretagne. Ce carrefour était situé, de plus, à la limite de trois paroisses : La Pouèze, Le Louroux Béconnais et Bécon les Granits. Ce lieu était donc propice aux rencontres de marchands, de voyageurs et des habitants des villages voisins. On y construisit une chapelle et une foire importante s'y développa.

La chapelle est située sur le terrain privé de la ferme du même nom (propriété de M. Lherbette, le maire actuel) On ne connaît pas la date de sa construction. Louis XI (au XVe siècle) la gratifia d'une statue en argent de St Barthélémy qui fut fondue à la révolution. Le retable actuel en bois de chêne est du XVIIe siècle. Elle fut reconstruite et bénie en 1724.

La foire de Saint-Barthélémy a toujours eu lieu le 24 août, jour du saint patron. On en parle déjà en 1453. Elle s'étendait sur des landes autour de la chapelle, une partie située sur la ferme de Saint- Barthélémy, paroisse de la Pouèze, l'autre partie, au-delà du grand chemin dans les paroisses de Bécon-les-Granits et du Louroux-Béconnais. Le jour de la foire, les taxes étaient perçues par deux seigneuries : celle du Plessis-Macé dont dépendait Saint-Barthélémy et celle de Bécon pour les autres terres. Mais les deux seigneuries avaient le même seigneur Walsh de Serrant.

À la Révolution, l'église fut fermée et la foire interdite en 1794 car elle devenait un lieu d'agitation. « Des chouans étaient venus et y menaient grand tapage ».

La foire reprit plus tard dans la prairie devant le château de la Villenière (suite au défrichement des landes) et n'existe plus depuis quelques années.

Il a été édifié sur la D 101, route qui mène à St Barthélémy, en hommage à St Antoine de Padoue, invoqué dans l'espoir de retrouver des objets perdus. On lui jetait même à travers les barreaux de la porte des pièces de monnaie. Sans doute, voulait-on le remercier d'avance pour être sûr d'être exaucé.

La statue de St Antoine représente un moine qui porte un bâton dans sa main gauche et qui foule aux pieds un animal qui semble être un cochon. Ses yeux sévères ont causé quelques frayeurs aux gamins de la Pouëze qui n'osaient passer devant l'oratoire.

Un dicton concerne la statue : St Antoine chaffourait les bons d'avec les cochons. (chaffourer : terme local veut dire chasser, séparer.)

La statue de St Antoine a été transférée à la chapelle Ste Emérance.

C'est le nom donné à l'ancienne salle des fêtes depuis sa rénovation en 2000. Il est situé en face de la mairie. Il peut accueillir 120 personnes.

En 1932, l'abbé Guyard est à l'origine de cette construction. Tout d'abord, il crée une association d'éducation populaire, achète le terrain à la commune sur les anciennes dépendances du presbytère, et fait construire la salle de 29m de long sur 10 de large et 6,5 de haut. Une grande variété d'activités y sont pratiquées : théâtre, jeux, cinéma, patronage, gymnastique.

Au cours de l'invasion allemande, elle sert de refuge aux nombreux réfugiés et soldats de passage.

Elle subit au cours du temps des modifications dans ses statuts, mais aussi dans sa conception.

En 1952, elle s'équipe d'une cabine, d'un projecteur, d'une scène, avec coulisses, vestiaire, de fauteuils pour des séances régulières de cinéma avec Ouest-Sonor.

En 1967, la commune loue la salle, le bail précise qu'elle sera mise à disposition de toutes les sociétés locales de manière équitable.

En 1976, la commune rachète la salle des Fêtes. Cette salle est très utilisée par les écoles pour leurs fêtes, par les troupes théâtrales locales et pour des séances de cinéma.

En 2000, la salle entièrement rénovée, devient moderne, confortable et dispose de matériel technique de pointe. Son nom de théâtre lui va bien et l'Ardoise reste le symbole du village. Son utilisation est étendue à la communauté de communes Ouest-Anjou et régulièrement des spectacles y sont présentés en plus des spectacles locaux.

Située en face de la majestueuse grille du château de la Villenière, cette butte boisée reste une énigme.

Est-ce une motte féodale ' Dans une charte de St Aubin, il est question d'un château-fort situé à La Pouëze, Castrum Putia pris de force et incendié par Geoffroy Rorgon en 1100. On n'en trouve plus mention dans les textes à partir de cette date. Mais était-il sur cette butte '

D'autres parlent des restes d'une exploitation d'or d'une époque incertaine.

Et si dessous était un trésor '

Le trou qui est à son pied, envahi d'eau, se nomme la grand' Pouëze. Il a servi pendant très longtemps de lavoir.

Les schistes ardoisiers appartiennent au Massif Armoricain. L'ardoise est une roche sédimentaire feuilletée. Le gisement de la Pouèze se trouve dans l'alignement exact des Ardoisières de Trélazé.

Au XVe siècle existaient déjà de petites exploitations à ciel ouvert. C'est à partir de 1830 que l'industrie ardoisière se développa considérablement sous l'impulsion de petites compagnies privées.

La carrière Goupil ou Fiogée employa jusqu'à 200 ouvriers et la carrière Bouet fabriqua jusqu'à 4 millions d'ardoises en 1861. Ce développement posa des problèmes de main-d''uvre ce qui explique l'arrivée des Bretons, cause de l'augmentation de la population (+400 habitants), d'une mutation économique et sociale, bref du bouleversement de la vie locale.

La Commission des Ardoisières s'implanta vers 1870 et contrôla bientôt toute l'exploitation qui fut concentrée à proximité du bourg. Plusieurs carrières furentt exploitées : le Clos-Colas, l'Espérance, la Guimandière et la Carterie qui fut l'une des meilleures.

L'ardoise fut d'abord extraite de carrières à ciel ouvert de 60 à 80 m de profondeur.

Le premier puits fut foré vers 1870 et exploité en puits-bouteille (puits sous voûte qui prend la forme d'une bouteille car l'exploitation part d'un goulot étroit qui, à mesure du creusement en profondeur, s'élargit). Elle brûla en 1899. Le puits N°2 utilisait le système d'exploitation en remontant. Il eut 200 m de profondeur. Il s'éboula en 1922.

Vint ensuite le puits N°3, creusé en 1922, à 210 m de profondeur et travaillé par niveau de 10 m jusqu'à moins 110 m, c'est-à-dire 10 niveaux. Il fut recreusé par l'intermédiaire du puits 3 bis en 1970 jusqu'à 450 m de profondeur.

Un prolongement de l'exploitation du site fut tenté par le creusement en plan incliné appelé descenderie pour rejoindre la Carterie. Cette exploitation s'arrêta suite à un éboulement en 1989 condamnant la totalité du site de la Carterie.

La fabrication des ardoises dans l'atelier neuf, équipé de machines à fendre automatiques fut maintenue quelques années avec de la pierre venant de Trélazé et de Noyant la Gravoyère/Misengrain.

Le travail de la pierre ardoise s'arrêta définitivement à La Pouèze en 1998.

Le chevalement du puits n°3 est un des rares chevalements en bois en place en Europe et l'unique en France. Il date de 1920. Il présente une structure de charpente simple, massive, à étresillons moisés. Il pouvait remonter des blocs de schistes de 4 à 5 tonnes. Il est inscrit aux Monuments historiques. Il se dégrade de plus en plus. Dans le paysage de la Pouëze, il est le témoin de l'activité ardoisière passée.

Peint en 1941 par un réfugié : « grâce au meunier qui acceptait, en cachette, de moudre notre blé, nous n'avons pas eu trop faim pendant 4 ans. »

Le moulin de la Lande à La Pouëze vers 1947

Le moulin de la Lande à La Pouëze vers 1957

Le moulin de la Lande à La Pouëze avant 1970

Ceux de la Fouillée, de Goulevent, de la Culée existaient au 18e siècle ou avant.

Les autres datent de la fin du 18e siècle ou début du 19e siècle.On y broyait des céréales. Plusieurs moulins étaient de type chandelier (cabine de bois tournant à 360° surr un pivot construit en pierres, le mécanisme se trouvant dans la cabine.)

Seuls les moulins de Villetalour, des Nouettes, de Chantepie et l'un de Ste Emérance étaient de type tourelle(construction en pierres, dont seul le toit tournait de 360°)

Le moulin de Villetalour servit de logement aux prisonniers allemands qui travaillaient aux ardoisières après la libération.

C'est dans l'étang du Clairet, altitude 63,40m que l'Erdre prend sa source (altitude du bourg distant de 3 km :71,816m).

L'Erdre est le dernier affluent de la rive droite de la Loire qu'elle rejoint à Nantes après avoir parcouru 103 km dont 27,5 en Maine-et-Loire, traversant les communes de La Pouèze, Le Louroux-Béconnais, Vern-d'Anjou, La Cornouaille, Angrie, Candé et Freigné.

L'Erdre se métamorphose tout au long de sa descente depuis l'Anjou vers la Loire. D'abord sauvage en une succession de parties étroites et rocheuses, elle s'ouvre en grands plans d'eau et devient navigable dès Nort-sur-Erdre.

François Ier la qualifia de plus belle rivière de France. Tout au long de son cours, les parties boisées alternent avec de belles propriétés. Elle est le paradis des pêcheurs qui taquinent sandres, brochets, anguilles, capturés grâce à des filets tendus le soir et relevés au petit matin.

La vallée de l'Erdre est un site classé et le meilleur moyen de succomber à son charme est de s'embarquer à Nantes.

Jusqu'au début du XX siècle, l'Erdre était le lieu de rencontre des blanchisseuses. L'eau de l'Erdre était, paraît-il, excellente pour la blancheur du linge. L'histoire raconte que Anne de Bretagne fit sensation à la cour grâce à ses dentelles particulièrement éclatantes. Anne, ayant révélé le secret d'une telle blancheur, on vit des carosses entiers de linge arriver sur les bords de l'Erdre. De cette époque, il ne reste plus qu'un bateau-lavoir.

Ce ruisseau prend sa source à la Pouëze, au N.O de la Mulière, D.961 et se jette dans l'étang Saint-Nicolas à Avrillé avant de rejoindre la Maine à Angers à travers le parc Balzac.

Un autre petit ruisseau qui s'écoule de la Grand'Pouëze et appelé le petit Brionneau le rejoint dans la campagne au N.E du village après avoir traversé la propriété du docteur Morel où Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre ont fait des séjours d'où le nom donné à cette belle maison du XVIIIe siècle « maison du Brionneau ».

Qualité de l'eau du Brionneau !

Le parc qui s'étend autour du château est du domaine public et un lieu très apprécié des Pouézeens.

Son aménagement réserve une grande partie boisée sillonnée d'allées invitant à la promenade, au pique-nique ou au parcours de santé.

Une autre partie rassemble toutes les activités sportives (terrains de foot, de tennis, salle omnisports, salle de boule de fort).

Dans la grande prairie, traversée par l'allée du château, le vieux chêne s'épanouit depuis plus d'un siècle. Il dispense son ombre aux paisibles ruminants tout en attendant de vibrer aux sons de la musique le temps d'une soirée d'été.

Un autre arbre important grandit près de la salle Omnisport ; c'est le tilleul Arbre de la Liberté planté en 1989 lors du bi-centenaire de la Révolution.

La forêt de Longuenée, histoire de la forêt par Jean Poussin.

Ce chemin doit sans aucun doute son nom à l'activité liée à la forêt. Au XVIIIe siècle, la surface de la forêt était beaucoup plus importante. Une partie de la population exploitait le bois, fabriquait le charbon et des fagots qui étaient vendus à Angers. Pour faciliter l'écoulement de ces produits par la rivière Mayenne, la communauté de La Pouëze demandait une route en 1787 passant par Brain.

La forêt favorisait aussi la lutte entre gabelous et faux-sauniers qu'y s'y cachaient ce que déploraient les villageois à la veille de la révolution. Quelques années plus tard, elle servit de cachette aux soldats vendéens (dont Talour de la Cartrie).

Le circuit de randonnée tour de la Pouëze permet de découvrir cette bordure de forêt, d'y pénétrer, de communiquer avec les circuits de Brain sur Longuenée.

panneau recadré

Le panneau du parc de la Villenière à la Pouëze

Autorisation IGN n°40-0059

La commune propose trois circuits de randonnée au départ du parc de la Villenière :

Les parcourir est un excellent moyen de découvrir la diversité du paysage bocager, des différents sites, des points de vue. Pas de risque de se perdre, ils sont bien balisés. Le descriptif de chaque parcours est disponible en mairie ou à l'office de tourisme du Lion d'Angers ou sur le panneau municipal situé au départ, parc de la Villenière.

rédaction en cours

Céleste Bulkeley née Céleste Julie Michèle Talour de la Cartrie de la Villenière était la soeur de Toussaint Ambroise Talour et de Madame Jeanne Ambroise Sapinaud de Bois Huguet : elle s'engagea au côté de son mari William Bulkeley dans l'insurrection vendéenne en 1793.

Il débuta dans l'enseignement à l'âge de 14 ans. Il fut instituteur à La Pouëze en 1838. Il n'avait que 18 ans. Il détenait ses certificats attestant sa bonne conduite, sa moralité, sa capacité. Il enseigna dans une maison privée car la première école communale était en construction et ouvrit en 1840. Il ne resta qu'une année puis partit à l'école normale comme maître-adjoint et continua sa formation classique, scientifique et pédagogique.

En 1846, quittant l'enseignement officiel, il fonda à Nantes un établissement d'enseignement technique avec internat qui prospéra vite et jouit d'une renommée internationale, formant ses élèves pour les besoins des diverses industries, alors en plein développement.

L'état fit l'acquisition de l'institution LIVET en 1898. Aujourd'hui, le lycée Livet à Nantes est toujours un grand lycée technique.

Eugène Livet a donc fait comme il le souhaitait une 'uvre utile et durable.

Il naquit à la Pouëze en 1838 et y passa son enfance. Son père y était régisseur de carrière.

Il fit ses études à Laval puis devint enseignant de lettres. Il prépara seul l'agrégation de philosophie. Il fut reçu premier. Il soutint plusieurs thèses dont la principale sur liberté et déterminisme qui lui apporta la consécration philosophique. Gambetta séduit par ses idées lui proposa un siège de député mais il refusa.

Maître de conférences à l'école normale supérieure, de santé fragile, il dut prendre en 1875, à 37 ans une retraite prématurée. Il publia de nombreux travaux philosophiques. Il mourut en 1912.

On peut qualifier de philosophie sociale sa pensée car ses idées fortes sont le solidarisme, la conciliation, le patriotisme républicain. Selon lui, les idées sont des forces. Elles portent en elles une puissance de réalisation qui transforme les âmes des individus et par suite les milieux sociaux où elles se répandent.

En 1877, Madame Augustine Fouillée écrivit Le Tour de France par deux enfants sous le pseudonyme de G. Bruno. Cet ouvrage fut publié à plus de six millions d'exemplaires, il a été le principal livre de lecture scolaire de plusieurs générations d'écolier jusqu'à la guerre de 39-45.

Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir firent des séjours à La Pouëze entre 1939 et 1948 chez le Dr Morel et sa femme, dans leur maison secondaire du Brionneau (maison bourgeoise des XVIIe et XVIIIe siècles).

Cette amitié était née à Paris. Le Dr Morel y travaillait à l'hôpital Necker et Mme Morel, femme brillante, aimait s'entourer d'une jeunesse intellectuelle. Sartre, alors élève à Normal'Sup, donnait des cours de philosophie au fils Morel.

Simone de Beauvoir se réfugia à La Pouëze en 1939 alors que Sartre était mobilisé. Elle lisait beaucoup, écrivait, marchait. Elle assista à l'arrivée des allemands qu'elle évoque dans ses mémoires La force de l'âge.

En 1941, Sartre qui avait été fait prisonnier en Allemagne fut libéré pour raison de santé et fit plusieurs séjours à La Pouëze.

Beauvoir écrivit là en partie Pyrrhus et Cinéas et Sartre y composa Huis-Clos pendant les vacances de Noël 1943, en restant enfermé toute une semaine dans la chambre du premier étage côté rue qui apparaît sur la photo. Ses repas lui étaient servis dans sa chambre. L'ouvrage fut dédié à cette dame, c'est-à-dire à Mme Morel.

Simone de Beauvoir entraînait Sartre dans de grandes promenades à pied ou à vélo dans la campagne. Il les acceptait en rechignant car, disait-il, il préférait vivre dans les mots.

Celui qui entend avec les yeux est un grand artiste contemporain reconnu.

Il est né à La Pouëze en mai 1949, d'un père mineur, d'origine polonaise, venu en Anjou travailler l'ardoise et d'une mère pouézéenne.

À 23 ans, il se retrouve dans un fauteuil roulant à cause de la myopathie et commence à dessiner. Sa rencontre avec Robert Tatin , peintre à Cossé le Vivien va l'encourager et l'influencer.

Son travail d'artiste est profondément marqué par sa maladie. Son 'uvre est forte, noire, torturée à l'image de sa vie.

Il peint un beau chemin de croix original pour l'église de St Georges sur Loire en 1979. Il expose maintes fois à Paris et en France et à l'étranger.

Il disparaît brutalement en avril 2001 à 52 ans.

Hommage à Stani Nitkowski

L'agriculture est un secteur d'activité important ; on compte 22 exploitations sur la commune : 9 en exploitation individuelle et 13 en société. La Pouèze est une commune d'élevage, en majorité pour la production de lait mais aussi pour la viande. Ces quantités sont importantes et représentent 6 litres de lait et 1,4kg de viande par jour et par habitant de la commune.

Elle ne compte q'une exploitation céréalière.


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