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 Information sur la ville de Épinal

Au sud de la Lorraine, à proximité de la Belgique, du Luxembourg, de l'Allemagne et de la Suisse, Épinal bénéficie d'une situation privilégiée au c'ur de l'Europe. Épinal est située à 380km à l'est de Paris, 135km au sud-ouest de Strasbourg et 81km au nord-ouest de Mulhouse. vue satellite d'Épinal

Thierry Ier évêque de Metz (Thierry de Hamelant 929-984, 47e évêque de Metz, en latin : Theodiricus ou Deodericus, ou plus vraisemblablement Thierry du Salaland) décida de construire sur une des manses de la paroisse de Dogneville un château et un monastère. La manse s'appelait la manse de Spinal. Il dota l'ensemble d'un marché. Le but de Thierry était de protéger le sud de ses possessions qui était attaquée par les pillards bourguignons. À l'époque, la ville de Remiremont était bourguignonne. Il donna au monastère les reliques de Saint Goëry qui se trouvaient dans le monastère messin de saint Symphorien. Ces reliques furent l'objet de nombreux pèlerinages ce qui permit l'essor économique de la ville.

La présence humaine a été confirmée par des fouilles archéologiques qui mirent au jour des traces d'une présence humaine au Xe. Il fut trouvé un dépôtoir, des traces de clôtures et de latrines.

Le monastère ne fut réellement occupé que sous le règne de son successeur Adalbéron II. L'église et le monastère furent consacrés en l'honneur de Saint Maurice et de Saint Goëry. Le monastère fut d'abord occupé par les hommes (chanoine) puis rapidement par des femmes (bénédictines puis chanoinesses au XIIe). L'occupation initiale par les hommes n'étant d'ailleurs par totalement avérée.

Depuis 1466 Épinal appartient au duché de Lorraine. Celui-ci est indépendant depuis le traité de Nuremberg de 1542. À l'intérieur du duché, la ville bénéficie d'un statut de relative autonomie. Elle est administrée par un collège de quatre notables choisis tous les ans. À l'aube du XVIIe siècle, les historiens estiment que la population est d'environ 4000 habitants. Il y a une activité importante textile parfaitement visible sur le plan peint par Nicolas Bellot en 1626 (tableau original visible dans le musée de la cité des images à côté de l'imagerie, reproduction visible au musée du chapitre). Sur cette peinture on distingue parfaitement le blanchiment sur près des draps au lieu dit les Gravots. Il existe également une industrie papetière utilisant les moulins sur le bord de la Moselle (également visible sur le plan Bellot). Le plan montre également le château ainsi que les remparts qui protègent la ville. La ville connaît dans la première partie du siècle une certaine prospérité grâce aux activités industrielles et commerciales. Avec l'avènement de Charles IV duc de Lorraine (début du règne le 28 novembre 1625), la situation d'Épinal et de toute la Lorraine change. Ce dernier a un caractère belliqueux et inconstant. Malgré une intelligence certaine et de bonnes qualités militaires, il se montre incapable de mener une politique qui sauvegarde les intérêts du duché. Il choisit les Habsbourgs contre les Bourbons ne comprenant pas que la France est en pleine évolution et devient la puissance dominante en Europe. Au même moment Richelieu récent conseiller du roi Louis XIII cherche à affaiblir la maison d'Autriche. La situation s'aggrave quand Charles IV accueille le frère du roi, Gaston d'Orléans alors en disgrâce qui fuyait Paris. Ce dernier épouse Marguerite de Lorraine à Nancy.

En 1629, la ville est atteinte par une épidémie extrêmement violente de peste pendant les mois de juillet, août et septembre. La Lorraine est atteinte par les armées suédoises qui mènent des incursions meurtrières dans le duché en 1632.

En 1633, la ville est attaquée par les troupes françaises du maréchal Caumont la Force. La ville se rend sans combattre ce qui lui permet de négocier des conditions favorables (proclamation du 17 septembre 1633).

En 1635, le maréchal de la Force empêche Jean de Woerth et la ligue catholique d'occuper Épinal. La ville est assiégée par Charles IV, installé à Rambervillers. La défense de la ville est sous les ordres du colonel Gassion. Charles IV doit se replier en novembre sur Besançon sans prendre la ville.

La ville est atteinte par une seconde épidémie de peste en 1636. La mortalité est énorme, à la fin de l'épidémie, il ne reste que 1000 habitants dans la ville. La ville garde la mémoire de cet épisode, l'épidémie s'est appelée l'épidémie des quarante semaines (à cause de sa durée). Un quartier de la ville s'appelle toujours le quartier de la quarante semaine (proche de l'endroit où furent enterrés les pestiférés morts de la peste).

En octobre de cette même année, Charles IV reprend la ville grâce à la complicité d'un conseiller de la ville Denis Bricquel. À la suite de négociation de l'abbesse de Remiremont Catherine, tante de Charles IV, la neutralité de la ville est reconnue par le roi le 24 septembre. Le 21 mars 1641 Louis XIII et Charles IV signe la paix de Saint-Germain qui ne durera que quatre mois. Le 25 septembre, le lieutenant français du Hallier prend le château de la ville au baron d'Urbache. Commence alors, une occupation de la ville par les troupes françaises qui dure jusqu'en 1650. Les habitants doivent supporter les frais de cette occupation (logement et nourriture des soldats et des chevaux).

En 16 août 1650, la France est affaiblie par la Fronde, les troupes de Charles IV commandées par le colonel Lhuiller reprennent la ville avec l'aide des habitants. Malheureusement l'occupation lorraine est aussi lourde que l'occupation française. À la suite de négociation, la ville est de nouveau reconnue neutre par les deux parties. Mais les Français s'arrangent pour faire jouer la neutralité en leur faveur. La municipalité prête allégeance sous la menace au roi de France Louis XIV le 18 juillet 1653 à Nancy. Ainsi commence la troisième occupation française qui dure jusqu'au traité de Vincennes en 28 février 1661. La ville retourne dans le giron lorrain.

La ville est ruinée par les épreuves. Dans une requête datée de 1654 au frère de Charles IV (celui-ci est alors prisonnier en Espagne), le duc Nicolas François, le rédacteur mentionne la ville comme étant celle qui est la plus misérable de la province.

En 1670, les français prennent la ville de Nancy, Charles IV se réfugie à Épinal. La ville défendue par le Lorrain Comte de Tornielle est attaquée par les troupes du maréchal de Créqui. Il s'empare de la ville le 19 septembre et le château le 28 septembre. La ville est condamnée à verser une somme exorbitante aux Français de trente mille francs barrois et doit démolir à ses frais le château et les fortifications. Ces conditions exigées sur ordre du roi étaient destinées à effrayer la Lorraine. Le château est détruits mais les fortifications ne sont détruites que partiellement. Les remparts sont en fait intégrés progressivement à l'habitat. Les portes (porte des grands moulins, porte Saint Goëry, porte d'Ambrail, porte d'Arches) sont détruites entre 1723 et 1778. La porte du Boudiou n'est détruite qu'au XIXe siècle (un jour avant l'arrivée de Prosper Mérimée qui venait déclarer la porte monument historique). Le montant de la somme d'argent à verser est fortement diminué après la reddition des autres places fortes lorraines. Mais la chute de la ville représente un tournant, la ville cesse d'être une place forte. La ville se francise progressivement. En 1685, le baillage est remplacé par le baillage royal. Le système des quatre gouverneurs disparaît. Le premier maire royal de la ville, François de Bournaq est nommé.

Les ruines du château et ses vignes

Le château en l'état

En 1790, l'Assemblée constituante demande à l'assemblée départementale des Vosges de choisir entre Mirecourt et Épinal pour désigner le chef-lieu du département. L'assemblée départementale se réunit à Épinal le 1er juin et choisit par trois cent onze voix contre cent vingt sept la ville d'Épinal. Mirecourt devient une sous-préfecture.

Même si Épinal est moins concernée par le conflit que les régions françaises plus au Nord, la ville est néanmoins envahie par les troupes allemandes à partir du 12 octobre 1870. Les combats pour défendre la ville ont eu lieu dans les environs à Deyvillers, au bois de la Voivre et dans la tranchée de Docelles. À l'entrée des soldats par le faubourg Saint-Michel, s'illustre le spinalien Sébastien Dubois qui se plaçant un genou à terre avec son fusil au milieu de la rue abat deux soldats avant d'être lui-même tué. En représailles de la résistance de la ville, les Allemands demandent 500 000 francs or. Cette somme est ramenée à 100 000 francs après négociation. La ville est occupée jusqu'au 30 juillet 1873.

Paradoxalement, la catastrophe pour la France de la défaite de 1870 est à l'origine d'un formidable développement de la ville. À la suite du traité de Francfort, la ville d'Épinal comme la presque totalité du département des Vosges reste française. Commence alors un très fort développement basé sur l'immigration de nombreux industriels alsaciens notamment du secteur textile qui fuient l'occupation allemande. Ces industriels sont à l'origine de l'industrie textile dans les Vosges. Épinal prenant la place de Mulhouse passé en territoire allemand comme centre industriel du textile. Le développement est également provoqué par la position frontalière de la ville qui devient une des quatre places fortes avec Verdun , Toul et Belfort du système de défense Séré de Rivières. La ville est entourée de quinze forts et d'une centaine d'ouvrages de moindres importances reliés par un système de chemin de fer appelé la voie de soixante à cause de l'écartement des rails (60 cm). Pour soutenir ce nouveau rôle de la ville, les voies de communication sont améliorées avec la création du port fluvial et le développement de la gare. La ville et les environs comptent quinze mille militaires en 1913 (sur une population d'environ trente mille habitants).

Épinal est classée ville d'art et d'histoire.

Epinal est clairement divisée en deux pôles, de part et d'autre de la Moselle. Rive droite ou quartier historique (hôtel de ville, palais de justice, marché, théâtre, basilique, préfécture, conseil général, restaurants, etc.) et rive gauche (commerces, musée, cinéma, etc.) ou nouvelle ville. Chacun de ses deux pôles ont pour centre une place forte. La place des Vosges à droite, et la place des 4 Nations à gauche.

La Place des Vosges et ses terrasses

Le marché couvert rénové en 2005

Liberté du sculpteur César rue des Minimes

Le pont de pierre au début du XX° siècle (actuel Pont Couvert)

Rue Saint-Michel / Rue entre les deux portes et les ruines du château en haut

Le musée départemental d'Art ancien et contemporain

Le musée du Chapitre et les anciennes fortifications

L'Eglise Notre-Dame-au-Cierge

La basilique Saint-Maurice...

Épinal jouit d'une réputation internationalle concernant ses espaces verts et le savoir-faire de ses jardiniers. La ville a d'ailleurs reçu le Lauréat International des Villes les plus fleuries et arbore aujourd'hui encore 4 fleurs sur les panneaux d'entrées de ville.

La municipalité d'Épinal tente de développer une véritable politique culturelle. C'est ainsi que sont nées quelques manifestations qui rassemblent chaque année plusieurs milliers de personnes.

1. Avant la réunion de la Lorraine à la France

2. Après la réunion de la Lorraine à la France

3. Armes actuelles

(*) forte baisse provoquée par une épidémie de peste.

La démographie d'Épinal a toujours été intimement liée à l'industrie du textile, industrie longtemps dominante dans la région. Le tableau présenté ci-dessus permet de distinguer plusieurs périodes marquantes. Si la ville a gagné plus de 10.000 habitants entre 1870 et 1890, c'est pour plusieurs raisons. D'une part, l'essor de l'industrie textile y a joué un rôle important, mais ici, c'est surtout la position géographique d'Épinal qui a été l'élément prédominant. En 1871, Epinal devint une ville proche de la nouvelle frontière d'Alsace-Lorraine et accueillit à ce titre une très importante garnison militaire (14 000 hommes en 1914) qui en fit l'une des quatre grandes places fortes de l'Est. En même temps, les émigrés alsaciens s'y installèrent et apportèrent avec eux la prospérité économique : l'industrie cotonnière profita dans la vallée de la Moselle de la main-d''uvre importante et des circonstances politico-militaires. Les autres fluctuations démographiques s'expliquent par l'exode rural et à partir des années 1980 aux problèmes naissants de l'industrie textile.

Sources des données :

Chiffres clés de la zone d'emploi d'Épinal :

Si la zone d'emploi d'Épinal a perdu de son dynamisme sur le plan démographique, sa reconversion industrielle est indéniable. Le poids du textile-habillement s'est considérablement réduit et ce sont aujourd'hui les industries du bois et du papier qui dominent le paysage industriel. Sur la dernière décennie, l'emploi salarié a évolué plus favorablement que dans l'ensemble de la Lorraine.

Épinal n'est pas à proprement parlé une ville industrielle bien qu'elle soit appelée Captiale Mondiale du Bois et de l'Image. Ce sont en fait, pour la majorité, les communes avoisinantes qui abritent les principales industries, et notamment les ville de Golbey et Thaon-les-Vosges. Sur la première se situe entre autres, la plus importante usine européenne de papier journal (Norske Skog), une usine de climatisation (Trane) et une usine Michelin. Sur la seconde se situe une usine de turbo pour voitures (Alliedsignal Turbo). L'économie d'Épinal est avant tout une économie basée sur le secteur tertiaire, ce qui en fait la métropole sud de la Lorraine.

Épinal est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie des Vosges. Elle gère l'aérodrome de Mirecourt.

Épinal est décorée de @@@@ par l'Association Villes Internet, le maximum étant de 5@.

Le maire d'Épinal est Michel Heinrich depuis 1997 (réélu en 2001). Il a succédé à Philippe Séguin (élu en 1983, 1989 et 1995), qui avait démissionné.

Bien que l'agglomération d'Épinal s'étende de plus en plus sur les communes voisines, l'intercommunalité y est encore peu développée. Seule une petite communauté de communes, Épinal-Golbey, regroupe la ville et son principal faubourg, Golbey.

Épinal est divisée en 2 cantons :

Il existe des dizaines de clubs et d'associations sportives à Épinal. Voici les principaux :

Lycée privé d'enseignement général et technologique Saint Joseph - 58, rue des Soupirs 88 000 EPINAL

Lycée privé professionnel Hôtelier Notre-Dame - 23, rue Thiers 88 000 EPINAL

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Épinal.

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