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 Clichy-sous-Bois sur TownEO.com

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 Information sur la ville de Clichy-sous-Bois

Clichy-sous-Bois est une ville et commune française, située dans le département de la Seine-Saint-Denis et la région Île-de-France, distincte de Clichy (laquelle se situe dans les Hauts-de-Seine).

Elle fait partie de la Communauté d'agglomération de Clichy-sous-Bois Montfermeil. Ses habitants sont appelés les Clichois(es).

Autrefois petit village du pays d'Aulnoye, la commune a connu une importante vague d'urbanisation sous forme de « grands ensembles » à partir des années 1950, concentrant une importante population d'origine immigrée. En novembre 2005, la ville a vu démarrer une importante série d'émeutes qui s'est généralisée dans de nombreuses banlieues françaises suite au décès accidentel de deux jeunes.

Clichy-sous-Bois est située sur une colline gypseuse à 15 km à l'est des portes de Paris.

La commune s'étend sur une superficie de 395 hectares, dont 110 de zones boisées. Elle possède de fait un important patrimoine forestier : forêt régionale de Bondy, parc de la Fosse-Maussoin, parc de la Mairie. Son grand parc forestier est un fragment subsistant de l'ancienne forêt de Bondy.

La ville mêle quelques quartiers pavillonnaires (20% du territoire urbain) et plusieurs grands ensembles « sensibles » : « le chêne pointu », et la « cité des Bosquets », cette dernière à cheval sur le territoire des deux communes de Clichy-sous-Bois et de Montfermeil.

Clichy-sous-Bois n'est desservie par aucun axe autoroutier ni routier d'importance, ni aucune voie ferrée et reste par conséquent une des villes les plus enclavée de la petite couronne parisienne.

La ville est entourée des communes de :

Histoire de l'urbanisme à Clichy-sous-Bois [1]

Vallée des anges - 192

Étang beauclair - 121

Petite montagne - 201

Les Pommiers - 30

L'Aqueduc - 303

La ville porta successivement les noms de Cleppius à l'époque romaine, puis Clippiacum superius dans un texte datant de 636, Clichiacum au XIIe siècle, puis Clichy-en-Aulnois à la Révolution française.

La clairière du pays des aulne a été occupée dès le néolithique comme l'atteste la découverte d'armes et outils de silex.

Clichy-sous-Bois était autrefois une clairière de la forêt de Bondy, qui s'étendait jusqu'au XIXe siècle de Bondy à Coubron et recouvrait toute la région. Cette terre riche en pâturages et vignes fut octroyée par le roi Dagobert en 632 à l'abbaye de Saint-Denis. Le lieu appartient ensuite aux seigneurs de Livry alors que la cure dépend de l'abbaye de Livry. En 1261, les chevaliers de l'ordre du Temple achètent à Eudes de Rosay et André de Clichy le fief du Rosay, et y fondent une commanderie sur la route de Coubron - il subsiste de nos jours les fondations de cette forteresse - puis en 1267, Henri de Grandpré, seigneur de Livry, cède à l'ordre 280 arpents de bois et de terres, ainsi que les droits afférents, incluant les droits de justice. Les Templiers développent les pâturages et la vigne en défrichant la forêt ; mais ils en sont dépossédés en 1312 par Philippe le Bel au profit de l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, également connu sous le nom d'ordre de Malte. Le grand prieur de France en restera le seigneur jusqu'à la Révolution française.

Au Moyen Âge se développe le pèlerinage à la source où avait eu lieu le miracle attribué à la Vierge. Durant le XIIIe siècle en effet, trois marchands angevins furent attaqués et dévalisés par des brigands puis attachés à trois arbres de la forêt de Bondy. Ils reçurent selon la légende le secours de la Vierge. À cette époque, une chapelle est édifiée afin de commémorer ce miracle. La source qui coulait à proximité considérée comme miraculeuse connaît un culte fervent : de nombreux récipients à boire furent retrouvés lors de fouilles.

La giboyeuse forêt de Bondy est un terrain de chasses royales : Charles V puis Henri IV y courrent le renard. Un rendez-vous de chasse puis des châteaux fûrent édifiés sur le territoire du village. Au XVIIe siècle le châtelain le plus important est un magistrat, le Président de Mesmes. Les équipages royaux et seigneuriaux y chassent, ceux du prince de Dombes, petit-fils de Louis XIV, sont rachetés en 1785 par le duc d'Orléans, propriétaire du château du Raincy, qui fréquente à son tour la forêt à la fin du XVIIIe siècle.

Au siècle des Lumières, le village est un foyer huguenot et possède un vaste cimetière protestant. À cette époque, le financier Le Bas de Courmont, fermier général, rachète le domaine du marquis de Livry ; il dote le village d'un maître d'école qui a pour mission d'éduquer gratuitement les enfants. Il est arrêté durant la Révolution puis guillotiné avec le chimiste Lavoisier le 6 mai 1794.

À la période révolutionnaire, le village de Clichy compte un peu plus de 100 habitants, qui désignent le 6 janvier 1790 la première municipalité : Clichy devient une commune.

Puis la vie de la commune un moment agitée par les litiges avec son voisin Livry se met en sommeil jusqu'en 1814 où Alexandre, tsar de Russie, séjourne dans un des châteaux d'où il contemple Paris. François Christophe Kellermann, Duc de Valmy, réside également à Clichy.

En 1820, le village n'atteint que 150 habitants. Sous Louis-Philippe, la première mairie-école est construit. C'est en 1851 que Clichy-en-Aulnois devient Clichy-sous-Bois. Le village est alors peu concerné par la révolution industrielle. Livry et Gagny cèdent des terrains en 1869 pour la création de la nouvelle commune du Raincy. La commune souffre beaucoup des combats durant la guerre de 1870 : les clichois fuient le village qui est alors occupé et saccagé par 10 000 Prussiens.

En 1912, le village compte 1 434 habitants ; l'école du Plateau est édifiée à cette époque. Pendant la Première Guerre mondiale, les combats ôtent 68 hommes à la commune. Durant l'entre-deux-guerres, Clichy-sous-Bois conserve sa parure de bois, restes de la forêt de Bondy et le progrès n'a guère atteint la commune : pas ou peu d'éclairage public, toujours pas de tout à l'égout, pas d'enlèvement des ordures ménagères. Trois employés de mairie, trois cantonniers, quatre femmes de service couvrent les besoins de la population. En 1934 la première école du Chêne Pointu est bâtie. La vie villageoise continue toujours aussi agreste : il n'est pas rare de voir passer des vaches dans les rues du bourg qui possède encore trois fermes.

L'occupation allemande durant la Seconde Guerre mondiale n'oublie pas Clichy-sous-Bois. Mais c'est dans les années 1950 et surtout les années 1960 que débutera la transformation radicale de la commune : l'urbanisation débutera dès 1955, année où s'édifie une première résidence : « La Pelouse ». Elle fut suivie de nombreuses autres, résidences privées (Le Chêne Pointu, Les Bosquets...) puis cités HLM (Orly-parc, ...).

En effet, en 1960, un ambitieux plan d'urbanisme est dessiné par Bernard Zerfhuss, architecte Grand prix de Rome, sur les principes du mouvement moderne : « espace, lumière, nature».

Le plan masse de cette opération immobilière privée prévoyait la construction de 10 000 logements, qui s'étendaient du Bas-Clichy jusque sur le plateau en suivant la topographie naturelle du lieu.

Finalement ce ne sont que 1600 logements qui se construisent dans le bas Clichy ' copropriétés du Chêne Pointu, de STAMU II - et 1500 à Montfermeil en copropriété : la résidence des Bosquets. Une autoroute, l'A87, devait relier les deux pôles de développement du nord-est de l'Île-de-France : l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle au Nord et la ville nouvelle de Marne-la-Vallée au Sud, en traversant Clichy qui aurait été desservie par un vaste échangeur. Mais cet axe structurant n'a jamais été réalisé vu l'opposition des habitants et élus des communes concernées par le projet. Ce plan d'aménagement resté incomplet laisse aujourd'hui les deux villes de Clichy et Montfermeil avec un tissu urbain destructuré et dans une situation problématique d'enclavement malgré l'agrément du lieu en bordure de la forêt de Bondy. A la fin des années 1970, la ville met en place un chauffage expérimental par géothermie.

Le 27 octobre 2005, des adolescents fuient un contrôle de police. Trois d'entre eux sont poursuivis. Ils se réfugient dans un terrain clos appartenant à EDF et se cachent dans une bâtiment abritant une réactance. Bouna Traoré et Zyed Benna y meurent électrocutés. Le troisième, Muhittin Altun, bien que grièvement brûlé, s'échappera et donnera l'alerte.

Suite à cela, des émeutes éclatent à la cité du Chêne-pointu entre jeunes et forces de l'ordre. Elles se prolongent dans de nombreuses villes et banlieues françaises, justifiant l'instauration de l'État d'urgence dans 25 départements du 8 novembre 2005 au 4 janvier 2006.

Le 17 décembre 2004 a été signé une convention[2] entre l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) et l'ensemble des partenaires concernés pour financer le Projet de rénovation urbaine (PRU) du quartier du Plateau situé à cheval sur les villes de Clichy-sous-bois et de Montfermeil, ainsi que le quartier du bas-Clichy.

Ce projet de 324,5 millions d'euros, l'un des plus importants de la région parisienne, concerne 3.700 logements dont

et permettra la création d'espaces publics et d'équipements.

Les objectifs du PRU sont :

Il permet la transformation d'un nombre importants de logements de copropriétés dégradées en logements sociaux.

L'actuel maire, Claude Dilain, a été élu en 1995, et succède à plusieurs maires issus du Parti communiste [5]. Lors de sa prise de fonction, le nouveau maire trouve une situation financière difficile et la commune est menacée d'être mise sous tutelle ; par une gestion rigoureuse (Cf. étude de Moody's publiée en décembre 2006), la ville retrouve progressivement une situation plus saine. Depuis 1996, la fiscalité est restée relativement stable et la dette divisée par deux; Claude Dilain commente: On peut être une ville pauvre et de pauvres et bien gérée[6]. En effet, le potentiel fiscal de la Commune ne s'élève qu'à 320 ' par habitant en 2004, soit seulement 40 % environ de celui des villes de même strate démographique[7].

La création de la Zone Franche urbaine, exonérant de toutes taxes les entreprises s'implantant dans le périmètre, a dynamisé le développement économique sur la commune. La zone d'activités de Clichy-Parc a vu l'implantation de nombreuses entreprises nouvelles et de deux hôtels locatifs d'activités dont un a été financé par le Grand Projet Urbain (GPU) et le PIC URBAN. Cette dynamique se poursuit aujourd'hui grâce à l'action d'animation du tissu économique conduite par la communauté d'agglomération.

Les commerces sont l'objet d'un soutien particulier avec la restructuration du centre commercial du Chêne Pointu, opération majeure du GPU et qui s'est poursuivie grâce au Grand projet de ville (GPV). Des financements de la politique de la ville ont également été mobilisés pour améliorer l'environnement urbain du centre commercial des Marronniers et de la zone d'activité commerciale de la Fosse Maussoin.

L'insertion professionnelle a été favorisée par la communauté d'agglomération qui a créé un service emploi/formation/insertion (DEFI) ayant pour objectif d'accompagner les chômeurs.

Il reste cependant beaucoup à faire ; l'activité économique pâtit du faible réseau de transports, du manque de formation des jeunes et d'un réseau d'entreprises insuffisamment développé. En dépit des efforts des pouvoirs publics et du réseau associatif, le taux de chômage est l'un des plus élevés de Seine-Saint-Denis.

Il n'y a aucune station de Métro ni du RER à Clichy-sous-Bois, la station la plus proche est  E Gare du Raincy - Villemomble - Montfermeil. Le seul transport direct à Clichy-sous-bois est l'autobus  601ab.

Le Contrat de projet État-Région 2007-2013 (qui succède aux anciens Contrat de plan État-région), tel qu'approuvé par le Conseil régional du 14 février 2007[9], finance le lancement des études pour le débranchement du   4 à Clichy/Montfermeil, et prévoit que, si les études le permettent, soit réalisé l'engagement substantiel des travaux entre 2010 et 2013.

La réalisation de ce débranchement améliorera très significativement les temps de déplacement des habitants du Plateau et facilitera la mise en 'uvre de son Projet de renouvellement urbain signé avec l'ANRU en assurant le désenclavement du quartier.

Clichy-sous-Bois possède un important patrimoine boisé, qui en fait la deuxième ville la plus verte du département de la Seine-Saint-Denis (en nombre d'hectares d'espaces verts par habitant). Les principaux espaces verts sont :

La Forêt de Bondy et le Parc départemental de la Fosse-Maussoin sont deux des emplacements du site natura 2000 de Seine-Saint-Denis[10].

L'hôtel-de-ville (place du 11 Novembre 1918) occupe un château édifié au XVIe siècle, et acheté en 1645 par Robert de Bragelongne, surintendant des finances du roi Louis XIV. Il le cède ensuite au comte Jean-Antoine d'Avraux, ami de madame de Sévigné qu'il accueille régulièrement lors de ses séjours à Livry. Le bâtiment est modifié en 1807 au goût néoclassique très en vogue à cette époque. Le château présente un corps de logis rectangulaire avec porche néoclassique flanqué de deux courtes ailes, un pavillon rectangulaire est accolé au mur sud de l'aile méridionale. Le parc autrefois à la française, fut redessiné sous l'Empire à l'anglaise avec une pièce d'eau par Alexandre Théodore Brongniart, selon les principes de son ami le peintre Hubert Robert. Le parc abrite également une orangerie de style Louis XVI, édifiée à partir de 1740. L'ensemble fut acquit en 1930 par la municipalité et le château devint la mairie de la commune. Le parc, l'orangerie et le château furent classés monuments historiques en 1972.

Le château de La Terrasse (avenue de Sévigné) fut édifié en 1908 et remplace plusieurs bâtiments successifs. D'abord occupé par une commanderie de Templiers, les ruines furent remplacées au début du XIXe siècle par un château, qui fut saccagé durant l'occupation Prussienne de 1870. Largement remanié, ce château laisse alors la place à la construction actuelle.

L'église Saint-Denis actuelle fait suite à plusieurs églises : l'église médiévale du XIIIe siècle laisse la place en 1641 à un nouvel édifice. Ce dernier est reconstruit en 1759 par Clément Darce, trésorier de France en Bourgogne. Le bâtiment est encore remanié en 1811 et 1847, année durant laquelle le clocheton est ajouté. L'église possède un plan très simple à une nef unique et un chevet plat. Elle abrite deux pierres tombales et un vitrail du XVIIe siècle aux armes d'Amador de La Porte, grand prieur de France et oncle maternel de Richelieu.

La chapelle Notre-Dame-des-Anges (allée Fernand-Lindet) fut édifiée entre 1650 et 1660 par Christophe de Coulanges, abbé de Livry et oncle de madame de Sévigné, à l'emplacement d'un oratoire du XIIIe siècle. Détruite par un incendie en 1791, elle est reconstruite vers 1808, puis agrandie en 1865 date à laquelle on lui ajoute une coupole.

La ville possède :

La chaîne franco-allemenade Arte a diffusé le 12 janvier 2007 une fiction sur la mort des deux jeunes de Clichy-sous-Bois le 27 octobre 2005, « L'embrasement », réalisé par Philippe Triboit [11] [12].

Les établissements du secondaire sont :

La ville de Clichy-sous-Bois relève de l'académie de Créteil [13]. Les écoles primaires sont gérées par l'Inspection générale de l'inspection départementale de l'Education nationale,du Raincy (située dans les locaux de l' école primaire Thiers).

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Clichy-sous-Bois.


Origine du texte :Wikipédia Licence publiée sous licence GNU FDL La liste des auteurs est disponible sur cette page. La version originale est disponible sur cette page.

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