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 Information sur la ville de Château-Thierry

Château-Thierry est une commune française, située dans le département de l'Aisne et la région Picardie. Ses habitants sont appelés les Castelthéodoriciens ou Castrothéodoriciens.

La ville doit son nom à Thierry IV, dernier roi mérovingien, qui y fut enfermé par Charles Martel, marquant ainsi l'avènement de la dynastie Carolingienne. Château-Thierry est le lieu de naissance de Jean de La Fontaine et est situé dans la région des batailles de la Marne.

Château-Thierry se trouve à environ 90 km à l'est-nord-est de Paris et à 60 km de Reims sur l'A4.

La ville est située sur la Marne. En Picardie, mais aux confins de l'Île-de-France, et déjà un pied (de vigne) dans la Champagne.

Elle est desservie par une gare de la ligne Paris-Strasbourg.

Positionnement géographique.

La ville trouve son origine vers le VIIIe siècle. Charles Martel, celui qui allait vaincre les Berbères à la bataille de Poitiers (732), vint s'installer sur la montagne des Chesneaux qui domine la vallée. Il s'y fit construire un palais et une métairie. En 721, il imagina de faire bâtir un château fort dans la dépendance immédiate du sien, sur une importante position qui dominait une chaussée romaine réparée par la reine Brunehilde. Il alla chercher dans l'abbaye de Chelles un jeune prince, fils de Dagobert III, qui portait le nom de Thierry. Couronné, ce fut Thierry IV. Voulant que ce jeune prince reste étranger au gouvernement du royaume, il le confina dans la forteresse. Ce fut l'origine de la ville qui s'étendit sur l'emplacement actuel des Vaucrises. Thierry IV mourut en 737, à l'âge de 23 ans.

Ayant succédé à son père Charles Martel, mort en 741 à Quierzy-sur-Oise, Pépin le Bref fut oint en 754 par le pape Étienne II, dans la basilique de Saint-Denis. Le pape, qui avait besoin d'un appui militaire contre ses voisins, accepta de légitimer alors un changement de dynastie : aux Mérovingiens succédèrent alors les Carolingiens.

Château-Thierry a été le site d'une importante bataille de la Première Guerre mondiale en 1918, entre les troupes américaines et les troupes allemandes.

Le site du château se trouve sur une butte surplombant la ville. L'occupation du site remonte au Ve siècle, mais les remparts ont été construits progressivement entre le IXe siècle et le XVIIe siècle, notamment par le comte Thibaut IV de Blois (comte de Blois et Champagne).

Roche isolée de cinquante mètres de hauteur et de plus de quatre cents mètres de long, d'abord oppidum gaulois, puis place mérovingienne, le château abrita dans la première maison forte le roi fainéant Thierry IV sous la tutelle de Charles Martel. Les comtes de Champagne Thierry et Thibault en relevèrent les ruines aux Xe siècle et XIIe siècle.

Dès le début du XIXe siècle, les murailles du Château (où avaient séjourné des rois et des ministres) sont rasées, ne laissant que les remparts, la Porte Saint Jean et la Poterne. Il reste peu de trace aujourd'hui de l'édifice du temps des comtes de Champagne, avec son donjon, son église, son cimetière, ses remises, ses écuries, ses fours, ses magasins, ses moulins, sans oublier le curieux « puits de l'Abîme », les souterrains et les tours.

Au centre était le donjon construit au VIIIe siècle par Charles Martel pour le roi Thierry IV, petit fils de Dagobert III.

Au XIIe siècle furent construites quinze tours dont les principales furent la tour du Roi (ainsi nommée parce qu'au Xe siècle le roi de France Charles le Simple y fut enfermé pendant quatre ans par Hugues de Vermandois, alors seigneur de la ville), puis la tour rouge (parce que la voûte était lambrissée de briques rouges) et la tour de Bouillon (la famille de Bouillon ayant gouverné la ville pendant près de deux cents ans). Les tours étaient espacées l'une de l'autre d'environ cinquante mètres.

On accédait au château par la porte Saint-Pierre (terminée à la fin du XIVe siècle et sous laquelle ne passa pas , en 1429 Jeanne d'Arc revenant de Reims en compagnie de Charles VII après son sacre.En effet, à l'époque, Château-Thierry possédait 4 portes. Aujourd'hui, il ne reste plus que la porte Saint-Pierre (d'où l'écriteau Jeanne d'Arc est passée par cette porte;car en réalité, Jeanne d'Arc est arrive par la porte Sud de la ville et est ressortie par la porte Nord. Elle devait chasser les anglais qui occupèrent Château-Thierry pendant huit ans, de 1421 à 1429).

Puis, passant sous une arcade ogivale (détruite en 1845) on atteignait la porte Saint-Jean (qui date du XIVe siècle).

Dans l'enceinte du château on trouvait successivement l'église Notre-Dame du château, datant du XIIIe siècle, puis la galerie construite au XVIe siècle située légèrement en retrait de la tour de Bouillon et de la tour du Roi. C'était là que logeait le roi Louis XIII lorsqu'il vint résider à Château-Thierry de 1631 à 1635. Richelieu s'était fait construire une maison à l'autre extrémité.

Au Moyen Âge, le château ne comprenait pas moins de 2 000 hommes d'armes.

Le château dispose de cuisines monumentales datant de la fin du Moyen Âge, révélées par des fouilles archéologiques.

L'église Saint-Crépin est la seule église de Château-Thierry, qui en comptait pourtant trois sous l'ancien régime (détruites après la vente des biens nationaux, en 1793). Elle était initialement (au XVe siècle) implantée hors des murs de l'enceinte, mais est maintenant située un peu à l'est du centre-ville. La tour du clocher, haute de 36 m, reste visible depuis les rives de la Marne.

L'église Saint-Crépin a été construite très probablement (à l'emplacement d'une ancienne chapelle du Xe siècle) à la fin du XIVe ou au début du XVe siècle. Elle était dénommée Saint-Crépin « hors les murs » et n'est devenue église paroissiale qu'après la disparition de Notre-Dame du Château (dont il reste encore la crypte, en très mauvais état). Il semble toutefois qu'avant la disparition de Notre Dame du Château, il y eut tout d'abord comme première église paroissiale, celle dénommée de la Benoîte Madeleine (XIIIe siècle), actuellement bâtiment municipal.

À l'extérieur se situent le portail principal avec sa porte sculptée de l'époque Louis XIII et le portail secondaire au midi.

À l'intérieur, le buffet d'orgue du XVe siècle a été remanié, mais on peut observer la balustrade du XVIe siècle, ornée de 19 statuettes occupant des niches avec des coquilles et représentant des femmes : les unes sont des vertus, les autres des sibylles païennes, car celles-ci ont été admises dans l'art sacré de la Renaissance, parce que les théologiens affirmaient qu'elles avaient annoncé un messie. On trouve des sibylles à Rome parmi les fresques du Vatican, à la chapelle Sixtine (sur la voûte peinte par Michel-Ange) et dans quelques rares églises ; c'est dire que la balustrade du buffet d'orgue de Saint Crépin, présente un intérêt particulier aux yeux de ceux qui étudient l'art religieux sous toutes formes. Les principales sibylles sont les suivantes:

Outre les sibylles, on peut remarquer : la Foi avec une croix ; la Force portant une colonne brisée ; la Justice avec une épée et une balance ; une femme tenant une bourse, sans doute la Charité ; une autre femme avec une horloge personnifiant la Tempérance.

La tribune d'orgue était supportée par d'élégantes colonnes très finement sculptées qui, fléchissant, ont dû être remplacées par des piliers de fonte, ces colonnes se trouvent actuellement au musée principal.

La chaire est du XVIIIe siècle : elle constitue un travail très soigné de cette époque.

Autour du ch'ur se trouvent plusieurs statues de pierre qui sont l''uvre d'un artiste local : Gauthier. Celui-ci est venu se fixer à Château-Thierry lors de la Restauration, on ne sait rien de son passé, il a exécuté les statues du ch'ur vers 1824, celles-ci représentent les Evangélistes, saint Crépin et saint Martin.

Deux sont à signaler : celle de Saint Crépin dont l'expression est simple et naturelle et celle de Saint Jean dont l'expression est extatique. On raconte que Gauthier aurait reçu pour ce travail important trois petits écus. Peu satisfait de ce maigre salaire, il aurait modelé son propre portrait en pied, la mine piteuse et montrant sa poche vide, afin que les fidèles déposent leur obole dans ce tronc original qui se trouvait exposé près de la porte d'entrée.

Certains historiens locaux prétendent que le bénitier se trouvant à l'entrée de l'église, contre le premier pilier de droite, serait l'ancienne cuve baptismale ayant servi au baptême de Jean de La Fontaine. Cette assertion ne s'appuie sur aucun document, mais elle est vraisemblable, car la cuve baptismale actuelle n'est certainement pas du XVe ou du XVIe siècle.

Saint-Crépin possédait un jubé qui a été détruit, comme beaucoup d'autres au XVIIIe siècle, car on accusait ces portiques monumentaux de priver le ch'ur de l'église de trop de lumière. Sous le jubé de Saint-Crépin se trouvait le banc de la famille de Jean de La Fontaine.

La statue de saint Cénéric et le petit reliquaire évoquent une page de l'histoire locale : au Xe siècle, les moines du monastère de Hyesine (Sarthe) fuyant devant les barbares, avaient emporté avec eux les reliques de leur fondateur : saint Cénéric (né à Spolèle). Arrivés devant Château-Thierry, ces moines, à la vue du château bâti sur un roc eurent l'idée de demander au seigneur de l'époque (Heribert de Vermandois) l'autorisation de déposer lesdites reliques à Notre-Dame du Château où elles restèrent pendant de longues années, puis furent transportées à Saint Crépin après la disparition de Notre-Dame du Château.

Des tableaux garnissent les murs de Saint-Crépin : un inventaire dressé en 1891 constate l'existence de 21 tableaux. Il n'en reste plus qu'une dizaine, de valeurs très inégales. Quelques-uns doivent attirer l'attention du visiteur pour des raisons particulières, souvent indépendantes de l'intérêt de l''uvre :

Enfin la pièce principale qui est placée au dessus de la porte au midi : le baptême du Christ de Vivien, est de beaucoup la plus belle toile que possède Saint-Crépin. Vivien était élève de Le Brun (1657 ' 1734), sa biographie figure au Grand Larousse et le musée du Louvre possède deux 'uvres de lui.

La tour Balhan est un vestige d'un hôtel urbain : l'hôtel du mouton d'or (construit par Jean Balhan en 1480). Elle est classée monument historique depuis 1926. La tour renferme une cage d'escalier à vis, une ancienne chapelle et une salle de guet.

Ce qui reste, ou ce qui a été restauré du Fort Saint-Jacques, résidence des comtes de Champagne qui le préféraient au château lorsqu'ils venaient, de Provins, passer quelques jours chez nous.

Une tour carrée de 33 mètres de haut, surmontée d'un toit en forme de flèche octogonale couvert d'ardoises. À l'Est, deux tourelles rondes, pourvues de toits hexagonaux. À l'Ouest, deux petites pyramides triangulaires fixées sur la tour.

Un escalier intérieur bien conservé conduit à une chapelle gothique puis à l'ancienne chambre du guet et enfin, au pied de l'échelle qui permet d'accéder à la plate-forme du campanile.

On célébra la messe dans la chapelle jusqu'à la Révolution. La tour Balhan, qui tient son nom de Balchan ou Balhan, maître du grenier à sel de Château-Thierry à la fin du XVe siècle et sans doute, donateur d'une cloche, a joué dans l'histoire de la ville bien plus le rôle d'un beffroi que celui d'un poste de défense.

Depuis 1874, deux cadrans extérieurs complètent bien l'ensemble « horloge communale » dont la tour s'est acquise le privilège au cours des siècles.

L'hôpital de Château-Thierry a été fondé en 1304 par Jeanne de Navarre, épouse du roi Philippe IV le Bel.

L'établissement fut très modeste jusqu'en 1698, date à laquelle le roi Louis XIV lui rattacha vingt huit maladreries (petits hôpitaux soignant les lépreux) de la région environnante.

Au cours des siècles, les bâtiments furent agrandis jusqu'à leur démolition (après 1870). Un nouvel hôpital fut construit dès 1876 et inauguré en 1879. Durant les travaux, les malades étaient soignés à La Charité (aujourd'hui Bellevue).

En 1890, les vieilles murailles de la ville qui clôturaient l'hôpital au midi, furent démolies à l'exception de la tour d'angle qui sert de tombeau aux religieuses de l'établissement (la tour des Augustines).

Il n'est guère possible de parler de l'hôtel-Dieu sans évoquer la mémoire de Madame de la Bretonière qui à la fin du XVIIe siècle fit adopter l'ordre de Saint Augustin, et dont les oncle et tante, Monsieur et Madame de Stoppa, furent les bienfaiteurs et restaurateurs de l'hôpital. On voit leur mausolée dans la chapelle de l'hôtel Dieu.

L'institution de Jeanne de Navarre, reine de France, semble avoir fait son temps. Elle ne répond plus aux exigences de la vie moderne. Un autre établissement hospitalier a vu le jour sur les hauteurs. Seul subsiste le souvenir d'un dévouement huit fois séculaire, aujourd'hui préservé par une association locale, qui organise des visites du musée de l'hôtel dieu sur réservation.

Situé sur la cote 204, à 3 km à l'Ouest de Château-Thierry, le monument offre une vue étendue de la vallée de la Marne. Il est composé d'une imposante double colonnade dominant une terrasse paysagée. De grandes statues symbolisant les États-Unis et la France, unis par une longue amitié, ornent son côté ouest, tandis que le côté est abrite un aigle aux dimensions également impressionnantes. Sous cette sculpture l'inscription suivante est gravée :

Au-dessous, une grande carte de la région, conçue par Paul P. Cret, retrace la progression des forces américaines à partir du 18 juillet 1918. Devant la carte, une table d'orientation indique les directions et les distances des points d'intérêt historique.

Vue panoramique de nuit.

À l'arrière du monument, les deux grandes statues et les dédicaces.

Sur l'avant, l'aigle et la maxime.

Château-Thierry comptait parmi ses entreprises célèbres :

Château-Thierry est le lieu de naissance de Jean de La Fontaine.

Autres personnalités :

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