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Information sur la ville de Besançon
Besançon est une ville de l'Est de la France, sur le Doubs, chef-lieu du département du Doubs et de la région Franche-Comté. Elle est également siège d'académie et de province ecclésiastique. Ses habitants sont appelés les Bisontins.
La ville de Besançon jouit d'une situation privilégiée sur l'axe structurant européen dit « Rhin-Rhône », voie de communication entre Mer du Nord et Méditerranée, Europe du Nord et Europe du Sud. Elle est située plus précisément à la jonction de la région montagneuse d'élevage du Massif du Jura (région du Haut Doubs et du Jura suisse) et des vastes plaines cultivables fertiles franc-comtoises.
Elle se trouve dans la pointe nord-ouest du département du Doubs et est distante de cent kilomètres de Dijon en Bourgogne, de Lausanne en Suisse et de Belfort aux portes de l'Alsace et de l'Allemagne.
Besançon fait partie du réseau métropolitain Rhin-Rhône constitué en 2004 avec les villes de Dijon, Mulhouse, Belfort et Montbéliard
La ville de Besançon s'inscrit également dans un site géographique naturel particulièrement remarquable. En effet, la cité s'est d'abord développée dans un important méandre du Doubs de près d'un kilomètre de diamètre, prenant la forme d'une boucle presque parfaite fermée et surplombée par le mont Saint-Étienne, un haut plateau ouvert sur le Jura et abrupte du côté de la ville, dont la pointe est intégralement coiffée de l'imposante citadelle de Vauban. Puis la ville a débordé de ce cadre initial (d'une altitude moyenne de 250 mètres) pour s'étendre dans une cuvette entourée de sept collines coiffées d'autant de forts : Chaudanne (422 m), Bregille (458 m), Saint-Étienne (371 m), Montboucons (374 m), Planoise (490 m), Rosemont (466 m), Chapelle des Buis (491 m). Cette configuration amène parfois à faire la comparaison avec le site de la ville de Rome.
Ce site particulier a donc pendant longtemps constitué un emplacement idéal de développement urbain, tant d'un point de vue stratégique et militaire (site défensif) qu'économique et commercial (débouché fluvial, forêts, agriculture et élevage).
Le centre historique, correspondant au quartier installé à l'intérieur du méandre du Doubs, dit quartier de la Boucle, et au quartier de Battant, première excroissance historique sur l'autre rive, constitue un très bel ensemble architectural dense de vieux immeubles d'habitation et d'édifices publics remarquablement préservés et entretenus.
Une première mention écrite de la ville est faite par Jules César dans ses Commentaires sur la Guerre des Gaules sous le nom de Vesontio. Au IVe siècle, un B remplace le V de Vesontio et le nom de la ville devient Besontio ou Bisontion, puis subit plusieurs transformations pour donner Besançon en 1243. Les recherches sur l'origine de l'appellation Vesontio a donné lieu à plusieurs interprétations mais aucune ne s'impose avec certitude. La plus satisfaisante évoque la racine celtique wes- qui désignerait une montagne et que l'on retrouverait notamment dans les noms de Vésuve, Vesoul ou encore Vézelay.
La commune de Besançon comptait 114 900 habitants d'après l'enquête annuelle de recensement de 2004, ce qui la place au 29e rang national.
Besançon est la première unité urbaine de la région Franche-Comté avec environ 134 000 habitants, devant celles de Montbéliard, 113 000 habitants, et de Belfort, 82 000 habitants. Son aire urbaine, qui compte quant à elle 222 000 habitants, n'arrive par contre qu'au second rang régional derrière celle de Belfort-Montbéliard qui totalise 285 000 habitants[1].
Besançon est soumise à une double influence climatique, océanique d'une part (précipitations importantes tant en quantité qu'en fréquence) et une forte influence continentale d'autre part avec des hivers rudes (fortes gelées, neige) et des étés chauds et secs. D'une manière générale, le climat de Besançon se caractérise par une forte variabilité, tant au cours d'une saison que d'une année sur l'autre.
L'agglomération de Besançon est desservie par l'autoroute A36 qui relie Beaune et Mulhouse et qui a été mise en service en 1980. Du fait de la topographie de la ville, la circulation est problématique[4] à Besançon et constitue l'un des enjeux locaux majeurs pour les années à venir. Pour y remédier, des réalisations d'envergure sont menées depuis le début des années 1990. Une première réponse aux problèmes de circulation a été apportée avec le percement d'un tunnel sous la citadelle permettant en partie de décongestionner les rues du centre-ville. Une rocade à 2x2 voies est également en cours de réalisation pour contourner la ville, dont un premier tronçon, appelé « rocade Nord-Ouest », a été ouvert en 2003 et permet de faire la liaison entre les pénétrantes dites route de Dole (N73), route de Gray (D70) et route de Vesoul (N57). Un second tronçon, surnommé voie des Mercureaux, est actuellement en chantier : il s'agit de la portion la plus délicate car s'inscrivant dans une configuration et un environnement particulièrement délicats : sur un total de six kilomètres, deux tunnels ont dû être percés, un viaduc construit au-dessus du vallon des Mercureaux et 6 kilomètres de l'ensemble présentent une pente de plus de 5%. La voie des Mercureaux, reliant la route de Lyon (RN83) et la route de Lausanne (RN57), devrait être mise en service fin 2010.
Besançon est desservie depuis 1981 par une ligne TGV qui la relie à Paris en 2h40. Elle se situe également sur la ligne de trains Corail Strasbourg-Lyon. Des TER empruntent également ces lignes pour la relier notamment à Dijon, Dole, Belfort et Montbéliard. Une ligne secondaire, non électrifiée, est empruntée par des TER permettant de rejoindre Valdahon, Morteau ainsi que la ville suisse de La Chaux-de-Fonds.
En 2012, Besançon sera desservie par la nouvelle ligne du TGV Rhin-Rhône, dont la première branche est actuellement en construction entre Dijon et Mulhouse. Une nouvelle gare d'agglomération, appelée Grand Besançon-TGV, va voir le jour sur le territoire de la commune d'Auxon-Dessous. Cette nouvelle ligne mettra Besançon à un peu moins de deux heures de Paris contre 2h40 actuellement.
La ville, établie dans un méandre du Doubs, est traversée par le Canal du Rhône au Rhin. Son gabarit étant assez réduit, seuls les embarcations de tourisme parviennent jusqu'à Besançon. Un projet de mise à grand gabarit avait vu le jour en 1961, mais après la mobilisation et la forte opposition pendant de longues années des élus et habitants de la région, il a été définitivement abandonné en 1997.
L'agglomération de Besançon, du fait de sa topographie au relief accidenté et d'une taille critique insuffisante ne possède pas d'aéroport mais abrite deux petits aérodromes situés sur les communes de Thise et La Vèze. Pour se rendre à Besançon ou pour la quitter par voie aérienne, les options les plus souvent retenues sont d'utiliser l'aéroport régional de Franche-Comté Dole-Tavaux (60 km) ou les aéroports internationaux de Genève (170 km), Lyon-Saint-Exupéry (220 km) ou l'EuroAirport Bâle-Mulhouse (160 km).
Besançon et les cinquante-huit autres communes de la communauté d'agglomération sont desservies par le réseau de bus Ginko[5]. Celui-ci est constitué d'une flotte de 280 autocars et autobus dont un quart roule au gaz naturel de ville, desservant quarante-huit lignes différentes et 846 stations (624 à Besançon et 224 dans les autres communes). Sur le territoire de la commune de Besançon, l'utilisation moyenne des transports en commun est de 180 voyages par an et par habitant, soit le réseau le plus utilisé de province. Rapporté à l'ensemble de la communauté d'agglomération, ce chiffre descend à 129 voyages par an et par habitant.
D'ici à 2012, le réseau Ginko, à l'initiative de la ville de Besançon et de la Communauté d'Agglomération, mettra en place un trolley en site propre entre Châteaufarine et la Gare SNCF Viotte. À mi-chemin entre le bus et le tramway, le trolley répondra aux exigences budgétaires tout en assurant une meilleure desserte, une rapidité accrue (baisse notable de la vitesse commerciale des bus depuis quelques années en partie due aux problèmes de circulation de la ville), un plus grand confort pour ses usagers ainsi qu'un meilleur respect de l'environnement.
Afin de limiter le flot croissant de la circulation automobile (500 000 véhicules/jour dans l'agglomération), Besançon a lancé en novembre 2006 un site Internet destiné à promouvoir le covoiturage[6].
Réseau cyclable
Au 1er janvier 2006, la commune de Besançon comptabilisait parmi ses aménagements cyclables[7] 23.3 km de pistes cyclables et 25.4 km de bandes cyclables, 1.8 km de contresens cyclable et 4.4 km de couloirs de bus autorisés aux vélos, soit au total 55 km d'itinéraires cyclables. À partir de septembre 2007, trente stations mettant à la disposition des habitants 200 vélos-ville seront mise en service.
Dans le cadre de la communauté d'agglomération, quatre premiers tronçons inter-urbains seront ouverts en 2007[8]: quartier de Besançon-Palente/Thise, quartier de Besançon-Tilleroyes/Serre-les-Sapins, Forêt de Chailluz/Braillans et Gare de Saône/Saône. À terme, le schéma directeur du Grand Besançon prévoit un réseau de 300 km couvrant la totalité des 59 communes de l'agglomération.
Besançon est par ailleurs située sur l'itinéraire de l'EuroVeloroute EV6[9], dite « De l'océan Atlantique à la mer Noire » et qui relie Nantes à Constanta (Roumanie).
La ville fut l'une des pionnières dans la création de secteurs piétonniers dès les années 1970 dans les quartiers historiques de la Boucle et de Battant. Aujourd'hui, elle a pris du retard du fait notamment des difficultés imposées par le site initial en « cuvette » qui ne permet pas de contourner de manière satisfaisante le centre historique pour le rendre majoritairement piétonnier. La réflexion est cependant lancée pour la piétonnisation de voies dans les quartiers périphériques.
Selon l'agence d'urbanisme de l'agglomération de Besançon (AUDAB), la commune est composée de quatorze quartiers présentant une étonnante diversité, de Velotte (2 000 habitants) aux allures de village champêtre à l'immense ZUP de Planoise (20 000 habitants) en passant par Battant, ancien quartier de vignerons.
La majorité des édifices du centre ancien sont construits en pierre dite de Chailluz, pierre calcaire extraite de carrières proches de Besançon et dont la particularité et de présenter deux teintes : ocre avec de grandes taches de couleur bleue-grise. Cette pierre a été imposée en 1569 afin de mettre un terme aux incendies destructeurs qui sévissaient régulièrement et détruisaient des quartiers entiers. L'habitat y est très serré, laissant néanmoins la place à une multitude d'arrières-cours et leurs somptueux escaliers à cage ouverte, une des spécificités de Besançon, dont la plus célèbre est celle de l'Hôtel de Champagney.
Le blason de la ville est constitué d'un aigle attribué à la ville par l'empereur Charles Quint en 1537 entouré de deux colonnes triomphales évoquant l'antique cité gallo-romaine Vesontio. À l'origine, l'aigle était bicéphale comme celui des Habsbourg.
Des fouilles ont permis de retrouver des traces du passage de chasseurs-cueilleurs remontant à 50 000 ans, durant la période du paléolithique moyen. Les premières traces d'habitat néolithique dans la boucle du Doubs sont datées de 4 000 ans environs. Au IIe siècle avant notre ère, l'oppidum est la possession des Séquanes, peuple gaulois d'origine celte qui contrôle un vaste territoire s'étendant entre le Rhône, la Saône, le Jura et les Vosges. La présence d'aménagements publics à cette époque est attestée par des campagnes de fouilles, dont les plus anciens a été découvert lors des fouilles préventives réalisée sur le site des remparts dérasés en 2001. La ville était ceinturée par un mur de berge dont des vestiges ont été mis au jour sur ce même site.
L'oppidum, du nom de Vesontio (en latin), était alors le centre économique de la Séquanie et c'est à ce titre qu'il est convoité par les Germains puis par les Éduens avant que Jules César n'en fasse la conquête en 58 av. J.-C..
Jules César, impressionné par ce site stratégique qu'il décrit dans ses Commentaires sur la Guerre des Gaules, décide d'en faire la capitale de la tribu gauloise des Séquanes (Civitas Maxima Sequanorum) ainsi qu'une citadelle militaire et un carrefour d'échanges de la Gaule romaine. La ville connaît alors un âge d'or, les Romains l'agrandissent et l'embelissent en y construisant de nombreux édifices de part et d'autre du cardo (actuelle Grande Rue) et même sur la rive droite du Doubs où ils élèvent un amphithéatre pouvant accueillir jusqu'à 20 000 spectateurs. Le sous-sol de la ville regorge de témoins de cette époque, on dénombre en effet non moins de 200 points de découverte dans la Boucle et les quartiers situés aux abords immédiats. Parmi les vestiges les plus importants, on peut citer la Porte Noire érigée sous Marc-Aurèle en 175 ap. J.-C., les colonnades du Square Castan, les conduites de l'aqueduc romain qui alimentait Vesontio en eau, les restes de l'amphithéâtre et la domus du palais de justice et celle du collège Lumière où a été retrouvée une impressionnante mosaïque dite « de la Méduse » en très bon état de conservation. En 360, l'empereur Julien, de passage à Vesontio, décrit une « bourgade ramassée sur elle-même », une cité sur le déclin.
En 1032, comme tout le Comté de Bourgogne, Besançon est rattachée au Saint Empire romain germanique. L'Archevêque de Besançon, Hugues de Salins, grâce à l'appui de l'Empereur, devient le seigneur de la ville qui prospère sous son impulsion. Aussi, pendant tout le Moyen-Âge, Besançon restera une ville directement soumise à l'autorité impériale et indépendante du Comté de Bourgogne, dont Dole sera la capitale.
Au cours des XIIe et XIIIe siècle, les Bisontins luttent contre l'autorité des archevêques et obtiennent finalement leurs libertés communales en 1290. Tout en restant soumise à l'Empereur, Besançon se gouverne par elle-même, grâce à un conseil de vingt-huit notables élus au suffrage universel à plusieurs degrés et à un conseil de quatorze gouverneurs désignés par les notables. Besançon restera ainsi une « ville libre » pendant près de 400 ans.
Les Ducs de Bourgogne, devenus maîtres de la Franche-Comté, sont les « protecteurs » de la ville libre impériale que reste toujours Besançon. C'est pour la cité une période de prospérité.
A l'époque de la Renaissance, la Franche-Comté appartient de nouveau à l'Empire Germanique. L'empereur Charles Quint fortifie considérablement Besançon qui devient un des boucliers de son Empire. Un Comtois, Nicolas Perrenot de Granvelle, devient Chancelier de l'Empire. Toute la région bénéficie des faveurs de Charles Quint et Besançon devient la cinquième ville impériale et s'embellit de monuments, en particulier le Palais Granvelle et l'Hôtel de Ville dont la façade est ornée d'une statue de Charles Quint. Pendant une courte période (1664-1674), Besançon perd son statut de ville libre et devient possession espagnole. En 1674, Besançon et toute la Franche-Comté sont conquises par le Roi de France Louis XIV, et en 1678, le Traité de Nimègue rattache directement la ville et sa région au royaume de France. Dès lors, Besançon remplace Dole comme capitale de la province. Vauban entoure la ville d'une ceinture de remparts et fait construire la Citadelle. Au XVIIIe siècle, sous l'impulsion d'intendants remarquables, la Franche-Comté connaît une période de prospérité et Besançon double sa population (14 000 à 32 000 habitants) et se couvre de monuments et d'hôtels particuliers.
Au début du XIXe siècle, des réfugiés suisses mené par Laurent Mégevand installent l'industrie horlogère à Besançon. Cette industrie se développe dans toute la région et Besançon devient la capitale de la montre française. Les fortifications de Vauban devenant inefficaces, des forts sont construits sur les collines entourant Besançon formant un vaste camp retranché. Besançon reste une importante ville de garnison et sa population double pendant le XIXe siècle. L'horlogerie reste l'activité économique principale de Besançon jusqu'à la période de l'entre-deux-guerres, puisqu'après 1945, Besançon doit faire face à la concurrence, asiatique en particulier, et la ville fini par perdre progressivement sa place de premier plan dans l'activité horlogère. Durant la Seconde Guerre mondiale, la ville n'a pas à souffrir de destructions majeures si ce n'est le bombardement de la gare en 1943 et la destruction des ponts par la résistance pour empêcher la progression des troupes allemandes. Besançon connait ensuite une expansion démographique et spatiale importante jusqu'à la crise pétrolière de 1973 qui marque le début d'une crise économique dans la ville et d'une interruption de son essor. Progressivement, la ville passe d'une vocation industrielle à un centre tertiaire. À ce jour, la ville de Besançon, se basant sur son riche passé horloger vieux de plus de deux siècles, s'est reconvertie avec succès dans les branches des microtechniques, de la mécanique de précision et des nanotechnologies au niveau européen et dans le domaine spécifique du temps-fréquence à l'échelle mondiale.
Besançon est classée Ville d'Art et d'Histoire depuis le 14 février 1986.
A l'initiative de la ville de Besançon, un Réseau des sites majeurs de Vauban[10] a été créé en 2005. Le 5 janvier 2007, le ministère de la culture à décidé que le dossier des Sites Majeurs de Vauban représenterait la France en juin 2008 en vue d'une inscription sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.
Le quartier Battant a fait l'objet d'un secteur sauvegardé de trente-et-un hectares en 1964 tandis qu'en 1994 a été créé un secteur sauvegardé de 237 hectares pour la Boucle et les zones d'accompagement, l'ensemble constituant actuellement le plus grand secteur sauvegardé de France[11].
On dénombre environ 170 monuments historiques à Besançon.
Porte Noire: arc de triomphe gallo-romain édifié sous Marc Aurèle au IIe siècle.
Square Castan: ensemble de vestiges archéologiques du IIe siècle ou du IIIe siècle composé notamment de huit colonnes corinthiennes.
Vestiges des Arènes: seuls quelques gradins et fondations ont été mises à jour, ses pierres ayant été largement utilisées au Moyen-Âge pour la construction d'autres édifices.
Citadelle: construite par Vauban de 1678 à 1771, elle est avec plus de 250 000 visiteurs chaque année le site le plus visité de Franche-Comté.
Remparts de Vauban (2e moitié XVIIe siècle)
Fort de Chaudanne: construit de 1837 à 1842
Fort de Bregille: construit de 1820 à 1832
Fort de Planoise: construit de 1877 à 1880
Fort de Beauregard: construit en 1830
Porte Rivotte: datant du XVIe siècle, elle se compose de deux tours rondes à poivrières un d'un fronton sur lequel est sculpté le soleil de Louis XIV.
Tour des Cordeliers
Tour de la Pelote: située quai de Strasbourg, elle fût construite en 1546 par le gouvernement communal sur ordre de Charles Quint. Son nom viendrait de l'ancien propriétaire du terrain où elle a été construite, Pierre Pillot, seigneur de Chenecey.
Palais Granvelle: palais Renaissance du XVIe siècle construit pas Nicolas Perrenot de Granvelle, Chancelier et garde des sceaux de l'empereur Charles Quint. Il abrite aujourd'hui le Musée du Temps. Classé Monument Historique en 1862.
Palais de Justice: à l'origine, il s'agissait du second corps de bâtiment de l'Hôtel de Ville. En effet, en 1582, la municipalité décide d'agrandir l'Hôtel de Ville pour y établir son tribunal et sa chapelle. La construction en fût confiée à l'architecte Hugues Sambin qui s'inspira grandement de l'esprit de la Renaissance. Il est actuellement le siège de la Cour d'appel.
Hôtel de l'Intendance: actuelle préfecture du Doubs, il fût édifié de 1770 à 1778 à la demande de l'intendant Charles de Lacoré. Les plans ont été réalisés par le grand architecte parisien Victor Louis et les travaus dirigés par l'architecte bisontin Nicolas Nicole. Il adopte le plan traditionnel des hôtels particuliers, avec une cour d'honneur présentant une façade composée de six colonnes ioniques surmontées d'un fronton et un jardin à l'arrière du bâtiment dont la façade est agrémentée d'une rotonde s'avançant légèrement sur le jardin.
Hôtel de Ville: édifié par l'architecte Richard Maire qui l'acheva en 1573, il présente une façade à bossages dans l'esprit des palais de la renaissance italienne. Une grande niche dans la façade abritait jusqu'à la Révolution une statue en bronze de Charles Quint chevauchant un aigle à deux têtes. Classé Monument Historique en 1912.
Le centre ancien de Besançon comporte par ailleurs une trentaine d'hôtels particuliers des XVIe siècle, XVIIe siècle et XVIIIe siècle, remarquables notamment par leurs façades en pierre de Chailluz bleue-grise et ocre, leurs cours intérieures et leurs escaliers extérieurs monumentaux.
Hôtel Mareschal : il appartenait à une importante famille bisontine, les Mareschal. Incendié le 4 juin 1516, Guillaume Mareschal le fit reconstruire en 1532 avec une flore ornementale qui annonce la Renaissance. Il plaça au fronton de la porte d'entrée un écusson avec ses armes : « D'argent à la bande d'azur chargée de trois étoiles d'or et accompagnées de deux grappes de raisin de pourpre, feuillées et tigées de sinople, celle de la pointe ayant la queue en bas » qui se voyait encore à la révolution.
Hôtel de Champagney: édifié au 37 de la rue Battant par Jacques Bonvalot, seigneur de Champagney, sa construction date de la première moitié du XVIe siècle. Sa fille Nicole Bonvalot, veuve de Nicolas de Granvelle, fit remanier les locaux et aménager la cour de 1560 à 1565 par l'architecte Richard Maire. Il se distinque par les quatre magnifiques gargouilles qui ornent sa façade et par sa cour intérieure avec passage voûté d'arêtes et galeries à colonnes de bois d'une grande beauté. L'ensemble est classé aux Monuments Historiques depuis 1966.
Hôtel de Grammont: c'est actuellement le siège du Conseil Régional de Franche-Comté.
Hôtel Terrier de Santans: construit entre 1770 et 1772 pour le marquis Terrier de Santans, premier président au parlement, par l' architecte Claude Bertrand.
Les autres hôtels particuliers remarquables sont les hôtels Michotey, Chevanney, Gauthiot d'Ancier, Bonvalot, du Bouteiller, d'Anvers, Camus, Terrier, Courbouzon, Magnoncourt, de Clévans, Quettet et de Rosières.
Théâtre municipal: commande de l'intendant Charles-André de Lacoré à Claude Nicolas Ledoux qui en dessina les plans et en confia la construction à Claude-Joseph-Alexandre Bertrand qui débuta en 1778 pour s'achever par son inauguration le 9 août 1784 sous la houlette de Louis V Joseph de Bourbon-Condé. D'une capacité de 2000 places, il était considéré comme très novateur car doté otant d'un parterre assis, d'une salle en amphithéâtre sans loges et c'était le premier au monde à posséder une fosse d'orchestre. Le 29 avril 1958, un dramatique incendie détruisit totalement l'intérieur et la toiture de l'édifice. Les murs sont les seuls témoins qui ont subsisté, dont la façade et ses six colonnes monumentales.
Casino municipal: immeuble de style Belle Époque
Horloge astronomique: située dans la cathédrale Saint-Jean, elle fût commandée en 1858 par le cardinal Mathieu à Auguste-Lucien Vérité.
Quai Vauban: ensemble monumental de maisons à arcades construit de 1692 à 1695.
Hôpital Saint-Jacques: les travaux de cet hôpital qui avait vocation à remplacer celui situé rue d'Arènes commencèrent en 1668 pour s'achever au début du XVIIIe siècle. Sa grille d'entrée monumentale, exécutée par le serrurier Nicolas Chapuis en 1703 a été remplacée par une copie.
Usine Dodane: bâtiment en béton armé en forme de L dont la construction a été confiée par l'horloger Dodane à l'architecte Auguste Perret qui a également dessiné les éléments de décor intérieur. Il est agrémenté d'un jardin privé comprenant piscine et court de tennis. L'ensemble a été achevé en 1943.
Café du Commerce: brasserie de la deuxième moitié du XIXe siècle avec un riche décor intérieur style Belle Époque. Inscrit aux Monuments Historiques en 1981.
École Nationale d'Horlogerie: édifiée de 1928 à 1932 par l'architecte Guadet, elle abrite aujourd'hui le Lycée Jules Haag.
Archevêché de Besançon: situé dans l'hôtel Boitouset.
Cathédrale Saint-Jean : cathédrale gothique du IXe siècle, XIIe siècle et XVIIIe siècle
Église Saint-Pierre: édifiée par le bisontin Bertrand de 1782 à 1786.
Église Saint-Maurice: reconstruite de 1711 à 1716, façade de style jésuite.
Église de la Madeleine: élevée de 1746 à 1766 sur des plans de Nicolas Nicole mais définitivement terminée en 1828-1830 par la construction de ses deux tours, dont l'une sert de perchoir au célèbre automate carilloneur Jacquemart. Sa toiture est composée de tuiles polychromes vernissées.
Église Notre-Dame: occupée aujourd'hui par la faculté de Lettres et Sciences Humaines.
Église du Sacré-C'ur
Église Saint-Martin des Chaprais
Église Saint-François-Xavier: ancienne chapelle du collège des Jésuites, est édifiée entre 1680 et 1688.
Église de Saint-Claude
Église de Bregille Village
Temple du Saint-Esprit
Synagogue: érigée en 1869 par Marnotte, surprenante par son architecture mauresque.
Basilique de Saint-Ferjeux: de style romano-byzantin.
Chapelle du Refuge: construite de 1739 à 1745 par le bisontin Nicolas Nicole. Elle était autrefois la chapelle du Couvent du Refuge avant d'être rattaché à l'hôpital Saint-Jacques en 1802.
Abbatiale Saint-Paul: église de l'ancienne abbaye fondée par saint Donat, archevêque de Besançon vers 628. Rebâtie aux XIVe et XVe siècles, elle possède un beau vaisseau gothique.
Grand Séminaire: construit de 1670 à 1695 par l'archevêque Antoine-Pierre Ier de Grammont et complété au XVIIIe siècle par l'élévation du portail et la construction d'un beau corps de logis en façade. La chapelle présente sur la rue une élégante façade à deux étages de pilastres corinthiens. Son portail est surmonté d'un tympan où le sculpteur Huguenin représenta une Vierge à l'Enfant en 1848.
Mosquée Sounna: construite à la fin du XXe siècle sur un terrain cédé par la ville dans le quartier de Saint-Claude.
Chapelle Notre-Dame-des-Buis
Chapelle du Refuge
Cathédrale Saint-Jean
Église Saint-Pierre
Besançon est, avec 400 hectares de parcs, de jardins et d'espaces verts, 2 000 hectares de forêts, et 7 collines boisées, la 1re ville verte de France. La forêt de Chailluz représente à elle seule un quart de la superficie totale de la commune.
Musée des Beaux-Arts et d'Archéologie: c'est le premier musée créé en France en 1694, près d'un siècle avant le Louvre. Occupant aujourd'hui une ancienne halle aux grains de 1835, il a été réaménagé dans les années 1960 par Louis Miquel, élève de Le Corbusier.
Musée du Temps: inauguré en juin 2002 dans l'enceinte du Palais Granvelle, ce musée unique en Europe regroupe des collections d'horlogerie (montres, cadrans solaires, sabliers, ensemble des moyens de mesure du temps...) et les fonds du musée d'Histoire (tableaux, gravures).
Musée de la Résistance et de la Déportation: ouvert depuis 1971 dans le bâtiment des Cadets de la citadelle Vauban, il se compose de 22 salles retraçant les thèmes liés à la Seconde Guerre Mondiale (nazisme, guerre, régime de Vichy, résistance, liberation, déportation) à travers des photographies, textes, documents originaux et oeuvres réalisées en camps de concentration.
Musée Comtois: installé en 1961 dans le Front Royal de la Citadelle Vauban, il présente les arts et traditions régionales à travers 16 salles d'expositions permanentes agrémentées des collections comptant plus de 20 000 objets, principalement du XIXe siècle et du début du XXe siècle.
Muséum d'Histoire Naturelle: 4 secteurs (jardin zoologique, insectarium, noctarium, aquarium) regroupés dans l'enceinte de la Citadelle Vauban présentent des collections variées d'insectes, de poissons, d'oiseaux et de mammifères. On y trouve également un climatorium et d'importantes collections de sciences naturelles (animaux naturalisés, herbiers...).
Grand Kursaal: le Kursaal est né de la volonté de proposer des animations et spectacles aux curistes de la station thermale de Besançon-les-Bains créée en 1891 et aux militaires en garnison dans la ville. Le Kursaal-Cirque ouvre ses portes dans la fin de l'année 1893 mais les finances du promoteur, Madame veuve Péllegrin, ne lui permettent pas de rembourser les frais engagés. La ville s'en porte acquéreuer en 1895 et le Kursaal devient alors la salle des fêtes de la ville. Il ferme en 1970 pour des raisons de vétusté, avant d'être rénové à partir de 1979 puis réouvert en septembre 1982. Une salle de conférences, appellée Petit Kursaal a également été créée en sous-sol. La salle principale, dite du Grand Kursaal présente deux balcons et un plafond en coupole décoré de très belles fresques évoquant les arts du cirque. Sa capacité peut aller jusqu'à 1038 places assises dont 450 aux deux balcons. Le Petit Kursaal est une salle de conférence de 360 places.
Théâtre Bacchus[12]: situé dans le quartier Battant, ce petit théâtre d'une capacité d'environ 100 places propose pièces de théâtre et concerts.
Petit théâtre de la Bouloie: situé sur le campus, ce théâtre d'une capacité de 150 places accueille des projets étudiants afin de favoriser la pratique artistique et culturelle (théâtre universitaire, chorale universitaire...), des résidences artistiques de jeunes compagnies, des spectacles professionnels proposés par les structures partenaires et des spectacles de jeunes compagnies.
Théâtre de l'Espace: petite scène nationale créée en 1982, il est implanté dans le quartier de Planoise. Il privilégie les disciplines de la danse et du mouvement, du théâtre visuel, du cirque, des formes transdisciplinaires et du cinéma.
Théâtre Alcyon: compagnie installée depuis 1995 dans le Fort de Chaudanne où sont organisés spectacles, ateliers et stages de théâtre, danse et musique.
Opéra Théâtre: installé dans le théâtre municipal de Ledoux.
Nouveau Théâtre: Centre Dramatique National.
FJT Les Oiseaux: d'une capacité de 200 places assises ou 700 places debout, cette salle du Foyer des Jeunes Travailleurs accueille concerts, expositions, soirées dansantes et projections du ciné-club.
Cirque Plume: compagnie emblématique du Nouveau Cirque créée à Besançon en 1984 et soutenue par la municipalité depuis de nombreuses années, une structure permanente pour préparer les nouveaux spectacles est actuellement en projet dans la ville.
Le Cylindre: situé dans la commune périphérique de Larnod, c'est une des principales scène de concert de l'agglomération.
SMAC: la nouvelle Scène de Musiques Actuelles doit sortir de terre dans la zone des Près-de-Vaux fin 2007 pour être opérationnelle d'ici à Noël 2008. Elle comportera une grande salle de 800 places et une salle club de 300 places. Celle-ci doit venir combler le manque créé par la fermeture de la salle du Montjoie en 1998.
Parc des Expositions Micropolis: il abrite une salle modulable avec une capacité d'accueil de 2.200 à 6.500 places, où se produisent la majorités des artistes et groupes en tournée nationale et internationale.
L'agglomération bisontine est équipée à l'heure actuelle de deux multiplexes : le Cinéma Marché-Beaux-Arts situé dans le centre historique et le Mégarama en périphérie. Ceux-ci ont remplacé au début des années 2000 les deux cinémas traditionnels du centre-ville qu'étaient le Vox et le Plazza Lumière. L'offre est complétée par un cinéma d'Art et Essai, le Plazza Victor-Hugo et des salles de projection au Kursaal et à l'Espace Planoise.
« Le Doubs entoure presque la ville entière d'un cercle qu'on dirait tracé au compas ; l'espace que la rivière laisse libre ne mesure pas plus de seize cents pieds, et une montagne élevée la ferme si complètement que la rivière en baigne la base des deux côtés. Un mur qui fait le tour de cette montagne la transforme en citadelle et la joint à la ville. »
« Enfin il aperçut, sur une montagne lointaine, des murs noirs; c'était la citadelle de Besançon. Quelle différence pour moi, dit-il en soupirant, si j'arrivais dans cette noble ville de guerre pour être sous-lieutenent dans un des régiments chargés de la défendre. Besançon n'est pas seulement une des plus jolies villes de France, elle abonde en gens de c'ur et d'esprit. Mais Julien n'était qu'un petit paysan et n'eut aucun moyen d'approcher les hommes distingués. »
« Il y avait un certain temps que je flânais dans les rues tranquilles de la curieuse ville de Besançon, qui se dresse comme un promontoire dans une boucle de la rivière en fer à cheval. Vous trouverez sans doute dans les guides que Victor Hugo y naquit et que c'est une ville de garnison aux nombreux forts, proche de la frontière française. Mais vous ne trouverez pas dans les guides que les tuiles de ses toits semblent d'une teinte plus délicate et plus insolite que les tuiles de toutes les autres villes du monde; que ces tuiles ressemblent aux nuages menus d'un étrange coucher de soleil aux écailles chatoyantes de quelque étrange poisson. Il ne vous diront pas que dans cette ville le regard ne peut se poser sur rien sans y découvrir quelque attrait, parfois magique: un visage sculpté au coin d'une rue, une arche mutilé par laquelle on voit luire des champs verts, ou quelque couleur inattendue dans l'émail d'un clocher ou d'un dôme. »
« Chéri, aimerais-tu me faire un grand plaisir' Emmène-moi cet après-midi à Besançon... Ta mère m'a tellement chanté les charmes de cette ville que j'aimerais la visiter... Nous y ferons une promenade d'amoureux... »
La gastronomie de Besançon tire parti de toute les richesses de la Franche-Comté, région d'élevage bovin, de production laitière et de fromages, de salaisons fumées du Haut-Doubs et du Haut-Jura, d'eau claire des torrents, rivières et lacs, de forêts à champignons, de gibier, et de production viticole jurassienne'
Quelques exemples de produits locaux :
Avant la crise des années 1970 et 1980 qui provoque de nombreuses fermetures et délocalisations d'entreprises de la ville, l'économie bisontine est principalement tournée vers le secteur industriel, en particulier l'horlogerie et le textile. Aujourd'hui, le secteur tertiaire est le principal pourvoyeur d'emplois (voir tableau), l'industrie n'étant plus représentée que par une kyrielle de petites et moyennes entreprises spécialisées notamment dans les microtechniques, la nanotechnologie et la mécanique (découpage, emboutissage). Besançon est ainsi passée du statut de capitale de la montre à la capitale de l'infiniment petit. Cette reconversion réussie permet actuellement à la ville de bénéficier d'un certain dynamisme et d'un tissu économique solide mais la mutation ne s'est pas faite sans heurts et de nombreuses suppressions d'emplois. En effet, dans une ville dont l'histoire est marquée par une tradition de socialisme et d'utopisme, des conflits emblématiques marquent profondément le paysage économique et social tant au niveau local que national. Ainsi, la grande grève de l'usine textile Rhodiaceta en 1967, préfigurant les événements de mai 68, la célèbre affaire Lip en 1973, du nom de cette entreprise horlogère déclarée en faillite qui fut à l'origine d'une lutte sociale d'un nouveau genre débouchant sur une expérience originale d'autogestion, ou encore les délocalisations des entreprises horlogères Kelton et Timex et textile Weil.
En 1999, le nombre total d'actifs sur la commune de Besançon est de 44 740, se répartissant dans les divers secteurs économiques comme suit:
Au 31 décembre 2003, Besançon comptait 6 489 établissements privés représentant 37 795 emplois.
Le taux de chômage à la fin du deuxième semestre 2006 s'élevait à 8,3% dans la zone d'emploi de Besançon, un chiffre légèrement inférieur à la moyenne nationale (9,0%).
Les quartiers les plus pourvus en emplois sont ceux des Tilleroyes (21.5% des emplois bisontins), de la Boucle (16.5%), de Planoise-Châteaufarine (13%) et de Chaprais-Cras (11%).
Ce secteur comprend les branches de la micromécanique, les microtechniques, l'optique et l'électronique). Besançon est un pôle d'excellence historique des microtechniques, du temps fréquence et du génie biomédical, ainsi que le centre européen du découpage de haute précision.
Les principales entreprises industrielles de Besançon dans ce secteur sont, selon leur nombre d'employés :
Dans la Communauté d'Agglomération du Grand Besançon (CAGB), le secteur tertiaire concentre 85% des établissements et 75% de l'emploi salarié[13]
Le centre hospitalier de Besançon (plus de 5 000 salariés) est le plus gros pourvoyeur d'emploi de la capitale comtoise, suivi de la commune de Besançon (2 800 salariés), du Crédit agricole mutuel de Franche-Comté (1 500 salariés), du départment du Doubs (900 à 1000 salariés), de la SNCF (600 à 700 salariés), du centre communal d'action sociale, et de la régie de transports Ginko, qui emploient de 500 à 600 salariés[14].
L'armée tient également une place importante puisque la garnison de Besançon demeure aujourd'hui l'une des plus importantes de France, avec près de 1 650 militaires et 400 personnels civils de l'armée de terre. Ses composantes sont l'État-Major de force n°1 (installé dans le quartier Ruty) , le 6e régiment du matériel, la 7e brigade blindée et le 19e régiment du génie (installé dans le quartier Vauban).
Besancon est le siège de la CCI du Doubs (elle gère le port fluvial, l'aérodrome de La Vèze ainsi que divers entrepôts) et de la CRCI de Franche-Comté.
La ville est équipées d'espaces commerciaux denses dans les quartiers du centre-ville ainsi que sur les trois zones périphériques de Châteaufarine à l'ouest, Valentin au nord et Chalezeule à l'est. On note une forte représentation de la grande distribution avec la présence de trois hypermarchés (Carrefour Valentin et Carrefour Chalezeule, 400 salariés chacun; Géant Châteaufarine, 300 salariés), un supermarché (Super U Amitié, 100 salariés), un grand magasin (Galeries Lafayette, 100 salariés) et un espace commercial de sport (Decathlon, 100 salariés).
Besançon a été ville-étape du Tour de France cycliste en 1905, 1938, 1947, 1954, 1957, 1958, 1960 (CLM), 1963 (CLM), 1964, 1968, 1974, 1977, 1988, 1990, 1996, 2004 (CLM) et ville-départ en 1981.
En ce qui concerne les sports collectifs, Besançon est traditionnellement présente à haut niveau en basket-ball grâce au club du Besançon Basket Comté Doubs (BBCD), en handball grâce aux sections féminines et masculines de l'Entente Sportive Besançon (ESB) et en football grâce au club du Besançon Racing Club (BRC).
Besançon fait également parler d'elle dans les sports individuels en étant la résidence de sportifs de haut niveau tels que la spécialiste du 110m haies Reina-Flor Okori qui a participé en 2005 aux Championnats du monde d'athlétisme d'Helsinki ou le champion de France et vice-champion d'Europe 2004 de boxe amateur (catégorie plume) Khedafi Djelkhir, ajoutant son nom à celui d'autres grands boxeurs bisontins tels Mamadou Thiam ou Morrade Hakkar. On peut évoquer également Ghani Yalouz, un des plus grands noms français de la lutte gréco-romaine, médaillé d'argent aux Jeux Olympiques d'Atlanta 1996 ou encore Emmanuel Brugvin, champion du monde de slalom en canoë-kayak.
A noter enfin que Besançon accueille le Pôle France de lutte et des Pôles Espoirs dans 7 disciplines: athlétisme, basket-ball, canoë-kayak, cyclisme, handball, judo et tennis.
La presse est représentée majoritairement par le grand quotidien régional L'Est Républicain et par deux journaux locaux, La Presse Bisontine et L'Hebdo de Besançon. Par ailleurs, la ville abrite la station de télévision locale de France 3 Franche-Comté. En plus des stations de radio nationales, la ville est couverte par de nombreuses stations locales dont France Bleu Besançon, Radio Sud, Radio Décibels ou encore Radio campus Besançon.
Comme toute commune dont la population est comprise entre 100 000 et 149 999 habitants, Besançon est administrée par un conseil municipal composé de cinquante cinq élus.
La ville est le chef-lieu de la région Franche-Comté, du département du Doubs et de l'arrondissement de Besançon. Elle est également le siège de l'académie de Besançon et de la province ecclésiastique de Besançon. Elle est également à la tête de la communauté d'agglomération du Grand Besançon.
Besançon est divisée en 6 cantons :
On dénombre à Besançon 39 écoles maternelles publiques et 5 écoles maternelles privées. La répartition par quartier de ces écoles se fait de la manière suivante (pour la liste des écoles, se reporter aux articles sur les quartiers correspondants):
La ville compte 11 collèges, 7 lycées d'enseignement général et 10 lycées professionnels.
Collèges publics
Collèges privés
Lycées publics d'enseignement général
Lycées privés d'enseignement général
Lycées professionnels publics
Lycées professionnels privés
L'Université de Franche-Comté, principalement située à Besançon, compte 22 800 étudiants répartis sur six UFR, dont cinq à Besançon et 580 élèves ingénieurs à l'École nationale supérieure de mécanique et des microtechniques de Besançon[15] (ENSMM). S'y ajoutent plus de 2 400 stagiaires français ou étrangers accueillis chaque année par le Centre de Linguistique Appliquée[16] (CLA), spécialisé dans l'apprentissage intensif des langues. Elle abrite enfin l'École régionale des Beaux-Arts de Besançon.
La ville accueille sur son territoire de nombreux établissements de santé dont le principal Centre Hospitalier Universitaire (C.H.U.) réparti actuellement sur deux sites (hôpital Saint-Jacques au centre-ville et hôpital Jean Minjoz à Châteaufarine) mais dont l'ensemble des services seront rassemblés à terme (2012) sur le site de Minjoz au sein du pôle santé de la technopole Temis. Le C.H.U. de Besançon est particulièrement renommé dans les domaines de la bioingéniérie, de la microrobotique appliquée à la santé et pour son pôle cancérologie. Les autres établissements notables sont la polyclinique de Franche-Comté et la clinique Saint-Vincent.
La Ville de Besançon a signé des accords de jumelage ou de coopération avec onze collectivités territoriales étrangères. Elle apporte son soutien au développement local de celles d'Afrique et d'Europe centrale et orientale. Elle favorise aussi les échanges en menant ses propres actions et en allouant des subventions aux associations et établissements d'enseignement bisontins qui développent des partenariats avec leurs homologues étrangers. Elle met en relation des structures économiques, scolaires et sportives, des artistes' et apporte son aide pour permettre aux personnes intéressées de suivre des stages à l'étranger.
La ville de Besançon et le Grand Besançon ont lancé en 2002 une démarche de développement durable à travers deux outils:
Ces programmes regroupant 150 actions fixent trois objectifs : réduire les émissions de gaz à effet de serre; préserver les ressources naturelles et valoriser les ressources locales; agir solidairement.
La ville est souvent surnommée par ses habitants à l'aide du diminutif Besac (prononcer Bezak).
La ville est régulièrement distinguée par la presse nationale pour sa qualité de vie et ses innovations économique et sociales. En voici une liste non exhaustive:
Économie et innovations industrielles
Autres distinctions visibles sur le document Besançon 2020[28].
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