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 Information sur la ville de Arles

Ab ira leonis, urbs Arelatensis hostibus hostis et ensis

Arles est sur le Rhône, là où commence son delta, et constitue donc la porte de la Camargue. On l'appelle la capitale camarguaise. La ville initiale construite au VIe siècle av. J.-C. sur un rocher dominant la rive gauche du Grand Rhône (coordonnées géographiques : 43° 40' 41'' N, 4° 37' 46'' E) s'est développée ensuite à l'ouest, sur la rive droite (quartier de Trinquetaille) puis au Sud (quartiers du Vieux-Bourg, de la Roquette et de Barriol) et au Nord (quartiers Montplaisir et du Trébon). La présence de marais à l'Est a limité son développement dans cette direction. La ville d'Arles est fortement marquée par la présence du Rhône qui coupe la ville en deux et qui reste encore même de nos jours, une menace lors des crues.

La commune d'Arles est la plus étendue de toutes les communes de France métropolitaine. Avec environ 759 km², elle est plus étendue que le Territoire de Belfort (102 communes), et autant que Paris et les trois départements de sa proche banlieue réunis (124 communes).

Son territoire comprend trois espaces naturels remarquables :

Outre la ville proprement dite située au nord du territoire, la commune d'Arles inclut de nombreux bourgs et hameaux éloignés, notamment Salin-de-Giraud et Raphèle-lès-Arles ainsi que Saliers, Gimeaux, Moulés et Mas-Thibert.

Arles est soumis au climat méditerranéen avec une longue période estivale, chaude et sèche, des hivers doux, un ensoleillement important et des précipitations irrégulières. Son climat comporte des particularités liées à la situation géographique de la ville au sud du couloir rhodanien entre Cévennes et Alpes du Sud. Ainsi les automnes, et dans une moindre mesure les périodes avril-début mai, sont arrosés avec des précipitations brèves mais importantes et les hivers parfois rigoureux à cause du mistral, vent violent et froid qui donne aux paysages arlésiens leur luminosité exceptionnelle.

Les pluies méditerranéennes sont liées à des dépressions qui se forment sur le golfe de Gênes ou au large des Baléares. Des vents d'Est à Sud-Est chauds, chargés d'eau puisque traversant la Méditerranée, rencontrent l'obstacle des Cévennes, ou moins souvent, des Alpes, s'élèvent au contact de l'air froid d'altitude en cumulo-nimbus parfois énormes et éclatent en orages brutaux. Ces orages, qui se produisent généralement en automne, peuvent provoquer des précipitations de 200 mm par jour et parfois plus. La pluviométrie mensuelle présente également une grande variabilité. La localisation des pluies varie selon l'implantation respective de l'anticyclone et de la dépression et leur intensité dépend du volume de nuages créé par l'humidité des vents et bien sûr des différences de températures.

En hiver les températures descendent fréquemment sous zéro sur des périodes pouvant dépasser parfois plusieurs semaines. On peut rappeler les hivers 1929, 1944, 1956, 1963, 1986 avec des records autour de '15°/-18°.

Pluviométrie : 524 mm/an, une des plus faibles de France

Nombre de jours de pluie (+ 1 mm/jour) : environ 60 jours/an

Tout en subissant de nombreux plans d'urbanisme, de l'antiquité à l'époque contemporaine, le centre ville de la cité, fixé géographiquement dès la fin du XIIe siècle, a su conserver une richesse patrimoniale qui en fait un des lieux touristiques les plus fréquentés de Provence. Les quartiers périphériques de la cité plus récents, hormis celui de Trinquetaille, reflètent les aménagements entrepris aux XIXe et XXe siècles et les transformations sociales de la cité.

Le Haut Moyen Âge est une période d'insécurité et d'épidémies. La cité se réorganise dans une enceinte réduite en exploitant comme carrières les monuments de la ville et en transformant l'amphithéâtre en place forte lotie.

La fin du Xe siècle marque le début d'un renouveau économique au cours duquel Arles va se développer hors de ses murailles; de nouveaux quartiers appelés bourgs se construisent ainsi à proximité immédiate de la ville qui va à la fin du XIIe siècle les intégrer dans de nouveaux remparts entourant une cité agrandie, dont les limites sont encore visibles de nos jours au travers des vestiges de l'enceinte médiévale et des boulevards entourant la vieille ville. La fin du XIIe siècle se caractérise également par un embellissement urbain avec de nombreuses églises romanes.

Après l'installation de la première dynastie Angevine en Provence (1250), le déclin politique (au profit d'Aix, capitale du Comté), économique (concurrence de Marseille), ecclésiastique (Arles devient une succursale de la papauté installée à Avignon) de la cité et surtout la terrible peste de 1348 qui tue plus du tiers des arlésiens stoppent brutalement le développement de la communauté. Pendant plus de deux siècles, la ville va vivre enfermée dans ses murs avec comme principales préoccupations urbanistiques, l'amélioration du bâti religieux et l'entretien des remparts sollicités jusqu'aux guerres de religion.

La ville se transforme initialement dans la qualité du bâti et le réaménagement du centre ville :

À compter de 1679, une politique d'alignement est entreprise par les consuls. Cette politique d'alignement qui se poursuit jusqu'à la Révolution, modifie considérablement l'aspect du centre-ville.

À la date du 29 avril 2003, les projets définis par la municipalité s'articulent autour d'une meilleure adaptation de la cité aux voies de circulation automobiles, d'un développement des activités et des zones d'habitation, et d'une amélioration des équipements. On peut citer ainsi :

On distingue traditionnellement les quartiers de la vieille ville (Cité, Hauture, Méjan, Roquette et Cavalerie/Portagnel), c'est-à-dire ceux situés à l'intérieur de l'enceinte médiévale, des quartiers périphériques pour la plupart d'un développement plus récent, réalisé en deux vagues principales : fin du XIXe siècle et années 1960-1970.

Ainsi sur le plan ci-contre du début du XXe siècle, seuls les quartiers du centre-ville et celui de Trinquetaille sur la rive droite du Rhône apparaissent.

L'ancien quartier de la Cité est situé au centre de la ville, entre les quartiers du Méjan et de la Roquette à l'ouest, de l'Hauture à l'est et de Portagnel et de la Cavalerie au nord-est. Au nord, il s'étend jusqu'au Rhône et au sud il est limité par le boulevard des Lices.

Le quartier de la Cité est le centre politique et religieux de la cité depuis l'Antiquité. Cette dénomination, d'origine médiévale, est désormais rarement utilisée; on l'appelle maintenant quartier de l'hôtel de ville en référence à l'un de ses édifices les plus connus.

Aujourd'hui, c'est un quartier qui se distingue à la fois par sa richesse architecturale et par son animation notamment lors de la Féria, ce qui explique qu'il soit aussi prisé des Arlésiens que des visiteurs. Comme l'ensemble du centre ville, il fait partie du secteur sauvegardé.

Le quartier de l'Hauture (ou Auture) est situé sur la plus haute proéminence de la ville surplombant la plaine deltaïque environnante. Au sud-est du centre historique, il est limité au nord par les quartiers Portagnel/Cavalerie, à l'ouest par la Cité, à l'est par le Mouleyres et au sud par le boulevard des Lices.

Il s'agit du plus vieux quartier d'Arles. Occupé dès le VIe siècle av. J.-C. par des indigènes qui commercent avec la colonie grecque de Marseille, il s'organise au IVe siècle av. J.-C. en une proto-cité salyenne.

Aujourd'hui l'Hauture, comme l'ensemble du centre ville figure dans le périmètre du secteur sauvegardé. La richesse de son passé, son agrément et la tranquillité de ses petites rues en font un quartier très prisé des touristes.

Le quartier du Méjan (« du milieu ») loti entre les quartiers de la Cité à l'est et au sud, de la Roquette à l'ouest et du Rhône au nord occupe une surface modeste du centre historique; son habitat qui se distingue peu des quartiers voisins en gomme son identité historique.

Son histoire remonte à la renaissance médiévale de la ville.

Aujourd'hui, avec l'arrivée de la maison des éditions Actes Sud, le quartier a pris une orientation culturelle. Le quartier du Méjan s'inscrit également dans le périmètre du secteur sauvegardé.

Le quartier de la Roquette, appelé autrefois, Bourg des Porcelet ou Vieux-Bourg correspond à la partie sud-ouest de la ville médiévale. Il se situe de nos jours entre le Rhône, le boulevard Clemenceau et la rue Gambetta.

Le nom de Bourg des Porcelet remonte au XIe siècle quand ce quartier était tenu en fief par ces seigneurs arlésiens. Le terme de Vieux-Bourg lui est attribué par opposition au quartier du nord d'Arles créé peu après et appelé le Bourg-Neuf. Le toponyme de la Roquette pourrait quant à lui faire écho soit aux ruines du cirque dont les substructions se retrouvent à l'extrême sud de ce quartier, soit à une plante poussant sur les murs[2].

Après avoir été un quartier de pêcheurs et de métiers liés au fleuve jusqu'à l'arrivée du chemin de fer [3], le quartier de la Roquette perd de sa vitalité et devient une zone d'accueil pour les nombreux arrivants. Aujourd'hui, tout en conservant son identité avec ses maisons étroites et ses hôtels particuliers, ce quartier de quelque 2.500 habitants présente un caractère particulièrement hétérogène et des allures de village ; il connaît également un renouveau spectaculaire avec ses restaurations et l'implantation de nombreuses boutiques et commerces.

Après un lotissement initial au VIe siècle[4] et le repli du Haut Moyen Âge, Arles connaît à partir de la fin du Xe siècle une période de renaissance qui entraîne un développement urbain hors des murailles. Dans la première moitié du XIIe siècle un véritable quartier est constitué au sud-ouest de la cité, le Vieux-Bourg.

Sa seigneurie appartient aux Porcelet dont la forteresse se dresse dans le bourg. Bientôt ceint de remparts, le Bourg entre en conflit avec la Cité avant d'être intégré avec les autres quartiers de la ville dans une nouvelle enceinte médiévale vers la fin du XIIe siècle. Le quartier abrite essentiellement des pécheurs et des artisans liées aux métiers du fleuve.

Au Bas Moyen Âge, les Routiers, le siège d'Arles par du Guesclin, les troubles de la guerre de succession des comtes de Provence et les remontées des corsaires catalans par le Rhône contraignent à renforcer la défense du quartier et de la ville. La tour de la Roquette, appelée tour du Léonet ou de l'Écorchoir en est aujourd'hui encore le témoignage.

À la Révolution, le quartier devient le siège du parti révolutionnaire des Monnaidiers et soutient en 1790 l'élection du premier maire élu de la ville, l'aristocrate jacobin Pierre-Antoine Antonelle. Le quartier s'oppose aux autres quartiers, notamment à celui de l'Hauture, ou vivent les royalistes dits les Chiffonistes. Cette rivalité, devient une constante de la vie communale jusqu'à la guerre de 1914.

Vers 1850, à l'arrivée du chemin de fer qui concurrence les activités fluviales, le quartier s'éteint peu à peu, se transformant progressivement en zone d'accueil pour les nombreux arrivants des diverses vagues d'immigration. Depuis quelques décennies, notamment depuis la création du nouveau pont qui a rejeté le trafic hors de la ville, le quartier en plein renouveau retrouve sa place au sein du tissu urbain et de la vie arlésienne.

Le quartier de la Cavalerie/ Portagnel, appelé autrefois le Bourg-Neuf, se situe au nord du centre ville en prolongement des quartiers de la Cité et de l'Hauture. Au nord et à l'est, la place Lamartine et les voies de chemin de fer en marquent la frontière avec le quartier du Trébon / Montplaisir. Enfin, le Rhône le limite à l'ouest.

Ce quartier date du XIe siècle, lorsque la ville a commencé à se développer hors de son enceinte du Haut Moyen Âge. Deuxième extension urbaine après le Vieux-Bourg, il a pris bien naturellement le nom de Bourg-Neuf. Le nom de Cavalerie, plus tardif, évoque la présence des Templiers qui s'installent au nord de la ville vers 1140, et celui de Portagnel le nom d'une ancienne porte de la ville.

A la suite des bombardements de 1944[5], le quartier de la Cavalerie/ Portagnel présente un double visage. Dans la partie sud, on retrouve les ruelles bordées de maisons étroites du centre ancien et dans la partie nord on observe le bâti moderne hérité des reconstructions de l'après-guerre.

Au nord : les quartiers du Trébon et de Montplaisir

Le Trébon[8], au nord d'Arles, est dès l'antiquité une terre agricole. Au XIIe siècle, il s'urbanise à proximité immédiate de la ville et bénéficie au XVIIe siècle des travaux d'assèchement du Hollandais Jean Van Ens. Le quartier se peuple ensuite lentement et ce n'est qu'après 1960 que le quartier trouve sa physionomie résidentielle actuelle, avec un important parc d'habitat collectif.

Le quartier voisin de Montplaisir, situé au nord-est d'Arles, a lui aussi connu un développement relativement tardif, essentiellement rural. Il n'est loti qu'à partir du début du XXe siècle, principalement avec de nombreuses résidences pavillonnaires et doté dans les années 1960, de plusieurs équipements (église, école, cimetière).

Aujourd'hui, ces deux quartiers sont complétés au nord de l'agglomération par une vaste zone industrielle. Au recensement de 1999, avec plus de 9.000 habitants, ils représentent environ un quart de la population urbaine de la commune d'Arles.

Le nom du quartier de Barriol, au sud-ouest de la cité, provient probablement d'Antoine Barriol, patron de barque et plus tard négociant, qui habite près de la porte de la Roquette au XVIIIe siècle[9].

De nos jours, c'est un quartier résidentiel voué essentiellement à l'habitat collectif. Sur le plan économique le quartier de Barriol abrite le siège de la Chambre de commerce et d'industrie ainsi que le Palais des Congrès et depuis 1995, le Musée de l'Arles et de la Provence antiques. Séparé du centre ville par la voie rapide Marseille-Nîmes (RN113), ce quartier est malheureusement peu intégré à l'agglomération urbaine. En 1999, sa population, avec celle des quartiers voisins des Semestres et du Plan-du-Bourg, approche les 7.000 habitants.

Les campagnes arlésiennes sont très étendues et représentent la majeure partie du territoire communal. Elles sont organisées en quatre ensembles naturels bien distincts :

Les Alpilles arlésiennes, qui correspondent au sud de ce petit massif, commencent à partir du monastère de Montmajour, bâti sur un îlot surplombant une plaine marécageuse asséchée à plusieurs reprises sous les Romains, au Xe siècle puis aux XVIe et XVIIe siècles et enfin au XIXe siècle. Elles longent du nord à l'est, les villages de Fontvielle, avec le moulin de Daudet, du Paradou, de Maussane-les-Alpilles et de Mouriès.

Il s'agit essentiellement d'une zone rocailleuse vallonnée avec un habitat clairsemé, principalement orientée vers le tourisme et des productions agricoles comme les plantations d'oliviers.

La Crau est une zone alluviale constituée par la Durance avant que celle-ci ne soit capturée par le Rhône vers 70000 av JC, située à l'est d'Arles et s'étend jusqu'à l'étang de Berre.

La Camargue arlésienne, terre deltaïque, dépend administrativement du canton-ouest de l'arrondissement d'Arles. Elle s'étend environ sur 40.000 hectares du nord au sud-est du delta du Rhône et sur la rive gauche du Grand-Rhône. Elle est limitée au nord et à l'ouest par le Petit-Rhône, au sud par la commune des Saintes-Maries-de-la-Mer, le Vaccarès, la Méditerranée et la commune de Fos et à l'ouest par le canton d'Arles-Est(la plaine de la Crau). Elle comprend les villages de Gimeaux, Saliers, Albaron, Le Paty, Gageron, Mas-Thibert, le Sambuc et jusqu'en 2008, Salin-de-Giraud[10].

Véritable île, seuls cinq ponts et un bac la relient au Languedoc et au reste de la Provence : le pont de Saint-Gilles, les deux ponts de Fourques et les deux ponts d'Arles au nord, et le bac de Barcarin au sud.

La Camargue arlésienne est structurée du nord-ouest au sud-est en fonction de la nature des terrains et de leur salinité. On trouve ainsi des terres céréalières, maraichères et d'élevage, des rizières, des zones marécageuses et des salins.

Des efforts sont faits pour labelliser et qualifier les productions de Camargue. L'AOC Taureau de Camargue reconnaît la qualité de la viande des taureaux élevés dans le delta. Malgré les difficultés récentes, la filière riz (11.200 ha sur la commune d'Arles en 2003) se développe grâce à une nouvelle usine réalisée par Sud Céréales en 2005.

L'avenir économique de cette région dépend de l'aménagement de la Camargue : la gestion des ressources, notamment de l'eau douce du Rhône entre des acteurs aux intérêts parfois opposés (producteurs de riz et exploitants des salins, par exemple), en sera un défi majeur.

L'économie arlésienne, favorisée dès l'Antiquité par la proximité du Rhône puis par la ligne ferroviaire Paris-Lyon-Marseille (PLM) créée au milieu du XIXe siècle, n'a pas bénéficié dans les années 1960 des grandes politiques d'aménagement comme Fos à l'est et le littoral languedocien à l'ouest. De plus, elle reste à l'écart du nouveau tracé TGV Paris-Marseille qui passe par Aix. Toutefois, située au carrefour des axes rhodanien et méditerranéen, la ville offre un potentiel très diversifié à conforter.

Dans le cadre de son développement, Arles a participé en janvier 2004 à la création de la Communauté d'agglomération Arles-Crau-Camargue-Montagnette. Cette communauté peuplée de 75.939 habitants (recensement 1999) regroupe outre Arles, 4 autres communes : Boulbon, Saint-Martin-de-Crau, Saint-Pierre-de-Mézoargues et Tarascon.

L'agriculture de la commune d'Arles constitue un support pour de nombreuses activités industrielles. Elle bénéficie de conditions climatiques exceptionnelles (300 jours d'ensoleillement annuel) et d'un savoir-faire hérité d'une longue tradition.

Elle se caractérise par la traçabilité de sa production (ce qui lui permet d'être dès aujourd'hui en phase avec les attentes des acteurs de la chaîne alimentaire soucieux de sécurité), le choix de la productivité avec des cultures intensives en Camargue, au nord de la cité entre Arles et Tarascon et en Crau du côté de Saint-Martin-de-Crau et le choix de la qualité par des AOC (Foin de Crau, Taureaux de Camargue) et une IGP (Riz de Camargue).

Elle s'organise principalement autour des productions suivantes : les fruits et légumes, le riz et les céréales, le foin de Crau, la viande (taureaux, ovins), la transformation et la conservation.

Arles dans le cadre de la Communauté d'agglomération Arles-Crau-Camargue-Montagnette propose également des productions agricoles complémentaires telles que celles associées aux olives (olives, huiles) ou à la vigne de la vallée des Baux.

Les activités industrielles d'Arles qui représentent environ 2.000 emplois salariés concernent principalement les secteurs de la chimie, des constructions mécaniques, de la papeterie et des industries alimentaires.

Les services représentent la majorité des emplois. Sous-préfecture, la ville offre plus de 2 600 emplois dans l'administration, et 4 300 dans l'éducation ou la santé. En tant que ville touristique, elle bénéficie également d'un équipement commercial important qui propose plus de 2 700 emplois. Enfin presque 4 900 emplois sont liés aux autres services marchands : assurances, banques, activités immobilières'

Arles est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie du Pays d'Arles. Elle gère le port fluvial d'Arles ainsi que le Palais des Congrès.

(Sources : documents INSEE de 1999)[17]

Origine et mobilité

Les 50.500 Arlésiens recensés en 1999 aiment leur région et ont du mal à en partir : en dix ans (1990-1999), seul 20% de la population a quitté la commune contre une moyenne de 34% au niveau national.

Répartition de la population

En 1999, 75% des arlésiens vivent sur à peine 10% du territoire communal. L'occupation humaine de la plus grande commune de France est particulièrement irrégulière. Les densités peuvent y dépasser 10 000 h/km², alors qu'elles atteignent à peine 10 h/km² en Camargue ou en Crau.

Structure de la population

Au niveau de la formation, les chiffres de 1999 reflètent une tendance observée depuis longtemps à Arles et dans la région : 25 % des Arlésiens sont sans diplôme et seuls 13 % ont fait des études supérieures (contre respectivement 18 % et 16 % au niveau national).

En ce qui concerne les modes de transport, les arlésiens privilégient la voiture particulière (13.095), la marche à pied (1.861) et les deux roues (981); détail intéressant : un nombre important d'arlésiens (977) travaillent sur le lieu même de leur résidence.

Après la seconde guerre mondiale la croissance démographique est relativement importante, en particulier dans les années 1960 à la suite du rapatriement des Français d'Algérie. En revanche à partir de 1975, contrairement à la majorité des agglomérations voisines qui voient leur population croître, celle d'Arles reste pratiquement stable, reflétant ainsi la relative stagnation économique de la cité. Toutefois la croissance se manifeste à nouveau après 1999.

Dès l'an 310 Arles, ville impériale, compte plus de 10.000 habitants et un siècle plus tard, devenue préfecture des Gaules, au moins 40 000 habitants. Ce chiffre ne sera plus dépassé jusqu'au début des années 1960.

Renaissance et période classique

Révolution et XIXe siècle

XXe siècle jusqu'à la seconde guerre mondiale

Avant le IIe siècle av. J.-C.

Occupé dès le Xe siècle av. J.-C. par les Ligures, puis après la première migration celte par les Celto-Ligures, le site d'Arles est fréquenté par des commerçants méditerranéens, Rodiens, Phéniciens et Etrusques.

Avec la fondation de Marseille (600 av. J.-C.), les contacts commerciaux se transforment vers la fin du Ve siècle av. J.-C. ; la ville s'organise ainsi d'abord en emporion grec puis en colonie appelée Théliné[28].

Création de la Narbonnaise

Fondation de la colonie

Au cours de la première moitié du siècle, quelques éléments archéologiques laissent supposer un nouveau repliement de l'habitat à la suite de plusieurs révoltes salyennes matées par Marseille et Rome.

Arles gallo-romaine

Dès le début du Ie siècle, Strabon signale le rôle commercial de la cité[31] et un peu plus tard Pline l'Ancien[32] mentionne Arelate Sextanorum (Arles colonie des Sextaniens). Une voie romaine, déjà construite, unit Arles à Vienne et Lyon. La ville bénéficie d'un nouveau plan d'aménagement urbain à la fin du Ier siècle en raison de expansion de la cité liée au développement économique et commercial. Ce nouveau projet nécessite la modification du tracé nord de la première enceinte romaine pour permettre la construction des arènes.

Au siècle suivant (IIe siècle), la ville s'agrandit à nouveau avec la construction du cirque romain, un remodelage du c'ur de la cité, le percement du rempart sud dans le prolongement du cardo et à Trinquetaille, sur la rive droite du Rhône, la transformation de la zone d'occupation limitée du Ier siècle en un vaste quartier résidentiel doublé d'un quartier artisanal et commercial. Arles est aussi le siège de l'importante corporation des nautes et le centre d'une région agricole céréalière qui exporte ses blés à Rome.

Si la légende chrétienne situe vers 220-240 la présence de saint Trophime le premier évêque d'Arles, l'existence de l'Église arlésienne est toutefois avérée dès 254 dans une lettre adressée au pape Étienne Ier. Dans le contexte des invasions de la seconde partie du IIIe siècle, la tradition historique rapporte que les faubourgs de la ville auraient été incendiés et pillés par des troupes barbares (Alamans)[33] conduites par un certain Chrocus[34], ce que semble confirmer l'archéologie[35]. Peut-être que des travaux de fortification, à l'instar de ceux entrepris dans de nombreuses cités[36] sont alors réalisés.

Arles, ville impériale

Le développement urbain ne reprend qu'au début du IVe siècle, sous l'empereur Constantin, avec une nouvelle croissance politique et administrative. La cité devient une résidence appréciée de l'empereur qui y séjourne à plusieurs reprises et qui envisage un moment d'en faire une capitale d'Empire[37]. Dès 313, il y transfère par exemple l'atelier de frappe d'Ostie. Ayant reconnu la religion catholique[38], Constantin organise un concile dans la cité[39], le 1er août 314 pour y faire condamner le donatisme. Un autre suit en 353, à l'instigation de son fils Constance II, qui consacre le triomphe temporaire de l'arianisme. C'est de cette époque que datent les premiers sarcophages paléo-chrétiens arlésiens[40]. La ville connaît alors une période de prospérité, notamment grâce à son commerce, comme le souligne le poète et homme politique Ausone[41].

À la fin de ce siècle (ou au début du Ve siècle, selon d'autres sources), les Romains en font le siège de la préfecture du prétoire des Gaules qu'ils rapatrient de Trèves trop exposée sur les marches de l'Empire.

Arles, capitale des Gaules

En 395 ou plus probablement en 407[42], l'administration impériale déplace la préfecture du prétoire des Gaules située jusque alors à Trèves sur Arles[43]. La cité provençale connaît en conséquence une véritable renaissance politique un siècle exactement après Constantin Ier. Toutefois, ce nouveau rôle n'exclut pas les menaces d'invasions. Ce double aspect militaire et politique marque le Ve siècle arlésien.

Arles est successivement la résidence de l'usurpateur Constantin III de 407 à 411, puis du patrice Constance qui s'empare de Constantin III après un siège de trois mois[44]. Constance réside dans la cité jusqu'en 414, en relation avec la présence des Wisigoths[45].

Arles à la fin de l'Empire

La présence des Wisigoths installés en Aquitaine depuis 418[48] est une menace permanente pour la cité. Ayant déjà subi des assauts en 425[49] puis en 430, Arles est à nouveau menacée en 453[50]. Entre temps, au printemps 451, Aetius s'attarde dans la ville pour obtenir des renforts avant d'affronter Attila[51].

Après la mort d'Aetius (454) et Valentinien III (455), les rois barbares fédérés ne se sentant plus liés à l'Empire romain, cherchent tous à agrandir leurs territoires. La ville d'Arles est ainsi mêlée à de nombreux événements marquant la fin de l'Empire. Le 9 juillet 455 à Arles[52], Avitus est proclamé empereur d'occident[53], avec l'appui du roi wisigoth Théodoric II. En 457-458, Arles est ensuite assiégée sans succès par Théodoric II et ne doit son salut qu'à l'intervention de l'empereur Majorien qui s'y installe dès 458. Il y réside jusqu'au printemps 461[54]. À partir de 471, les événements se précipitent. En 471, l'armée envoyée par l'empereur Anthémius[55] pour contenir les Wisigoths est écrasée près d'Arles par les troupes d'Euric et après avoir résisté à un nouveau siège en 472, la cité [56] est finalement prise par les Wisigoths en 473. Possession de courte durée, car après la cession de l'Auvergne aux troupes d'Euric, la Provence revient temporairement sous l'autorité romaine en 475[57]. Euric poursuit toutefois ses conquêtes en se rendant d'abord maître d'Arles et de Marseille, et de là toute la partie de la Provence en deçà de la Durance au cours de l'année 476 (ou 480).

Cette fin de siècle est marquée par le déclin d'Arles qui a vu ses campagnes dévastées et qui perd son rôle de capitale régionale au profit de Marseille[58]. La ville d'Arles et la Provence, affaiblies et représentant l'accès à la Méditerranée, deviennent ainsi un objet de convoitise pour leurs voisins du nord.

Passée sous la domination du roi burgonde Gondebaud au plus tard en 499 ou 500, la ville repasse en 501 à l'occasion d'un conflit entre Francs et Burgondes sous le contrôle des Wisigoths[59]. Dans la foulée, les Francs réconciliés avec les burgondes de Gondebaud essayent à leur tour d'accéder à la mer. En 502, puis lors d'un siège en 507-508, ils tentent ainsi sans succès de s'emparer de la cité d'Arles[60]. Lors de cette seconde tentative, la cité assiégée est secourue par les Ostrogoths de Théodoric le Grand. Après la libération de la ville, le roi Ostrogoth ravitaille les habitants, finance la restauration des remparts et prend la cité sous sa protection.

Des liens particuliers sont alors établis entre la royauté et l'évêché[65]. Ainsi, en 548, le pape Vigile à la demande du roi Childebert Ier nomme Aurélien vicaire du Saint Siège dans les Gaules et lui accorde le pallium. La même année[66], Aurélien fonde à Arles un monastère pour hommes sur ordre du roi Childebert[67], et peu de temps après, le 28 juin 554, un concile se tient à Arles sous la direction de l'énergique évêque Sapaudus.

En moins de cinquante ans, à la suite des troubles et de la peste, la ville s'est repliée sur elle-même. Cette insécurité et cette tragédie démographique ruinent l'agriculture et la famine règne. A la fin du VIe siècle, Arles et son territoire entrent dans une période difficile et la vocation défensive de la cité devient alors primordiale.

Au tout début de ce siècle la Provence comme le reste de la Gaule est soumise à des hivers très rigoureux. Si les campagnes sont dépeuplées par la crise démographique qui suit la Peste de Justinien, la cité semble toutefois florissante grâce à ses activités portuaires. De même, l'archevêché d'Arles joue toujours un rôle important ainsi que le confirment, le pallium et vicariat conférés par le pape Boniface IV, en 613, à l'évêque Florianus. Sous le règne de Clotaire II (613-629), Arles qui dispose d'un atelier monétaire, est alors administrée par les représentants des branches mérovingiennes, soit dans le cadre d'une Provence unifiée, soit de manière individualisée par un duc. Il existe ainsi à plusieurs reprises une Provence arlésienne (en opposition à la Provence marseillaise) [78], dont la présence semble aller de pair avec l'existence, comme au siècle précédent sous Gontran, du couloir austrasien. A partir de 673-675, un patrice résidant à Marseille dirige la Provence au nom des souverains francs[79]. On signale également quelques rares événements, comme le concile d'Arles[80], présidé en 682 par l'évêque de la cité Felix.

Les informations disponibles sur le VIIIe siècle, comportent beaucoup de lacunes; par exemple on ne connaît aucun évêque d'Arles entre 683[81] et 788[82].

Le Renouveau carolingien se poursuit au début du IXe siècle avec la mise en culture de nouvelles terres. Se trouvant sur un des itinéraires des marchands chrétiens et juifs qui vont vendre des esclaves à Cordoue (Espagne)[85], la ville connaît toujours un commerce florissant et accueille probablement une communauté juive nombreuse[86]. L'Église d'Arles jouit également d'un rayonnement important : un concile[87] s'y tient en 813 présidé par Jean II[88], puis en 824, son successeur, l'archevêque d'Arles Noton, échange des terres de la campagne arlésienne avec le comte Leibulf [89].

Et pourtant, en ce début de siècle, les côtes de Septimanie et Provence commencent à se doter de défense contre les pirates par la construction de tours ou d'églises forteresses comme aux Saintes-Maries-de-la-Mer, à l'embouchure du Rhône de Saint-Ferréol. Mais c'est surtout après la mort de Charlemagne et plus précisément à la fin des années 820, que l'histoire d'Arles va s'inscrire dans le processus de désagrégation de l'Empire carolingien avec la désorganisation du pouvoir civil, les troubles et les invasions.

Après le traité de Verdun (843), la Provence passe sous l'autorité de Lothaire Ier et de ses représentants. On connaît ainsi les ducs ou comtes : Audibert en 845, puis Fulcrad qui tente la même année une sécession de la Provence avec la participation probable des Arlésiens, et à nouveau Audibert en 850. Cette année-là, Arles est à nouveau attaquée; mais contrairement à 842, elle se défend avec succès et massacre les barbaresques dans leur fuite.

En cette milieu de siècle, nous avons des témoignages que la ville d'Arles malgré ces évènements est encore prospère et possède un port actif. Le diacre Florus qui écrit peu après 843, parle en effet d' Arelas optima portus (Arles, riche port). De même quelques années plus tard vers 860-870, le géographe arabe Ibn Khordadbeh dans son livre des Routes et des Royaumes évoque les marchands juifs qu'il appelle Radhanites et qui à partir des ports du pays franc se dirigent vers le Moyen-Orient, emportant des marchandises d'origine septentrionale (esclaves, épées et peaux) pour ramener des épices.

En 855 à la suite décès de Lothaire Ier, le partage de son royaume donne naissance à la Provence (royaume incluant le Lyonnais, la Viennoise et la Provence proprement dite) dévolue à Charles, le plus jeune de ses fils. De santé fragile, Charles laisse l'administration de son royaume à Girart de Roussillon qui joue le rôle de régent. La cour réside à Vienne qui devient ainsi la capitale de ce Royaume au détriment d'Arles jusqu'au début du Xe siècle.

C'est à cette époque (859) que les Normands, de passage en Méditerranée, dévastent le territoire d'Arles à défaut de la cité. Ayant hiverné en Camargue lors de hiver très rigoureux de 859/860, ils remontent au printemps le Rhône avant d'être défaits par Girart de Roussillon probablement au niveau de Valence, et continuent ensuite leur raid vers l'Italie. Les Annales de Saint-Bertin précisent : en 859, les pirates de mer danois cinglèrent longuement entre Espagne et Afrique et pénétrèrent de force dans le Rhône. Après avoir ravagé plusieurs villes et monastères, ils s'installèrent dans l'île Camargue' En 860, les mêmes Danois parvinrent en pillant jusqu'à la ville de Valence et ayant tout ravagé alentour revinrent dans l'île 'de Camargue' qu'ils occupaient.

À la mort de Charles (863), la partie sud de son royaume, c'est-à-dire la Provence limitée aux territoires d'Arles, Aix et Embrun, revient à Louis II le Jeune empereur et roi d'Italie. Sous cette nouvelle autorité, on ne connaît aucun comte de Provence et à Arles le pouvoir semble alors exercé par les évêques qui sont amenés à prendre la défense de la population. Ainsi l'archevêque Roland (852-869) fait fortifier le théâtre et intervient dans les campagnes. Lors d'une razzia en Camargue en septembre 869, les Sarrasins le surprennent en train de superviser la mise en défense de la région. L'évêque fait prisonnier, est échangé contre des armes, des esclaves, et autres richesses. Malheureusement, les Arlésiens ne récupéreront que son cadavre, habillé et mis sur un siège par les barbaresques au moment de la remise de rançon (probablement organisée sur la plage des Saintes-Maries-de-la-Mer, à l'embouchure du Rhône de Saint-Ferréol, bras actif et encore navigable à cette époque).

Le 15 octobre 879, Boson[91] entre en rébellion contre les successeurs carolingiens constestés, Louis III et Carloman II et se fait sacrer Roi de Provence[92] dans son château de Mantaille avec l'appui des grands et celui minoritaire des évêques provençaux, dont Rostaing archevêque d'Arles[93]. Toutefois, la tentative tourne rapidement à l'échec et Carloman récupère la Provence après la prise de Vienne en octobre 881 et laisse comme trace de son autorité quelques deniers frappés à Arles. Mais dans cette période troublée, les Sarrasins toujours présents et opportunistes, pillent à nouveau la cité peu de temps avant 883. À la mort de Carloman (884), l'autorité de Charles III le Gros s'étend à la Provence; Boson rentré en grâce s'éteint à Arles, le 11 janvier 887, et son fils Louis est adopté peu après par l'empereur[94].

En 890, Louis III est proclamé à son tour roi de Provence toujours avec le soutien de l'archevêque d'Arles Rostaing. Résidant à Vienne, Louis entreprend au début de son règne (896) quelques tentatives contre les Sarrasins qui continuent à dévaster la Provence. Il se décharge ensuite de l'administration de son royaume sur le comte Thibert[95] qui intervient dans plusieurs cités, en particulier à Arles.

En cette fin de siècle, Arles est une citadelle fortifiée dominant un territoire déserté. Plusieurs textes[96], évoquent des terres dépeuplées par l'assaut des barbares qui s'installent vers 890 en Provence orientale, au Fraxinet. Si la ville a abandonné son rôle de capitale, elle conserve toutefois un rôle économique[97] et religieux important[98].

L'histoire de la première moitié du Xe siècle est marquée par Hugues d'Arles, comte d'Arles et de Vienne, successeur du comte Thibert et cousin du roi Louis III. En 911, il s'installe à Arles dont il fait, malgré les conflits initiaux avec l'aristocratie locale (911-920) et ses activités en Italie, la capitale de son royaume.

Dès les premières années du XIe siècle, les comtes Guillaume II dit le Pieux (993-1019) et Roubaud de Provence, son oncle, qui se partagent indivis le comté de Provence, ne sont plus en mesure de tenir les grands lignages en respect. En 1008, à la mort de Roubaud, s'ouvre donc une période de troubles[101], aggravée par la puissance croissante des grandes familles, le rattachement au Saint Empire romain germanique et la politique papale avec la Réforme grégorienne.

En réaction à cette violence, l'Église tente de promouvoir la paix de Dieu. En 1037 et 1041, les conciles tenus à Arles présidés par Raimbaud de Reillanne, archevêque d'Arles (cf. conciles d'Arles), précisent les règles de la Paix de Dieu : les chevaliers ont interdiction de faire la guerre, d'abord le samedi, puis du mercredi soir jusqu'au lundi matin. Raimbaud de Reillanne est le seul prélat arlésien du XIe siècle qui affirme encore la primauté de son siège sur les autres diocèses provençaux. Il sera également un promoteur actif de la réforme grégorienne en Provence tout en ménageant jusqu'à la fin de sa vie les grandes familles aristocratiques de Provence.

Dans le cadre de cette réforme, le Saint-Siège essaye aussi d'éliminer les prélats issus des grandes familles provençales qui ont tendance à mener une politique personnelle plus dans l'intérêt du patrimoine familial que de celui de l'Église. En Provence, cette politique se radicalise après l'archiépiscopat de Raimbaud. Le cas d'Aicard, archevêque de la ville, de la famille des vicomtes de Marseille, qui a pris parti pour l'empereur Henri IV contre le pape Grégoire VII dans la Querelle des Investitures à la fin des années 1070, en est un bon exemple. En l'espèce à Arles, cette tension d'ordre religieux se double d'un problème politique entre le comte et l'archevêque qui à cette époque est aussi un seigneur féodal.

La cité va être au cours de ce siècle l'objet d'un mouvement d'émancipation urbaine, l'un des plus anciens de Provence. Ce mouvement s'inscrit dans un contexte d'une grande instabilité politique.

Probablement à l'initiative de l'Église qui profite de l'absence de la maison de Toulouse (avec qui elle est plus ou moins en conflit, cf. affaire de l'archevêque d'Arles Aicard), le comté de Provence passe en 1112, par le jeu d'un mariage et de donations, de la comtesse Gerberge de Provence à Raimond Berenger, comte de Barcelone et époux de sa fille aînée Douce. C'est le début officiel de la deuxième dynastie des comtes de Provence. Toutefois cette transaction est contestée et dès le début du siècle, entre 1110 et 1125, la Provence est déchirée par la rivalité entre les différents comtes qui peuvent prétendre au comté par la branche féminine (comtes d'Urgell, de Barcelone et de Saint-Gilles). Ce conflit oblige chacun à se prononcer sur son camp en tenant compte de ses intérêts (impacts de la réforme, politique patrimoniale') :

Finalement un accord est signé le 15 septembre 1125 [108]. Ce traité qui partage la Provence en un marquisat au Nord attribué à Alphonse Jourdain (comte de Toulouse) et un comté au Sud, dont Arles est la capitale, revenant à Raimond Bérenger (Comte de Barcelone), n'inaugure toutefois pas une période de calme. Désormais les comtes de Toulouse, soutenus par les Baux qui ont changé d'alliance, et de Barcelone-Provence saisissent toutes les occasions pour améliorer leurs positions respectives. Ce jeu d'intrigues et de compétition va être la raison de chocs ininterrompus d'autant plus que la capitale de la Provence, Arles, se trouve elle-même dans une situation politique instable. La ville en effet est découpée en quartiers appartenant à des seigneurs féodaux (archevêque, familles aristocratiques, comte de Toulouse) différents, souvent en conflit, mais unis objectivement dans le refus de laisser le comte de Provence devenir possessionné dans la cité.

La mort de Raimond-Berenger, le 19 juillet 1131 affaiblit la maison de Barcelone et donne l'impulsion supplémentaire nécessaire dans la cité d'Arles à la création dès 1131 d'un consulat. Les Arlésiens s'inspirent des villes italiennes Pise et Gênes dont les marchands fréquentent leur port, et de leur voisine Avignon qui a instauré un consulat deux ans plus tôt.

Le rôle grandissant des Arlésiens est ainsi consacré par l'apparition d'un consulat de caractère aristocratique avec le soutien (opportuniste ') de l'archevêque d'Arles, Bernard Guerin (1129-1138). Quelques années plus tard en 1150, ce consulat est renforcé par une charte de l'archevêque Raimon de Montredon (1142-1160), prélat d'origine languedocienne qui manifeste une neutralité bienveillante vis-à-vis d'Alphonse Jourdain dans le conflit opposant les maisons d'Aragon et de Toulouse. Toutefois en 1156 (ou en 1150 '), on signale une révolte de la ville d'Arles contre son archevêque, sans très bien en connaître les détails et les raisons. Quoi qu'il en soit, les premiers statuts de ce consulat sont rédigés dès les années 1160.

'(1165-1180) / à faire : paix de J. 1176

Dans ce contexte de faiblesse des comtes, Frédéric Ier Barberousse (1122-1190), empereur germanique depuis 1155 et suzerain de la Provence souhaite reprendre le vieux titre de Roi d'Arles et rappeler ainsi son autorité. Il confirme alors de nombreux privilèges de l'Église d'Arles, intervient diplomatiquement dans les guerres Baussenques et se fait couronner le 31 juillet 1178 dans la basilique Saint-Trophime par l'archevêque Raimond de Bollène (1163-1182) en présence de tous les grands du royaume à l'exception notable du comte de Provence et de Barcelone.

Cause ou conséquence, c'est à cette époque, vers 1180, que les comtes de Provence délaissent Arles et s'installent à Aix et que la cité se dote d'un gouvernement connu dans l'histoire sous le nom de République d'Arles (1180-1251) à l'instar des villes italiennes avec qui la cité entretient de nombreuses relations.

'(1180-1200) / à faire : avant et après 1190, mort de F Barberousse

Sur le plan économique, au XIIe siècle, le port d'Arles est actif comme en témoignent les épisodes de la guerre maritime et les statuts de la ville.

Le mouvement d'émancipation qui a miné le pouvoir politique de l'archevêque et menacé celui du comte de Provence à la fin du XIIe siècle va se poursuivre jusqu'au milieu du siècle suivant dans un contexte différent avec de nouveaux belligérants. Il s'agit principalement des nouvelles familles aristocratiques arlésiennes, des seigneurs du nord attirés par les terres méridionales, des rois de France avec leurs ambitions sur l'Aquitaine et la Provence, de la maison de Toulouse, de l'empereur germanique et des papes confrontés à l'hérésie cathare. Sur le plan local, s'y rajoute le problème récurrent du pouvoir urbain entre les grandes familles, le comte et l'archevêque, problème qui se complique avec les aspirations politiques et économiques des classes arlésiennes.

La cité connaît donc dès le début du XIIIe siècle une série de troubles urbains qui vont opposer progressivement l'ensemble de ces protagonistes, anciens et nouveaux, au gré d'alliances fluctuantes et du sort des armes :

En 1214, Hugues des Baux s'allie à Nuno Sanche et à Bertrand Porcelet contre la ville d'Arles. Le patriciat est en effet opposé à toute forme d'intervention de l'Église dans le gouvernement urbain. Il est particulièrement sensible à l'exemple fourni par le consulat de Saint-Gilles en pleine décadence sous l'influence de l'abbé et encouragé par l'émancipation de Marseille contre son évêque. Après le concile de Latran de 1215 où Guilhem Porcelet conseille le comte Raimon VII de Toulouse, les Porcelet participent au siège de Beaucaire et à la reconquête de la Basse Provence par la maison de Toulouse en 1216. Ils ne parviennent cependant pas à rallier les arlésiens à la cause du comte de Toulouse et à les détacher de leur fidélité à leur archevêque. En effet à la suite de rapports conflictuels entre le patriciat et les autres classes arlésiennes l'archevêque essaye de tirer partie de ces dissensions et y réussit.

En 1217, les nouveaux consuls élus font allégeance à l'Église. Toutefois, le conflit avec le parti aristocratique risque d'être une aubaine pour les puissances extérieures à la cité, en particulier pour le comte de Provence. Ce dernier entreprend en effet de réduire l'autonomie des familles aristocratiques de Provence.

Cette nouvelle situation est une aubaine pour les puissances extérieures ; l'empereur Frédéric II la saisit en premier en désignant dès novembre 1237 un vicaire impérial, puis en 1238 en nommant Béroard de Lorette, vice-roi du royaume impérial avec Arles comme résidence.

/ à compléter '/ '

La convention passée entre le comte et la ville en avril 1251, marque l'entrée de la ville dans une nouvelle phase de son histoire placée sous le double signe de la soumission à la nouvelle dynastie comtale (3ème dynastie comtale de Provence ou Ière dynastie d'Anjou des comtes de Provence) et de la défense de ses privilèges. Le nouveau comte fait procéder à l'examen des droits de propriété et met en place une administration tatillonne.

À Arles, l'administration comtale siège au palais du Podestat, au c'ur de la Cité. Comme dans tous les chefs lieux de Viguerie, on trouve à la tête de cette administration le viguier, c'est-à-dire le représentant du comte qui :

En 1251, le comte a tout et la ville n'a rien si ce n'est quelques privilèges. Les arlésiens entendent toutefois qu'ils soient respectés, notamment dans les domaines suivants : les qualifications des officiers royaux, le bon fonctionnement de la justice, la protection du territoire communal, la conservation des avantages fiscaux acquis, le statut des juifs locaux,' . Ces privilèges sont soigneusement consignés dans les statuts de la ville et âprement défendus chaque fois que les officiers comtaux ne les respectent pas.

Mais la Provence n'est qu'une étape pour l'ambitieux comte Charles. Une fois son pouvoir affermi, il se lance en 1266 à la conquête du royaume de Naples grâce au soutien de la noblesse provençale au sein de laquelle la famille des Porcellets se distingue. /voir impact de l'aventure italienne pour Arles/

Jacques de Molay, le grand maître des Templiers tient une réunion de l'ordre à Arles en 1296

Commencé avec l'accueil des juifs chassés du Languedoc en 1306[113], le Moyen Âge tardif arlésien se termine par le pogrom de 1484[114] puis l'expulsion des juifs de la cité[115], après le rattachement de la ville au Royaume de France en 1483. Entre ces deux dates, Arles va vivre un lent déclin avec un plus bas démographique de 5.000 habitants à la fin des années 1430, suivi d'une reprise dans la seconde moitié du XVe siècle.

À la fin du Moyen Âge, quand la Provence est rattachée au Royaume de France, la société arlésienne est devenue une société d'agriculteurs et d'éleveurs, avec une noblesse nombreuse et riche qui va dominer la ville jusqu'à la Révolution.

L'annexion d'Arles au Royaume de France se fait sans difficulté et quelques années plus tard, en 1536, les Arlésiens témoignent de leur attachement à leur récente patrie en arrêtant la seconde invasion de la Provence conduite par Charles Quint.

Toutefois ces heures heureuses pour la cité s'achèvent au début des années 1560. En effet, la fin du siècle est marquée par des épidémies de peste[124] et des inondations. À ces calamités naturelles se rajoutent les guerres de religion[125]. Ces temps de troubles religieux et politiques, ponctués par la visite royale de Charles IX et de sa mère Catherine de Médicis en automne 1564[126], ne prendront fin qu'avec l'abjuration et surtout le couronnement d'Henri IV, le 27 février 1594.

Après toutes ces épreuves la situation financière d'Arles est catastrophique : fortement endettée la cité doit dès lors se résoudre à vendre une partie des biens communaux.

Au début XVIIe siècle, la ville est toujours dans son enceinte qu'il faut restaurer[127] en raison des conflits de religion latents en Provence et Languedoc. Après 1625, des conditions climatiques favorables permettent un accroissement de la production agricole; ces conditions relancent l'idée de l'assèchement des marais[128]. Toutefois diverses difficultés[129] ruinent le succès initial de l'entreprise.

Déchue de toute ambition politique au profit d'Aix, Arles ne brille plus que par l'éclat de son archevêché. L'élan pastoral impulsé par le Concile de Trente est relayé dans la cité par des archevêques actifs. Il en résulte une multiplication de congrégations religieuses tandis que la poussée démographique incite à une rénovation des paroisses.

À la suite des dettes accumulées pendant les Guerres de Religion qui ont obligé la ville à vendre une partie de son immense territoire, on voit apparaître en Camargue de vastes domaines fonciers qui participent à la reconquête agricole de ce terroir déserté depuis des décennies. En retour à cet enrichissement des classes nobles et bougeoises, les arts se développent[130] et la ville se pare d'un grand nombre d'hôtels particuliers. Les riches propriétaires construisent de somptueuses demeures héritées de l'art de la Renaissance. Des modifications notables sont également apportées aux établissements religieux[131]. Dans ce renouveau architectural émerge le nouvel hôtel de ville[132] achevé en 1675 et complété par l'érection face au nouveau monument de l'obélisque[133]. À compter de 1679, une politique d'alignement est entreprise par les consuls. Cette politique qui se poursuit jusqu'à la Révolution, modifie considérablement l'aspect du centre-ville.

Au tournant du siècle, Arles va renouer avec un épisode de multiples catastrophes : l'hiver 1709 ruine les récoltes et gèle les oliviers, inondations et disettes se succèdent et la grande peste de 1721 provoque un désastre démographique : elle emporte environ 9.000 habitants sur 23.000, soit plus du tiers de la cité.

Au début de 1752 (fin janvier, début février), l'archevêque de Jumillac intervient à Arles pour apaiser une émeute liée à une pénurie de blé générée par la spéculation. Il ordonne de faire des distributions de pain au peuple. Toutefois, les meneurs de l'émeute sont sévèrement châtiés ; l'un est pendu, huit condamnés aux galères à vie et d'autres à dix et cinq ans.

Vers le milieu du XVIIIe siècle, apparaissent des établissements industriels et artisanaux autour des murailles et à Trinquetaille.

Au XIXe siècle, Arles est marquée par les épidémies de choléra[134]. La cité subit également de profondes mutations : elle redécouvre son passé historique et se transforme de gros bourg agricole et portuaire, en ville ouvrière.

Vers 1824 le baron de Chartrouse, maire d'Arles entreprend de remettre en valeur la patrimoine bâti en dégageant les Arènes, puis le théâtre antique.

Port encore important[135] au début du XIXe siècle, Arles perd dès 1848 son monopole de la navigation sur le Bas-Rhône à cause des chemins de fer (ligne Paris-Lyon-Marseille) puis de Saint-Louis, port créé à l'embouchure du Rhône à partir de 1882. Le chemin de fer révolutionne l'économie au détriment du port fluvial. La Cité se vide ainsi de ses marins qui représentaient avec leurs familles près du tiers de la population. La ville trouve cependant un second souffle dans l'industrie. Les ateliers des chemins de fer qui recouvrent les Alyscamps attirent dès 1848 une nouvelle population. Un peu plus tard, des ateliers de construction navale apparaissent à Barriol. La population rurale, qui constituait encore 40% des habitants de la ville vers 1850, quitte la cité. En moins d'un demi-siècle Arles devient une ville ouvrière.

À partir des années 1830, la cité se transforme en se dotant de nouveaux équipements[136]. La ville se développe également en périphérie par extension de faubourgs. Le décor architectural, néoclassique au début du XIXe siècle, devient plus éclectique après 1850.

Son territoire est lui aussi mis en valeur. En 1856, des industriels bâtissent Salin-de-Giraud au sud de la commune pour l'exploitation du sel et en 1892, deux lignes de chemin de fer sont créées pour le développement de ces salins et plus généralement, pour celui de la Camargue[137].

Les maires sont élus depuis 1790.

Parmi les anciens maires d'Arles, il y a deux personnages illustres : au XVIIIe siècle, Pierre-Antoine d'Antonelle, maire de 1790 à 1791, qui est le premier maire élu et qui présente la particularité d'être à la fois aristocrate et jacobin, et au siècle suivant, le baron de Chartrouse, maire de 1824 à 1830, qui entreprend les premiers travaux de dégagement des monuments romains.

Avant le XVIIIe siècle

Au XVIIIe siècle

Au XIXe siècle

Arles est le chef-lieu de deux cantons :

Arles est le siège d'un arrondissement des Bouches-du-Rhône, l'arrondissement d'Arles, qui comprend 9 cantons et 36 communes dont 4 de plus de 10.000 habitants pour une population totale de 180.948 habitants (recensement 1999).

Arles fait partie de la Communauté d'agglomération Arles-Crau-Camargue-Montagnette depuis sa création en janvier 2004. Cette communauté peuplée de 75.939 habitants (recensement 1999) regroupe outre Arles, 4 autres communes : Boulbon, Saint-Martin-de-Crau, Saint-Pierre-de-Mézoargues et Tarascon.

Enseignement primaire et secondaire

La liste déroulante ci-dessous contient une liste plus complète des formations supérieures de la ville d'Arles.

Formation universitaire

Brevets de technicien supérieur

Écoles spécialisées

La ville d'Arles dispose d'un centre hôpitalier et de deux cliniques :

Les transports en bus

Le transport aérien

Arles est classée ville d'Art et d'Histoire.

Une douzaine de monuments sont inscrits sur la liste de 1840 dressée par Prosper Mérimée. Une grande partie des monuments est protégée dès la première moitié du XXe siècle. Sur le territoire d'Arles il y a 44 monuments historiques classés et 48 monuments inscrits à l'inventaire supplémentaire au 1er janvier 2006. La grande majorité de ces édifices est située dans le centre historique.

Les monuments romains et romans de la ville d'Arles sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'humanité depuis 1981.

Depuis l'automne 2006, c'est l'ensemble du centre ancien de la ville d'Arles qui est inscrit sur la prestigieuse liste du patrimoine mondial de l'humanité établie par l'Unesco. Le label Arles, monuments romains et romans est désormais le libellé exact du patrimoine arlésien.

Le patrimoine public historique arlésien se compose essentiellement de monuments romains et médiévaux. Il est complété par quelques réalisations majeures de la Renaissance et de la période classique; il comprend également des édifices plus contemporains. La plupart sont classés ou inscrits comme monuments historiques et figurent sur la liste du patrimoine mondial de l'humanité.

Parmi les édifices les plus connus, il convient de signaler les monuments suivants :

Les cyptoportiques

Le théâtre antique

Les thermes de Constantin

Une liste plus complète des monuments publics est accessible par la liste déroulante ci-dessous.

Renaissance et époque classique

Le patrimoine religieux arlésien comprend de nombreux édifices et vestiges, de l'époque romaine jusqu'au XVIIIe siècle, dont une grande partie sont classés aux monuments historiques (CMH) ou inscrits à l'inventaire des monuments historiques (IIMH); quelques-uns figurent également au patrimoine mondial de l'Unesco (PMU).

Principaux édifices religieux arlésiens :

Une liste plus complète des monuments religieux est accessible par la boite déroulante ci-dessous.

Avant le XIe siècle

Du XIe siècle à la fin du XVe siècle

Du XVIe siècle à nos jours

Le patrimoine privé arlésien comprend essentiellement des hôtels particuliers bâtis pour la plupart à la Renaissance ou à la période classique. Une grande partie de ces édifices est classée aux monuments historiques (CMH) ou inscrite à l'inventaire des monuments historiques (IIMH).

Principaux édifices du patrimoine privé arlésien :

Une liste plus complète des édifices composant le patrimoine privé arlésien est accessible par la liste déroulante ci-dessous.

Période classique

Musée de l'Arles et de la Provence antiques

Fondation Vincent van Gogh

Musée de la Camargue

Spécialités gastronomiques

Élection des reines d'Arles

Élection de Nathalie Chay, 19e reine d'Arles

Nathalie Chay, 19e reine d'Arles

Antiquité et Moyen Age

Renaissance et période classique

Cloître de Saint-Trophime

Cloître de Saint-Trophime

Cloître de l'abbaye de Montmajour

Ruines du théâtre romain, au fond le clocher de Saint-Trophime

Arènes d'Arles (nuit)

Saint-Trophime (nuit)

Arles - la place du Forum

coiffe d'arlesienne etude

Informations générales sur Arles

Sites de la ville

Economie du pays d'Arles

Histoire d'Arles

Anecdotes et photographies de la ville

Amiens : la cathédrale Notre-Dame ' Arc-et-Senans : la saline royale ' Arles : les monuments romains et romans ' Avignon : le centre historique (le palais des papes, l'ensemble épiscopal) et le Pont d'Avignon ' Bordeaux : prévu pour juin 2007 ' Bourges : la cathédrale Saint-Étienne ' Carcassonne : la ville fortifiée historique ' Chartres : la cathédrale Notre-Dame ' Golfe de Porto (Corse-du-Sud) : la calanche de Piana, Le golfe de Girolata et La réserve de Scandola Dordogne : les sites préhistoriques et les grottes ornées de la vallée de la Vézère ' France : les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle ' France et Belgique : les beffrois ' Fontainebleau : le palais et son parc ' Hautes-Pyrénées et Aragon : le Mont-Perdu ' Le Havre : centre-ville du Havre reconstruit par l'atelier Auguste Perret ' Loiret, Loir-et-Cher, Indre-et-Loire et Maine-et-Loire : le Val de Loire, de Sully-sur-Loire à Chalonnes ' Lyon : le site historique du Vieux Lyon ' Marmagne : l'abbaye cistercienne de Fontenay ' Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon : le canal du Midi ' Le Mont-Saint-Michel : le mont, son abbaye et sa baie ' Nancy : les places Stanislas, de la Carrière, et d'Alliance ' Orange : le théâtre antique, ses abords et l'arc de triomphe. Paris : les rives de la Seine ' Provins : la ville de foire médiévale ' Reims : la cathédrale Notre-Dame, la basilique et l'ancienne abbaye Saint-Remi et le palais de Tau ' Remoulins : le Pont du Gard ' Rouen : prévu pour 2009 dont la cathédrale, l'abbatiale saint-ouen, le gros horloge, le parlement de normandie ' Saint-Émilion : sa Juridiction ' Saint-Savin (Vienne) : l'abbatiale de Saint-Savin sur Gartempe ' Strasbourg : Grande île ' Vernon : prévu pour 2010 avec le vieux Moulins (unique au monde, le château de Bizy, le village des peintres de Giverny ' Versailles : le palais et son parc ' Vézelay : la basilique et sa colline


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