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 Information sur la ville de Argentolles

Colombey-les-Deux-Églises est une commune française de 650 habitants, située dans le département de la Haute-Marne et la région Champagne-Ardenne. Elle est située à 27 km au nord-ouest de la préfecture Chaumont, à la limite avec le département voisin de l'Aube.

Le village est devenu célèbre pour avoir été choisi par le général de Gaulle, qui y avait acquis une propriété 9 juin 1934 « La Brasserie » qui était en fait l'ancienne brasserie du village (crée en 1843), aussitôt rebaptisée « La Boisserie ». Il choisit Colombey parce que le village était à mi-chemin de Paris et de ses garnisons de L'Est et du Nord et parce que les paysages austères des landes et de forêts de cette campagne, à la saignée des provinces de Champagne, de Lorraine et de Bourgogne, fragments de la France éternelle, correspondaient à son esprit et à son c'ur. Le Général a consacré à Colombey les dernières pages des Mémoires de Guerre, texte devenu classique :

« Vastes, frustes et tristes horizons ; bois, prés, cultures et friches mélancoliques ; relief d'anciennes montagnes très usées et résignées ; villages tranquilles et peu fortunés dont rien, depuis des millènaires, n'a changé l'âme, ni la place...... » 

La Boisserie s'offre aux regards depuis le village : la tour hexagonale qu'il y a faite construire, est coiffée de veilles tuiles du pays; dans cette tour, il en fera son cabinet de travail d'où d'un regard, il embrasse le paysage immense et sauvage. C'était sa vraie, c'était sa seule demeure où il se réfugiait pour prendre les décisions pour sa patrie, dans le calme et la solitude.

Les 14 et 15 septembre 1958, la noble demeure familiale accueille le chancelier allemand Konrad Adenauer. Le Général est décédé dans sa demeure le 9 novembre 1970.

Divisé en chevron, au premier de gueules à six cotices d'argent, au deuxième d'argent à la croix engrêlée de gueules, au troisième d'azur à une fasce d'argent chargée d'un tourteau de gueules et accompagné de trois roses d'or, deux en chef et une en pointe.

En l'an II et jusqu'en l'an X (Révolution) la commune prend le nom de Colombey-la-Montagne. L'étymologie s'explique par le latin columbarium (colombier); la présence de deux édifices religieux la différencie de ses nombreux homonymes : l'ancien prieuré Saint-Jean-Baptiste (à une seule nef) fondé vers 1100, dépendant de Cluny et l'église Notre-Dame-en-son-Assomption (ch'ur de la fin du XIe s.), et abside (XVIIIes.), chapelle de la Vierge et Saint-Nicolas (XVIe s.) nef et bas-côtés (XVIIIe s.), statues en pierre polychrome et bois doré) du XVIIe au XIXe siècle. Lorsqu'il assistait à la messe, Le général De Gaulle occupait le 7e banc à droite)[1].

Le nom de la commune vient donc du fait qu'elle a longtemps possédé deux églises, l'église paroissiale et celle du prieuré Saint-Jean-Baptiste. Après la Révolution, le prieuré fut vendu comme bien national et transformé en maison d'habitation par ses nouveaux propriétaires. De nos jours, seule son abside est encore visible. En revanche, l'église paroissiale est encore utilisée pour le culte.

L'histoire récente de la commune a été marquée par une prise d'otages pendant la Seconde Guerre mondiale. Le 19 août 1944, les troupes allemandes stationnent à Colombey devant La Boisserie et devant la mairie. Un camion dans lequel se trouvent des FFI passe dans le village. Des coups de mitraillette éclatent, deux soldats allemands sont tués, d'autres blessés. Les represailles ne tardent pas et des SS, venus de Bar-sur-Aube arrivent, arrêtent sans discernement les 21 hommes et la femme qui leur tombent sous la main dans la rue et les maisons. Vingt-deux otages sont emmenés et emprisonnés à Chaumont ; une autre personne, déjà arrêtée par ailleurs, est associée au groupe, qui subit quatre jours d'interrogatoires.

Moments d'angoisse pour les familles qui connaissent les atrocités commises par les Allemands pendant cette guerre. Pendant cette longue attente, avec l'espoir d'être enfin libérés, les 23 otages forment le v'u, s'ils s'en sortent, d'ériger une statue en hommage à la Sainte-Vierge.

Ces vingt-trois otages - pour la plupart agriculteurs, fromagers, ouvriers agricoles - étaient originaires du village. Neuf d'entre eux travaillaient dans une entreprise forestière qui effectuait des coupes de bois dans les environs.

Les évenements évoluent dans le bon sens puisque les otages seront finalement libérés. La promesse faite pendant leur détention sera tenue. La commande de la statue de la Vierge est préparée. La fonderie de Vaucouleurs est choisie. Au printemps 1946, l'ancien otage Fernand Roethlisberger va en prendre livraison.

Les travaux commencent. Mr Denarda, un maçon de Colombey, construit le socle du monument et le soubassement en béton. Les marches sont offertes par le marbrier Boiteux de Juzennecourt. L'emplacement avec le terrain d'accès à la statue sur la montagne de Colombey a été offert à l'église de Colombey par la famille Etienney. La peinture du socle est réalisée par Maurice Chappuis, peintre du village. La statue en fonte, haute de 2,20 m, pèse 620 kg. L'ensemble du monument s'élève à 5,20 m de hauteur. En 1963, à l'initiative de l'abbé Drouot, il a été agrementé d'une table d'orientation montrant toute la région.

Le dimanche 24 août 1946 a eu lieu une l'inauguration officielle de la statue de la Vierge qui deviendra « Notre-Dame-des-otages. » Sous un beau soleil estival, 3 000 personnes assistèrent à la grand-messe présidée par Mgr Chiron, évêque de Langres. On remarquait dans la foule la présence d' Yvonne de Gaulle, accompagnée de deux membres de sa famille. Le général de Gaulle et sa famille assistèrent dans l'après-midi, en église du village, à une cérémonie d'action de grâce. À l'intérieur du socle a été placée une bouteille cachetée dans laquelle figure une feuille écrite à l'encre de chine par l'abbé Drouot, curé de Colombey, qui retrace l'histoire des otages avec leurs noms.

Depuis cette date, tous les ans, le dernier dimanche du mois d'août, un pèlerinage suivi d'une messe a lieu devant la statue.

A ce jour[2], un seul des anciens otages, Fernand Roethlisberger, âgé de 87 ans, est encore de ce monde. Son ami, M. Burkardt, est mort quelques mois auparavant.[3]

La commune est célèbre car le général Charles de Gaulle et son épouse Yvonne y avaient acheté, en 1934, le domaine de La Boisserie. Le général aimait venir s'y reposer, et y a reçu un grand nombre de personnalités venues lui rendre visite. Après sa démission de la Présidence de la République, en avril 1969, il y avait entrepris la rédaction de ses « Mémoires d'espoir ». Il y est mort le 9 novembre 1970.

Le domaine appartient depuis lors à son fils l'amiral Philippe de Gaulle. Le général et son épouse ainsi que leur fille Anne sont inhumés dans le petit cimetière communal. Son gendre, le général Alain de Boissieu, décédé en 2006 repose à coté de la tombe du général.

Depuis 1972, sur le territoire de la commune se trouve le Mémorial Charles-de-Gaulle. Visible de très loin, s'élève une monumentale croix de Lorraine en granit de Bretagne[4], symbole de la France libre. Financée par souscription nationale, elle a été érigée du 4 avril au 6 mai 1972 sur la « Montagne » (397 m. d'altitude), emplacement le plus élévé du village. Le monument, 'uvre des architectes Marc Nebingen et Michel Mosser, a été inauguré par le Président de la République Georges Pompidou le 18 juin 1972, jour du 32e anniversaire du célèbre Appel à la Résistance lancé sur les ondes de la BBC par le général.

Cliquez sur une vignette pour l'agrandir.

Dans l'Office de Tourisme

Tombeau du général de Gaulle

Mémorial du général Charles de Gaulle


Origine du texte :Wikipédia Licence publiée sous licence GNU FDL La liste des auteurs est disponible sur cette page. La version originale est disponible sur cette page.

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