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Information sur la ville de Argentine
L'Argentine, officiellement la République Argentine (En espagnol: República Argentina; [re'pu'lika a'xen'tina], est un pays d'Amérique du Sud entouré du Chili, de la Bolivie, du Paraguay, du Brésil et de l'Uruguay, et bordé à l'est par l'océan Atlantique. Il a acquis son indépendance le 25 mai 1810, indépendance définitivement proclamée le 9 juillet 1816 à San Miguel de Tucumán. La langue nationale est l'espagnol. On y parle aussi d'autres langues, bien qu'elles ne bénéficient pas du statut de langue officielle : l'aymara, le mapudungún...
Article détaillé : Histoire de l'Argentine
Le pays est colonisé entre le XVIe et le XVIIe siècles par les Espagnols. Des mouvements d'opposition apparaissent à l'aube du XIXe, dès 1810, mais l'indépendance n'est déclarée qu'en 1816. Une constitution est proclamée en 1853, après la fin de la dictature de Rosas.
À la fin du XIXe et au début du XXe, L'argentine (ou, plus exactement, le Río de la Plata) est le berceau d'une culture, d'une musique et d'une danse qui fera et refera le tour du monde: Le tango.
Les présidences se succèdent entre 1930 et 1983, mais sur seize présidents, onze sont des militaires et plusieurs sont présidents de fait (par opposition à président élu). Perón parvint au pouvoir après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Celle-ci ayant entrainé l'affaiblissement de l'occident, L'Argentine deviendra, un temps, la troisième puissance mondiale[réf. nécessaire]. Après la guerre, de très nombreux nazis fuiront en Argentine.
Après le retour du général Peron en 1973, qui se solde par le massacre d'Ezeiza (affrontements entre la gauche et la droite péroniste), le pays s'enfonce dans une « guerre sale », qui commence dès l'Opération Indépendence dans la province de Tucuman. A cette occasion, les leçons apprises lors de la bataille d'Alger sont mises en pratique, comme l'a montré la journaliste Marie-Monique Robin dans Escadrons de la mort, l'école française. En mars 1976, un coup d'Etat dirigé par une junte de militaires (Jorge Videla, etc.) renverse la troisième femme de Péron, Isabelle Peron. On estime que la « guerre sale » a fait environ 30 000 victimes, dans la majorité des desaparecidos (disparus) ' sans compter les milliers d'exilés. Buenos Aires participe en outre à l'opération Condor, et de nombreux réfugiés politiques de pays voisins sont assassinés par le biais des services secrets ou d'escadrons de la mort (la Triple A). L'ambassade états-unienne est souvent au courant. Ainsi, le journaliste John Dinges affirme dans son livre-référence sur Condor qu'à la fois le FBI et la CIA étaient au courant de l'arrestation de deux diplomates cubains, de 22 et 26 ans, par la SIDE argentine. Torturés dans le centre Orletti, les Cubains ont aussi été interrogés par Michael Townley, ex-agent de la CIA qui travaillait désormais pour la DINA chilienne. Townley a par la suite été condamné pour l'assassinat de l'ex-ministre de Salvador Allende, Orlando Letelier, à Washington en septembre 1976.
Afin de relancer sa popularité, la junte de Buenos Aires, dirigé depuis décembre 1981 par Leopoldo Galtieri, l'un des plus « durs », décide d'envahir les Iles Malouines en 1982, provoquant ainsi la guerre des Malouines contre le Royaume-Uni, alors dirigé par Margaret Thatcher. En raison de son anti-communisme viscéral et de la mise en place de l'Opération Charly (pendant laquelle les services argentins ont transmis à leurs homologues d'Amérique centrale les techniques de la guerre sale: escadrons de la mort, torture systématique contre la population civile afin de la démoraliser, vols de la mort, etc.), Buenos Aires semblait penser pouvoir compter, à tort, sur le soutien de Ronald Reagan, nouvellement élu.
La défaite lors de la guerre des Malouines a précipité la chute du régime et une lente transition démocratique. Depuis lors, plusieurs présidents se sont succédés : Raúl Alfonsín (1983-1989), Carlos Menem (1989-1995 et 1995-1999), Fernando de la Rúa (1999-2001). Des lois d'amnistie sont votées sous Menem, notamment en raison de la rébellion de secteurs d'extrême droite dans l'armée (les Carapintadas, qui tentent plusieurs coup d'Etat à la fin des années 1980). Un procès durant lesquels comparaissent les principaux responsables de la junte, ainsi que des Montoneros, se tient néanmoins en 1985: c'est le Procès des Juntes (Processo a las Juntas).
La décennie Menem est marquée par la mise en place du néolibéralisme dans le pays, menant à l'apparition de groupes contestataires, les piqueteros, qui deviendront célèbres après la crise économique de la fin des années 1990. Celle-ci explose en décembre 2001, lorsqu'un corralito est imposé (celui-ci empêche les retraits d'argent dans les banques afin d'éviter toute fuite des capitaux ' néanmoins, les plus riches ont déjà, à cette heure, retiré leurs placements d'Argentine, qui sont à l'abri dans des banques aux Etats-Unis, en Europe et ailleurs).
Provoquée par une fuite de capitaux massive pendant les mois d'août, de septembre et d'octobre, la crise fut partiellement jugulée par un contrôle drastique des dépôts bancaires, appelé Corralito, basé sur l'obligation d'effectuer toutes les opérations financières à travers les banques et la restriction des retraits d'argent en numéraire. Le gros de la population n'étant pas bancarisé, la perception des rémunérations et salaires devint un véritable casse-tête, ce qui provoque le début de la Crise en Décembre mise en évidence par la colère des classes basses et moyennes à travers des manifestations massives à Buenos Aires, soutenues par des groupuscules violents de tendance Mao-Trotskiste. La répression cause 31 morts, le ministre des finances est relevé de ses fonctions, mais cela ne suffit pas et le président signifie sa démission en s'enfuyant du Palais du Gouvernement en hélicoptère. Le gouvernement, le FMI et la parité entre le peso et le dollar état-unien sont les thèmes les plus critiqués.
Il s'ensuit une période d'extrême instabilité politique puisqu'il y eut quatre Présidents en l'espace de 10 jours (Camaño, Rodriguez Saa, Puerta, Duhalde) qui se traduisit par une déclaration de cessation de paiement de la part du Gouvernement, par l'abrogation de loi consacrant l'intangibilité des dépôts bancaires et, donc, par un approfondissement de la crise économique. Le 6 janvier 2002 le nouveau gouvernement procède à un gel total des avoirs bancaires, appelé Corralón, et une dévaluation officielle du peso de 28 % par rapport au dollar, tandis que dans la rue le dollar se change à 1,60 peso pour atteindre très vite plus de 3 pesos [1].
Eduardo Duhalde demeure Président de l'Argentine entre le janvier 2002 et mai 2003 où il mit fin à la parité entre le peso argentin et le dollar états-unien et mit en place un plan économique productiviste. Il appela à des élections présidentielles anticipées en avril 2003 où il soutint le candidat Péroniste de centre gauche Nestor Kirchner. Ce dernier fût élu par défaut lors du retrait de Carlos Menem au second tour. Nestor Kirchner exerce la fonction de Président de la République Argentine depuis mai 2003 (mandat en cours jusqu'en 2007).
Article détaillé : Politique de l'Argentine
L'Argentine est une république présidentielle. Le mandat présidentiel a été ramené de six à quatre ans au cours du premier mandat de Carlos Menem. Le président ne peut être réélu qu'une seule fois. Le parlement est composé de deux chambres : le Sénat (72 membres) et la Chambre des députés (257 membres).
Depuis mai 2003, Néstor Kirchner dirige le pays, après avoir remporté les élections (il aurait dû être opposé à Carlos Menem qui, face à des sondages le donnant largement perdant, décida de se retirer entre les deux tours).
Le pays fait partie du Mercosur.
Article détaillé : Provinces de l'Argentine
Le pays est divisé en régions, elles-mêmes composées de provinces, qui sont en fait des États fédérés dirigés par des gouverneurs élus. En outre, le pays compte un district fédéral. Les 23 provinces sont :
En voici une carte :
Article détaillé : Géographie de l'Argentine
On distingue généralement quatre zones :
Parmi les grands fleuves, citons le Paraguay, le Bermejo, le río Negro, le río Colorado, l'Uruguay, ainsi que le Paraná qui est le plus long fleuve d'Argentine. Les fleuves Paraná et Uruguay coulent vers l'Océan Atlantique et se rejoignent pour former l'estuaire du río de la Plata.
Le climat est généralement tempéré, mais on rencontre toutefois un climat subtropical dans le nord et aride/subantarctique dans l'extrême sud du pays.
Les deux villes les plus importantes sont Buenos Aires à l'est, et Córdoba au centre.
Article détaillé : Économie de l'Argentine
L'Argentine dispose de nombreuses richesses naturelles et d'une main-d''uvre très qualifiée, d'une agriculture orientée vers l'exportation et d'un tissu industriel diversifié.
En 1913, l'Argentine était l'un des pays les plus riches du monde. Son PIB par habitant le positionnait au 9ème rang mondial, plus élevé que celui de la France.
Malgré ces atouts, l'Argentine a accumulé à la fin des années 1980 une lourde dette externe (dette qu'elle ne compte rembourser qu'en partie, « 10 % »), l'inflation atteignait 200 % par mois et la production avait considérablement chuté.
Pour lutter contre cette crise économique, le gouvernement de Menem a lancé une politique de libéralisation du commerce, de déréglementation et de privatisation. En 1991, le gouvernement décida d'ancrer le peso argentin au dollar américain et limita par une loi la croissance de la masse monétaire à la croissance de réserves monétaires.
Le peso était lié au dollar. Le PIB a chuté de 11 % en 2002 avec la fin de la parité 1 peso = 1 dollar.
En 2003-2005 le PIB repart à 8 % de croissance annuelle.
Le 1er février 2006, l'Argentine et le Brésil signent, après presque trois ans de négociations, un accord qui doit permettre de protéger les secteurs de production qui pourraient être trop durement affectés par la compétition du pays voisin. Le Mécanisme d'adaptation compétitive (MAC) permet de fixer des droits de douane sur le produit « trop compétitif » du pays voisin pour trois ans, renouvelable une fois.
Article détaillé : Démographie de l'Argentine
L'Argentine compte près de 40 millions d'habitants, principalement issus des immigrations espagnoles (depuis les débuts de la colonisation au XVIe siècle jusqu'aux années 1950), italiennes, britanniques, allemandes, françaises et venues d'Europe centrale (à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle), et en moindre mesure d'immigrants venus du Proche-Orient (Syrie et Liban). En effet, les Argentins d'origine italienne ou espagnole représentent plus de 80 % de la population nationale.
La population est très inégalement répartie, puisqu'un tiers de la population (environ 13 millions d'habitants) est concentré dans la capitale et l'agglomération de Buenos Aires (appelée aussi Gran Buenos Aires).
Outre la région de la capitale fédérale, la population est concentrée dans d'autres zones urbaines dont les principales sont : Córdoba (centre, 1,6 million d'habitants), Rosario (est, 1,4 million d'habitants), Mendoza (ouest, 1 million d'habitants), San Miguel de Tucumán (nord, près d'1 million d'habitants).
La population indigène ne représente qu'environ 1 million d'habitants dans les provinces de Patagonie au sud et dans les provinces de Jujuy, Chaco, Formosa et Misiones au nord.
Article détaillé : Culture de l'Argentine
La principale religion est le catholicisme (qui est la religion d'État), mais d'importantes communautés musulmanes, juives et protestantes sont présentes dans le pays. La constitution garantit, en effet, la liberté de culte.
Une catégorie de Wikimedia Commons propose des documents multimédia sur L'Argentine.
Le Wiktionnaire possède une entrée pour « Argentine ».
Amérique du Nord : Canada ' États-Unis d'Amérique ' Mexique
Amérique centrale : Belize ' Costa Rica ' Guatemala ' Honduras ' Nicaragua ' Panama ' Salvador
Caraïbes : Antigua-et-Barbuda ' Bahamas ' Barbade ' Cuba ' République dominicaine ' Dominique ' Grenade ' Haïti ' Jamaïque ' Sainte-Lucie ' Saint-Christophe-et-Niévès ' Saint-Vincent-et-les Grenadines ' Trinité-et-Tobago
Amérique du Sud : Argentine ' Bolivie ' Brésil ' Chili ' Colombie ' Équateur ' Guyana ' Paraguay ' Pérou ' Suriname ' Uruguay ' Venezuela
Autres entités politiques : Anguilla ' Antilles néerlandaises ' Bermudes ' Îles Caïmanes ' Guadeloupe ' Guyane ' Groenland ' Martinique ' Montserrat ' Porto Rico ' Saint-Pierre-et-Miquelon ' Îles Turques et Caïques ' Îles Vierges américaines ' Îles Vierges britanniques
Origine du texte :Wikipédia Licence publiée sous licence GNU FDL La liste des auteurs est disponible sur cette page. La version originale est disponible sur cette page.
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