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Information sur la ville de Anjou
L'Anjou est une ancienne province française, avec pour capitale Angers. Il doit son nom au peuple gaulois des Andécaves.
Il correspond à l'actuel département de Maine-et-Loire, au tiers sud de la Mayenne, dite Mayenne angevine (Château-Gontier, Craon, Canton de Grez-en-Bouère), au Maine angevin (La Flèche, Le Lude) jusqu'à Château-du-Loir (département de la Sarthe) au Nord, au canton de Bourgueil jusqu'à Château-la-Vallière (département de l'Indre-et-Loire) à l'Est, au Loudunais dans le département de la Vienne, à quelques communes du département des Deux-Sèvres au Sud et une commune dans l'Ouest (département de la Loire-Atlantique).
1°/ l'Anjou était partagé en Anjou supérieur ou Haut-Anjou, au nord de la Loire et comprenant :
2°/et en Anjou inférieur, au sud de la Loire, et formé
Habité d'abord par les Andécaves, peuple celtique, ce pays fit partie, sous les Romains, de la IIIe Lyonnaise. Le territoire des Andécaves se situait de part et d'autre de la Loire. Les lieux-dits d'Ingrandes (Ingrandes-sur-Loire et Ingrandes-de-Touraine) semblent indiquer les limites approximatives de ce peuple. (Ingrandes est un nom dérivé de celui d'Equoranda qui signifie : (en pré-celtique) Equo ou (en latin) Oequus = « juste aux limites » et Randa = suffixe et terme gaulois qui indique une limite territoriale ou frontière). Les Andécaves se rendaient jusqu'au lieu-dit d'Andenemessos (Ancenis) : de Ande = cité gauloise des Andes ou des Andécaves et de nemessos = forêt sacrée. Ancenis était un lieu sacré pour le peuple gaulois des Andécaves. Après la chute de l'empire romain, l'Anjou entra dans la confédération armoricaine.
Conquis par le roi franc Childéric, il passa ensuite sous diverses dominations féodales. Il fut érigé en comté par Charles le Chauve en 864 pour Robert le Fort. Ce dernier, vainqueur des Normands à Brissarthe en 866, maître de la Neustrie installe comme vicomte à Angers Ingelger, fondateur de la première dynastie angevine des Plantagenêts, dynastie qui régna sur l'Angleterre de 1154 à 1485.
Son fils, Geoffroi II Martel, achève la conquête de la Touraine aux dépens du comte de Blois, en 1044, il s'approprie le Vendômois et conquiert une partie du Maine. À sa mort, il ne laisse pas de fils et ses deux neveux, Geoffroi III le Barbu et Foulques IV le Réchin, se disputent sa succession. Foulques IV le Réchin est vainqueur en 1068.
Foulques V le Jeune devient roi de Jérusalem en 1131.
Le comté d'Anjou assujettit les comtés voisins : Nantais, Vendôme, Maine, Mayenne et fut compté parmi les grandes principautés françaises. L'un de ses comtes, Geoffroy Plantagenêt, épousa Mathilde, la fille du roi Henri Ier d'Angleterre. Par ce mariage, Geoffroy devient duc de Normandie en 1144, il meurt en septembre 1151. Leur fils Henri II réunit sous son autorité l'Angleterre, la Normandie, l'Anjou et leurs dépendances ainsi que l'Aquitaine par son mariage avec Aliénor, l'épouse répudiée du roi de France Louis VII. Ce fut l'origine de la rivalité séculaire des royaumes d'Angleterre et de France. Henri II ajouta à ses possessions la Bretagne qu'il contrôla militairement et à qui il donna pour duc son fils encore enfant Geoffroi II.
L'Anjou est alors le centre de l'Empire Plantagenêt, qui inclut l'Angleterre, le Maine, la Touraine, le Vendômois, le Berry, l'Aquitaine. Toutefois l'Anjou n'en continuait pas moins de relever de la couronne de France. À cette époque, l'Anjou fut confisqué à Jean sans Terre qui avait fait périr son neveu Arthur, dernier héritier du comté. C'est le roi de France Philippe Auguste qui brise la puissance de l'Empire Plantagenêt par la double victoire de Bouvines (1204) et de la Roche-aux-Moines en 1214. La perte des territoires en France continentale, définitive avec la défaite de Jean-sans-Terre à la Roche-aux-Moines, près d'Angers, face au futur Louis VIII, fait de l'Angleterre désormais le centre des Plantagenêts. Le traité de Paris, en 1259, effectua le rattachement de l'Anjou au royaume de France.
En 1226, le roi de France Louis VIII meurt et laissa par testament l'Anjou ainsi que le Maine en apanage à Charles Ier d'Anjou (1227-1285), qui fonda la seconde dynastie angevine. Charles conquiert l'Italie méridionale et se fait couronner roi de Sicile et de Naples. Mais les difficultés arrivent très vite et débouchent sur les dramatiques Vêpres siciliennes en 1282 au cours desquelles furent massacrés des milliers de Français dont de nombreux Angevins.
En 1290, Marguerite, fille de Charles II d'Anjou, roi de Naples et de Jérusalem, comte d'Anjou, du Maine et de Provence, et de Marie de Hongrie, apporta l'Anjou et le Maine en dot à Charles de France, comte de Valois, dont le fils, devenu roi de France sous le nom de Philippe VI, réunit ces deux provinces à la couronne.
En 1360, le roi Jean II le Bon érigea l'Anjou en duché, et le donna pour apanage à son second fils Louis. Louis prend le titre de roi de Sicile le 30 août 1383, le titre royal de Naples étant « roi de Sicile et de Jérusalem ». Il meurt en 1384 à Bari, sans avoir obtenu de résultat décisif contre son compétiteur Charles de Durazzo, qui conserve le pouvoir effectif.
La peste puis la guerre de Cent Ans vont apporter bien des affres à l'Anjou.
Le 22 mars 1421, l'armée du dauphin (futur Charles VII) battit à Baugé l'armée anglaise du duc de Clarence, qui périt dans le combat. Ceci amena le duc de Bretagne à se rapprocher du Dauphin. Celui ci put alors prendre Le Mans, faire le siège d'Alençon et avancer vers Chartres où il fut stoppé par les Anglais.
De 1422 à 1428 l'effort des Anglais se porta surtout sur le Maine et Le Mans fut pris en 1425, l'Anjou en subit aussi les conséquences d'autant que le régent, le duc de Bedford, s'était fait attribuer les titres de duc d'Anjou et comte du Maine. La domination anglaise se maintint plus de vingt ans sur le Maine et l'Anjou.
C'est en 1448 que les ducs Angevins de la famille des Valois récupérèrent leurs possessions. Le roi René d'Anjou, un des princes les plus cultivés de son temps, né en 1409, marque profondément la province au milieu du XVe siècle. Le Bon roi René meurt en 1480 à Aix-en-Provence.
En 1481, après sa mort, Louis XI réunit définitivement l'Anjou à la couronne de France en 1482.
Au XVIe siècle, sous le règne d'Henri II, se mettent en place dix-sept recettes générales confiées à des trésoriers généraux (édit donné à Blois en janvier 1551) et 21 généralités ou pays d'élections.
L'Anjou, le Maine et la Touraine sont réunis, comme au temps du Grand Anjou de Foulque Nerra, dans la généralité de Tours.
Au XVIIIe siècle, l'étendue de la généralité de Tours nécessite le règlement pris par arrêté du Conseil du 18 juillet 1787 qui permettait la formation de trois assemblées au sein de cette importante généralité : Anjou, Maine et Touraine. Ces trois assemblées recouvraient sensiblement les limites des anciennes provinces royales. Néanmoins certaines circonscriptions ne coïncidaient pas avec celles des généralités, car les limites paroissiales et de pays évoluaient au fil du temps. Ces trois assemblées se réunirent en août 1787 puis en novembre 1787.
Listes des bailliages principaux, suivis du nombre de députés à élire et du nom des bailliages ou sénéchaussées secondaires :
Le titre de duc d'Anjou fut porté encore par deux Valois, par Henri III avant qu'il ne fût roi et par son frère et héritier de la couronne de France, le prince François de France (1555-1584).
Le titre du duc d'Anjou était le troisième apanage le plus important en France (après le Dauphiné et le duché d'Orléans). C'est ainsi que Gaston (fils d'Henri IV) et Philippe (fils de Louis XIII) furent brièvement duc d'Anjou avant de devenir duc d'Orléans. Le duché d'Anjou fut donné ensuite à deux fils de Louis XIV mort jeune et à son deuxième petit fils Philippe qui devint plus tard roi d'Espagne sous le nom de Philippe V. Le titre fut ensuite donné au troisième arrière petit-fils du roi Soleil, Louis XV. Louis XVIII reçut également le titre.
Suite à l'extinction des Bourbons de France en 1883, les Bourbon-Anjou (descendant du roi Philippe V d'Espagne) revendiquèrent le trône de France. Les prétendants au trône prirent le titre de duc d'Anjou parmi eux le prince Jacques (Ier) (vers 1909-1931), le prince Alphonse-Charles XII (1931-1936), le prince Jacques-Henri VI (1947-1975), le prince Alphonse II (1975-1989). Aujourd'hui le titre est porté par le prince Louis (XX) (depuis 1989), la princesse Marie-Marguerite (femme du prince Louis, mariée en 1995), la princesse Emmanuelle (femme du prince Henri VI et grand-mère du prince Louis).
Les armoiries des Ingelgeriens ne sont pas connues.
On suppose que les armes de la première maison d'Anjou étaient d'azur, au chef de gueules, aux rais d'escarbouble d'or, brochants sur le tout. Mais cela tient plus du mythe, car les armes n'avaient, à cette époque, pas encore de caractère héréditaire attaché au nom et surtout, elles n'apparaissent pas avant la seconde moitié du XIe siècle. Ce sont donc probablement les Plantagenêt, avec Geoffroy Plantagenêt, qui ont été les premiers à en porter : d'azur, à six lions d'or posés 3, 2 et 1
La première maison capétienne d'Anjou portait : d'azur semé de fleurs de lys d'or, un lambel de gueules brochant sur le tout
La seconde maison capétienne d'Anjou portait : d'azur aux trois fleurs de lys d'or posées 2 et 1 et à la bordure de gueules.
Après les Plantagenêts devenus rois d'Angleterre, les deux maisons d'Anjou françaises, qui se sont succédé (1246-1480), portèrent à partir de 1270 un semé de fleurs de lys à la bordure de gueules. Le roi Charles V remplaça le semé des armes de France par trois fleurs et, plus tard en 1480, son descendant, Louis XI, réunit définitivement l'Anjou à la Couronne. L'Anjou, conservant sa brisure (la bordure), reprit donc les armes de France nouvelles.
- Le Comté de Vendôme longtemps possession du Comté d'Anjou puis du Duché d'Anjou, fut rattaché au domaine royal bien avant la Révolution.
- Lors de la création de la généralité de Tours au XVIe siècle, Château-du-Loir, de part sa situation géographique et historique étroitement liée à l'Anjou et au Maine; devient le siège d'un gouvernement particulier avec un gouverneur et un lieutenant du roi, et le chef-lieu d'une sénéchaussée qui étendait sa juridiction sur 78 paroisses, ainsi qu'une terre d'élection d'où dépendaient 83 paroisses.
Avrillé-les-Ponceaux, Benais, Braye-sur-Maulne, Bourgueil, Brèches, Channay-sur-Lathan, La Chapelle-sur-Loire, Château-la-Vallière, Chouzé-le-SecChouzé-sur-Loire, Continvoir, Couesmes, Courcelles-de-Touraine, Gizeux, Hommes, Ingrandes-de-Touraine Lublé, Marcilly-sur-Maulne, Restigné, Rillé, Saint-Laurent-de-Lin, Saint-Nicolas-de-Bourgueil, Saint-Philibert-de-la-Pelouse, Saint-Symphorien-les-Ponceaux, Savigné-sur-Lathan, Villiers-au-Bouin.
Enfin la ville de Richelieu (ainsi que les paroisses situées autour de cette cité), fut rattachée administrativement, lors de sa création par Richelieu, au gouverneur de Saumur et à la sénéchaussée de Saumur.
La Boissière-du-Doré située sur la rive droite de la rivière Divatte, fit partie des marches d'Anjou jusqu'au XVIIIe siècle. La paroisse fut rattachée au diocèse de Nantes avant d'être intégrée, lors de la création des départements français en 1790, à celui de la Loire-Inférieure.
Ampoigné, Argenton, Athée, Azé, Ballots, Bazouges, Bierné, Beaumont-Pied-de-B'uf, la Boissière, Bouchamps-lès-Craon, Bouère, Bourg Philippe, Brains-sur-les-Marches, La Chapelle-Craonnaise, Château-Gontier, Chatelain, Chemazé, Chérancé,Congrier, Cosmes, Cossé-le-Vivien, Coudray, Craon, Cuillé, Daon, Denazé, Fontaine-Couverte, Froid-Font, Fromentières, Gastines, Gennes-sur-Glaize, Grez-en-Bouère, Houssay, Laigné, Laubrières, Le Buret, Livré, Loigné-sur-Mayenne, Longuefuye, Marigné-Peuton, Mée, Méral, Mesnil, Niafles, Origné, Peuton, Pommerieux, Quelaines, Renazé, La Rouaudière, La Roë, Ruillé, Saint-Aignan-sur-Roë, Saint-Brice, Saint-Charles-la-Forêt, Saint-Denis-d'Anjou, Saint-Erblon, Saint-Fort, Saint-Gault, Saint-Germain-de-l'Homel, Saint-Laurent-des-Mortiers, Saint-Loup-du-Dorat, Saint-Martin-Villenglose, Saint-Martin-du-Limet, Saint-Michel-de-Feins, Saint-Michel-de-la-Roë, Saint-Poix, Saint-Quentin-les-Anges, Saint-Sulpice, La Selle-Craonnaise, Senonnes, Simplé, Varennes-Bourreau, Villiers-Charlemagne.
Arthezé, Aubigné-Racan, Le Bailleul, Bazouges-sur-le-Loir, Beaumont-Pied-de-B'uf, Bousse, La Bruère-sur-Loir, La Chapelle-aux-Choux, La Chapelle-d'Aligné, Château-du-Loir, Château-l'Hermitage, Chenu, Courtillers, Cré sur Loir, Créans, Crosmières, Dissé-sous-le-Lude, Dureil, La Flèche, Lavernat, Louailles, Le Lude, Luceau, Mayet, Notre-Dame-du-Pé, Parcé-sur-Sarthe, Pincé, Précigné, Pontvallain, Saint-Germain-d'Arcé, Saint-Germain-du-Val, St-Mars-de-Cré, Sainte-Colombe, Savigné-sous-le-Lude, Thorée-les-Pins, Verneil-le-Chétif, Verron, Villaines-sous-Malicorne, Vion, Vouvray-sur-Loir.
Cas particuliers : Paroisses relevant à la fois des marches d'Anjou et du Poitou : Argenton-l'Église, Bagneux, Brion-près-Thouet, Genneton, Louzy, Massais, Saint-Léger-de-Montbrun, Saint-Martin-de-Mâcon, Saint-Martin-de-Sanzay, Saint-Cyr-la-Lande, Tourtenay.
Amberre, Angliers, Arçay, Aulnay, Basses, Berrie, Berthegon, Beuxes, Bournand, Ceaux-en-Loudun, Chalais, Champigny-le-Sec, Cherves, Chouppes, Craon, Cuhon, Curçay-sur-Dive, Dercé, Frontenay-sur-Dive, Glénouze, Guesnes, La Chaussée, La Grimaudière, La Roche-Rigault, Maisonneuve, Massognes, Mirebeau, Les Trois-Moutiers, Martaizé, Maulay, Mazeuil, Messais, Messemé, Moncontour, Monts-sur-Guesnes, Morton, Mouterre-Silly, Notre-Dame-d'Or, Nueil-sous-Faye, Ouzilly-Vignolles, Pouançay, Pouant, Prinçay, Ranton, Raslay, Roiffé, Rossay, Saint-Chartres, Saint-Clair, Saint-Jean-de-Sauves, Saint-Laon, Saint-Léger-de-Montbrillais, Saires, Saix, Sammarçolles, Ternay, Thurageau, Varennes, Verger-sur-Dive, Verrue, Vézières, Vouzailles.
Le climat tempéré, la beauté des paysages ligériens, le style architectural des demeures et bien d'autres détails, font de l'Anjou une province agréable où il fait bon vivre. Qui mieux que le poète Joachim du Bellay a pu immortaliser cet art de vivre.
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage (tiré des Regrets - 1558)
Origine du texte :Wikipédia Licence publiée sous licence GNU FDL La liste des auteurs est disponible sur cette page. La version originale est disponible sur cette page.
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